Festivals et Numérique, quoi de neuf?

Australian Dance TheaterLes grands musées du monde ont très souvent saisi l’innovation pour améliorer leur audience, et aujourd’hui la « participation » des visiteurs, mais qu’en est-il du spectacle vivant et des événements qu’il organise? Théâtre, Cinéma, Musique, Danse, Cirque ou marionnettes? Nous ne parlerons pas ici des grands Festivals majeurs dans le monde mais de plus petits formats, ceux de notre hexagone,  avec des apports du numérique pour leur contenus et  leur promotion.  Nous avons interviewé Laurent Kilani, grand spécialiste de la programmation d’événements à la fois très inventifs et qui plaisent à tout le monde – Oui! Ca existe! – pour nous aider à vous proposer le meilleur et pas forcément ce qui est le « plus connu »  des usages du numérique par le spectacle vivant. L’été approche, les spectateurs aussi, alors recevez-les comme des princes, vous ne le regretterez pas!
L’INTERVIEW de LAURENT KILANI!
Lorsque Evelyne Lehalle m’interrogea en toute humilité (parce qu’elle croit beaucoup à l’intelligence collective) sur cette question du numérique et de sa place dans le spectacle vivant, j’ai tenté d’y répondre sur le même ton, non pas en spécialiste de la question, mais en directeur artistique qui situe sa ligne dans l’Art du décalage, de ce qui se veut « différent » et le plus souvent parmi l’Art de l’espace public ou pour espaces insolites. Je donnerai donc ici six exemples très concrets.

Marciac et son maire _CPOlivier Lejeune1- JAZZ IN MARCIAC, le FESTIVAL PARFAIT?

Jazz In Marciac, festival de renommée internationale installé dans un petit village du Gers de 1250 habitants, a  accueilli 225 000 spectateurs en 2014 et affiche plus de 9 millions d’euros de retombées économique dont, 8.2 millions auprès des professionnels du Tourisme.  Monsieur le Maire,  Jean-Louis Guilhaumon,  est l’ancien proviseur du lycée, président et directeur artistique du festival; il est  aussi  vice-président chargé des politiques territoriales, de l’économie touristique et du thermalisme à la Région Midi-Pyrénées.(Notre photo, J.L Guilhaumon à sa fenêtre!).

Jazz in Marciac– Sur le site Internet du Festival, dès la page d’accueil, figure une invitation à organiser votre séjour, preuve que le festival prend place dans un contexte ( le village, y dormir, y manger, se balader..) et nécessite une petite organisation (réserver, se repérer, prévoir des activités, se loger, etc..;).(Notre photo, capture d’écran).Et, toujours sur cette page, LA bonne surprise :le site est traduit en anglais , allemand et en  espagnol, mais aussi en japonais (Capture d’écran ci-contre) , ce qui veut dire en clair, à tous les habitants de ces pays : Venez! On vous attend!

Jazz in Marciac a évidemment une application numérique, qui affiche le programme, le plan de situation et les horaires et vous permet de réserver en direct vos billets auprès de la FNAC, vous dirige vers s une bio complète pour chacun des artistes et leurs sites, et vous propose une play-list Deezer.

viva-cite-20132- FESTIVAL VIVA CITÉ

La 21ème édition du festival Viva Cité de Sotteville-lès-Rouen, dédié aux arts de la rue, a réuni 24 compagnies associées pour 66 représentations et accueilli 50 compagnies pour près de 200 représentations. Bilan : 90 000 spectateurs ont participé à ce festival des arts de la rue qui a créé une application iPhone, développée par la société SoWhat !
QUELS CONTENUS POUR LES APPLICATIONS ?Les contenus de l’application de Viva-Cité vous donnent une petite idée, si vous voulez en créer une, d’un « cahier des charges » de base pour une application:

-1- Information complète : programmation, horaires, durée des spectacles, précisions d’accessibilité pour tous types de handicaps, plans, descriptifs des spectacles, contacts pratiques,  concernant les points de restauration et de convivialité où les horaires du Métrobus. Différents emplacements étaient aussi indiqués : point d’accueil public et presse;espace enfants; parking; poste de secours ; toilettes, etc…

-2- Mises à jour faciles : les concepteurs de l’application voulaient que l’ actualisation des programmes du festival soit possible en cas de modification (changement d’horaire, annulation de spectacle…) .L’équipe municipale a donc pu télécharger les modifications en back office afin de permettre aux utilisateurs d’avoir les modifications en temps réel.

-3- La géolocalisation a également permis de déterminer le temps de trajet nécessaire à un spectateur pour se rendre d’un site à l’autre par exemple, avec, en plus des renseignements nécessaires pour accéder à la ville, quel que soit le point de départ.

– COÛT DE L’OPÉRATION de l’application de  Viva Cité 
Moyens humains et financiers : un chargé de mission de la Direction de la communication a travaillé sur cette application. Budget total : 5560 euros. Bilan de la réalisation :  15 jours avant l’édition du Festival, l’application a été téléchargée près de 800 fois.

Les Inouis PdeB 20153- LE PRINTEMPS DE BOURGES
Le Printemps de Bourges propose aussi la programmation complète sur son application ainsi que les informations pratiques (billetterie, transports, restauration,  plan de l’événement et géolocalisation des salles, bars et restaurants…) et  d’autres fonctions ont été ajoutées :
1- la possibilité de créer son propre agenda grâce à la fonctionnalité « Favoris »,et de partager sur Facebook & Twitter;
2- la fonction « What’s on ? » : cliquer sur On Air qui permet de découvrir les artistes en temps réel, ceux qui jouent ou qui vont bientôt jouer;
3- écouter la radio du Festival et lesdifusions de Deezer
4- des recommandations d’artistes suivant vos précédentes;
5- la possibilité de tester ses connaissances musicales avec le blind-test;
6- une galerie multimédia (photos, vidéos,…).
4- ADT AUSTRALIAN DANCE THEATER
Cette compagnie australienne   est bien connue  pour  une danse engagée, très physique,  de haut niveau et une passion pour les nouvelles technologies et la robotique. Habituée des grandes scènes européennes, elle fait intervenir notamment un français Thomas Pachou, sur le dernier spectacle Proximity. Thomas est un  ingénieur formé à l’IMAC,la seule formation publique d’ingénieur alliant Arts et Sciences! Il a  travaillé également avec Blanca Li, pour  son dernier spectacle, en 2013,   « Robot » , dont il fut le programmeur pour   NAO,  intégré pour l’occasion aux différentes chorégraphies.

humanoides_fr_robots_blanca_li_nao_danse_35- ROBOT  est un spectacle de Bianca LI,  multimedia,qu’elle a réalisé  en collaboration avec le collectif d’artistes plasticiens et musiciens japonais Maywa Denki et avec l’entreprise française Aldebaran Robotics. Le spectacle met en scène huit danseurs, un orchestre de dix instruments automatisés jouant leur partition en direct sur scène et sept robots NAO, humanoïdes craquants et émouvants, chacun doté de personnalités multiples.Voir les dates de tournées de « Robot » les mois prochains en France et aux au Pays Basque en Espagne  (San Sebastian), Etats-Unis et au Portugal, ICI  . Voir aussi la petite vidéo de « Robots » en tout fin de notre article! 

6 – NO AD de JORDAN SEILER À NEW-YORK
Pas spécialement « spectacle vivant », mais très intéressante , voici une expérience New-Yorkaise , pour terminer : pour redécouvrir New-York, et visiter la ville autrement, Jordan Seiler a contacté des artistes plasticiens qui ont accepté de lui confier une ou plusieurs de leurs œuvres. Avec celles-ci, il a réalisé l’application suivante qui s’appuie sur la « réalité augmentée »  : l’artiste  invite les passants  à flasher les publicités qui recouvrent leur parcours dans le métro New-Yorkais, via leur smartphone et son application. Et, lorsqu’ils flashent les images de pub, les passants voient, à leur  place,  une œuvre d’art et  le nom de son auteur ! Pas mal, non? Jordan Seiler réfléchit actuellement à développer ce projet dans d’autres capitales…Si le coeur vous en dit, pour vos « entrées de villes »! 🙂


Alors oui, le Nouveau Tourisme Culturel sera lié au développement du numérique et des NTIC mais il sera aussi et surtout dans la transversalité, la transectorialité, dans l’innovation sous toutes ses formes, et la coopération, mais cette discussion, nous la reprendrons lors d’une autre occasion !
VOICI LA VIDEO  de NO AD :

NO AD: NYC from The Heavy Projects on Vimeo.

IMG_0518 (1)– MAIS QUI EST LAURENT KILANI? Un magnifique organisateur de spectacles, conçus  » au plus près des habitants » avec d’excellentes propositions  artistiques.  Je vais aussi vous le présenter, d’autant que Laurent aime travailler avec les entreprises, a tout compris au lien « Tourisme et Culture »  et contribue avec énergie à sortir  la Chapelle Culture de son isolement. Si vous recherchez, amis du Tourisme, un prestataire qui ressemble à ce profil, voici de quoi vous satisfaire aussi, avec ces  références:

-1-   Marseille-Provence Capitale européenne de la Culture 2013, pour laquelle  Laurent, 42 ans,  fut  Chef de projet et directeur de production de la  « La Folle Histoire des Arts de la Rue », une coproduc-tion Marseille Provence Capitale Européenne de la Culture 2013 et  CG13, (80 représentations en 3 semaines, réparties sur 5 communes du département et 3 week-ends sur Marseille. Budget 2,3 millions d’euros, 484 000 spectateurs; projet porté par Karwan. Quelques exemples de programmation de cette Folle Histoire :
• Cie Carabosse, Entre Flammes et Flots, installations de Feu sur le Vieux port de Marseille
• Dream City, biennale d’art contemporain tunisienne accueillie sur le quartier de L’Estaque, 240 bénévoles
• Le Ballet National de Marseille, avec « Sport Fiction »
• Les Batteurs de Pavés, avec la 1ère du spectacle « Les Trois Mousquetaires » 6H de représentations
• Motionhouse avec Traction, un ballet pour 3 tractopelles et 6 danseurs (Nos  photos ci-dessus et dessous, avec la foule qui regarde les trois tractopelles danser sur la plage!). 
• Artonik, 1ère de Color of Time, déambulation dansée et participative avec 230 bénévoles

11202684_10205740935315292_764463421_o2- Le Jardin des Délices, que j’avais beaucoup aimé, dans son principe – un maire avait un jardin public où personne ne venait, que faire? – Et dans sa réalisation, une forme de Balade artistique pour public déambulant (art contemporain, arts de la rue, arts à déguster), impliquant les habitants et permettant à chacun de redécouvrir des espaces de pleine nature peu ou pas fréquentés, grâce à des surprises! Bien moins rasant que la tradi « Chasse aux Trésor », car les publics, habitants ou touristes, y sont traité non pas comme des enfants, ou des petits chiens renifleurs avides de trésor (snif…snif…) mais comme des humains souhaitant vivre une  belle et mémorable expérience, pour la partager  avec leurs amis ou leur famille .(Notre photo ci-contre du joli petit cheval, merci Laurent! ).

3- Pour contacter Laurent  : Laurent KILANI , Courriel : laurent.kilani@gmail.com et Tél. :  06.73.11.35.91. Voir son CV ICI!

CONCLUSION : ET L’ AVENIR du numérique pour le spectacle vivant ?

Merci à Laurent pour ses découvertes, et merci à vous tous, si vous connaissez d’autres expériences « Tourisme et événements culturels » réussis, de nous les faire connaître pour les partager! Laissez vos petits mots ou vos images sur les commentaires du blog ou sur la page Facebook de Nouveau Tourisme Culturel!  Nous ferons une conclusion plus générale pour que les pros du secteurs vivant, très concentrés sur leurs créations, passent un peu de temps sur la « mise en tourisme » de leurs productions car, les années passent et il y a encore deux handicaps pour le Spectacle vivant : son « calendrier de travail », d’une part, et une nécessaire entrée dans les usages numériques naissants, comme ceux de  l’open  data.
Mercè21- Accueillir les publics du monde entier…
Ces expériences témoignent toutes des différents usages du numérique et de l’évolution très rapide des applications pour « accompagner » les visiteurs culturels, pour leur éviter de perdre du temps, sur place, et pour leur permettre d’échanger leur expérience. On pourrait ajouter à cet aspect très positif l’immense force virale des avis de spectateurs sur Internet (Résaux sociaux) qui peuvent produire un buzz important pour attirer les spectateurs (ou au contraire un flop si les avis négatifs s’accumulent).
Pourtant, au delà des restrictions budgétaires qui frappent actuellement le secteur du Spectacle vivant, l’avenir des événements semble surtout dépendre de l’organisation des manifestations qui conditionne   la « commercialisation » de séjours culturels.

– Pour ma part, je pense qu’il est dommage que la très grande majorité des festivals souffre encore de deux défauts dans leur organisation, par rapport à nos concurrents européens : une absence de communication vers les touristes, d’une part, et une absence, largement partagée avec les autres secteurs de la culture, de l’utilisation de l’open data (Ouverture des données via le numérique).
– L’absence d’anticipation pour la promotion culturelle vers la France et l’étranger : tout est fait, dans les exemples que nous venons de présenter, pour le spectateur une fois qu’il est arrivé sur place ». Mais, à part les gros festivals, il n’y a pas de promotion à l’étranger ou à l’autre bout de la France, via Internet, pour faire connaître ces expériences avant leur création, c’est à dire suffisamment tôt pour que les spectateurs prévoient un séjour.
– Les sites Internet, par exemple, ne sont pas traduits en langues étrangères et, à part notre miraculeux Jazz à Marciac, il n’y a Mercè People festivalpas de lien dédié aux « Touristes » sur leur page d’accueil lien vers les pros du tourisme pour aider les spectateurs à préparer leur séjour – se loger, se restaurer, circuler et prévoir d’autres activités. On le sait, la période « Avant » de rejoindre une destination est la plus importante, car c’est celle où le touriste culturel choisit sa destination.
La programmation, toujours très tardive, ne peut-elle être anticipée  huit ou dix  mois avant l’ouverture d’un Festival? Ce temps serait nécessaire aux acteurs du Tourisme pour faire un vrai travail de promotion à l’étranger (Salons; Tour Opérateurs; Work shop agences de voyages, etc…).Et cette promotion permettrait à bon nombre d’entre-eux, de grande qualité, de se transformer en « véritable destination » , à la grande satisfaction de tous.

2) – L’utilisation de l’Open data commence à être bien utilisée pour les très grands festivals du monde entier, et, plus proches de nous, en Espagne et en Suisse.
a) EN ESPAGNE , plus exactement en Catalogne,l’organisation d’un festival à partir des datas a permis de meiux prévoir l’ensepbmle des aléas, et, pour l’avenir, de réorganiser les plannings et les responsabilités:
BARCELONE ET LE FESTIVAL DE LA MERCÈ Afin de simplifier la planification du plus grand festival annuel d’Espagne, La Mercè, et de tester la possibilité d’utiliser des masses de données sur le terrain, Barcelone a collaboré avec Bismart, partenaire de masses de données Microsoft pour créer le service La Mercé. Il fournit aux personnels de la Ville un aperçu des données structurées et non structurées associées au festival, afin de pouvoir améliorer les services fournis par la ville, améliorer la fluidité, éviter les incidents et la surfréquention de certains lieux et améliorer le travail des organisateurs. Les données recueillies concernent les lieux de restauration et de divertissement du festival, la satisfaction et l’intérêt des citoyens, la mobilité des personnes et la détection d’incidents. En savoir plus ICI et .
b) EN SUISSE En Suisse, un atelier « Culture et tourisme » aura lieu le 22 mai prochain sur le thème « Réinventons le tourisme en ouvrant nos données ! »
La HES-SO Valais-Wallis organise le 22 mai 2015 un atelier Open Data sur le thème « culture et tourisme ». Informaticiens, designers et professionnels du tourisme se retrouveront à Sierre au TechnoArk afin de concevoir des services touristiques et innovants et ainsi démontrer l’utilité d’ouvrir ses données au public.
Pour de plus amples informations? VOIR ici 

thumbPOUR EN SAVOIR PLUS :
– Depuis 2004, l’AADN  œuvre pour le développement des Arts et Cultures Numériques. Ils créent des passerelles, accueillent en résidence, produisent et accompagnent les curieux de la Région Rhône-Alpes sur la question du numérique comme outil de lien et de développement social et local.

-Pour Marciac, voir le très bon article de Jean-Luc Pouts et Fabrice Thuriot, « Une Vallée, une économie, un festival« , dans l’ouvrage  »  Culture, tourisme et développement, les voies d’un rapprochement », Editions de l’Harmattan, 2011.

– ARS ELECTRONICA : Ars Electronica, LE festival Art et Numérique en Autriche à LINZ depuis 1979.
Festival Viva Cité de Sotteville les Rouen , c’est ici ! Contact :Christelle Chaussat, chargée de communication- Tél. 02 35 63 62 43 Courriel : c.chaussat.com@mairie-sotteville-les-rouen.fr

arton8752-f10adFabrice Jallet, Database Manager de la fabuleuse base de données de l ‘IRMA (Irma, le centre d’information et de ressources pour les musiques actuelles), nous a informés sur LinkedIn de la nouvelle rubrique  Starting-blocks. Cette rubrique présente et analyse  les nouveaux usages, nouveaux services, nouveaux produits, qui viennent réinventer, bousculer ou simplement compléter les usages et besoins des entreprises traditionnelles du secteur de la musique. Chaque 15 du mois, la nouvelle rubrique présente aussi une nouvelle startup.
Vous lirez dans Starting-Blocs  d’excellents Dossiers sur « Musique et Numérique » , dont voici trois exemples:
1- LA BILLETTERIE DU FUTUR : Un marché en croissance pour le spectacle, avec une très bonne analyse de la diversité des nouvelles solutions numériques de billetterie. Très réglementé, le marché de la billetterie numérique (E-ticket, ticket mobile..) multiplie des solutions en self service et les progiciels intégrant des modules d’analyse de données… Avec la dématérialisation, la billetterie se refait une jeunesse. Marché d’innovation en pleine expansion, il impacte l’économie de l’événementiel et pourrait constituer un levier de croissance pour le spectacle vivant. Dossier réalisé par Romain BIGAY. A lire ICI!
2- LES STARTUPS, PIONNIÈRES DE LA FILIÈRE MUSICALE DE DEMAIN ?
Précurseur dans les bouleversements engendrés par la révolution numérique, la musique voit émerger un foisonnement de startups, qui apparaissent comme le moteur du changement.  Entre effets d’opportunisme et révolution profonde, ces nouveaux acteurs sont-ils les pionniers de la filière de demain ? Un Dossier très complet réalisé par Romain BIGAY et Fabrice JALLET, à lire ICI! (Notre photo, la couverture de l’ouvrage de Philippe Manoeuvre, Rock français, en vente sur le site de l’IRMA).

3- LA MUSIQUE EN 2025 VU PAR LES START UP: Il y a 10 ans, le streaming n’existait pas, le crowdfunding s’appelait encore souscription et aucun parterre de smartphones ne filmait les concerts. Aujourd’hui, à l’heure du tout connecté, des services aux fans, du tracking et de la data, nous avons demandé aux startupeurs de la musique comment ils imaginaient le business de la musique en 2025;

msn-83778MUSIQUE ET STRATÉGIES NUMÉRIQUES  de Virginie Berger sur le marketing numérique. Disponible en livre et en e-book (version française ou version anglaise, ICI ).Préface de Dave Kusek, vice-président du Berklee College of Music et coauteur de The Future of Music  .Le livre répond aux questions : Comment se servir du marketing numérique pour optimiser la promotion et la distribution des oeuvres ? Comment créer une stratégie musicale innovante dans un environnement numérique complexe ? Comment développer les relations entre artistes et fans ? Comment « monétiser » et rentabiliser les activités de l’artiste dans un monde qui change de modèle économique ?

Spectaclevivant et numériqueSPECTACLE VIVANT ET NUMERIQUE : UN OUVRAGE ! (mars 2016), à lire en ligne et gratuit,  ICI  !

Le réseau européen IETM a publié en mars 2016 une étude intitulée : « Le spectacle vivant à l’ère du numérique : un tour d’horizon »

Le « tournant numérique » représente l’une des questions centrales au sein des sociétés du monde entier ; il concerne donc naturellement les arts du spectacle. Ce mapping explore la façon dont les technologies numériques sont utilisées dans les différentes étapes du processus artistique (création, production, diffusion, archivage, etc.) et dans quel but (inspiration, engagement et développement du public, marketing, partage, etc.). Présenté sous la forme d’une partie théorique solide associée à de nombreux exemples venus d’Europe ou d’ailleurs, ce mapping offre une vue d’ensemble de la situation du spectacle vivant à l’ère du numérique.

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Musée des Arts ForainsKEN LE TOURISTE PARFAIT Ken avait décidé d’être créatif et choisi un lieu de travail très sympa : un cirque! Un joli chapiteau festif, pour ses réunions, plutôt que les Salles des grands hôtels oudes Centres de Congrès qui se ressemblaient toutes : même accueil poli-mais-sans plus à son arrivée; mêmes chaises « avec la tablette », – même si elles ne convenaient guère aux portables, ayant été concues pour des cahiers/crayons; même moquettes beige chiné ( pas salisssant, le chiné »…); même musique dans les ascenseurs… Et puis, chaque semaine, entre douze réunions d’Affaires, dix avions et autant de palaces, notre voyageur infatigable, avait, pour la première fois de sa vie pro de « Touriste Parfait », envie de s’amuser…

 

 

 

NOS PHOTOS / Première photo Australian Dance Company : [Photo © Lois Greenfield Photography] et les trois  dernières photos : Festival de la Mercè, Barcelona et Jury du Festival de Cannes , Photo© FDC / KV .

VOIR LA VIDÉO DE ROBOT DE BIANCA LI :

(1 commentaire)

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    • Zed on 13 mai 2015 at 15 h 03 min

    Sur le site du festival d’Avignon une moulinette vous aides à préparer votre programme
    http://www.festival-avignon.com/fr/votre-programme
    En responsive design sans passer par une appli

  1. […]   […]

  2. […]   […]

  3. […]   […]

  4. […] Festivals et Numérique, quoi de neuf? Les grands musées du monde ont très souvent saisi l’innovation pour améliorer leur audience, et aujourd’hui la « participation » des visiteurs, mais qu’en est-il du spectacle vivant et des événements qu’il organise? […]

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