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Le Reggae et Grasse au Patrimoine UNESCO

Le Comité de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO s’est réuni pendant six jours, du lundi 26 novembre au samedi 1er décembre 2018 et a inscrit sur la liste 31 nouveaux biens culturels. D’habitude l’UNESCO labellise des coutumes très locales, très peu connues des autres habitants du monde et généralement connues par les seuls « anciens » dans leur pays (A voir ici)  . Mais, cette année, deux grands noms sont récompensés:  le Reggae, musique née à la fin des années 1960 en Jamaïque et le Parfum de Grasse. Cette double inscription  est une vraie reconnaissance et va très certainement leur assurer un rebond en notoriété partout dans le monde. Car, entre vous et moi, quel Label, dans le monde, est plus convoité que celui du patrimoine culturel de l’UNESCO?

I- POURQUOI L’UNESCO A EU RAISON d’ajouter le Reggae à sa liste du patrimoine culturel ! Non seulement le Reggae n’est pas une pratique culturelle confidentielle et connue des seuls proches de la Jamaïque, mais, et c’est important, il n’est pas fait que de musique ! C’est « un phénomène social et politique très important » dit aujourd’hui Christopher Partridge dans un très bn arrticle de The Conversation (Réf. ci-dessous).  Le Reggae dépasse ses musiciens, car cette musique a apporté une «contribution importante au discours international sur les questions d’injustice, de résistance, d’amour et d’humanité». Né à Kingston dans les années 1950, le Reggae est jamaïcain (en particulier grâce au mento , musique folklorique )mais aussi hybridé de ska,de rock et de jazz, du Calpypso des Caraïbes, et enfin du  rhythm and blues.

Le reggae est une musique pour la résistance et la paix : à l’origine le Reggae, c’ est la musique des invisibles, des opprimés, de la pauvreté et de l’insécurité, suite des souvenirs des périodes coloniales et des  répressions de révoltes populaires. Impossible de  lire l’histoire de la Jamaïque (Wikipedia) sans une grande tristesse, l’île ayant  connu à peu près tous les grands malheurs des siècles passés. . Christopher Partrige évoque pourtant  un moment- clé de l’histoire politique jamaïcaine et de l’histoire du reggae : le  Concert de la Paix du  22 avril 1978(One Love Concert), organisé par Bob Marley au Stade national de Kingston.Ce soir-là,  le Premier ministre Michael Manley,  le chef de l’opposition Edward Seaga se sont embrassés et ont embrassé deux chefs de gang rivaux, Bucky Marshall et Claude Massop, puis les Rastas de la musique Raggae qui les avait invités.   Cela ne dura pas, hélas, mais l’histoire fut relayée dans le monde entier ( Voir The Guardian,  ICI . Le Reggae compta aussi dans les mouvements de libération des noirs d’Afrique du sud contre l’apartheid (The Conversation). Plus tard, le Reggae fit partie de très nombreuses Rencontres musicales mondiales contre le Racisme, comme celle de RAR, Rock Against Racism associé à la Ligue antinazies qui se sont vite transformées en rencontres populaires.
VIDEO – CULTE! Terminons avec cette si grande chanson, No Wonan No Cry,de  Bob Marley (Durée 7 :19) en  1979, qui a déjà été vue 154,278,536 de fois depuis sa mise en ligne sur You Tube en 1985! Moga/You Tube.

II- LE PARFUM à GRASSE
« Les savoir-faire liés au Parfum en Pays de Grasse » ont aussi été inscrits au Patrimoine culturel immatériel par l’UNESCO par le comité Intergouvernemental réuni du 26 novembre au 1er décembre 2018 en République de Maurice. Ces savoir-faire recouvrent trois aspects différents, détaille l’Unesco dans un communiqué: « la culture de la plante à parfum, la connaissance des matières premières et leur transformation et l’art de composer le parfum« . La ville de Grasse, berceau de la parfumerie mondiale, comptait sur cette inscription pour mieux protéger ses champs de tubéreuses ou de jasmins.

1) GRASSE, dans le somptueux l’arrière-pays de la Côte d’Azur, est une ville mondialement connue pour son industrie du parfum et des arômes qu’elle produisait déjà au XVIe siècle pour apprêter les peaux de ses tanneries, disparues depuis. C’est aussi une Cité créative, et une ville que j’aime beaucoup car chaque fois que j’y vais elle fait des progrès : avec une très riche architecture, elle sait aussi attirer les vraies compétences actuelles, rester vivante, s’embellir sans se museïfier. La ville compte aujourd’hui 53 000 habitants (centre et hameaux) et s’étend sur un bassin d’emploi et d’influence de 100 000 habitants. L’industrie du parfum emploie 3000 professionnels de la filière à Grasse. Le secteur, parfums, arômes et cosmétiques, représente une soixantaine d’entreprises pour environ 4.600 emplois direct autour de Grasse, pour un chiffre d’affaire de 600 millions d’euros.
– 1- Moins de bétonnage, plus de plantes à parfum ! Voilà en résumé l’esprit du nouveau Plan Local d’Urbanisme de la ville de Grasse, depuis très longtemps consacrée au Parfum mais, avec la spéculation immobilière et surtout beaucoup de concurrents moins chers, tout avait failli disparaitre dans les années 2000. Problème : comment gard. er des terrains horticoles sur la Côte d’Azur?
 2- Depuis 2014, la ville et ses partenaires ont a beaucoup travaillé et Le Conseil municipal a voté un nouveau PLU qui « multiplie par cinq les surfaces agricoles, ce qui libère près d’une centaine d’hectares de terrains déjà viabilisés ou promis à une urbanisation. « Au total, ces surfaces agricoles passent de 178 à 928 hectares, dont 70ha d’ores et déjà sanctuarisés pour des plantes à parfum, dans les quartiers de Saint-Marc et Saint-Mathieu abritant des traces d’un passé horticole, mas, restanques.»
Nathalie Campana, directrice générale adjointe de l’urbanisme de Grasse, explique aussi que les objectifs sont de faciliter l’installation de jeunes agriculteurs et, sur des surfaces plus petites, faciliter le maraîchage. L’objectif es bien entendu de faire prospérer les compétences et savoir-faire locaux, mais aussi de conforter le développement économique : »Les parfumeurs qui achetaient la rose et le jasmin en Afrique du Nord reviennent aujourd’hui à la marque Grasse, pour le terroir, pour l’aspect qualitatif et moins dans la production de masse »
-3- Le renouveau d’un territoire
« Mondialement réputée, la production locale de plantes à parfum à Grasse a été menacée de disparition au milieu des années 2000 par la concurrence des fleurs cueillies à moindre coût dans le reste du monde et la pression immobilière, très forte sur la Côte d’Azur. Si, avant la guerre, la production battait son plein ( 1.600 tonnes de roses Centifolia et 2.000 tonnes de jasmin Grandiflorum en 1939), elle déclina (300 tonnes en 1971) peu à peu jusqu’aux années 2000, puis reprit à nouveau et en 2017, la production de roses dépassa 80 tonnes pour 49 hectares cultivés et atteint 11,5 tonnes pour le jasmin (5 à 7 hectares cultivés)(Selon les communiqués de la ville et les chiffres de Prodarom, le syndicat national des fabricants de produits aromatiques).

III- LE PATRIMOINE IMMATÉRIEL, petit rappel !
LE PATRIMOINE CULTUREL n’a jamais été limité aux monuments, aux collections d’objets et aux différentes pratiques artistiques. Car ce patrimoine comprend aussi les façons de vivre, les traditions, les savoir-faire des hommes et des femmes de tous les pays du monde. Les connaitre, les étudier let les faire respecter localement et bien sûr par les touristes, c’est tout ce travail qui est promu par l’UNESCO dans sa Convention pour le Patrimoine Immatériel de2003.

Plus précisément, cinq grands domaines ont mis tous les pays d’accord :
1. les traditions et expressions orales, y compris la langue comme vecteur du patrimoine culturel immatériel;
2. les arts du spectacle;
3. les pratiques sociales, rituels et événements festifs;
4. les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers;
5. les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel.

IV- CONCLUSION
1- Ce patrimoine culturel immatériel est très fragile, mais il est la clef du maintien de la diversité et face à la banalisation et mondialisation des pratiques .Il est d‘ailleurs souvent la seule pratique authentique, car si les monuments que l’on visite ont perdu leur valeurs d’usage (temples, églises, château fort…) les façons de faire conservent des particularités locales, même si elles évoluent.
2- Localement, dans les grandes régions du monde, il est le marqueur des de ce qui sera « transmis » aux générations suivantes. «Cette transmission du savoir a une valeur sociale et économique pertinente pour les groupes minoritaires comme pour les groupes sociaux majoritaires à l’intérieur d’un État, et est tout aussi importante pour les pays en développement que pour les pays développés. »
3- Enfin, à mon avis : puisque l’on parle beaucoup de destinations authentiques, du partage d’idées entre habitants et touristes, d’une meilleure connaissance de l’autre (un touriste face à un habitant et réciproquement), le patrimoine immatériel propose une qualité de dialogue inégalée. Il favorise les rencontres, car les questions posées portent sur les savoir-faire et s’adressent donc à des gens, plutôt qu’à des livres ! « Avoir une idée du patrimoine culturel immatériel de différentes communautés est utile au dialogue interculturel et encourage le respect d’autres modes de vie », résume l’UNESCO. Et sans doute la paix !
Mais ce dialogue est aussi une source d’échanges, de changements, d’Avenir. L’histoire du Reggae ne raconte d’ailleurs pas autre chose : une musique hyper locale qui commença dans les ruelles de Kingston, puis connut un immense succès international. Avec ce projecteur de l’UNESCO, ces métissages vont continuer!

V- SITES, ARTICLES, REVUES AYANT INSPIRÉ cet article
-Excellent  article de Conversation, par Christopher Partridge, Professeur d’études religieuses, Université de Lancaster le 3 décembre 2018, est à lire sur ce lien
– The Indépendant : les luttes du Reggae contre le racisme 
Site officiel de l’UNESCO : “Qu’est-ce que le patrimoine culturel immatériel?”© UNESCO
– Le Monde  du 29 novembre 2018
BOB MARLEY est né le 6 février 1945 à Nine Miles (Jamaïque) et mort le 11 mai 1981 à Miami (États-Unis à 36 ans, d’un cancer. Auteur-compositeur-interprète, chanteur et musicien jamaïcain, il Marley reste à ce jour le musicien le plus connu du reggae qui a offert une audience internationale à la musique jamaïcaine et au mouvement rastafari . Il a vendu plus de 200 millions de disques à travers le monde (Info site officiel et wikipêdia)
– Grasse : Revue Challenges et réaction des acteurs locaux, vidéos du Maire, de FR3, etc…

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KEN ET REVE DE NOEL

KEN LE TOURISTE PARFAIT hésitait…Président, cela lui disait. Mais n’aurait-il pas trop de responsabilités? Pourrait-il s’entourer« à sa façon »? Et tous les jaloux qui l’attendaient au tournant, le laisseraient-il en paix pendant quelques années? Mais à l’idée de vraiment partir « pour de bon », il se ravisa : oui, ce job de touriste parfait l’enchantait, avec ses incessants palaces, voyages autour du monde et ses réunions d’affaires…Et puis son ex, Barbie Chérie, avait vraiment besoin de lui. Elle lui dit d’un air léger : « Ken, il me faut une voiture neuve, ce mois-ci, mais j’aimerais tellement que les phares soient en diamants! Alleeeez, Ken, juste pour Noël ? S’il te plait !».Il lui fit son plus beau sourire.

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– PHOTOS de Bob Marley : CC BY 2.0 – Fichier: Bob-Marley.jpg Création: 6 juillet 1980- Auteur Eddie Mallin — https://secure.flickr.com/photos/dubpics/5619960763/ Bob Marley live in concert in Dalymount Park on 6 July 1980.- Bob Marley en concert, Suède, 1978(gros plan) Caspiax — Own work, filmed with video camera by me (Caspiax) during concert performance Gröna Lund, Stockholm, 1978, filmclip digitally improved by me (Caspiax) 2009-08-05.Marley filmed from left stage door during concert in Stockholm- Maison de Bob Marley à Nine Miles.- david_e_waldron — https://www.flickr.com/photos/dwaldron/450610377
CC BY-SA 2.0- File:Bob Marley house in Nine Mile.jpg Création : 24 décembre 2005
– Rita Marley et les I Threes.CC BY 2.0File:Bob Marley I Threes.jpg Création : 6 juillet 1980- Auteur: Eddie Mallin — https://secure.flickr.com/photos/dubpics/5620488780/The I Threes, the backing vocalists of Bob Marley and The Wailers. Photo taken during the Bob Marley Dublin Ireland Concert on 6 July 1980, Dalymount Park. From left to right: Judy Mowatt, Rita Marley, and Marcia Griffiths. They used to do a set before Bob Marley would go on stage as a type of introduction.
-PHOTOS de  Grasse : vue générale de la ville : La permission est donnée de copier, distribuer et / ou modifier ce document selon les termes de la licence de documentation libre GNU ,
– Grasse : jasmin . Auteur Par Aquaversus — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=47974025
– Photographie d’un rue de Grasse. A droite, la façade du musée des arts et de la tradition provençale et la parfumerie ancienne Hugues Ainé . Auteur : Remi Mahel (Je, détenteur du droit d’auteur de cette œuvre, libère cette œuvre dans le domaine public . Cela s’applique dans le monde entier.)

 

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