Les Métropoles et la Culture, quoi de neuf ?

Quelles sont les métropoles françaises les plus vaillantes, pour la Culture ? Quels avantages leur procure leur grand périmètre, et quels en sont les désavantages ? J’aime bien cette entrée « par le terrain », car au fond ce sont souvent les élus qui prennent les décisions, en France; et ces décisions témoignent de leurs relations avec les habitants comme de leur souhait de «développement culturel». Et puis, les nouvelles métropoles ont chacune, depuis leur création il y a une dizaine d’année, le devoir de transmettre une identité complexe : celle de la ville-centre et celles des autres collectivités qui se sont agrégées pour « faire métropole » autour de la ville-centre. Je vous résume ici les enjeux de ces territoires, grâce à la très belle étude de Pierre Clanet (72 pages) que l’on peut féliciter et que je remercie du fond du coeur pour le bon moment passé à lire son travail. Car l’étude  présente très bien l’histoire  récente de ces métropoles et la construction de leurs politiques culturelles. Et puis en France nous avons des études sur à peu près tout, mais sur Culture et Métropoles, elles sont rarissimes. (Références en bas du billet de l’étude complète (72 p.) dont voici le lien, ICI !).

 

 

 

 

 

 

Pierre Clanet, auteur de l’étude!

I- DÉFINITION DES MÉTROPOLES ! Au 1er janvier 2019, il existait vingt-et-une métropoles : dix-neuf métropoles de droit commun : Bordeaux, Brest, Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble, Lille, Metz , Montpellier, Nancy, Nantes, Nice, Orléans, Rennes, Rouen, Saint-Étienne, Strasbourg, Toulon, Toulouse et Tours. Et deux métropoles à statut particulier (Aix-Marseille et le Grand Paris). La métropole de Lyon, créée par la loi MAPTAM, est un cas particulier puisqu’il s’agit pas d’une intercommunalité. mais de la fusion d’une interco avec un département, el Rhône. . Une petite moitié des métropoles a moins de 300 000 habitants. La métropole du Grand Lyon a un statut particulier, née en 2015 de la fusion de la Communauté urbaine de Lyon (59 communes) et du Conseil général du Rhône; elle  compte 1,402 000 habitants . La métropole de Paris, crée le 1 janvier 2016, regroupe quant à elle  131 communes et compte plus de 7 millions d’habitants.

UNE DÉFINITION UNIQUE les rassemble, celle de leur statut, et leur seul point commun est peut-être là, dans une définition de droit administratif : une métropole est un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé par la loi de réforme des collectivités territoriales de 2010 et dont le statut est remanié par la loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles (loi MAPTAM de 2014) et la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (loi NOTRe de 2015). (Cf Wikipedia).L’ambition de toute métropole est donc de devenir la forme la plus intégrée d’intercommunalité

Une photo pour rire, que seuls les marseillais comprennent (et moi) : « Degun », ça veut dire « personne », donc ça ne peut pas être « complet »?

II- ET LEUR VOLET CULTUREL ? Avec des métropoles devenues des acteurs territoriaux majeurs, quelle est la place de la culture dans leurs politiques de développement ?
L’ étude retient d’ailleurs une acceptation large du terme « culture » : spectacle vivant, festivals, musées, patrimoine….
•La compétence était dans les gènes de la métropole est le titre du premier chapitre, qui nous raconte la création des intercommunalités depuis les années 60 , qui se sont dotées des compétences culturelles et de leur environnement et urbanisme : (création, aménagement et gestion … » ou  « construction, aménagement, entretien et fonctionnement d’équipements culturels ».
• Aujourd’hui, la place de la culture est plus large que ses seuls budgets « fléchés » sur les arts et la culture, car il faut y ajouter la part des dépenses pour l’aménagement du territoire et des accès, ou encore la part de l’Education ou la Formation culturelle.

III- CE QUE CHOISISSENT LES MÉTROPOLES
Pour la Culture, il y a des métropoles qui choisissent des compétences qui existent pour les autres collectivités (Régions, Départements, communes…) et viendront, en quelque sorte, les renforcer. Mais les métropoles ont aussi une certaine autonomie dans leurs choix :
♦TOULOUSE MÉTROPOLE précise une compétence en matière culturelle relative à la « création, coordination, participation à des manifestations ou événements culturels à rayonnement régional le (Décret d’application27)
♦LA MÉTROPOLE DE ROUEN NORMANDIE, met davantage l’accent sur son passé industriel. Ainsi, la toute première compétence qui est mentionnée dans le décret d’application28 vise la « restructuration et mise en valeur des friches, notamment industrielles ».
♦MONTPELLIER MÉDITERRANÉE MÉTROPOLE ou GRENOBLE ALPES MÉTROPOLE « affirment davantage leur inscription sur un territoire à l’identité palpable, indiquant leur ambition d’être des points névralgiques de régions ».
Les métropoles de Lille et de Strasbourg ambitionnent leur développement européen (♦MÉTROPOLE EUROPÉENNE DE LILLE ET ♦STRASBOURG EUROMÉTROPOLE. )
♦SAINT-ÉTIENNE MÉTROPOLE associe l’intercommunalité à son projet de développement autour du design et de ses prolongements économiques et culturels
Comme Pierre Clanet, l’auteur de l’étude, je trouve ce ralliement intéressant, car la difficulté de la Ville de Saint-Etienne pour le Design peut-être sa situation, mais aussi sa taille assez faible pour porter le Design en France et lui donner une forte visibilité. En reprenant ce Design en flambeau, la Métropole conforte le courage de Saint-Etienne d’avoir choisi un thème pointu et elle facilitera les partenariats de tous ordres (professionnels, financiers, internationaux, etc..), ce qui  fait oublier ses deux petites faiblesses.
En conclusion, les thèmes choisis sont souvent un « étendard d’une identité métropolitaine »,
chacune des vingt-deux métropoles pouvant développer son propre créneau culturel et faire de la culture un drapeau d’une spécialisation de son territoire. Derrière cet étendard, espérons une grande professionnalisation et des compétences pour promouvoir ces richesses et savoir-faire localement, mais aussi à l’étranger.

Lille

IV- LA CULTURE, UN LEVIER DE DÉVELOPPEMENT POUR LES MÉTROPOLES ?
Pour répondre à cette question, encore faudrait-il pouvoir calculer les retombées économiques par rapport aux investissements réalisés par chacune pour la culture. Or, comparer les budgets alloués à la culture pour des Métropoles aussi différentes par leurs tailles et leurs projets est pratiquement impossible. Rappelons que certaines métropoles, par rapport à Paris et Lyon, ont moins de 300 000 habitants. ( Brest, Clermont Auvergne, Dijon, Metz, Grand Nancy, Orléans Métropole et Tours Métropole Val de Loire)
– Ensuite, concrètement, dans l’analyse de leurs budgets ,« les chiffres annoncés sous l’appellation « politique culturelle » ne rendent pas compte de l’investissement général », comme nous l’écrivons ci-dessus (en II-1).
♦Le cas de TOULOUSE MÉTROPOLE est par contre bien renseigné, dans cette étude, car Pierre a fait son stage à la SEMECCEL,délégataire de service public pour l’exploitation du site de L’Envol des Pionniers . Quelques chiffres donnent l’ampleur de l’engagement de la métropole pour la culture:
9 millions d’euros pour le volet mémoire aéronautique ( 85% du projet de la Piste des Géants à Montaudran)
– 4,6 millions d’euros contractuellement engagés sur douze ans
– Evénementiel : 2 millions d’euros en 2018, pour le financement complet du spectacle urbain Le Gardien du Temple58 organisé par la Compagnie La Machine pour l’inauguration de la Halle de la Machine à Toulouse, et tout autant pour le Minotaure de 15 m. 2 millions d’euros engagés par la métropole toulousaine. Le spectacle a été organisé sur quatre jours dans la ville rose. L’événement, avec 900 000 spectateurs, a même fait l’objet d’un article dans le New York Times .
♦NANTES MÉTROPOLE devait aussi financer l’Arbre aux Hérons pour un tiers , soit 10 millions d’euros sur un coût final de 35 millions d’euros (Voir notre billet sur ces Hérons en octobre 2019, ICI! )

CONCLUSION : les atouts des Métropoles : elles permettent surtout à la Culture de:
1- multiplier les partenariats et de focaliser les investissements de beaucoup plus d’acteurs – locaux, mais aussi aux deux niveaux national et international- que ne pourrait se le permettre pour la dimension d’une ville. (p.41)

Bordeaux, Cité du Vin

2- Inventer de nouveaux formats, prendre des risques, choisir des partenaires innovants : l’étude de Pierre Clanet fait une très bonne place à ce thème en présentant et analysant ces nouvelles formes, inventives , de la Culture, car les Métropoles peuvent oser !
• L’échelon de la Ville est, à mon avis, trop souvent comme « condamné » à proposer une culture un peu « confite » , un peu dépassée, trop classique. Les classes supérieures (plus riches que la moyenne  et ayant fait des études) y tiennent et en profitent largement, encore aujourd’hui  (Théâtre, Opéra, Concerts, Musée…).En ce sens, les communes ont trop souvent une offre culturelle peu représentative de ce que préfèrent les  classes populaires ou classes jeunes, dont les goûts et pratiques culturelles sont très riches de nouveautés (Tiers lieux, Arts et médias numériques ou Street art, par exemple). La Métropole peut « oser » et jouer la complémentarité et la diversité culturelle. Lille 3000, grand événement culturel et festif  a su adapter sa programmation aux plus jeunes:

Affiche de Lille 3000 en 2015

« LILLE 3000, avec son édition de 2019 autour des trésors de l’Eldorado, a attiré les 86 communes de la métropole et avec elles leurs établissements culturels et programmations. En l’occurrence, ce ne sont pas moins de 9 millions d’euros apportés par la Métropole Européenne de Lille et la Ville de Lille mais aussi l’État, la Région Hauts-de-France, le Département du Nord et des mécènes privés » (Lire la suite, p.61 de l’étude)
♦BORDEAUX, CITÉ DU VIN : Inaugurée le 31 mai 2016, la Cité du Vin est née à l’initiative de la Ville de Bordeaux en 2009. La métropole est entrée en 2015 dans le projet qui a pris alors une nouvelle tournure : la Fondation pour la culture et les civilisations du vin fut créée pour assurer l’exploitation et le développement de l’établissement de la Cité du Vin (Voir notre Billet de 2016 pour ce porjet, ICI! )

♦LES CITÉS DE LA GASTRONOMIE :  La construction d’un réseau des Cités de la Gastronomie, équipements culturels à vocation touristique, est l’un des premiers grands cas d’émulation culturelle entre les métropoles. Le classement de la gastronomie française au titre du patrimoine immatériel de l’humanité par l’UNESCO  en 2010 a encouragé plusieurs métropoles à se porter candidates pour accueillir les futures structures. Au terme d’un processus de sélection, les métropoles de DIJON, TOURS, PARIS et LYON ont ainsi été retenues.
« Pour l’heure, ce sont incontestablement les métropoles lyonnaise et dijonnaise qui sont les plus avancées. La première, pour encourager ses onze investisseurs privés, s’est grandement engagée financièrement, son investissement représentant, à lui seul, 3 millions d’euros, soit 18% du coût total du projet. La Ville de Lyon et l’État ont apporté de leur côté respectivement 2 millions et 1 million d’euros. Ce sont néanmoins les investisseurs privés qui ont le plus contribué.
Le projet de la métropole de Dijon (6,5 hectares) est également très avancé et devait ouvrir cette année cours de l’année 2020. Plus de 250 millions d’euros sont investis par la métropole de Dijon et ses partenaires pour transformer le site de l’ancien hôpital général en un poumon urbain aux portes du centre historique de la ville
POUR LES MOBILITÉS URBAINES, enfin, l’exemple pharaonique de de la MÉTROPOLE DU GRAND PARIS, avec le projet du « Grand Paris Express », est particulièrement impressionnant, dans sa définition comme dans son ambition. Il y a de quoi en effet avoir le vertige : avec plus de 200 km de lignes automatiques, soit autant que tout le réseau du métropolitain parisien actuel, et soixante-huit nouvelles gares construites, il s’agit du plus grand programme urbain en Europe. À côté de la prolongation de la ligne 14 au Nord et au Sud, ce sont quatre nouvelles lignes82 qui seront construites à l’horizon 2030, donnant une nouvelle harmonie au territoire de la métropole encore largement phagocyté par le cœur de la Capitale française.

Laissons Pierre Canet conclure : « Le dispositif métropolitain, en termes de projets culturels, a donc été au
départ bien plus au rendez-vous que ne l’ont jamais été les collectivités territoriales : effets de coopération des acteurs publics ; Emulation autour d’une cité-mère dynamique ; Volonté d’affirmer son identité face aux collectivités territoriales . La réponse  à ces thématiques  impose sans doute une synthèse de plusieurs phénomènes. Qu’importe
cependant la raison réelle : il n’en reste pas moins que les métropoles sont aujourd’hui les grandes initiatrices des projets culturels parmi les plus ambitieux de l’Hexagone.

LE SEUL DÉFAUT DES MÉTROPOLES? les appellations de Toulouse Métropole, de Bordeaux Métropole ou encore de Nantes Métropole seconjuguent, dans l’esprit du plus grand nombre, avec les villes elles-mêmes. La rançon du dynamisme est peut-être que les petites communes qui composent la métropole disparaissent, dans l’imaginaire, et qu’il ne reeste plus que le seul nom de  la grande ville qui constitue le cœur de la métropole.
POUR EN SAVOIR PLUS
PIERRE CLANET et SON ÉTUDE ! Pierre a un Master « Patrimoine et Musées » et un parcours de gestion du patrimoine culturel.
Pierre Clanet a fait un stage de 6 mois ( mai 2019-octobre 2019) comme Assistant « Evénementiel » dans un établissement de Culture scientifique et technique, à Toulouse, à la Société d’Économie Mixte d’Exploitation de Centres Culturel Educatif et de Loisirs (SEMECCEL) . Cette DEM est responsable de l’exploitation de deux établissements culturels : ▪ La Cité de l’espace – Avenue Jean Gonord, 31500 Toulouse. ▪ L’Envol des Pionniers – 6 Rue Jacqueline Auriol, 31400 Toulouse.

  • LA MÉTROPOLE : UNE INTERCOMMUNALITÉ AU SERVICE DU DÉVELOPPEMENT CULTUREL. le mémoire de Pierre Clanet s’inscrit dans le contexte de son stage- Tutorat universitaire : Matthieu Pinette,Conservateur et Co-gérant du château ducal de germolles et Tutorat professionnel
    Sandra Henry-Baudot, Responsable du Service Culture et événements de la Cité de l’Espace et de l’Envol des Pionniers (Toulouse).
  • PLAN de l’ÉTUDE
    Introduction p.8
    PARTIE 1 – LA CULTURE : UN DOMAINE AU CŒUR DU PROJET MÉTROPOLITAIN
    Chapitre 1 – Une compétence dans les gènes de la métropole 14
    A – La préfiguration par les communautés urbaines 14
    B – La lettre de la loi MAPTAM et ses ambitions culturelles 17
    C – L’esprit de la loi et ses incarnations concrètes. 19
    Chapitre 2 – Une métropolisation des politiques culturelles locales 22
    A – Des politiques culturelles soucieuses des particularismes locaux 22
    B – Le processus de métropolisation de l’existant 24
    C – La culture, étendard d’une identité métropolitaine 27
    PARTIE 2 – LA POLITIQUE CULTURELLE : UN LEVIER DE DÉVELOPPEMENT POUR LES MÉTROPOLES
    Chapitre 1 – Un objectif de cohérence dans l’offre culturelle territoriale . 30
    A – Conjuguer renouveaux urbanistiques et promotion patrimoniale 30
    B – La culture, un facteur d’harmonisation territoriale 32
    C – Imaginer et innover : quand la culture façonne un quartier 35
    Chapitre 2 – Investir pour la culture : des dépenses à la hauteur des ambitions 36
    A – Comparer les budgets alloués à la culture : une étude pertinente ? 37
    B – Une coopération des acteurs locaux au profit de projets de territoire 39
    C – Une concurrence émulatrice autour de projets culturels 42
    PARTIE 3 – ENJEUX ET PERSPECTIVES DES POLITIQUES CULTURELLES MÉTROPOLITAINES
    Chapitre 1 – Métropolisation ou territorialisation de la culture ? 45
    A – Panorama de l’initiative culturelle des collectivités territoriales 46
    B – La culture, un des piliers de toute l’intercommunalité 49
    C – La mobilité : enjeux métropolitains et nouveau souffle pour la culture 52
    Chapitre 2 – Une redéfinition de l’échelle des coopérations 55
    A – La métropole, du statut juridique au « label » de confiance . 56
    B – L’inertie métropolitaine, de l’émulation du groupe à l’aphasie des corps 58
    C – Les enjeux des nouveaux types de contractualisations . 61
    Conclusion . 65
    Bibliographie 68
    •LES PHOTOS de ce billet :
    Tout en haut : Illustration issue du livret du spectacle à ciel ouvert Le Gardien du Temple, Mythe en quatre actes de François Delarozière et de la Compagnie La Machine, Du 1er au 4 novembre 2018, Toulouse Métropole-Photo de la carte Carte des métropoles françaises 21 décembre 2013, 17:02:09 Travail personnel de Superbenjamin (Auteur) sous licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported
    – Photo de Lille : Français: Vue de la Place du Général de Gaulle à Lille.
    7 février 2014, Auteur:Velours- Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported .- Bordeaux CC BY-SA 3.0afficher les conditionsLaciteduvinexterieur.jpgCréation : inconnue
    Auteur : ANAKA Architecte : agence XTU — ANAKA
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  • Le Bonheur

    KEN LE TOURISTE PARFAIT avait juste changé ses lectures: il était passé de Challenges à Platon, du site des Echos-Cours de la Bourse à la Météo des plages, et de sa fiche de paye à son Horoscope hebdomadaire.  Et tout ça grâce à qui? A sa Chérie, Barbie, qui, plutôt que du Yoga ou je ne sais quel « Bien-Être « physique, lui avait appris à se reconcentrer sur la vraie vie! Ken était heu-reux…Objectif : devenir le NON -TOURISTE- PARFAIT! Contre le Coronavirus? Du vert, du Durable et beaucoup d’abnégation! 

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