Quel avenir pour les Journées du Patrimoine?

JEP : Ken en 1961, au siècle dernier. Pas encore Touriste Parfait....

 

I- PRESENTATION de l’organisation des JEP

« Faire passer sur notre patrimoine le souffle de la vie » : tel était, en 1984, le beau slogan retenu par le ministère français de la Culture pour la première édition de la « Journée Portes Ouvertes dans les monuments  historiques ». C’est l’’année suivante ,  lors de la Deuxième Conférence européenne des ministres responsables du  patrimoine architectural du Conseil de l’Europe (1),  que  Jack Lang proposa aux pays européens d’adopter la formule des Journées françaises et d’étendre la manifestation  à toute l’Europe (Grenade (Espagne), le 3 octobre 1985).

En 1999, la Commission Européenne devint aussi partenaire de ces journées européennes du patrimoine (JEP)aux côtés du Conseil de l’Europe.  Depuis, et dans toute l’Europe au mois de septembre, les 49 Etats (2)  qui ont signé la Convention culturelle du Conseil de l’Europe participent aux JEP, et l’on estime qu’environ 20 millions de visiteurs se rendent dans plus de 30.000 sites et monuments participants.

Un programme commun, précis, définit le  mode de pilotage, les choix d’organisateurs, les thèmes et les modalités d’organisation institutionnelle,  bien rôdées aujourd’hui (Par exemple pour les questions de Sécurité, des budgets ou des partenariats potentiels). Un Guide technique épatant du Conseil de l’Europe conseille les pays et organismes qui souhaitent connaître en détail les règles du « Comment organiser les JEP ?». Le programme comporte quatre orientations : lesdates (en septembre et chaque année); l’objectif de faire découvrir le patrimoine « autrement » ;  favoriser la fréquentation par un accès gratuit aux sites  et enfin tenter d’utiliser  les mêmes supports pour la communication dans l’ensemble de l’Europe.

– 1- Les dates : les organisateurs  permettent de choisir le week-end en septembre : la Suisse, la Bielo Russie l’Azerbaïdjan, la  République Tchèque, la Suède, l’ Autriche et  Belgique ont choisi le premier ou le dernier week-end de septembre.

2- Visiter Autrement : les Journées européennes du patrimoine privilégient depuis leur création des visites du patrimoine « différentes  des visites classiques » : tout ce qui est habituellement  caché (les réserves, par exemple) sera privilégié, et seront ouverts  au public des bâtiments et des sites ordinairement fermés à la visite. L’accueil devait être aussi « exceptionnel »,  convivial, voir festif, pour briser les timidités ordinaires des non-spécialistes. Voilà pourquoi, sans doute,  on trouve aujourd’hui de nombreux sites qui ne sont pas réellement des sites du patrimoine mais, comme ils sont invisitables le reste de l’année, y accueillir le public rentre peu ou prou dans les critères des journées. Les studios de télévision FR3 de Normandie sont dans ce cas.

– 3- Des programmes innovants et adaptés aux différents visiteurs: dans le cas de monuments, musées ou sites ouverts le reste de l’année,  l’organisation des  JEP propose d’innover avec de nouveaux services, de nouvelles activités, différentes de la programmation habituelle (visites guidées à caractère exceptionnel, expositions, concerts, spectacles, conférences, jeux etc.).

– 4- La gratuité les Journées européennes est aussi un impératif, pour que le prix ne soit pas une barrière pour les plus démunis. En cas d’impossibilité, les tarifs proposés doivent être réduits.

II- OBJECTIF : SOLIDARITE EUROPENNE !Les pays européens ont officiellement un objectif : sceller des solidarités ente pays européens, autour du thème fédérateur de leur patrimoine national. Cet objectif a été peu à peu perdu de vue, tout particulièrement ces dernières années, où la solidarité européenne a souvent été mise à mal pour que les populations puissent échanger et  partager les mêmes valeurs. Le programme du Conseil de l’Europe a d’ailleurs un slogan : « L’Europe, un patrimoine commun » et la volonté de l’exposer aux publics, avec , mais cela fait sourire aujourd’hui, des idées de communication à a clef : «  Le drapeau portant le logo des Journées européennes du patrimoine a vocation, à terme, à flotter sur l’ensemble des bâtiments ou sites associés à la manifestation ». »En d’autres termes, il s’agissait , dans le droit fil de la Convention-cadre sur la  valeur du patrimoine culturel pour la société adoptée à Faro, Portugal, le 27 octobre 2005, d’affirmer que  « les patrimoines culturels constituent une ressource sur la base de laquelle peuvent s’instaurer le dialogue,  le débat démocratique et l’ouverture entre les cultures »

Cathédrale de Sienne(It.), tous les sols et pavements sur le reportage de la Repubblica!Et merci Andrea!

III- L’ECHEC …L’évaluation 2010 du Conseil de l’Europe est assez sévère : les objectifs de » renforcer le dialogue interculturel, de combattre le racisme et la xénophobie, d’affronter, ensemble, entre pays européens, les nouveaux défis sociaux, politiques et économiques » ont largement disparu, aujourd’hui,  des objectifs nationaux, au profit de la  découverte du patrimoine national : « Toutefois, malgré le succès des opérations nationales « Portes ouvertes », on ne constate pas de renforcement de la dimension européenne : dans l’ensemble, les manifestations sont de nature locale. Il n’en demeure pas moins qu’il est préoccupant d’observer que les éléments européens et les objectifs politiques et sociaux plus larges du CoE continuent  d’être absents ou de rester dans l’ombre dans bon nombre des 50 pays participants. » –Voir le Rapport de Susan Williamson, 02 novembre 2010 sur L’avenir des Journées européennes du patrimoine.

IV- ET LA REUSSITE !LES JEP EN CHIFFRES

– a) Puissance de la communication : on estime donc qu’environ 20 millions de visiteurs  se rendent , en Europe, dans plus de 30.000 sites et monuments participants.

Ce que ne soupçonnait pas l’Europe, c’est que la puissance de la filière serait toute entière mobilisée pour cette opération. En France, la filière du Patrimoine emploie 400 000 personnes, rapporte 15 milliards par an (retombées économiques) , et 40 000 monuments sont protégés ou classés, même si un tiers seulement est ouvert aux publics. Pour l’Etat,  pour les communes, leurs groupements, les départements, les propriétaires privés, les JEP offrent  une opportunité de communiquer grâce à leur patrimoine. Et, nous le verrons,  l’échelon local a amplement pris le pas sur l’objectif de fédérer les visiteurs européens.

b)  L’afflux des visiteurs est remarquable : en France, le ministère a annoncé  12 millions de visiteurs de l’édition 2011, et un succès de plus en plus grand pour les trésors et autres lieux vénérés des habitants , comme Versailles ( 44 000 visiteurs) l’Elysée – plus de 20.000 visiteurs  l’an dernier- le Sénat, l’Hôtel de Ville, – Matignon,  l’Observatoire ou la Sorbonne à Paris. Même si les habitués, « fans de patrimoine » sont les plus actifs, sac en bandoulière et marche rapide assurée, les organisateurs proposent ces jours-là des visites bien adaptées aux enfants, aux familles , et même si certains n’iront jamais, ils sont contents que ces moments festifs existent.Bref, au moins une fois par an, « Tout le monde en parle! ».

c) Pas d’évaluation Malheureusement, la moitié des pays participants ne font aucune évaluation  sérieuse de ces Journées. La France, par exemple, ne renseigne même pas les fiches prévues par le Conseil de  l’Europe. Il faut donc, pour notre pays,  se contenter des déclarations des ministres qui recueillent « a chaud », chaque année, les résultats à la fin du week-end. Et chaque année c’est la même histoire : « Succès incroyable des Journées du patrimoine ! » dès le soir même sur toutes les ondes et les écrans,  alors même que les dispositifs d’évaluation quantitative et qualitative sérieux ne sont pas en place. On imagine facilement que, pour « assurer », les propriétaires publics et privés des monuments doivent systématiquement afficher un chiffre supérieur d’année en année. Et on espère qu’ils n’avaient pas mis la barre trop haut la première année, pour que le dernier chiffre soit plausible.:-)

V- PAS DE VISITEURS INTERNATIONAUX ! En fait, les communes et les départements se sont tournés vers un public de proximité et non vers celui d’une manifestation internationale.  Aujourd’hui les JEP deviennent de plus en plus locales, et chaque ville peut créer sa propre  son affiche, son propre programme en lien direct avec ces habitants de proximité. Les références aux organisateurs historiques (Europe, France) peuvent même disparaître, comme on le voit ici pour l’affichage de Nantes et de Lyon :

 

 

 

 

Pour les visiteurs français et étrangers, dont les visiteurs européens, nous n’avons même pas trouvé cette année de petits forfaits pratiques, ceux qui permettent de visiter facilement et à coût réduit une ville ou un département si l’on habite à l’autre bout de la planète. Les Offices du Tourisme ont placé les JEP dans leur mission « animation locale » et non dans l’attractivité de l’opération et du patrimoine pour des visiteurs étrangers. On peut s’en étonner, et le déplorer : quand on a un patrimoine qui représente plus de 15 milliards de retombées économiques, comment et pourquoi ne pas en profiter ?(Voir le schéma ci-dessous, VII).Valoriser ce patrimoine en communiquant  auprès des  relais des visiteurs touristiques permettrait d’augmenter les budgets culturels, de faire davantage d’actions auprès des publics, à commencer par les publics les plus défavorisés pour l’accès à la culture classique. Et de conforter la « Destination France », qui en a bien besoin depuis 2011. Se priver de cette valorisation  est, à notre avis, un non-sens. La ministre Silvia Pinel a d’ailleurs fait une intervention, le 14 septembre, à ce sujet! (Voir en note (3) l’extrait de sa communication, en bas de ce billet)

VI- CETTE ANNÉE, LE PATRIMOINE CACHE : l’exemple du Grand Lyon

cette année, le « Caché » étant comme d’habitude à l’honneur, une Opération « Sorties de réserve » des œuvres des musées a pris, par exemple,  un côté sensationnel que vont adorer des visiteurs-voyeurs  du Grand Lyon. Le Muséum de Lyon a ressorti des réserves ses animaux « monstrueux », comme  «le veau cyclope et dépourvu de pattes antérieures,  les chats siamois, la poule à trois pattes et d’autres animaux encore, qui ne sont plus exposés depuis 1999″. Et les JEP communiquent  sur ce nouveau coming out des « monstres , êtres présentant d’importantes anomalies congénitales » qui  seront  à nouveau dévoilés au public » par le Muséum, en collaboration avec l’Ecole Nationale Vétérinaire de Nantes.

– « Poser un autre regard sur le territoire du Grand Lyon » La communication sur la politique de création/réorganisation  complète du Grand Lyon via son  urbanisme est aussi à l’ordre du jour des JEP, avec un programme qui fait la  promotion des nouveaux territoires en construction. Le grand Lyon organise des circuits de visite sur ses architectes utopistes (T.Garnier, Le Corbusier, ceux de la cité des Étoiles de Givor…) et leur importance historique,  qui  semble valider les ambitions et les grands projets du maire actuel. On pourra en particulier visiter la ville au fil de  l’eau, thème central  du projet d’urbanisme du futur quartier de la Confluence, ainsi que  le chantier du futur musée des Confluences, qui va bien finir par être inauguré.  En savoir plus en regardant les coups de cœur, ou en allant ici et .

Visitez Dijon en Réalité Augmentée!

Pour trouver un site ou un monument à visiter ce week-end, si vous avez de la patience voici le site officiel pour la France: http://www.journeesdupatrimoine.culture.fr/fr/le-programme/recherche-geographique, mais comme plusieurs régions et donc des centaines de  villes n’y figurent pas, ainsi que les modifications de dernière heure,  je vous conseille plutôt de lire un  journal  de votre région ou de votre ville. Tous les journaux  font des  « Pages » ou des « Dossiers spéciaux  » à l’occasion des JEP! Vous trouverez des idées insolites, des visites en famille, des nocturnes, bref, de quoi profiter! Bonne visite!

 

 

VII- CONCLUSION : Quel avenir pour les JEP ?

Communiquer les JEP à l’étranger et faire davantage participer les citoyens aux JEP ? Une évidence !

On peut déplorer  les deux constats suivants:

– 1- Celui de ne pas mettre ces JEP dans la boucle du tourisme culturel, par la promotion des JEP à l’étranger (cf.V, ci-dessus,  et note (3)en bas du billet ).Les chiffres, pourtant, devraient y incite fortement:

Etude nationale des retombées sociales et économiques du patrimoine _ Agence Régionale du Patrimoine PACA-Mars 2009.(Page 35).

– 2- Celui que 95% de visites, pour les visiteurs de la proximité, soient des visites relativement  passives. Les projets d’ appropriation du patrimoine par les publics de proximité n’associent pas les compétences des visiteurs à cet objectif d’appropriation. Au fond, les autorités font  si peu confiance aux visiteurs  qu’elles ne sollicitent pratiquement jamais leurs avis, leurs réflexions sur le site ou sur la ville, la région et son avenir ; les JEP pourraient être des journées plus citoyennes, où l’on demanderait aux visiteurs de faire des propositions, d’analyser les projets, à partir du patrimoine ancien et de leur vécu, au quotidien. De partir du passé (le Patrimoine) comme appui pour des idées plus contemporaines, ou pour inventer des projets pour l’avenir.L’Etat ferait de même avec les 100 monuments et la trentaine de musées dont il est propriétaire.Les Associations du Patrimoine, trop peu écoutées, auraient un rôle majeur pour créer du lien entre ces différents échelons du territoire et porter conseil sur les vrais enjeux du patrimoine.

Les JEP devraient, concrètement, passer en mode numérique tout au long de l’année l’année, en ligne (Forum ; débats ; appréciations sur l’accueil des sites culturels ; projets d’avenir…). Bien mis en place et bien animé et modéré – par pitié, pas de Haut-Conseil encadrant 25 commissions! – ce débat aurait pour objectif de familiariser les habitants avec le patrimoine matériel et immatériel en les associant à la réflexion et en leur demandant d’être forces de proposition. Ainsi l’objectif de 2005 reprendrait vie en profitant des modes de conversation actuels autorisés par le numérique, car, en 2012,   » Les patrimoines culturels constituent une ressource sur la base de laquelle peuvent s’instaurer le dialogue,  le débat démocratique et l’ouverture entre les cultures ».

– L’animation locale, comme l’appellent les Offices de Tourisme » doit aller bien au-delà de visites contemplatives à sens unique (apprendre, admirer…) et il faut transformer les JEP en conversations locales.  Pour cela les organisateurs devraient  mettre en place, et pendant toute l’année,  des lieux (en ligne)  de discussion et de propositions. Les débats et propositions  pourraient être modérés par des pros du patrimoine et du tourisme ainsi que des autres secteurs liés au développement du secteur  (Sur les 500 000 emplois, 162 000 sont liés au Tourisme, d’après l’Etude nationale de 2009 (page 32) et les élus pourraient ainsi réellement associer leurs habitants à leurs décisions. Le rôle social du Patrimoine serait réaffirmé, car ces professionnels, qui  travaillent dans des  secteurs d’activité très divers, sont « pour la plupart d’entre -eux hautement qualifiés et porteurs de valeurs associées (historiques; pédagogiques; citoyennes… »), souligne l’étude, qui précise qu‘un emploi direct dans le patrimoine en France génère 15 emplois directs ou induits (p.32). De quoi convaincre Bercy et notre nouveau gouvernement?

« Tout le monde » pourrait ainsi  parler du patrimoine, de façon active, et devenir amateur ou expert sur le sujet ! On peut espérer que les églises seraient alors moins délaissées ou mises en vente dans l’indifférence générale. Bref, puisque l’on a choisi la communication et les publics locaux, plutôt que le tourisme culturel, il faut aller jusqu’au bout de la chaîne : tant qu’à faire des visites de proximité, prenons appui sur le patrimoine passé pour réfléchir à aujourd’hui; faisons confiance toute l’année à ces visiteurs d’un jour et parlons d’avenir! Améliorons les vieilles recettes des JEP, en y faisant passer le souffle de la vie, comme disait J.Lang.

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(1)Le Conseil de l’Europe, créé le 5 mai 1949 par 10 Etats fondateurs, a son siège  à Strasbourg .il regroupe aujourd’hui, 47 pays membres, la quasi-totalité du continent européen.et a pour objectif de favoriser en Europe un espace démocratique et juridique commun, organisé autour de la Convention européenne des droits de l’homme et d’autres textes de référence sur la protection de l’individu. Pionnier de la réflexion et de l’action culturelle, il a perdu, sans doute avec la puissance de la nouvelle Union Européenne, beaucoup de ces capacités et de son rôle « pionnier »des années 70/90.

(2)Les 49  États qui participent aux JEP Albanie, Andorre, Arménie, Autriche, Azerbaïdjan, Bélarus, Belgique, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Croatie, Chypre, République tchèque, Danemark, Estonie, Espagne, Finlande, France, Géorgie, Allemagne, Grèce, Saint-Siège, Hongrie, Islande, Irlande, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Moldova, Monaco, Monténégro, Pays-Bas, Norvège, Pologne, Portugal, Roumanie, Fédération de Russie, Saint Marin, Serbie, République slovaque, Slovénie, Espagne, Suède, Suisse, l’ex-République yougoslave de Macédoine, Turquie, Ukraine, Royaume-Uni.

(3)Interview de la ministre Sylvia Pinel, ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme : « Le tourisme doit contribuer au redressement de la France »par l’Echo Touristique, le 14 septembre 2012 -Propos recueillis par Linda Lainé et Céline Perronnet – Extrait : « Le tourisme à l’échelle internationale est en pleine croissance. Le nombre de touristes va doubler d’ici 20 ans, passant de 980 millions à 1,8 milliard de visiteurs par an, et cela nous offre de véritables opportunités.   Comment redynamiser le secteur ? La France n’a pas su s’adapter aux profondes mutations qui ont bouleversé le secteur du tourisme. Pour le redynamiser, je pense qu’il est avant tout indispensable que les acteurs travaillent mieux ensemble, autour de thématiques précises. On l’a bien vu cet été, les régions qui ont le mieux résisté sont celles qui ont investi et innové pour développer un tourisme thématique comme l’oenotourisme, le vélotourisme, la culture, etc. »

Journées du Patrimoine : le premier Ken de 1961!

KEN LE TOURISTE PARFAIT – Et Dieu créa l’Homme, puis la femme, mais Mattel commença par Barbie (à la Toy’s Fair de 1959) avant de créer Ken en mars 1961. En 2012, Ken est devenu Le Touriste Parfait et s’apprête à participer à la Kenvention de Chicago, premier Congrès d’Affaire sur Lui, Ken! (Chicago les 13, 14 et 15 septembre). Plutôt  que d’aller aux Journées du Patrimoine en Europe, où il passe encore, hélas,  pour un freluquet qui tient compagnie à Barbie Chérie, Ken est donc à Chicago, en ce moment. Il a comparé son discours introductif avec celui de Barack, pour éviter les doublons. Et hop ! Il franchit le seul de l’amphithéâtre d’un pas rapide : le micro est bien là, où on  le lui avait indiqué, et Barack lui tend les bras ! Il doit tout d’abord  remercier la foule d’être venue du monde entier :  « Ladies and Gentlemen… »

VOICI LA PRESENTATION DE LA KENvention! Et les fans de Ken peuvent aller  sur le site et Facebook ou le site officiel de cette Convention.


September 13, 14 & 15, 2012Chicago, IL

Come join us for the inaugural Ken® Doll Convention!!

Check out the official site of the 2012 Ken®vention hosted by the He’s A Doll! Club Official

site: www.hesadoll.com/2012.htm

Registration form and hotel information are now available!

Please direct any questions you may have to the official 2012 Ken®vention email: kenvention@hesadoll.com

Please join the 2012 Ken®vention Yahoo discussion board for updates, chat and information at:http://groups.yahoo.com/group/2012Kenvention/

 

(1 commentaire)

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