Warning: count(): Parameter must be an array or an object that implements Countable in /home/nouveaut/public_html/nouveautourismeculturel.com/blog/wp-includes/post-template.php on line 293

Créer un centre d’art contemporain

Ken emballé par Christo433 lieux  d’art contemporain en France
Le dernier essai de recensement des lieux de l’art contemporain en France, Belgique, Suisse et Luxembourg  en compte 655 ! Dont 433 pour la France. Et encore ne s’agit-il que des seuls  lieux permanents, lieux relativement officiels et installés,  qui ont une programmation régulière. Centres d’art, galeries, mais aussi salles d’expositions d’écoles d’art ou de théâtres, rien n’échappe  au sérieux du choix de l’ouvrage (Marc Sautereau, Ed. Archibooks, 2009, 14,90€).  Ce guide  est d’ailleurs très bien fait, car on y présente les lieux (Historique, architecture…)  mais aussi leurs objectifs ( Missions/programmation/collections), les modalités de l’accueil des publics( Services éducatifs, accueil des personnes handicapées…) leurs activités ( conférences, publications, visites guidées, ateliers pour les enfants…)ainsi que d’autres « Services », comme une librairie, une cafétéria ou un centre de documentation.

Ken rêve de préserver  

le monde, comme

Christo!

Premier constat : l’offre est tout à fait abondante, en France, pour diffuser l’art contemporain. Et elle concerne, en grande majorité, les arts plastiques, et très peu les autres formes d’art vivant. Seul le groupe  des arts visuels, Peinture/sculpture/photos/videos/installations/dessin/graphisme/architecture/ est concerné….Et les centres d’art se « spécialisent » depuis 10 ans : certains sur le dessin (FRAC Picardie) ou d’autres sur l’architecture (FRAC Centre). Les musées, quant à eux,  profitent de l’art contemporain pour « aller jusqu’à aujourd’hui » et dépasser la chronologie de  leurs collections habituelles (collections d’art moderne et  l’archéologie en passant par les musées de sciences naturelles).
Deuxième constat : l’accueil des publics est surtout orienté vers les publics des enfants et des scolaires, en particulier. Et cela grâce  aux professionnels qui accompagnent le public (médiateurs). Pour les adultes, l’offre  concerne surtout ceux qui connaissent déjà bien l’art contemporain (conférences, rencontres d’artistes, vidéos…), même si la « diffusion pour tous » est toujours affirmée dans les objectifs.
Troisième constat : l’offre de services est très réduite, et n’a guère évolué depuis 20 ans : cafétéria ou bar, au mieux, et un centre de documentation sur rendez-vous, a minima. Un site Internet, la plupart du temps, mais pas de réservation en ligne possible et pas d’approche Web2.0, signalée (collaboration avec des artistes, réflexion de critiques, accès de tous, participation, invitations, etc…). Très peu de boutiques, alors qu’elles fonctionnent bien là où elles existent, du Palais de Tokyo au MACVAL de Vitry/s/Seine.
Remarquons aussi l’absence de  normes pour les politiques tarifaires et horaires, sans doute calquées sur les autres établissements culturels locaux, qui, après tout, font ce que bon leur semble, diversité des situations locales obligent ! Le petit guide, décidément excellent,  donne donc tous les renseignements sur les horaires et tarifs.
Quatrième constat : si l’on s’en doutait un peu, une chose devient certaine, grâce au guide :  en lisant attentivement  l’ouvrage, on y « lit » que  le grand écart entre « Maisons de la culture » et « Centres d’arts vivants »  a aujourd’hui abouti à la rupture. Le divorce « Education populaire » et « Culture » a bien eu lieu. Par exemple, les objectifs sont bien de présenter des artistes, le mieux possible, mais les relations avec les habitants, les adultes, en particulier, les relations avec les amateurs, les artistes locaux, les élus, ainsi que les  projets territoriaux à venir, tout cela  ne transparait dans aucun projet.  D’où une étrange impression : le « meilleur » sera très certainement choisi, présenté, et pour le reste une sorte de routine s’est installée : on fait des expositions; on fait de l’accueil de scolaires de façon systématique, parce que cela, on sait bien le faire, depuis de nombreuses années. Bien sur il faut continuer, mais, comme on ne peut pas tout faire, évaluer les actions, les moyens, devrait sans doute être une obligation lorsque les financements sont publics. Evaluer pour évoluer. 
Quelles sont les causes de cette relative stagnation des habitudes?  Nous pensons, comme de nombreux sociologues, que  les intangibles des centres d’art ne sont pas remis en question par les 1000 personnes qui constituent, en France, le « milieu professionnel » de l’art contemporain. Le milieu ( Presse, instutions publiques, inspecteurs, critiques, directeurs de lieux, commissaires d’expositions, enseignants d’écoles d’art, etc…)  a une part importante de responsabilité du « format » des centres d’art.  Il y a beaucoup de non-dits, dans leurs décisions, d’ailleurs : qui choisit les artistes ? Sur quelles bases ? Après quelles négociations ?  Qui décide de ce qui sera présenté, des expositions, des publics visés…Sur ce sujet, ces interrogations, lire l’excellent essai de Nathalie Heinich « Faire voir ,l’art à l’épreuves de ses médiations », Ed. Les impressions nouvelles, 2009.
AUJOURD’HUI on aimerait que, pour les centres d’art à venir, soient  posées des questions simples, qui nous paraissent évidentes, en tous cas, pour sortir de ce « On sait faire,  alors on répète ce que l’on sait faire »! Des questions comme :
– Quel projet pour quels habitants ? Pour une implication réelle du lieu dans le tissu local ?
– Comment le projet s’inscrit-il dans les stratégies locales, les priorités, les projets à venir, (tous les grands proejts, et pas seulement  les projets artistiques et culturels) et comment y participera-t-il?
– Quels nouveaux services pour mieux correspondre à la réalité (Notamment à la diversité des groupes formés par le public le plus large possible, qui, tout le monde le sait, n’existe pas, sauf qu’il fait plus d’1,80m…)
– Quelles relations, bien organisées,  avec les entreprises locales,  les collectionneurs ou les différents acteurs locaux ? Leur a-t-on demandé leurs avis?
– Faut-il une  créer une collection  ? Parmi les objectifs, quel type d’aide aux artistes ? (Artistes en Résidences, choix/durée/ types et rythme des expositions, publications) et avec qui ?  
– Quelle ouverture aux autres formes d’art, d’activités ou de diffusion  (Spectacle vivant, ou musiques actuelles, télévision…) ?
– Quel format pour les activités sur le Net, quelles complémentarités entre visite et e-visite, e-connaissance, toutes deux virtuelles ?( Voir, sur ce blog, la présentation de  Maxwell Anderson lors de la journée des musées et du Web , en 2009, Indiana, USA).
– Quel accueil pour le visiteur occasionnel, venu en touriste, souvent étranger, et qui peut être un bon ambassadeur de la qualité du lieu, ou un futur partenaire du lieu ?
– Quel statut juridique, quel  nouveau modèle économique ?
Car dans ces questions,  sont tout de même contenus les réels enjeux de la création de tout centre d’art, lorsque le service public de la culture en est à l’origine, que l’on peut résumer comme une nouvelle forme de correspondance et d’évaluation entre demande et offre.
La création d’un nouveau centre, avec ces questions nouvelles, peut éviter le côté « hors sol » assez dominant dans les institutions actuelles, et créer de nouvelles relations entre acteurs de la culture  et  élus, administrations,  différents pouvoirs locaux. Des relations plus claires, dans la mesure ou les élus et les administrations souhaitent aussi produire de nouveaux lieux, pour que la population locale et leurs projets prioritaires puissent en profiter pleinement, et que ces lieux soient productifs , porteurs de sens pour la ville, le département et/ou la région. 
Conclusion
Un nouveau centre d’art, assez gigantesque, a posé ces questions avant d’exister, pour prendre de nouvelles directions que les chemins des centres d’art traditionnels. Et il a réussi! Il s’agit de Tabakalera, une ancienne fabrique de tabac, en Espagne (Pays, basque, San Sebastian), qui va bientôt passer à la phase « travaux ».Leurs équipes, leur directeur, leur programme, le lieu, la ville : tout est magnifique !
Nous reparlerons de Tabakalera dans un autre billet, mais vous pouvez vous « rendre »sur son site , analyser ses choix, sa démarche sous-jacente, dès maintenant  : http://www.tabakalera.eu, soit sur Facebook.
Tous les liens de la Tabakalera sur Facebook, des interviews, des savoirs- faire  : 
http://www.facebook.com/tabakalera#/tabakalera?ref=mf– Interviews with the artists that take part in « Sounds to Tabakalera ».
– Tabakalera résonne » Un regard dans le noir.
– Regardez le processus de montage de l’exposition
– Tabakalera Centro Cultura-Contemporánea Tabakalera Tabakaleraren eraikina 3 dimentsiotan ikus daiteke Google Earth-en. Gozatu! / El edificio actual de Tabakalera modelado ya está colocado en Google Earth. ¡Pasen y disfruten!

http://earth.google.es/download-earth.html
– Tabakalera Centro Cultura-Contemporánea Tabakalera Guztiok zaudete gonbidatuta / Estáis tod@s invitad@s/ Everyone is invited / Vous êtes invités

Ken au Club Med  KEN AU CLUB MED!!

Ken a récupéré le « petit »- dont il doit aussi assurer la rentrée scolaire-au Club Med!

 Ken est donc venu chercher le Petit à la garderie du Club, avant de prendre son avion retour vers Paris. Ken s’amuse toujours dans ces moments-là. Il constate que les décors pour les enfants font toujours allusion – ici les mille et une nuit – à des représentations d’adultes! Les enfants n’ont aucune « représentation » a priori. Les lieux décorés pour les enfants, avec trop de standards, voir de niaiseries,  sont, en fait, très et trop souvent, des lieux-pour-les-parents!

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.