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C’est très moche chez vous?

 

Ken le Carolo

Ken le Carolo

Votre ville n’a « rien », pas même une petite église romane pour attirer les touristes? Votre campagne n’est qu’un tas de boue? Votre plage est souillée été comme hiver ? Ne soyez pas tristes, chers amis, car ce petit blog, qui décidément est une mine d’or, vous propose le Kit touristique de la Ville « la plus moche du monde » élue comme telle y compris par ses habitants, j’ai nommé : Charleroi, en Belgique ! Mon amie Vanessa Grandgagnage (Direction de la Stratégie touristique – Commissariat général au Tourisme Wallonie Bruxelles) n’a pas résisté, voyant que j’avais adoré la jolie Belgique que prépare Mons, capitale européenne de la culture en 2015, à me communiquer cette expérience grandiose et hors du commun et je la remercie ici de vous faire ce beau cadeau, à la fois artistique et marketing!
I- LA VILLE LA PLUS LAIDE DU MONDE Charleroi a compris, elle, qu’elle était la Reine de quelque chose, et donc sans concurrence. Bruxelles, Bruges, Gand, toutes ces villes sont belles, admirables et éminemment culturelles! En étant  laide, Charleroi propose « une autre Belgique », un « voyager autrement » qui enthousiasmeront, de plus, des cibles de visiteurs épatantes : les plus jeunes et les plus curieux, les blasés de tout et les intellos en manque-de-nouveautés-à-penser, les courageux et les « pas difficiles », bref, des CSP++ et  des jeunes ( dont rêve l’industrie touristique, inutile de le repréciser). Ces touristes de « rêve » ne râlent pas, s’enthousiasment en permanence de tant de laideur inédite, et voudront tous  partager leur émotion avec leurs amis sur les réseaux sociaux. Vivre une expérience, voir du « jamais vu ! », voilà deux tendances fortes du tourisme culturel et ce projet y répond parfaitement.

logo_black_180– CHARLEROI ADVENTURE ! Un  URBAN SAFARI!
Charleroi a l’un des taux de chômage les plus élevés du pays après l’extinction de l’industrie du charbon et de l’acier. La ville n’a pas non plus « reverdi », comme on le fait en France, ses terrils et ses anciennes villes minières. Elue « plus laide ville du monde » par un récent sondage du journal néerlandais Volkskrant, Charleroi, ou  plutôt l’un de ses  habitants, un artiste, Nicolas Buissart, a pris l’exact contre-pied du tourisme classique pour honorer cette mauvaise réputation. L’élite locale (Politiques, élites, par exemple) et les pros du tourisme de l’Office n’ont pas trop apprécié, au début du projet, mais depuis plusieurs années cette proposition connait un grand succès avec plus sieurs groupes de visiteurs inscrits chaque semaine.Lisons la Com’:
« Suivez nous pour un safari urbain et découvrez l’endroit où la mère de Magritte s’est suicidée, la maison de Raymond La Science (de la bande à Bonnot !), celle de Marc Dutroux, notre métro –fantôme et la rue la plus déprimante de Belgique ! Puis grimpez au sommet d’un terril avant de visiter une authentique usine désaffectée. Nous vous souhaitons une agréable visite sur notre site, découvrez notre itinéraire et réservez un siège pour le trip de votre vie. L’équipe de Charleroi Adventure ».
Charleroi VGII- UN ARTISTE A CONÇU LE SAFARI, Nicolas Buissart , (diplômé des Beaux-Arts, s’il vous plait ! ). Nicolas vous fait la visite en vous conduisant d’abord vers le site raté et abandonné, après plus de 10 ans de travaux, du projet de métro pour Charleroi, dont les stations sont aujourd’hui vides et les quais ravagés par les graffitis et le vandalisme. Après cette promenade risquée– saut des barrières sur la voie, trous dans les clôtures(voir la vidéo) vous escaladez un terril poussiéreux – vue magnifique sur les friches ! – et visitez le clou du passé de la ville lorsqu’elle était riche, ces aciéries abandonnées, rouillées, complétement désertes, où même les herbes folles ne poussent plus. La plus ancienne aciérie, Les Forges de la Providence, construite en 1836 a été reconvertie en atelier et un espace de performances par des artistes locaux. A votre retour par les méandres gris des rues (rue de Mons,«le chemin le plus laid de Belgique », aux dires de Nicolas, vrai spécialiste du laid,  vous rejoindrez les les décombres d’un hangar lui aussi délaissé, et converti en vaste dépotoir.  Pour le déjeuner, direction le centre commercial dans un petit café ou tout autre lieu  où Nicolas a ses habitudes.
– UNE PHOTO-SOUVENIR ? Nicolas a aussi ses coins favoris, comme ce lieu où vous poserez pour  la photo à côté d’une voiture incendiée ou devant un mur blanc noirci, tout souriants et avec votre cornet de frites.
Prix du safari : 25 € pour une tournée de cinq ou six heures, y compris un pique-nique.
VOIR LA MAGNIFIQUE VIDÉO DE LA VISITE AVEC NICOLAS BUISSARD COMME GUIDE !

 

urban GameCONCLUSION
Le tourisme culturel n’existe pas partout. C’est là son moindre défaut. Sans un cadre culturel ou naturel de grande qualité, ou sans événement majeur, n’y pensez même pas…Pourtant, convertir les faiblesses et les menaces d’un site absolument moche en véritables atouts et opportunités touristiques et culturels est tout de même possible! Liverpool (UK), avant d’être désignée Capitale européenne de la Culture, mais aussi Détroit, devenue ville en faillite et fantôme aux USA ont aussi subi ces passages à vide suivis d’une renaissance! Seine-Saint Denis Tourisme  propose  sans doute le meilleur exemple de reconversion d’une banlieue ingrate en ville « touristique » : le département, avec de fines stratégies,  fait feu de tout bois (Proximité de Paris, visites d’ateliers, balades de peintures ou de graf, rencontres avec les habitants…). Par contre, l’Ile de la Réunion, qui aurait pu se convertir en « Ile de Tous les Dangers » –ses requins odieux, ses routes dangereuses, ses séismes, son magnifique volcan bien vivant… n’a pas eu l’audace de créer une Réunion Adventure. A mon humble avis elle aurait dû, de nombreux touristes étant de plus en plus blasés par l’uniformité et la banalité qui guette notre tourisme en  France ou ailleurs. La sécurité est bien le premier incontournable du voyage, je le sais, mais plutôt que de recréer ex nihilo des parcs d’aventure, pourquoi ne pas plutôt sécuriser les vrais sites d’aventure authentique?

JR 2012 CharleroiPOUR EN SAVOIR PLUS !
1)CONTACT Contactez-nous pour un safari, ou pour une visite sur mesure ! Par email : info@charleroiadventure.com
Ou appellez-nous directement : +32.494.98.26.43. Et rejoignez-nous sur facebook Urban Safaris de Charleroi Adventure en anglais (+32 494 982643,charleroiadventure.com )
2) Où séjourner à Charleroi ? Nicolas Buissart vous conseille : Un séjour d’une nuit à Charleroi est uniquement recommandé aux voyageurs les plus robustes. L’Hôtel Pantone (pantonehotel.com ; double à partir de 79 €), près de la Gare du Midi de Bruxelles (45 minutes de Charleroi)offre un bon contraste avec  le gris du safari. L’hôtel est affilié à la société de correspondance des couleurs et le thème Pantone s’étend aux différentes pièces de couleurs.
3)Voir l’article d’Emma Beddington (The Guardian, langue anglaise) que nous avons utilisé pour cet article, ici Et cet article sur  « Format » ( en allemand) .

Asphalt_ParraIII- D’AUTRES ATOUTS CULTURELS DE LA VILLE, 7 exemples :
Le street art sert de fil conducteur à l’art contemporain  avec 1) une biennale d’art urbain, -ASPHALTE#1, créée pour « Participer au renforcement de l’attractivité de la ville et positionner Charleroi sur la scène culturelle, artistique et sociale belge » La ville devient un véritable musée à ciel ouvert du 3 mai au 26 octobre 2014. Une dizaine d’installations envahissent l’espace public. Voir les très bons commissaires, Alice van den Abeele et Raphaël Cruyt, qui  expliquent leur démarche . Les artistes 2014 : Invader, Boris Tellegen, Steve Powers, Todd James,Maya Hayuk , Sixe Paredes, HellO Monster, Huskmitnayan, Escif, Parra, Poch, Sozyone Gonzales, etc… 2). JR, à qui nous avons consacré un billet, avait en 2012 initié cette Biennale en affichant dans la ville 750 portraits des habitants, hilares 3) – La Ville des mots ! Chaque année en Communauté française de Belgique, une ville devient le centre névralgique de « La langue française en fête » et des « Ville des mots ». Jeux de mots, aphorismes, poésie s’affichent, s’exposent, se suspendent sur autant de calicots,banderoles, oriflammes, phylactères. La ville élue en sème des parterres de fleurs qui composent des mots, des vitrines transformées en autant de pages, etc…4) La ville en couleurs de L’Ancre : des artistes professionnels se mettent au service de l’expression citoyenne comme moyens d’information, de sensibilisation, d’interpellation, de proposition, de changement collectif. Les citoyens développent des liens sociaux dans leur quartier à population multiculturelle et grâce à ces ateliers, s’ouvrent à la culture et deviennent curieux des lieux culturels. Les artistes soutiennent les riverains et leur donnent des outils pour leur permettre de valoriser leur créativité, créer des espaces conviviaux imaginés par les habitants et pour eux.5) Maitallurgie, ou encore ( 6)cette fabuleuse équipe d’ Urban Game JAM de Charleroi, des designers, illustrateurs, développeurs et musiciens qui développent des jeux vidéos sur le thème de l’urbanité Exemples de jeux vidéos ici . 7 Vill3: L’objectif de Vill3 est de rendre aux Carolos la possibilité de contribuer au débat sur les mutations urbanistiques de la ville, par le biais d’un processus de réflexion et de création, axé sur la pratique des arts urbains et, plus généralement, sur la contribution de l’art au développement social.Toutes ces propositions s’ajoutent, évidemment, à un fonds « classique (lecture, musée…) mais nous pensons que ces nouvelles compétences pourraient, davantage que celles de l’offre classique de culture,  participer à  actualiser les stratégies et offres touristiques locales, voilà pourquoi nous vous les avons « sélectionnées »!
4) Lien vidéo (si  la vidéo  ne marchait plus sur le blog- On ne sait jamais, avec ces petites bêtes...).
Ken et sa Google CarKEN LE TOURISTE PARFAIT
Ken avait décidé de faire un petit tour avec sa nouvelle Google Car, qui conduisait sans lui. En bon Touriste Parfait accro de son job, il trouvait sa GC formidable pour ses rendez-vous d’affaires car il pouvait y réviser ses dossiers sans conduire, y préparer ses voyages, y réserver ses nombreux palaces et apprendre les quelques mots d’un chinois régional qui lui manquaient parfois. En toute liberté. Son seul problème  était son ex, Barbie. A chaque petit voyage e »n Google Car, elle lui serinait « Mais arrête, Kenou (sic !), je SAIS que tu as mis un fantôme pour conduire à ta place, quand le rendras-tu visible, my Dear ? »

Notre photo volée, comme d’ab, sur « images » de Google quand vous avez déjà tapé « Google Car »  dans la fenêtre… : Ken devant sa « Google Car »  vous souhaite une bonne semaine et vous attend pour de nouvelles aventures  next week! See you later! 

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