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Overtourisme, les excès du Tourisme

Aujourd’hui nous parlerons des débordements du tourisme, en particulier de la surfréquentation de grandes villes. Venise, par exemple, va mal et les photos comme celle de ce paquebot de croisière irritent les amoureux de la ville ( les habitants ne sont plus très nombreux !) qui appellent les élus de la ville à éloigner le débarquements des croisières loin des zones fragiles de l’une des plus belles cités historique du monde. Et un Rapport vient de paraitre il y a quelques mois qui fait le point sur l’état des lieux de la surfréquentation et les solutions à apporter, avec une carte très intéressante des pays et villes les plus menacées, et ce rapport propose aussi des solutions. Précisons enfin que les pays, villes ou villages concernés ne représentent qu’un pour cent mille, au plus, des sites à visiter dans le monde, ce que les anti-touristes, qui se précipitent toujours sur cet overtourisme avec gourmandise ne précisent jamais. Mais l’urgence et les menaces, avec un accroissement continu du Tourisme dans le monde,doivent nous obliger à bien tenir compte de ces débordements de la fréquentation touristique.Au risque de Tourismophobie, car ces excès ont de nombreuses appellations !
QUE FAIRE ?
Evidemment tous les experts s’accordent pour dire qu’il n’y a pas de solution miracle, ce que confirme le Rapport qui préconise une planification à long terme, et, si possible, des tests permanents pour détecter les signes avant-coureur de la surfréquenttion.
I- BIEN COMPRENDRE LA NATURE DE PROBLÈMES
– 1- La résolution ne viendra que si toutes les parties prenantes sont autour de la table et d’accord pour négocier des solutions ; Le constat doit être commun avec le rôle de chacun dans cet état des lieux plutôt que sa culpabilité ;
– 2- Bien comprendre les solutions : faire des scenarii, bien connaître et éprouver leurs résultats dans d’autres environnements ;
– 3- Approuver l’état des lieux et les propositions de solutions collectives ;
– 4- Détecter les signes avant-coureurs de la surfréquentation ;
– Si le Rapport commence par souligner que les cas de surfréquentation ont rarement des causes rarement similaires, le résultat est le même et on peut regrouper les désordres en 5 grandes catégories, que nous connaissons à peu près tous car la presse est bavarde sur ces sujets qui provoquent la colère des habitants gênés par l’overtourisme et de nombreuses discussions sur les est réseaux sociaux au moindre dysfonctionnement. L’image de la destination dépend de ce que l’on en dit, et ces outrances de la surfréquentation font partie des points extrêmement négatifs.( Ma Photo sur la Promenade des Anglais, à Nice, où sont régulièrement organisées des « animations » . Ici en  2014). 

II- LES 5 GRANDS CHANTIERS À CONDUIRE
1. Les habitants, premières victimes : hausse des loyers, centres historiques devenus inabordables, déménagement forcés, saleté et nuisances sonores, incivilités, mono-industrie qui détruit d’autres acteurs de l’économie et n’attirent plus les compétences, etc…etc.. Le lien entre « habitants et touristes est aussi, nous l’avons souvent démontré dans ce blog, un point fort de la réussite du tourisme et du tourisme culturel en particulier. Ce lien est le garant, l’atout précieux d’un tourisme durable et responsable. Parmi ces habitants, de nombreux commerces et Services sont cependant orientés vers un unique but : continuer leur business et si possible gagner plus! Hélas, les convaincre qu’un tourisme de qualité est le bon choix est souvent plus difficile que de leur faire peur avec les catastrophes de sites saturés de touristes.
2. Les infrastructures saturées : routes, autoroutes ou ruelles de la ville, mais aussi parkings et autres services à la population, de la Sécurité à la Santé en passant par le Nettoyage et traitement des déchets ou l’entretien de l’environnement naturel. En France, alors que l’on sait y porter remède dans d’autre pays, compter deux ou trois heures pour entrer au Louvre, à au Musée d’Orsay ou à la Tour Eiffel…
3. La diminution de l’intérêt touristique : et effet « meurtre de la poule aux œufs d’or » que connait Venise depuis des années. La Cité des Doges, joyau inouï du passé du monde, vit depuis quelques décennies une lente agonie. Par contre les sites qui ont posé des limites de flux ne sont pas désertés pour autant : en témoignent les visites de Grenade en Espagne (Réservation préalable) ou du de la cité Inca du Machu Picchu, (Réservation) qui a limité ses arrivées à limité à2.500 personnes par jour.
4. Les dommages causés aux ressources naturelles : de très bonnes aides au diagnotsic existent pour les grands sites du monde (UNESCO) mais aussi en France (Grands sites de l’Occitanie et Grands Sites de France). Rappelons qu’il n’y a pas d’entrée ou de barrière pour accéder aux 41 grands sites de France, comme la Baie de Somme, le Marais poitevin ou la Pointe du Raz.

5.Les dommages et menaces permanentes sur le Patrimoine et, plus généralement, sur la culture immatérielle des pays ou villes, qui perdent leurs « façons de faire » ancestrales et inventent souvent de faux rites pour les touristes.(Photo : Victoire de samothrace, Le Louvre, Visual Hunt).

 

III- 6 VILLES  QUI BOUGENT ! le Rapport analyse 68 villes du monde et, avec les quelques critères de surfréquentation,les a classées en différentes catégories, dont celles du danger imminent ou déjà bien installé. Un Dossier des Echos Week-end du 6 et 7 avril analyse aussi la Tourismophobie propose les solutions retenues pour les 6 villes suivantes:
VENISE cherche son salut dans la technologie, avec 545 touristes par habitant (H : 55 000 et T :30 millions apr an) : numérus clausus pour le Carnaval (20 000 personnes sur la Place Saint Marc) s’est bien passé cette année. Des capteurs permettront de contrôler les flux, de fermer les lieux en surchauffe, et « Six technologies sont en train d’être testées », nous s
– dit Stefano Lupieri qui écrit l’article des Echos.
– BARCELONE va sanctuariser son centre –ville sanctuarisé, avec 20T par habitants, (H : 1,6 million et T : 32 millions par an) mais les touristes sont concentrés entre les Ramblas et le Barrio Gotico, espace qui rassemble 60% des hébergements touristiques. Un nouveau plan d’urbanisme empêche toute nouvelle installation d’hôtel, augmentation de lits ou reprises d’établissements d’hébergement. Création d’une License municipale pour les logements chez les particuliers ; passés de 81 en 2005 à 9006 en 2014 ; avec de fortes amendes prévues pour le non –respect de cette législation
AMSTERDAM lutte contre ses boutiques à touristes avec 20 touristes par habitant (H :830 000 et T :17 millions par an). Numérus clausus des boutiques de souvenirs dans l’hyper centre ; Durée des locations des particuliers limitée à 30 jour (et non 60) car ces logements sont passés de 4500 à 22000 en quatre ans. Amendes (1,6 million d’euros cette anné) et augmentation de la taxe de séjour de 10%.
BUDAPEST fermera des bars la nuits, avec 2,4 Touristes pr habitant, (H : 1,7 million et T :4,1 million).Un peu comme à Barcelone , des « Easyjetteurs » viennent passer la nuit et boire dans 500 établissements concentrés dans 2 km2 du quartier juif, et les habitants n’en peuvent plus. Un vote des habitants du quartier a eu lieu en février mais les habitants n’étaient pas assez nombreux à y participer car beaucoup sont partis habiter ailleurs, dit le reportage des Echos. Bilan : les nuits blanches continuent.
DUBROVNIK victime de Game Of Thrones depuis 2011…97 touristes par habitant.( H : 43000 ; T :4,2 millions par an). Les visites guidées sont en surchauffe dans la citadelle, et l’UNESCO menace de retirer son Label de Patrimoine mondial attribué en 1979 si les arrivées ne dépassent les 8000 personnes par jour dans la citadelle. . Le gros problème ? Les croisiéristes, dont le quota devrait être abaissée à) 4000 personnes par jour cette année. La solution est donc de lisser les arrivées avec la coopération de la CLIA (Cruise Lines International Association).
SANTORIN , halte aux flux des croisiéristes, aussi ! 154Touristes par habitant. (H : 13 000 et T :2 millions par an). En 2017, 409 bateaux de croisières, débarquant chaque jour 12000 personnes, ont jeté l’ancre au bord de l’ile. Il faut ajouter aussi 2000 touristes venant de Crète, grâce à deux ferry par jour. Ces touristes rapportent peu : 55,80 euros/personne, à l’économie locale, mais privent les habitants de leur territoire qu’ils polluent lourdement, on s’en doute avec de tels chiffres! Cette année, les autorités ont limité à 8000 les arrivées.
Santorin va donc tenter la seule solution qui vaille, à mon humble avis : passer d’un tourisme de masse, qui pollue, coûte très cher, enlève toute authenticité et tout « passé » aux lieux, à un tourisme de qualité avec de petits volumes d’arrivées. En plus, ces touristes en petite quantité et qualifiés comme la plupart des touristes culturels dont la principale motivation est culturelle, rapportent beaucoup à l’économie locale, comme nous le démontrons dans ce petit blog plusieurs fois par an (Nantes ou Paris ; Lyon ou Mougins…). Ca tombe bien!
Cela tombe bien ! (Photo : Le Louvre en 2015, photo Evelyne Lehalle ).

IV – LES SOLUTIONS préconisées par le Rapport du WTTC, World, Travel § Tourism Council reprennent et résument les solutions les pus courantes et qui ont fait leurs preuves.
Voici le lien du Rapport pour les voir en détail, et en voici la liste :
1. Lissage du nombre de visiteurs dans le temps ou pour des espaces délimités. Dé-saisonnaliser le tourisme est évidemment au programme.
2. Mieux répartir les flux sur les différents sites
3. Ajuster les prix pour un équilibre Offre/demande
4. Réguler les offres d’hébergement
5. Limiter les accès, et…les activités !

CONCLUSION Impossible de tout dire sur ce douloureux sujet, mais un sujet qui souligne que le tourisme laissé à ses objectifs commerciaux (gagner le plus d’argent en dépensant le mojns possible) est intenable. Non pas parce que ces objectifs ne sont pas politiquement corrects, mais surtout parce que se ruses incessantes des lobbies d’une ville qui privilégie les acteurs du tourisme de masse conduisent inévitablement au désastre, et l’autodestruction, que dis-je, au suicide à moyen ou long terme. La lente chute de Venise est emblématique de ce qui est intolérable. Plus de sévérité des labels «attrappe-touristes» serait aussi une vraie solution, ces labels faisant la force du mauvais tourisme de masse pour promouvoir une destination. Si vous êtes tamponné « UNESCO », votre destination est mille fois plus facile à vendre! Et enfin pensons que nous vivons une forte nouvelle croissance du Tourisme international, avec +4 à +6 % par an et même + 7 % en 2017 avec 1,322 milliard de personnes ayant voyagé à l’étranger, selon le dernier baromètre de l’Organisation mondiale du tourisme. Une devise semble les rassembler : toujours plus nombreux, toujours plus loin, toujours moins cher. Mais cela n’est pas une fatalité ! L’arrivée massive de nouveaux voyageurs, ceux des pays émergents, devrait mobiliser les acteurs autour de solutions pour évitr tout désastre : mieux les accueillir, avec des offres de qualité (Hébergement, transport, activités) afin qu’ils reviennent, tout simplement.(Ma photo : rayon Souvenirs de la Suisse à l’aéroport de Zurich). 

ET VOUS,  MES AMIS LECTEURS, QUE PENSEZ VOUS DE CES SOLUTIONS?  EN CONNAISSEZ-VOUS D’ AUTRES? MERCI DE BIEN VOULOIR LES PARTAGER DANS LES COMMENTAIRES DE CE PETIT BLOG OU SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX! 

POUR EN SAVOIR PLUS
1- RÉFÉRENCES DU RAPPORT MANAGING OVERCROWDING IN TOURISM DESTINATIONS PAR LINDA BENOTMANE – December 2017- Copyright © McKinsey & Company and World Travel & Tourism Council6 Cover image: © petekarici/Getty Images
Le dossier de Presse que m’a envoyé le WWTC (merci !) https://www.wttc.org/media-centre/press-releases/press-releases/2017/tourism-overcrowding/
Le Lien du Rapport, ici, sur le site du WTCC.
https://www.wttc.org/-/media/files/reports/policy-research/coping-with-success—managing-overcrowding-in-tourism-destinations-2017.pdf?la=en
: https://www.wttc.org/-/media/files/reports/policy-research/coping-with-success—managing-overcrowding-in-tourism-destinations-2017.pdf?la=en
2- Définition de « capacité de charge« – L’OMT définit la capacité de charge comme «le nombre maximum de personnes susceptibles de visiter une destination touristique en même temps, sans causer la destruction du physique, environnement économique et socioculturel et une baisse inacceptable de la qualité de la satisfaction des visiteurs. ».
3- Le photographe Ricardo Cases a sillonné la ville catalane, ses rues, ses plages, ses bars, envahis de hordes de touristes. En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/m-actu/portfolio/2016/09/02/a-barcelone-l-overtourisme_4991667_4497186.html#b5WSuxKkDGGPTlY5.99
4- Photo des  navires à Venise : les 500 paquebots annuels qui arrivent à Venise sont interdits d’approcher la place Saint-Marc depuis novembre 2017 http://explo-re.com/giant-cruise-ship-landed-venice/MSC . Le Magnifica est le dernier navire de la classe Musica de MSC Cruises et est entré en service en 2009. Il a été remis à neuf en 2014. Le navire peut accueillir jusqu’à 2 550 passagers.

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KEN LE TOURISTE PARFAIT  voyait qu’il s’en passait de belles, au dessus de sa tête! Oui, il lisait les billets où il faisait de la haute figuration,et cette fois-ci il était bien d’accord : lui qui sillonnait le monde, allait de palace en jet privés pendant toutes ces semaines où il ne cessait de traviller lors de ses réunions d’affaires, rien ne valait un petit coin tranquille ou un désert pour ne rencontrer aucun autre Touriste, surtout  Parfait, comme lui : son ex, Barbie chérie, risquait d’en tomber amoureuse….

 

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