Ce que le Tourisme apporte à la Culture!

BurenLa suite de notre saga! Après  Ce que la Culture apporte au Tourisme, la semaine dernière, voici les apports du Tourisme à la Culture en 10 points! Vous pourrez compléter ce tableau et partager vos expériences dans ce petit blog qui est fait pour cela, n’oubliez jamais! Nous vous invitons aussi  aujourd’hui au  Rendez-vous du CRT (Comité Régional du Tourisme ) de la  Région Provence-Alpes Côte d’Azur, le 19 novembre prochain, qui sera entièrement consacré au Tourisme Culturel! Vous trouverez votre invitation en conclusion de ce petit billet.

1- Une visibilité : le tourisme propose tout d’abord une « vitrine » pour les activités culturelles, dont le Tourisme assure la promotion comme il le fait pour les autres activités, localement et à l’international.
2- L’amélioration des offres culturelles grâce aux compétences du tourisme : que ce soit pour l’accès,la qualité de l’accueil,  les aides à la visites ou la fidélisation des visiteurs, le Tourisme peut apporter des compétences et des moyens nouveaux pour donner une impulsion aux activités culturelles.Il suffit « simplement » de vouloir travailler « ensemble » pour croiser des compétences qui ne sont pas toujours celles de la Culture :  connaissance des clientèles et de leurs nouveaux comportements ; marketing et communication ; commercialisation de l’offre vers les Tours opérateurs ou création d’un Pass touristique.

A condition de en pas s’isoler, d’apporter une contribution aux schémas locaux de développement touristique,chaque site ou événement culturel peut profiter de ces compétences et moyens que sait mobiliser l’industrie touristique.Enfin la  » mise en tourisme » d’équipements ou d’événements culturels protite de l’ensemble de ces compétences pour accueillir le « public le plus large possible » et pour inscrie el site ou l’événement sur son territoire. Les retombées économiques  d’un développement harmonieux sont, cela est prouvé,  très importantes.
3- Une très bonne connaissance des usages du Numérique, des Data (Flux de visiteurs, Smart Cities…) jusqu’à l’extrême personnalisation de l’offre qui est possible aujourd’hui.L’expertise du tourisme dans ce domaine est très riche, ses acteurs étant en général à la pointe de ce secteur difficile car la profusion y est la règle. Et, le plus intéressant, c’est que l’adaptation du « mode de penser et de vivre » apportées par les différentes filières du numérique est immédiatement comprise et déclinée en produits par l’industrie touristique.
La Culture institutionnelle pourrait en profiter davantage, car elle tarde à bien comprendre ces changements et ces ruptures et n’a créé aucun ralliement général comme l’a fait le tourisme avec ses Formations dès 2005 ou ses « Animateurs numériques des Territoires ». A notre avis c’est l’une des causes des nouvelles et fortes inégalités que l’on observe dans le monde culturel : on observe d’un côté quelques 200 « champions » du numérique (Fontevrault),  mais encore trop de sites ou d’événements qui  restent  à l’écart de cette révolution et n’ont pas de solutions face à la désintermédiation, au partage, au  collaboratif  ou encore à l’e-commercialisation (Billetteries; Boutiques ou séjours culturels et innovants).

Les Loups3- La majorité de la fréquentation des sites et des évènements culturels
Les différentes filières et métiers du Tourisme œuvrent à développer l’arrivée, les activités et la fidélisation de plus de 200 millions de touristes et excursionnistes chaque année, en France. Entre 40 et 90% des publics des sites patrimoniaux et des Festivals importants sont des touristes. Le tourisme est donc un partenaire indispensable et nécessaire à la fréquentation des sites, lieux et évènements touristiques. Le « suivi de ces visiteurs est également le fait du Tourisme, via ses observatoires régionaux ou études thématiques.

4- La fameuse « démocratisation » des visiteurs ! Ajoutons, car de nombreuses études l’ont démontré, que le profil des visiteurs touristiques est beaucoup plus « démocratique » que celui des visiteurs habituels, dont ceux de la proximité .Pourquoi? Parce que l’on visite volontiers un musée lorsque l’on est en vacances, quelle que soit son érudition, sa catégorie sociale et professionnelle, ses revenus, alors que l’on ignore souvent le musée de sa propre  ville, celle où l’on habite. Même pour les visiteurs qui n’ont pas la Culture comme motivation dominante, une visite culturelle « occasionnelle » , couplée avec une autre activité, est alors très fréquente.

5 – Le choix et la comparaison de destinations culturelles
Depuis un siècle environ le Tourisme a « créé », organisé puis  géré des milliers de « destinations ».La Destination est bien le nerf de la guerre pour chaque pays,  région, ville, campagne. Ces « destinations » proposent des activités très diverses, des sports d’hiver aux Affaires, mais peuvent toutes comporter un volet culturel. Pour connaître et comparer des offres régionales, rien de mieux que les sites Internet des échelons territoriaux qui offrent un « choix de possibilités », accompagné de tous les renseignements pratiques pour aller sur place.Le site VisitSpain a poussé le raffinement en mettant ces fiches pratiques à côté de chaque présentation de sites culturels, : si vous voulez n’en voir qu’un seul, vous pouvez donc même réserver votre avion et votre hôtel depuis la fiche technique!
Le Grand éléphant6- Une chance pour le tout petit patrimoine et le patrimoine immatériel
Si certaines destinations sont  presqu’exclusivement « culturelles », avec des chefs d’oeuvres incontournables, comme Bilbao, les châteaux de la Loire, Pompéi et la Grande muraille de Chine, le Tourisme sait aussi  très bien promouvoir les petits monuments ou l’architecture vernaculaire d’un milieu rural. Grâce à ce « petit patrimoine diffus », qui témoigne de l’identité d’une région,  la Culture peut souvent faire la différence et éviter la « banalité » d’un séjour en renforçant l’attractivité de chaque destination par rapport à ses concurrentes.La Bretagne profite, par exemple,  de ce gain d’identité pour toutes ses propositions.Le Patrimoine immatériel (Fêtes calendaires; coutumes; contes, façons de faire…) est aussi très présent, grâce au du tourisme rural et , sans le tourisme, la majorité de ce patrimoine immatériel  et son authenticité tomberaient peut-être dans l’oubli.

7 – Une industrie en recherche permanente de « nouveaux produits »En France le tourisme représentait, en 2014, 7,4 % du PIB , (en consommation touristique -source DGE,chiffres clés 2014)  générant 1 310 000 emplois dans plus de 280 000 entreprises  cette industrie doit en permanence « nourrir », si j’ose dire, ces infrastructures et services par de nouvelles activités.Ces produits nouveaux seront autant d’appels adressés aux touristes potentiels, et ils contribuent aussi  à « actualiser l’offre » pour qu’elle ne vieillisse pas face aux nouvelles exigences des Jeunes, par exemple.

Même les « produits de niche » et alternatifs comme le tourisme créatif, (celui ou un petit groupe fabrique de l’artisanat ou réunit quelques amateurs pour peindre des aquarelles)  seront les bienvenus.Aujourd’hui les applications numériques – visites des villes, de monuments..  et les  IBeacons pour visiter les lieux fermés –  sont  valorisés par  la communication touristique qui s’appuie en permanence sur des « veilles » pour dénicher des perles rares dans tous les domaines, sans exception.

8- Une connaissance de la concurrence! Pour évaluer les conditions de réussite d’une nouvelle proposition, en fonction de l’offre concurrentielle culturelle  sur un territoire, rien de mieux qu’un petit café en compagnie d’un professionnel du Tourisme pour en parler. La concurrence ( Le pays, la région ou la ville d’à côté.) est en effet  le cauchemar permanent des professionnels du tourisme,  et  leurs  stratégies visent à attirer tous les visiteurs pour qu’is n’aillent pas chez le voisin mais chez eux. Le spécialiste du Tourisme a donc une vue d’ensemble de cette concurrence et pourra vous aider à tout simplement faire mieux ou à apporter votre petite musique personnelle (différenciation des offres).
Oiseau museum9- Une exigeance de professionnalisme pour mieux « Communiquer ». Cette qualité peut paraître anecdotique, mais le diable se cachant souvent dans les détails, mieux vaut en faire état.Prenons un exemple : sur les sites culturels (Internet ou réels) , des volumes assez affolants de textes attendent les visiteurs (Historique du Château par le menu; ou histoire de chaque mouvement artistique, etc…) Parfois, sur un site culturel, je me dis que c’est un copié/collé de l’ancienne présentation écrite qui frôle la thèse d’Etat…Parfois, dans une exposition, je me dis que si je lisais tous les cartels et notices figurant dans une exposition, j’y passerait huit ou dix heures, debout. – Savoir résumer sans simplifier, penser au visiteur, enlever tout le vocabulaire – jargon, tenir compte de la capacité physique de ce visiteur et au fait qu’il voudrait bien, et en quelques mots savoir POURQUOI votre site est intéressant et pourquoi il doit venir le voir. Tout cela fait trop souvent défaut, l’érudition trop abondante emportant tout l’intérêt des questions simples auxquelles, pourtant, peu de réponses claires sont apportées.  Un oeil extérieur, un oeil « Ami », celui du Tourisme, me semble indispensable pour améliorer  la commmunication (Des dépliants à la présentation en passant par les usages numériques et les traductions  en langues étrangères!).

Voitures a l envers10 – Un potentiel de développement
Le « potentiel » touristique des sites et des évènements culturels est le suivant : 90% des sites culturels pourraient augmenter leur fréquentation! Sauf une centaine de sites qui sont en surcapacité de charge, comme le furent Lascaux ou Carnac  et de  très petits sites comme les maisons d’écrivains, dont la capacité de charge est limitée, les 20 000 monuments historiques, sites archéologiques, musées et évènements ouverts à la visite, en France, souffrent surtout d’une fréquentation insuffisante par rapport à leur capacité d’accueil, et donc de revenus propres issus de leur fréquentation.
Les retombées économiques, en particulier, si elles sont bénéfiques pour le territoire, pourraient aussi mieux profiter directement au secteur culturel.
– Ajoutons aussi ce « public en ligne », pour le développemnt. Ces internautes avides de contenus même s’il ne viendront jamais visiter votre musée, monument ou Biennale d’art contemporain. La FIAC a mis  n ligne une visite virtuelle pour renforcer sa notoriété , tout comme mle Rijksmseum d’Amsterdam qui nous fait jouer, découper, imprimer toutes ses oeuvres à volonté, en ligne; La France souffre d’ un grand retard pour prendre en compte ces milliards de personnes bien présentes sur  Internet, à qui la Culture fait peu de proposition alors que les USA en ont fait depuis longtemps l’un de leur Soft Power préféré (Oeuvres en ligne en HD , mais aussi MOOCs et jeux pour les « enfants/adolecents/ adultes »  sur les sites Internet).

Enfin, si tous les nouveaux sites culturels évoquent des objectifs de « développement territorial et touristique  » lors de leur création (Louvre-Lens; Pompidou-Metz; Musée Soulages; nouveau festival ou nouvelle biennale d’art contemporain…), peu est fait pour entretenir la flamme, dans la durée,  et faire que l’inscription sur le territoire porte ses fruits après les premières années d’euphorie (Inauguration; nouveaux publics…) ,d’une façon durable. Fidéliser les différents visiteurs est encore une démarche assez peu structurée.

CONCLUSION : comment BIEN  tirer parti de ces complémentarités entre Culture et Tourisme dans la vraie vie, avec des offres de qualité? Rejoignez l’équipe de l’Observation Touristique le 19 novembre à Marseille, nous en parlerons tous ensemble et j’aurai la joie de vous connaître! Voir le PROGRAMME et S’INSCRIRE !

unnamed

INVITATION

  • Le Comité Régional de Tourisme Provence-Alpes-Côte d’Azur a le plaisir de vous inviter à son prochain Rendez-vous du CRT sur le thème « Tourisme et Culture » :

Jeudi 19 novembre 2015 de 9h00 à 12h30 au Château de la Buzine (Marseille)

  • Animée par Hubert HUERTAS, journaliste – écrivain, et ponctuée par de nombreuses interventions d’experts et de professionnels dont celle d’Evelyne LE HALLE Nouveau Tourisme Culturel, cette rencontre permettra de répondre aux interrogations suivantes :
    Quels enjeux pour nos destinations ? Quelles synergies Tourisme et Culture ? Quelles bonnes pratiques de mise en tourisme du patrimoine et des événements culturels ? Comment mieux travailler la notoriété et l’attractivité des territoires touristiques en prenant appui sur la culture ?

Le Programme! 

9h30/10h : INTRODUCTION

Les enjeux et conditions de la synergie tourisme et culture – Evelyne LE HALLE NTC

  •  10h/10h45 : TABLE RONDE 1 Les grands projets, développement territorial et tourisme culturel 

– Marseille Provence 2013 capitale européenne de la Culture : 2 ans après, quid du tourisme culturel à Marseille ? Quels effets ? Bertrand COLLETTE- Directeur de projet MP2013

Maxime TISSOT – Directeur Office de tourisme Marseille

– Un projet d’avenir : Arles et la Fondation Luma – Jean Pierre BOEUF –  Directeur Office de Tourisme d’Arles

– Comment faire évoluer l’image d’une ville et de sa région autour d’une dynamique d’innovation culturelle ? La réussite du Voyage à Nantes –Evelyne LE HALLE – Consultante 

  • 10h45/11h30 : TABLE RONDE 2 Les événements culturels majeurs et les  bonnes pratiques de mise en tourisme 

– Festival d’Art Lyrique d’Aix en Provence, Un exemple de mise en tourisme d’un événement de renommée internationale – Sophie RAGOT Responsable Prospective Publics et Anne-Sylvie GAUTIERChargée des Collectivités

– Retombées économiques de la Culture sur le tourisme aixois – Michel Fraisset – Directeur Office de Tourisme d’Aix-en- Provence

– La scénarisation d’un site culturel phare, le Palais des Papes et « Luminescences » – Jean Paul TRINQUIER – Directeur adjoint Avignon Tourisme

– Outils de promotion de mise en tourisme des sites et événements culturels – Anne-Marie BERNARD, Directrice communication CRT PACA

  • 11h30/12h15 : TABLE RONDE 3  Cinéma et séries TV, notoriété et attractivité pour les destinations touristiques

– Tournages et scénarisation des lieux ? Le succès de « Plus Belle La Vie » – Philippe CARREZE – Réalisateur de la série

– Le tournage de film, vecteur d’image et de notoriété à l’international ? Maxime TISSOT – Directeur Office de Tourisme de Marseille et Stéphane RIZZO Ville

– Promotion des territoires et retombées économiques des tournages de film – Chantal FISCHER  – Service Cinéma et Audiovisuel – Région PACA

LE LIEU DE LA RENCONTREJEUDI 19 NOVEMBRE 2015 – 9h-12H30

Chateau de la Buzine – Marseille – 56, Traverse de la Buzine, 13011 Marseille

www.chateaudelabuzine.com

  • POUR TOUT RENSEIGNEMENT SUR CETTE RENCONTRE : 
Saoussen BOUSSAHEL Chargée d’études Observation
Comité Régional de Tourisme Provence-Alpes-Côte d’Azur
Maison de la Région – 61, La Canebière – CS 10009 – 13231 Marseille Cedex 01
Tél. : +33 (0)4 91 56 47 34 / Fax : +33 (0)4 91 56 47 02
E-mail : observatoire@crt-paca.frrendezvouscrt@crt-paca.fr
tourismepaca.fr | rendezvouscrt.fr | infotourismepaca.fr

 

avec le zebre en gp et la mainKEN LE TOURISTE PARFAIT  avait un emploi du temps très chargé, cette semaine. Bien sûr avec un tour du monde et  six ou sept palaces, comme à son habitude. Evidemment  il avait aussi usé et abusé des transports de luxe (12 jets privés et des chauffeurs pour ses rendez-vous dans les plus jolies voitures du monde…) et fait des Affaires juteuses pour payer les cadeaux de Noël de son ex, Barbie Chérie! Mais en plus, aujourd’hui, Barack l’avait appelé à la rescousse : Nicolas, le  français, venait en visite à la Maison Blanche et Ken était chargé de savoir si cette visite était officielle..Ou pas! Juste la galère….

 

NOS PHOTOS, dans le texte,  ont été VOLÉES au Voyage à Nantes! La Ville renversée par l’art avec des loups dans les douves du château, un canari géant qui se prélasse dans les jardins du Muséum, un éléphant qui remplace les petits trains touristiques ou encore une voiture à l’envers…Nantes et ses anneaux de la mémoire de l’esclavage , par Buren ( Première photo).   Retrouvez les 27 nouvelles oeuvres d’art sur le site du Voyage à Nantes, ICI! Ou sur celui d’Estuaire, la Biennale d’art contemporain de Nantes-Saint-Nazaire,!

 

8 pings

Passer au formulaire de commentaire

  1. […]   […]

  2. […] Sourced through Scoop.it from: http://www.nouveautourismeculturel.com […]

  3. […] Le tourisme propose tout d’abord une « vitrine » pour les activités culturelles, dont le Tourisme assure la promotion comme il le fait pour les autres activités dont il assure la promotion localement et à l’international.  […]

  4. […]   […]

  5. […] La suite de notre saga! Après Ce que la Culture apporte au Tourisme, la semaine dernière, voici les apports du Tourisme à la Culture en 10 points! Vous complétez ce tableau et partagez vos expériences dans ce petit blog qui est fait pour cela, n’oubliez jamais!  […]

  6. […] « Ce que le Tourisme apporte à la Culture! […]

  7. […] 1- Une visibilité : le tourisme propose tout d’abord une « vitrine » pour les activités culturelles, dont le Tourisme assure la promotion comme il le fait pour les autres activités dont il assure la promotion localement et à l’international. 2- L’amélioration des offres culturelles grâce aux compétences du tourisme : que ce soit pour l’accès, les aides à la visites ou la fidélisation des visiteurs, le Tourisme peut apporter des compétences et des moyens nouveaux pour donner une impulsion aux activités culturelles.Il suffit « simplement » de vouloir travailler « ensemble » pour croiser des compétences qui ne sont pas toujours celles de la Culture : connaissance des clientèles et de leurs nouveaux comportements ; marketing et communication ; commercialisation de l’offre vers les Tours opérateurs ou création d’un Pass touristique. A condition de bien vouloir apporter une petite contribution aux schémas locaux de développement touristique,chaque site ou événement culturel peut profiter de ces compétences et moyens que sait mobiliser l’industrie touristique.Enfin la » mise en tourisme » d’équipements ou d’événements culturels protite de l’ensemble de ces compétences pour accueillir le « public le plus large possible ».3- Une très bonne connaissance des usages du Numérique, des Data (Flux de visiteurs, Smart Cities…) jusqu’à l’extrême personnalisation de l’offre qui est possible aujourd’hui.L’expertise du tourisme dans ce domaine est très riche, ses acteurs étant en général à la pointe de ce secteur difficile car la profusion y est la règle. Et, le plus intéressant, c’est que l’adaptation du « mode de penser et de vivre » apportées par les différentes filières du numérique est immédiatement comprise et déclinée en produits par l’industrie touristique.– La Culture institutionnelle pourrait en profiter davantage, car elle tarde à bien comprendre ces changements et ces ruptures et n’a créé aucun ralliement général comme l’a fait le tourisme avec ses Formations dès 2005 ou ses « Animateurs numériques des Territoires ». A notre avis c’est l’une des causes des nouvelles et fortes inégalités que l’on observe dans le monde culturel : on observe d’un côté quelques 200 « champions » du numérique (Fontevrault), mais encore trop de sites ou d’événements restent à l’écart de cette révolution et n’ont pas de solutions face à la désintermédiation, au partage, au collaboratif ou encore à l’e-commercialisation (Billetteries; Boutiques ou séjours culturels et innovants).3- La majorité de la fréquentation des sites et des évènements culturelsLes différentes filières et métiers du Tourisme œuvrent à développer l’arrivée, les activités et la fidélisation de plus de 200 millions de touristes et excursionnistes chaque année, en France. Entre 40 et 90% des publics des sites patrimoniaux et des Festivals importants sont des touristes. Le tourisme est donc un partenaire indispensable et nécessaire à la fréquentation des sites, lieux et évènements touristiques. Le « suivi de ces visiteurs est également le fait du Tourisme, via ses observatoires régionaux ou études thématiques.4- La fameuse « démocratisation » des visiteurs ! Ajoutons, car de nombreuses études l’ont démontré, que le profil des visiteurs touristiques est beaucoup plus « démocratique » que celui des visiteurs habituels, dont ceux de la proximité .Pourquoi? Parce que l’on visite volontiers un musée lorsque l’on est en vacances, quelle que soit son érudition, sa catégorie sociale et professionnelle, ses revenus, alors que l’on ignore souvent le musée de sa propre ville, celle où l’on habite. Même pour les visiteurs qui n’ont pas la Culture comme motivation dominante, une visite culturelle « occasionnelle » , couplée avec une autre activité, est alors très fréquente.5 – Le choix et la comparaison de destinations culturellesDepuis un siècle environ le Tourisme a « créé », organisé puis géré des milliers de « destinations ».Le nerf de la guerre pour chaque pays, chaque région, ville, campagne. Ces « destinations » proposent des activités très diverses, des sports d’hiver aux Affaires, mais peuvent toutes comporter un volet culturel. Pour connaître et comparer des offres régionales, rien de mieux que les sites Internet des échelons territoriaix qui offre un « choix de posssibilité » accompagnées de tous les renseignements pratiques pour aller sur place.Le site VisitSpain a poussé le raffinement en mettant ces fiches pratiques à côté de chaque présentation de sites culturels, : si vous voulez n’en voir qu’un seul, vous pouvez donc même réserver votre avion depuis la fiche technique!6- Une chance pour le tout petit patrimoine et le patrimoine immatérielSi certaines destinations sont presqu’exclusivement « culturelles », avec des chefs d’oeuvres incontournables, comme Bilbao, les châteaux de la Loire, Pompéi et la Grande muraille de Chine, le Tourisme sait aussi très bien promouvoir les petitsmonuments ou l’architecture vernaculaire d’un milieu rural. Grâce à ce « petit patrimoine diffus », qui témoigne de l’identité d’une région, la Culture peut souvent faire la différence et éviter la « banalité » d’un séjour en renforçant l’attractivité de chaque destination par rapport à ses concurrentes.La Bretagne profite, par exemple, de ce gain d’identité pour toutes ses propositions.Le Patrimoine immatériel (Fêtes calendaires; coutumes; contes, façons de faire…) est aussi très présent, grâce au du tourisme rural et , sans le tourisme, la majorité de ce patrimoine immatériel et son authenticité tomberaient peut-être dans l’oubli.7 – Une industrie en recherche permanente de « nouveaux produits »En France le tourisme représentait en 2014 7,4 % du PIB , (en consommation touristique -source DGE,chiffres clés 2014) générant 1 310 000 emplois dans plus de 280 000 entreprises cette industrie doit en permanence « nourrir », si j’ose dire, ces infrastructures et services par de nouvelles activités.Ces produits nouveaux seront autant d’appels adressés aux touristes potentiels, et ils contribuent aussi à « actualiser l’offre » pour qu’elle ne vieillisse pas face aux nouvelles exigences des Jeunes, par exemple.Même les « produits de niche » et alternatifs comme le tourisme créatif, (celui ou un petit groupe fabrique de l’artisanat ou réunit quelques amateurs pour peindre des aquarelles) seront les bienvenus.Aujourd’hui les applications numériques – visites des villes, de monuments.. et les IBeacons pour visiter les lieux fermés – sont valorisés par la communication touristique qui s’appuie en permanence sur des « veilles » pour dénicher des perles rares dans tous les domaines, sans exception.8- Une connaissance de la concurrence! Pour évaluer les conditions de réussite d’une nouvelle proposition, en fonction de l’offre concurrentielle culturelle sur un territoire, rien de mieux qu’un petit café en compagnie d’un professionnel du Tourisme pour en parler. La concurrence ( Le pays, la région ou la ville d’à côté.) est en effet le cauchemar permanent des professionnels du tourisme, et leurs stratégies visent à attirer tous les visiteurs pour qu’is n’aillent pas chez le voisin mais chez eux. Le spécialiste du Tourisme a donc une vue d’ensemble de cette concurrence et pourra vous aider à tout simplement faire mieux ou à apporter votre petite musique personnelle (différenciation des offres).9- Une exigeance de professionnalisme pour mieux « Communiquer ». Cette qualité peut paraître anecdotique, mais le diable se cachant souvent dans les détails, mieux vaut en faire état.Prenons un exemple : sur les sites culturels (Internet ou réels) , des volumes assez affolants de textes attendent les visiteurs (Historique du Château par le menu; ou histoire de chaque mouvement artistique, etc…) Parfois, sur un site culturel, je me dis que c’est un copié/collé de l’ancienne présentation écrite qui frôle la thèse d’Etat…Parfois, dans une exposition, je me dis que si je lisais tous les cartels et notices figurant dans une exposition, j’y passerait huit ou dix heures, debout. – Savoir résumer sans simplifier, penser au visiteur, enlever tous le vocabulaire – jargon, tenir compte de la capacité physique de ce visiteur et au fait qu’il voudrait bien, et en quelques mots savoir POURQUOI votre site est intéressant et pourquoi il doit venir le voir, tout cela fait trop souvent défaut . Un oeil extérieur, un oeil « Ami », celui du Tourisme, me semble indispensable pour améliorer la commmunication (Des dépliants à la présentation en passant par les usages numériques et les traductions en langues étrangères!).10 – Un potentiel de développementLe « potentiel » touristique des sites et des évènements culturels est le suivant : 90% des sites culturels pourraient augmenter leur fréquentation! Sauf une centaine de sites qui sont en surcapacité de charge, comme le furent Lascaux ou Carnac et de très petits sites comme les maisons d’écrivains, dont la capacité de charge est limitée, les 20 000 monuments historiques, sites archéologiques, musées et évènements ouverts à la visite, en France, souffrent surtout d’une fréquentation insuffisante par rapport à leur capacité d’accueil, et donc de revenus propres issus de leur fréquentation.Les retombées économiques, en particulier, si elles sont bénéfiques pour le territoire, pourraient aussi mieux profiter directement au secteur culturel. – Ajoutons aussi ce « public en ligne », pour le développemnt. Ces internautes avides de contenus même s’il ne viendront jamais visiter votre musée, monument ou Biennale d’art contemporain. La FIAC a mis n ligne une visite virtuelle pour renforcer sa notoriété , tout comme mle Rijksmseum d’Amsterdam qui nous fait jouer, découper, imprimer toutes ses oeuvres à volonté, en ligne; La France a ungrand retard pour prendre en compte ces milliards de personnes bien présentes sur Internet, à qui la Culture fait peu de proposition alors que les USA en ont fait depuis longtemps l’un de leur Soft Power préféré (Oeuvres en ligne en HD , mais aussi MOOCs et jeux pour les « enfants/adolecents/ adultes » sur les sites Internet). Enfin, si tous les nouveaux sites culturels évoquent des objectifs de « développement territorial et touristique » lors de leur création (Louvre-Lens; Pompidou-Metz; Musée Soulages; nouveau festival ou nouvelle biennale d’art contemporain…), peu est fait pour entretenir la flamme et faire que l’inscription sur le territoire porte ses fruits après les premières années d’euphorie (Inauguration; nouveaux publics…) et d’une façon durable.  […]

  8. […] mieux se connaître, à dépasser ses « représentations » et ses différences, à bien étudier ce que le Tourisme apporte à la culture et ce que la Culture peut apporter au Tourisme. Elaborer le planning d’un « travail ensemble » […]

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.