La réorganisation de la Culture

 

Ken et Barbie, à l'expo TEENAGERS ARE ALWAYS RIGHT, Rueil Malmaison, 15 fév.18 avril 2010

 Réorganisation du ministère de la culture et de la communication 

Depuis deux ans le ministère se refaisait une beauté, côté organisation de ses services centraux, à Paris. Et depuis le 13 janvier, c’est fait! Quoi de neuf ? Un regroupement des directions existantes pour n’en garder que trois, selon les 3 axes « patrimoine », « création artistique  »  et  « médias, presse et industrie culturelles », avec un Secrétariat Général pour coordonner le tout. 
On attend surtout, mais il parait que cela est en cours, de nouvelles perspectives, de réelles nouvelles missions, de nouveaux objectifs et, pourquoi pas, une révision des procédures, ou – on peut toujours rêver- une réelle décentralisation, aujourd’hui possible. En effet, faute de crédits nouveaux,  ce ministère est chaque année contraint de se recentrer un peu plus sur ses propres établissements (monuments et musées nationaux, archives, formations artistiques de ses propres écoles).Il pourrait donc déléguer réellement des pouvoirs aux régions et aux autres collectivités territoriales, après les élections régionales.
 Sans doute l’innovation viendra-t-elle  des régions, qui isolent de moins en moins la culture des autres politiques locales, et voient, de très près, qu’il s’agit de conserver, certes mais aussi d’innover pour développer leur territoires. Sans doute l’Etat aura-t-il du mal à suivre, avec ce lourd appareil,  tout occupé qu’il est   à faire « remonter » l’information de ses directions régionales ou du conseil du développement culturel avec les collectivités territoriales
.(Note infra sur ce Conseil)).
Pour le Tourisme Culturel,  rien de nouveau, ce qui ne surprend pas : pas le plus petit « bureau » à l’horizon, pourtant le plus petit échelon de l’administration, celle du minsitère comptant plus de quinze mille agents. Quand on sait que les publics de la culture sont très majoritairement  les touristes pour 80% des établissements et des évènements culturels, il est dommage de ne pas avoir un service, si petit soit-il, que les professionnels pourraient consulter. Et, par ailleurs,  aucune statistique, aucune étude du marché, aucune formation pour le tourisme culturel, du point de vue de ce ministère,  qui n’en change guère, il est vrai.  Nous avons connu des ministères inventifs, une administration imaginative, mais encore faut-il en avoir les moyens ! Les moyens budgétaires,  tout d’abord,  l’actuel budget ne peut qu’être consacré qu’à maintenir les actions existantes ( ex : conservation et restauration du Patrimoine; fonctionnement de l’Opéra ou des  écoles d’art; salaires des directeurs des lieux de spectacle…). Mais surtout, encore faudrait-il mettre en oeuvre  une réflexion, car développer de nouvelles filières, de nouveaux programmes imposerait d’ abandonner ceux  qui ne correspondent plus grand-chose, comme bon nombre de vœux pieux qui les portent, et là, il s’agit d’une autre paire de manches : regarder la situation en face, donner de nouvelles perspectives,  choisir ce qui est le plus prometteur, réviser toutes les procédures, faire le tri, engager de nouvelles démarches, avec de nouveaux objectifs … On annonce le début de ce travail, heureusement!
 
 Le décret
Décret no 2009-1393 du 11 novembre 2009 relatif aux missions et à l’organisation
de l’administration centrale du ministère de la culture et de la communication

NOR : MCCB0922695D, entré en vigueur le 13 janvier 2010
.
La nouvelle organisation : 

Le secrétaire général coordonne l’action de l’ensemble des services du ministère, participe à leur évaluation et représente, dans ses domaines de compétence, le ministère dans les instances interministérielles.
Et trois nouvelles directions : 
– la direction générale des patrimoines (regroupant  trois directions, du patrimoine et de l’archéologie, des Musées et des archives) ;
– la direction générale de la création artistique (regroupant deux directions : celle du spectacle vivant – théâtre, musique, danse et celle des arts plastiques)
– la direction générale des médias et des industries culturelles

La direction générale des patrimoines définit, coordonne et évalue la politique de l’Etat en matière d’architecture, d’archives, de musées et de patrimoine monumental et archéologique. Egalement concernés : le patrimoine photographique, l’ethnologique, le patrimloine immatériel, les espaces protégés…
Elle est chargée, pour tous ces domaines,  de l’étude, de la protection, de la conservation, de la restauration, de la valorisation et de la transmission aux générations futures. 

La direction générale des médias et des industries culturelles définit, met en oeuvre et évalue la politique de l’Etat en faveur du développement et du pluralisme des médias, de l’industrie publicitaire, de l’ensemble des services de communication au public par voie électronique, de l’industrie phonographique, du livre et de la lecture et de l’économie culturelle. Elle suit les activités du Centre national de la cinématographie.

Note sur la nouvelle version du Conseil des collectivités territoriales pour le développement culturel, organisme consultatif et non décisionnel,  regroupe vingt-et-un représentants du ministère (dix-sept de l’administration centrale, dont le ministre, et quatre directeurs régionaux des affaires culturelles) ainsi que onze représentants d’associations d’élus : on peut se demander comment ils pourront travailler réellement  à plus de trente autour de la table mais bon, ils réunionnent, c’est déjà cela, et feront des comptes-rendus. 

Pour en savoir plus :
 http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000021262661&categorieLien=id 

Les dix meilleures nouvelles de la semaine !
1) les BIS, le 20 et 31 janvier 2010 (Biennales internationales du spectacle) à  Nantes,  ont fait le plein à la Cité des Congrès de Nantes ! 9 850 professionnels y ont participé, dont plus d’un millier pour les Grands Débats : http://www.bis2010.com
2) La nouvelle Direction Générale de la création artistique  du ministère de la Culture  aura un directeur adjoint qui est une perle, Christopher Miles ! Impossible de faire mieux que cet homme, totalement intelligent, gentil, beau et drôle, mais oui, tout cela existe et est incarné dans la même personne. Il eût mieux valu qu’il soit ministre de la culture mais bon, ce sera sans doute pour plus tard. A noter aussi, le chef de l’inspection de cette direction, pas comme les autres, avec Nicolas Bourriaud, ancien co-directeur du palais de Tokyo, donc ouvert, invetif et pas du tout anti-publics! 

Et Trois OVNI : vous connaissez notre passion pour voir différemment, eh bien nous avons trouvé cette semaine trois vedettes, pour ce thème ! Même si elles appartiennent  à des domaines différents, ces stars du « penser différent » nous impressionnent déjà :
3 – Des visites commentées différentes, chez Monde Attitute, déjà des pros de voyages différents, qui ont réfléchi à ce qui était le plus malin et le font, comme les anglais de la New Tate Gallery de  Londres. Nous leur souhaitons bonne chance !
 http://www.monde-attitude.com
4- Dans le même sens, pour éviter les voyages à thèmes plan plan, car déjà tout ce que je reçois sur la Saint valentin me donne une furieuse envie d’aller au cinéma ce soir-là,  j’ai trouvé un site de séjours à thèmes, fêtes, évènements pas du tout banal: gastronomie et culture, gastronomie et cours de cuisine, voyages en famille, « Hotel, resto, hélico ! » tout est sympathique : http://www.marysemasse.com/index.php?page=4
5-Le collectif PICTO (Patrimoine – Innovation – Conseil – Tourisme – Originalité), après avoir fêté ses” un” an d’existence, poursuit ses activités en lien avec le patrimoine et les technologies numériques :  http://www.pictoweb.fr. Le blog est réellement super, et nous donne envie de faire un blogroll, revue de tout ce qui émerge, en ce moment, plein de surprises et avec un nouvel appareil théorique qui nous ravit!
6-Nice to Meet You, une nouvelle agence de communication via le web et les nouvelles technologies, dont je vous offre toutes les coordonnées si vous en aviez besoin, ce dont je ne doute pas, car les pros sont rares pour ce genre de nouveaux services : Ange Pozzo di Borgo est son responsable Conseil,  qui écrit aussi un blog très intéressant sur les TIC, www.nicetofeedyou.fr, et prépare un nouveau site sur le tourisme en Corse ! Mobile +33 (0)6 18 13 01 56. Email : apozzodiborgo@ntmy.fr
Site www.ntmy.fr
7-Le premier BarCamp à Bordeaux ! http://www.barcamp-bordeaux.com
8 – Le Fesvital de la BD a commencé, alors si vous ne savez pas quoi faire ce week-end, filez à Angoulême !
9 et 10 – Si vous êtes triste, allez voir les expositions de Boltansky, à Paris et au MacVal  de Vitry-s-Seine, www.macval.fr/. Vous y trouverez plus malheureux que vous , et le génie de Christian Boltansky vous réconciliera avec la vie .  

 
 
 
 
 

Ken à l'expo Boltansky

Votre Ami KEN, le Touriste parfait ! 

Ken est en France!!!Il a fait un petit crochet entre Miami  et Singapour, via Genève  où il est alllé  récupérer la Patek Philippe – ses montres préférées- qu’un ami lui a dégottée au enchères chez Christies pour 1.865 000€, mais elle est de 1942, et   il l’adore! Car il avait  appris que son ex, Barbie, assistait à une inauguration à Rueil Malmaison, au Château de Vermont, dans la nouvelle fondation Tuck. Alors, peut-être qu’avec cette Patek, Barbie allait craquer de nouveau…Le lendemain, il avait rendez-vous à Vitry, pour voir “Après”, de Boltansky. Il aimait ce titre, Après

Nos Photos Volées : Ken à l’expo du MacVal de Vitry ( en haut du billet) et à celle de Rueil Malmaison “Teenagers are always right”…(ci-contre).  

 

La Réforme du Tourisme

 
 

Ken, en portrait inversé, à la Baselitz! (explication au bas du billet)

Analyse des nouveautés législatives et règlementaires

Décrets du 23 décembre 2009 pour mettre en application les dispositions de la loi du 22 juillet 2009 de développement et de modernisation des services touristiques. Voir aussi la circulaire du 29 décembre 2009.
LE PREMIER DECRET (N°2009-1650)
Les visites dans les musées et monuments historiques(article 3)

1) les professionnels: les décrets portent surtout sur les qualifications nécessaires des personnes qui font les visites, dont nous avons donné la liste dans notre précédent billet, des conférenciers aux guides interprètes. 
2) Les procédures de délivrance de leurs  cartes professionnelles,  par le préfet. Il prévoit en particulier que sans réponse du préfet dans les quatre mois qui suivent la demande, l’octroi de la carte professionnelle est acquis. L’essentiel des modifications portent toutefois sur
3) l’adaptation des mesures législatives françaises aux dispositions européennes sur la liberté d’établissement (toutes professions concernant directement la visite des musées et monuments historiques) et  la reconnaissance des formations des professionnels et des diplômes font l’objet du reste des dispositions de l’article 3.
L’article 4 concerne ATOUT France, l’Agence de développement touristique de la France, créée par la loi du 22 juillet 2009.
L’article 12 présente les dispositions de la loi du 22 juillet prévoyant la déclaration obligatoire en mairie des meublés de tourisme et des chambres d’hôtes, faute de quoi les contrevenants seront  passibles des peines prévues pour les contraventions de troisième classe.
Droit des préfets de radier des  listes les hébergements (résidences de tourisme, villages résidentiels de tourisme, meublés de tourisme, villages de vacances, terrains de camping et parcs résidentiels de loisirs) lorsqu’il est  avéré qu’ils présentent un défaut ou une insuffisance grave d’entretien, après avoir entendu leurs propriétaires et exploitants. (Articles 6 à 11) 
LE SECOND DECRET (n°2009-1652)
Nouveau classement des offices communaux de tourisme
Révision des normes du classement par  « étoiles » (de une à cinq) sur la base de critères fixés par un « tableau de classement » élaboré par Atout France. La décision de classement  ne change pas (par le représentant de l’Etat dans le département) et demeure valable cinq ans comme auparavant. Le préfet transmet une copie de l’arrêté à Atout France. L’avis de la commission départementale de l’action touristique sur le classement d’un office n’est plus nécessaire,  et la possibilité d’une prorogation de six mois pour le classement disparait aussi. (Article 5)
Nouvelle procédure de classement des hébergements touristiques est  optionnel et se fait donc sur  la base d’une demande dont le décret donne tous les détails, avec les dispositions par catégories d’hébergement sous régime hôtelier (hôtels, résidences de tourisme, meublés, campings,  villages résidentiels de tourisme, les villages de vacances, parcs résidentiels de loisirs . Le travail de classement est ensuite est réalisé,  nous l’avons aussi vu dans notre billet précédent, par des organismes accrédités par le Cofrac, sous la houlette d’ATOUT France. (Articles 7 à 13)
Déclaration obligatoire des meublés de tourisme et des chambres d’hôtes :elle doit être faite auprès de la mairie de la commune où se trouvent ces hébergements, adressée au maire « par tout moyen permettant d’obtenir un accusé de réception ».
Petite analyse de ces réformes, à ma façon!

Remarquons que, comme toutes les lois, qui ratifient un état des lieux et proposent des solutions aux problèmes rencontrés,  cette loi trahit toutes les faiblesses techniques du milieu professionnel :  rendrait-on « obligatoire » une déclaration d’hébergement payant si les propriétaires s’abstenaient de déclarer leurs revenus au fisc ? Imposerait-t-on telle ou telle norme de confort si quelques hôtels n’avaient pris la mauvaise habitude de ne rien rénover, ni les salles de bains, ni les cuisines, ni les lits, ni l’accueil, etc… ? Bref, en lisant le texte de loi de décembre 2009  et ceux des décrets, on comprend que tout n’est pas en ordre de marche, loin de là, et l’on sait très  précisément ce qui pêche, car  on y « lit », article par article, tous  les trous dans les lacunes actuelles des équipements touristiques et de leur fonctionnement.
LE CONFORT BASIQUE, what else ?
Le confort basique, une déclaration systématique des revenus, une formation homologuée par un préfet, est-ce bien raisonnable de s’en tenir là depuis des années de lois, de décrets et de constats ? , On pourrait aussi déplorer que,  dans la nouvelle classification du Tourisme, que seuls les basiques d’un confort et des besoins primaires  soient pris en compte : boire et manger, dormir et se laver, avoir chaud en hiver et trouver le frais en été, pouvoir disposer d’un personnel d’accompagnement disponible le plus souvent possible ou d’un ascenseur. Nous sommes encore au Moyen-âge de la réflexion, comme si les équipements n’avaient pas franchi le cap du fameux panonceau « Eau, gaz  et électricité à tous les étages ! »
Nous déplorons que l’on passe toujours sous silence ce qui pourrait différencier notre tourisme, la qualité visuelle, mais pas seulement, car elle est beaucoup plus qu’un effet, elle est le résultat d’une démarche, d’une intelligence au service de ce qu’est un voyageur, d’où qu’il vienne ! Cette démarche est absente de la très grande majorité des lieux du Tourisme (Hébergement, Offices de Tourisme, Restauration, Transports…) et on peut la résumer en une phrase : faire  attention à ce que sont ces lieux et comment ils sont utilisés et viser la perfection nécessaire à qui vient de loin, a voyagé,  quelque soient ses moyens financiers. Et tout cela passe par la mise en œuvre de  tout ce qu’il faut pour que les touristes se sentent attendus et  soient ravis par des surprises esthétiques et fonctionnelles.  Avec des solutions actuelles, surtout.
Bref, ce qu’il faut aujourd’hui  pour un Tourisme de qualité, c’est cesser de les classer sur seule base, et avec la  seule obsession de satisfaire leurs besoins basiques, cesser cette indifférence aux lieux, à leur possible changement de fonctionnement, pour que le touriste ait envie de revenir. Avec toute son entreprise, sa famille ou ses amis !
 Des goûts et des couleurs..
Et que l’on ne dise pas qu’il existe « des goûts et des couleurs », et que « mon » goût » ne serait pas le même que celui de la grande majorité des touristes. Car c’est drôle, mais le Parthénon ou  Notre Dame de Paris, Carcassonne ou le Mont Saint Michel, Chicago ou le marais poitevin, cela plait à tout le monde…Et dans le monde entier ! Normal, ils ont été conçus et réalisés par les professionnels de leur époque, architectes et bâtisseurs, artistes et artisans, paysagistes et grands jardiniers.
Car la Culture peut aussi apporter au Tourisme les compétences de ses métiers:
– le graphisme, pour la promotion web ou papier ( Ah ! les affiches du Tourisme avec le jeune couple souriant avec son jeune enfant au bras, affiche généralement bleue et  cernée de jaune, pour la présence d’un soleil tout proche, sans doute,  avec « sfumato »(dégradé de couleur) sur des prés verdoyants ou un lac avec un bateau à voile en plein vent…).
– L’architecture et le design, qui peuvent s’adapter à toutes les fonctionnalités demandées ;
La « déco » proprement dite, affaire de design encore, avec les objets, les affiches, les couleurs et les petits accessoires. On englobera les objets d’une promo, comme les T-shirts, tous les objets-souvenirs ou les bannières et  flyers d’une promotion, les stands des Salons, et même  le papier à lettre et les cartes de visites.
Et bien évidemment les nouveaux jardiniers, entre sciences et innovation, les nouveaux cuisiniers, qui participent systématiquement aux expositions d’art contemporain, comme El Bulli, avec un second cercle, qui comprendrait  les cinéastes, les créateurs d’évènements festifs et culturels, la mise en lumière d’un site, les romanciers ou les artisans de l’industrie de la  mode et du mobilier.
Nous nous contenterons ici de voir les apports du premier cercle, architectes et designers.
La démarche    
Enfin, et avant de commencer tout travail de rénovation, il s’agit à notre avis de  réfléchir autrement que simplement, à partir d’autres éléments que les basiques du confort :
– Comment traduire les besoins des clients dans les espaces, comment supprimer un coin sombre, élargir un couloir trop étroit ?
– Plus généralement, comment repenser les fonctions de l’hébergement ou de la restauration, du transport ?
– Comment signaler notre effort, en particulier en supprimant tout ce qui ne correspondrait plus aux pratiques actuelles ? Comment, alors,  réinventer les formes, les espaces et les accessoires pour les adapter aux pratiques et aux désirs d’aujourd’hui?
Tout ce qui contribuera à faire des équipements hôteliers des lieux pratiques, mais aussi sympathiques, conviviaux, beaux, agréables à vivre vous intéresse ? Faites appel  à des professionnels, ceux que vous voulez, et vous ne serez pas déçus.
Et en plus ce n’est pas cher, puisque ça rapportera beaucoup plus que des endroits ratés, que l’on a envie de fuir dès l’arrivée et où l’on ne remettra jamais les pieds! Réservations et fidélisation assurées !

 A LIRE !
Vous voulez réaménager votre hôtel, votre chambre d’hôte ? Passez à la case « sérieux », oubliez les petites revues de décoration, et commandez vite au Groupe Le Moniteur de quoi rêver, ou de quoi adapter vos rêves à la réalité, votre budget ! Profitez-en, les frais de port sont offerts !
Intérieurs 2010, panorama complet des grandes tendances du moment en matière d’aménagement (musées, bureaux, boutiques, hôtels, restaurants, …) et de design.  2010, 314 pages – 300 photos – nombreux plans.
2009, une année d’architecture en France
Les 100 bâtiments qui ont marqué l’année ainsi que les réalisations sélectionnées pour les prix
d’architecture (  l’Equerre d’Argent et le prix de la première œuvre)- N°195 d‘amc de janvier 2010, Focus Architecture n°5
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Nous signalons aussi la revue IDEAT pour se former l’oeil !

 
 

Ken et son lit à deux personnes, mais ne rêvez pas...

VOTRE AMI KEN !

Ken, votre Ken,  est tout chamboulé.  Tout à l’envers. Jamais un truc pareil ne lui était arrivé, en fait. Voyez plutôt : depuis quelques jours,  on le confond.  Vous le pensiez unique, le Touriste Parfait, celui qui ne connait que la dépense trrrrrès élevée des suites de ses hôtels, des carrés VIP et autres signes incontestables du luxe de ses voyages permanents? Eh bien voilà, Môssieur a un double, qui “fait” aussi dans le tourisme, mais côté boulons, ingénierie et Cie…Il vont  bientôt se rencontrer au Canada, à une rencontre sur les NTIC, où Ken ( le nôtre…) va  lever 21MD$  au passage.Et…On va voir ce que l’on va voir! A ma gauche Ken Lambert, du lourd! hurle le bateleur près du ring. Et à ma droite,  Ken Tout Court, le chéri de ces Dames, l’ ex de Barbie! La foule, avide de matchs en tous genre,  hurle déjà de bonheur à l’idée cette rencontre des deux vrais Ken. Qui va gagner? On vous tient au courant, n’ayez crainte…. 

 Ken Lambert, Vice President, Sales &
 Marketing, Delta Hotels & Resorts / Viceprésident,
Ventes et Marketing, Delta Hotels &
Resorts
Dans sa capacité actuelle avec Delta Hotels, Ken Lambert est en charge
de tous les aspects de revenu de l’entreprise provenant de la stratégie
de marque, des ventes, de la distribution électronique, des relations
avec les médias, et de la supervision du système de réservation et du
centre d’appel global de la chaîne. Avant de se joindre à Delta, M.
Lambert
était le directeur régional des Amériques pour la Hong Kong
Tourist Association. Plus tôt dans sa carrière, il a également occupé
le poste de président de l’Administration du tourisme et des congrès
d’Ottawa. De plus, il a occupé des postes de cadre supérieur en marketing
pour l’organisme Lignes aériennes Canadien International, et ses
responsabilités comprenaient l’innovation du produit, la présentation
des marchandises, et la gestion de routes.
 

Photo de Ken inversé : Geog Baselitz est un très grand peintre, qui a fait comme Ken,  des portraits inversés ! Pour en savoir plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Georg_Baselitz

Suivez le guide!

 
 
 

Ken à l'expo des Playmobil, de bons amis à lui, au Musée des Arts Décoratifs de Paris.

Attention! Changements à l’horizon 

pour les 3 000 guides du Tourisme Culturel qui exercent en France! dont   80 à 85 %  de femmes et  plus de la moitié des troupes  à Paris en Ile-de-France et en PACA. 3000, dites-vous? Oui, car si l’on recensait  9 555 cartes professionnelles de guides  enregistrées  par les préfectures en 2007 ,  tous les guides ne sont pas en activité et de nombreux guides ont plusieurs cartes.
Changements de tous ordres, depuis les décrets du 23 décembre dernier, liés à la réorganisation du Tourisme . (Loi n° 2009-888 du 22 juillet 2009 de développement et de modernisation des services touristiques, chapitre III,  consacré aux visites dans les musées et monuments historiques (NOR: EC ER0922132D).
Et une étude très récente pour connaître parfaitement l’état des lieux : 
L’étude sur l’exercice des métiers de guide-interprète et conférencier est tout à fait intéressante. (2009,Richard Lewy Consultant – Direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services/MEIE  Rapport final « Étude sur l’exercice des métiers de guide-interprète et conférencier » (2008/2009)pour le Ministère de l’économie, de l’industrie et de l’emploi)qui trace  un état des lieux des métiers de guides-interprètes et conférenciers ainsi que des propositions sur l’évolution du métier, à l’avenir.(Nous l’appelons “L’étude 2009 dans ce  billet, ndlr).Les  nouveaux décrets  du 23 décembre concernent en particulier quatre catégories différentes de guides, ces différences n’étant celles  du métier (le même, c’est à dire la prise en charge de visiteurs, pour une durée limitée,  avec les mêmes rémunérations, en moyenne)  mais celles de concours, d’examens différents, tout comme le périmètre de leurs interventions ou encore le statut des monuments ou musées où ils exercent leurs talents.
On distingue ainsi, même si cela ce qui n’a pas grand sens pour leurs  clients, quatre grandes familles de guides  : 
1 et 2 – Le guide-interprète national  ou  régional,  qui assure la prestation dans la langue du touriste dont il a la charge, dans les musées ou sites, monuments  en France sous tutelle de l’Etat (guide national) ou dans une région pour les monuments, visites ou sites qui ne sont pas sous la tutelle de l’Etat.(guide régional). 

 3 – Le guide-conférencier des villes et pays d’art et d’histoire (VPAH) qui, après un examen, peut exercer dans les collectivités territoriales labellisées « VPAH ».
4 – Le guide-conférencier national , qui assure, au cours d’une visite, une conférence sur un thème particulier dans un musée ( 150 guides de la Réunion des Musées  nationaux sous tutelle de l’Etat) ou dans un monument sous tutelle de l’Etat ( CMN, Centre des monuments nationaux). . 

On n’oubliera pas le métier de guide-accompagnateur, responsable  d’un groupe de voyageurs, de la gestion de leur quotidien (sécurité, planning, hébergement, transport, budget, visite, contacts avec les relais,  gestion de ce groupe, dont sa cohésion).Toutefois ce guide n’est pas habilité à faire des visites culturelles s’il n’a pas l’une des cartes des 4 catégories précédentes. 

Le métier de guide : voyons les contenus du métier de guide-interprète, très représentatif de la profession.
Le guide interprète (régional ou national) est chargé d’accompagner des groupes de visiteurs, pour commenter les visites organisées dans les villes, les monuments, des sites et des musées de France. Ces commentaires sont  faits dans la langue du groupe concerné et adaptés au niveau de chaque public. Ceux-ci sont fort divers, puisqu’un guide peut très bien avoir à gérer un groupe d’hommes d’affaires, de scolaires, de personnes du troisième âge…  français ou de nationalités variées..
Avant la visite : il faut faire des recherches, des synthèses des documents et ouvrages, travail  parfois long et jamais rémunéré. . Il faut également être à jour des autorisations nécessaires a (administrateurs des sites) , parfaitement au point pour tout le pratico-pratique (parcours ultra précis de la visite, connaissance des aléas ( salles fermées, objets prêtés à l’extérieur…), heure réelle de fermeture, emplacement du parking, des toilettes, d’un point de change…).
Ce travail est éprouvant  physiquement – trois visites à Orsay ou au Louvre = 15 km avec les allers-retours, sur un sol dur, tout en parlant, sans parler de sites archéologiques où l’on a vite soif)…)
 Des conditions de travail difficiles : les guides sont employés par des agences de voyages réceptives ou encore par des organismes publics (généralement les offices de tourisme). Ils peuvent également travailler pour un musée, un site, une association culturelle, un autocariste, un comité d’entreprise, une mairie… La profession est sévèrement réglementée. Une carte professionnelle est délivrée aux titulaires des diplômes de guide interprète national et guide interprète régional. Les guides,  en France ont, moyenne, plus de 4 employeurs. Des contrats précaires –  Seulement 7,6% des répondants se déclarent en contrat à durée indéterminée (CDI)-,  un métier peu reconnu, les guides se sentent isolés et souffrent de petits salaires, de l’absence de statut et  de visibilité de leur profession. 

Les guides ne sont pas bien payés !
La plupart des guides, malgré leur parcours, leurs connaissances et leur expérience, sont vacataires, payés par les agences et les offices de tourisme. On connait des guides payés 24 € bruts pour une prestation de 2 heures vendue, elle, 128 €. Rémunération : un guide qui travaille régulièrement peut espérer gagner, à Paris, environ  1 500 euros mensuel sur l’année. L’étude 2009 précise : les guides disposent d’un revenu tiré de l’activité de guidage qui s’établit en moyenne à 7 500€ annuels, les GCVPAH dépassent à peine les 6000 € de revenus tirés de l’activité Les conférenciers nationaux déclarent tirer un revenu moyen de 11600€. Tours d’après l’étude 2009, 10% des GIC retirent moins de 1 000€ de leur activité en 2007. Enfin  17% des GIC disent gagner plus de 15 000€.
L’externalisation du guidage risque de renforcer ces salaires très bas du secteur non marchand( voir ci-dessous) d’autant que les emplois sont très souvent saisonniers. Et fragiles si une crise (d’une tempête aux grèves de transport en passant par la crise finacière qui a supprimé nombre de voyages des clientèles de  certains pays…).  

D’autres guides  exercent en libéral ou sont salariés d’une association de droit privé .
Les conditions de travail exigent une grande disponibilité : travail le soir, le week-end, travail très dur en haute saison. Les réservations se font souvent à la dernière minute et   le guide peut être sollicité la veille pour le matin pour le soir. Plus il gagne en sécurité (Même monument, par exemple, ou même clientèle) plus il risque aussi la routine ou la lassitude. 

Les employeurs
Une grande hétérogeneité  est constatée par l’étude 2009.  Plus des 3/4 des employeurs sont issus du secteur non marchand ou de l’économie sociale.
Les principaux employeurs, en nombre, sont les offices de tourisme, les services du patrimoine issus de collectivités, les EPCC, les EPIC et les associations. Autant de structuresnon marchandes, de services publics ou qui relèvent de l’économie sociale. Les employeurs peuvent être également des autocaristes, des agences réceptives et des entreprises de tourisme inscrits pleinement dans la relation marchande.
Tous ces employeurs sont inégalement soumis aux exigences sociales, fiscales et statutaires.
Les guides sont donc peu organisés face à ces employeurs, ont peu de vision prospective de leur métier (croisement avec d’autres filières, changements induits par les TIC et apport des TIC, par exemple) et le corporatisme reste fort. Les perspectives d’évolution sont peu nombreuses et les guides ont du mal à se reconvertir.
Cependant, comme le souligne l’étude 2009,  la faiblesse de la masse critique (diplômes, examens, dialogue social…)  et une « fédération » qui ne compte que  450 guides (au sein de la plus importante association), ou les 200 étudiants sortant chaque année des 12 universités avec le diplôme de GIN, cela fait assez peu de monde pour faire évoluer et développer la profession, et pour que les guides soient mieux « intégrés » dans les services employeurs. Car les passerelles entre les différents guides ne mèneront pas, à elles seules, et bien que tous les souhaitent, à des évolutions significatives du métier. Des groupes de réflexion ont par ailleurs été mis en place conjointement par les deux ministères de tutelle  (Ministère de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi pour le Tourisme, Ministère de la Culture et de la Communication, depuis novembre dernier, pour travailler au croisement de référentiels métiers ( Guides et Conférenciers) en vue d’aboutir à une simplification.
Formation : le diplôme de guide interprète national qui se prépare en un an et nécessite une formation linguistique, historique et artistique. Et une formation pédagogique ( celle qui est la moins bien  dispensée, hélas, et, à notre avis, le seul défaut de cette profession est tout de même que l’on peut l’exercer avec une base de connaissances, mais  parfois sans aucun talent de communication. Peut-être cela explique-t-il en partie le fait que  45% des organismes qui les emploient disent faire appel à des guides non titulaires d’une carte officielle ? Bref, en principe on peut exercer à bac+ 3 dans les  domaines suivants : histoire de l’art, archéologie, médiation culturelle, communication, ainsi qu’avec un  BTS tourisme de l’option accueil-animation.
Ou se former  pour obtenir un diplôme ?
A ce jour, douze universités sont habilitées pour former les guides (GIN) (Angers, Bordeaux IV, Clermont-Ferrand II, Corse, Lyon II, Nice, Paris- Est – Marne la Vallée, Paris X Nanterre, Perpignan, Rennes II, Toulouse II Le Mirail, Lille.)
Ces universités forment  davantage de diplômés que n’en nécessite la demande, mais n’est-ce pas la même chose pour de très nombreuses professions?. L e recrutement est très sélectif, car la connaissance de deux langues étrangères est requise. Un dossier technique (compte-rendu d’expérience dans le domaine du guidage et/ou projet professionnel personnel) suivi d’un entretien complètent les épreuves de sélection. Les  universités
organisent différemment leur enseignement mais le diplôme national est le même pour tous.
La formation permanente : voilà , à notre avis, la vraie faiblesse actuelle, avis partagé par les auteurs de   l’étude 2009 sur les guides. Avec une absence de statut, un isolement relatif, des organismes employeurs d’une grande hétérogénéité, un petit salaire (en moyenne moins de la moitié d’un ETP par an…) les guides ont du mal à bénéficier, régulièrement,  d’une bonne formation tout au long de leur vie. Ceci explique peut-être leur réticence aux  nouvelles technologies de la communication (TIC), jugées comme étant concurrentes de leur travail par la majorité d’entre eux, alors qu’ils devaient avoir le quasi monopole des contenus des TIC grâce à leur métier.  Car seule, à notre avis, une méconnaissance des TIC peut en faire des « concurrentes ». Les réponses, dans leur ensemble, aux questions relatives aux TIC dans l’étude sur les guides montrent que 80% d’entre eux y sont hostiles, mais, note le rapport, ces réponses montrent que « le marché des audio guides est totalement méconnu ; les remarques sont peu construites et généralement faites de préjugés ». Depuis 30 ans que nous suivons les évolutions de ce métier, pourtant, la demande des guides eux-mêmes porte sur les formations en langues.

Un métier magnifique !
La demande du public est croissante et de qualité, la passion d’exercer, la diversité des situations et surtout le milieu culturel, très valorisant, voilà autant d’atouts repérés par les guides eux-mêmes, qui jugent positivement leur fonction.
 
Les guides-interprètes et conférenciers constituent les principaux vecteurs de valorisation, de présentation et de diffusion des connaissances du patrimoine historique et culturel de la France. Leur rôle est par conséquent fondamental pour l’attractivité de la destination France. À ce titre, on peut penser que l’exercice de ce métier porte, en lui, les potentiels de sa valorisation.
Les données des enregistrements des cartes des trois dernières années montrent que près d’un quart des titulaires sont des jeunes. À cet égard, la profession ne souffre ni de problème de recrutement, ni de problème d’image, tant à l’extérieur qu’au niveau des générations montantes.
L’avenir ?
L’avenir passera sans  aucun doute par l’excellent site , qui est un Forum, FGMP, le Forum des guides et des médiateurs du patrimoine, qui diffuse l’étude 2009  qu’il faut réellement que tout le monde connaisse: 
 fgmp Forum des Guides & Médiateurs du Patrimoine :http://www.fgmp-forum.org
J’y  ai rencontré des hôtes perspicaces et charmants, prêts à dialoguer, à avancer, à changer le monde des guides! Avec de tels professionnels, leur énergie, la qualité de leur réflexion et leur charisme, je ne me fais, depuis quelques jours, aucun souci sur l’avenir de ce forum et, espérons-le, les solutions et bonne idées  qui y seront trouvées collectivement par toute la profession.
– Olivier DUHAMEL – Guide Interprète National (ESTHUA 2005); Guide Conférencier VPAH (Nord – Pas de Calais 2008)
– Yannick SAUNIER – Guide-interprète régional (Provence Alpes Côte d’Azur), Guide Interprète National, Guide Conférencier VPAH (Rhône-Alpes)
– Marie-Laure PALICOT REGUS – Guide Interprète national ( Languedoc-Roussillon) 

Et un grand merci à Marie-Paule, Yannick et  Olivier ! 

En savoir plus :
Décret n°2005-791 du  12juillet 2005 (J.O. du 16 juillet 2005) relatif aux personnels qualifiés pour conduire des visites dans les musées et monuments historiques et modifiant le décret n°94-490 du 15 juin 1994 et décrets de la réforme de décembre 2009 :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=?cidTexte=JORFTEXT000021529652&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id
Fiche métier, que nous avons résumée  : http://www.studyrama.com/article.php3?id_article=1366
L’organisation professionnelle au niveau national et international :
En France La FNGI est une association professionnelle à but non lucratif. Elle rassemble environ 700 adhérents, tous titulaires d’une carte professionnelle  Ses objectifs :  rassembler les guides- interprètes qualifiés afin de les représenter, valoriser, promouvoir et défendre la profession de guide-interprète professionnelle. La FNGI siège au Conseil National du Tourisme et à la Commission Nationale des Guides et Conférenciers. La FNGI est membre fondateur de la F.E.G. : Fédération Européenne des Associations de Guides Touristiques. www.feg-touristguides.org, soit  20 pays membres représentant environ 45 000 guides professionnels . La FNGI n’a aucune activité commerciale et n’intervient pas en tant que prestataire de services. Elle dispose cependant d’un annuaire, que nous avons testé et qui est très pratique,  pour mettre les clients en relation avec un guide-interprèt e: , http://fngi.fr/_fr/annuaire.php . Site de la FNGI : http://fngi.fr/_fr/index.php
En Europel’association European Federation of Tourist Guide (FEG),composée des    associations nationales de l’Europe, (liste des associations sur  http://www.feg-touristguides.com/links/73.html) et un groupe d’action, l’ETAG,  http://www.etag-euro.org/, lui-même affilié à la WTO, organisation mondiale du Tourisme. Cependant les informations trouvées sur ce site sont périmées et l’on peut donc douter que les études mises en ligne soient réellement utiles aux professionnels. (Par exemple l’étude TOURISM IN EUROPE – to the Year 2005 and beyond, qui est très bonne mais les meilleurs ouvrages aujourd’hui sont ceux qui évoquent les tendances à l’horizon 2020.) 
Site Internet : http://
www.feg-touristguides.org 

KEN ET BOLTANSKY 

 Ken a tout juste adoré le vernissage, au Grand Palais, de l’exposition de Christian Boltansky. Vous n’étiez pas invités? Dommage, mais vous savez, on ne prête qu’aux riches et, en bon Touriste Parfait, Ken est sur tous les fichiers d’invitation de toutes les institutions qui comptent…Il voulait y rencontrer l’artiste, qui fait en ce moment une vaste collection de battements de coeur. Coeurs à écouter, même après la mort des coeurs collectionnés. Il pense que c’est la meilleure solution, que son coeur soit enfin écouté. Il pense que peut-être Barbie se déplacera pour ça, un jour.  

Notre photo : Christian Boltansky, hier , à la télévision.