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L’avenir du métier de Guide

Ken dans sa chambre à Barcelone, Hôtel Mandarin Oriental, so chic!

Laisseriez-vous un garagiste examiner votre dentition ? Non ! Guide est un métier règlementé, exercé par des professionnels habilités-Exigez un guide carté (Code du Tourisme, Chapitre III, Des visites dans les musées et les monuments historiques).

CORPORATISME ? QUE NENNI ! Cette petite affichette est publiée par le  Forum des Guides & Médiateurs du Patrimoine, le site d’informations et de partage d’expérience pour les  Guides & Médiateurs du Patrimoine (www.fgmp-forum.org). Elle révèle surtout la volonté des Guides de prendre leur avenir en main ,de retrouver une visibilité,  avec un peu d’humour, pour ce métier si sérieux.

Le métier de guide du patrimoine ou des musées est très peu protégé, les guides-interprètes et conférenciers comme leurs employeurs s’accordent à considérer que  le métier ne dispose  d’aucun statut   commun, que son  activité est peu reconnue. Cette absence de statut et la confusion entre titre, emploi et profession, est aussi un peu compliquée par l’existence de 4 catégories de guides :

• Guide-interprète régional : il a compétence pour conduire des visites commentées dans les musées de France et monuments historiques dans la région pour laquelle il a obtenu la carte professionnelle selon l’une des trois modalités possibles

• Guide-conférencier des villes et pays d’art et d’histoire : il conduit des visites dans les villes et pays d’art et d’histoire après passage d’un examen régional et d’un examen organisé par les communes ou groupements de communes du réseau des villes  et pays d’art et d’histoire.

Conférencier national : il conduit conférences et visites dans les musées de France et monuments historiques sur tout le territoire après réussite à un examen national de niveau BAC+4.

Guide-interprète national : il conduit des visites dans  les musées de France et monuments historiques sur tout le territoire français.  Il  est titulaire du diplôme de guide-interprète national (niveau BAC + 3)

– Le projet  du Forum des guides et médiateurs est d ’unifier ce paysage, avec des actioons fédératrices : Une formation, un diplôme, une carte !

En savoir plus sur les formations et examens : http://www.studyrama.com/formations/fiches-metiers/art/guide-conferencier.html et http://www.culture.gouv.fr/vpah/anim/anim.htm

DE NOUVELLES COMPETENCES!

1 – Loin d’être une « concurrence », les TIC peuvent apporter un nouveau développement de ce métier. Grâce aux usages des technologies, les visiteurs aujourd’hui interconnectés et mobiles peuvent bénéficier de visites sur leurs smartphones. Les guides devraient systématiquement  être recrutés par les entreprises TIC pour les contenus! Audiophone  Audio-guide  Multimédia, réalité augmentée, traductions en langues étangères, Internet , Outils et logiciels de présentation Images numériques, etc…. Les guide connaissent non seulement les comportements des visiteurs mais aussi la pédagogie et l’adaptation des  à ces différrents comportements. Les contenus, l’ergonomie de nombreux programmes et applications TIC ne seront pas satisfaisant, sans eux,ce qui n’est pas très malin puisque les guides existent! Et, tôt ou tard, on en a assez du « pas satisfaisant », non?

2 – La notion d’itinéraire, de routes historiques, de parcours artistiques est de plus en plus pratiquée : seuls les Guides ou de grands érudits locaux peuvent relier ce que l’on voit de la ville et son histoire ; ou bien ce qu’il faut comprendre, pour lui donner du sens, dans une région, un pays, un département.

3 – Mieux : les guides peuvent aussi prendre en charge des groupes spécifiques, par exemple ces habitants des pays lointains, venus de Chine ou de Russie, qui , d’après toutes les études, se fient déjà à notre image de pays du patrimoine et de la culture. Développer leur rencontre avec des pros de ce milieu est donc une très bonne idée.

4 – Enfin les guides peuvent aussi conjuguer des visites et de la gastronomie, ou vous renseigner sur de bonnes adresses, ou sur des circuits « Culture et… autre chose à voir, à expérimenter ou à goûter ». Ils peuvent aussi actualiser les visites avec de l’art ou de l’architecture contemporaine, du Design ou des évènements culturels. Ou encore préparer un séjour avec des Greeters qui proposeront des visites moins érudites mais tout aussi agréables sur leur « passion ». Bref, avec des guides vous êtes certains de la qualité de la visite touristique et culturelle. L’avenir, ce sont sans doute des prestations ultra-personnalisées, avec des  visites thématiques, ludiques, sur-mesure, combinant des de prestations différentes.

En conclusion, nous souhaitons très vite qu’un nouveau statut régisse la profession (ou, tout au plus, deux statuts: – salarié vacataire, CDI CDD…ou travailleur indépendant) pour que leurs employeurs y voient plus clair et que leur présence soit incontournable dans les projets touristiques et culturels.Mais nous souhaitons surtout que les guides ne s’embourbent plus dans des classifications, de nouvelles  usines à gaz statutaires, des réunions à n’en plus finir dans les différents ministères. Leur avenir dépend surtout de  leur rapidité à envisager de façon prospective les évolutions de leur métier, de leurs propositions, en se rapprochant d’autres formations, d’autres filières pour renouveler leur métier, rare et indispensable.

POUR EN SAVOIR PLUS Le site d’information et de partage d’expérience des  Guides & Médiateurs du Patrimoine:

http://www.fgmp-forum.org et http://www.tourisme.gouv.fr/profession/metiers/index.php#guide

Etude en ligne sur le bilan du métier en 2008-2009 ( Mais la partie « évolution du métier »est décevante, à notre avis…). Étude de Richard Lewy Consultant , avec Jessica Samson, Claire Ranaivo, Guillaume Jaouen, sur l’exercice des métiers de guide-interprète  et conférencier, Ministère de l’économie, de l’industrie et de l’emploi Voir le Rapport de l’étude: http://www.tourisme.gouv.fr/profession/metiers/guidage.php

KEN LE TOURISTE PARFAIT Ken s’est installé à l’Hôtel Mandarin Oriental de Barcelone, (17000m2) dont tout le design a été créé par Patricia Urquiola, la nouvelle star designer milanaise d’origine basque. Ultra raffinée! (Architectes Carlos Ferrater et Juan Trias de Bes ). Normal que Ken  passe souvent par là,  car Barcelone, après sa movida culturelle se positionnait aujourd’hui  sur le tourisme des Congrès, voulant ravir la place de leader à Paris. Ken, toujours entre deux avions et quatre hôtels de luxe pour faire des affaires, devait rejoindre la France bientôt, où la Guerre des étoiles faisait de nouveau rage…dans les hôtels! Il rêvait souvent d’une movida bien française, dans le secteur…

Voir avec Ken, le samedi 4 juin l’émission sur france2 à 13.50h ? Le teasing est déjà en place! http://envoye-special.france2.fr/envoye-special-la-suite/que-valent-nos-etoiles-3-ans-apres-4-juin-2011-3536.html ?

Adresse du Mandarin Oriental : 38-40  Passeig de Gracia- 08007 Barcelone –   Coût des travaux : 142 M€ pour 17000 m2

Photo du haut : Ken dans sa chambre à Barcelone, parquet blond, épais tapis, tapisserie crème brodée de branchages  argent en fleurs et tête de lit capitonnée en cuir écru… Voir le numéro spécial de la revue HOTELS 5*****, CREE, architecture intérieure, Février-Mars 2011

(2 commentaires)

    • bordet-anglade on 6 juillet 2011 at 16 h 27 min

    Je suis guide interprète nationale, et il est vrai que notre métier est très peu protégé y compris dans certains monuments historiques où les visites de groupes se font par les accompagnateurs eux même !!!

  1. Merci, chère Françoise, de votre remarque et de votre participation. Peut-on et doit-on « réserver » les visites aux Guides professionnels, comme vous? Tous les pays européens ont souvent planché sur le sujet, depuis 20 ans, et leurs réponses sont évidemment différentes. Car les visiteurs sont dans des situations très diverses, leurs acquis sont aussi variés, comme vous le savez. Les visiteurs qui n’ont que très peu de temps pour visiter un monument, par exemple, peuvent préférer d’autres solutions ( Préparer seules la visite sur Internet, pour garder le peu de temps disponible pour mieux découvrir et regarder…). Les « accompagnateurs » dont vous parlez ont souvent aussi préparé une intervention courte, avec les « essentiels », peut-on les blâmer? Un membre d’une association professionnelle ou affinitaire aimera aussi présenter un lieu et ses objets à ses collègues et amis; un grand-père saura se faire écouter de son petit -fils, dont il connait bien les centres d’intérêt, etc…Le principal est sans doute que tous les visiteurs aient pris du plaisir, et aient encore envie de retourner sur un site culturel et, en ce cas, la diversité des présentations peut y contribuer, ne pensez-vous pas?

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