Juil 26

Vivre une expérience? La traduction…

Vivez une expérience! nous propose le Tourisme. Car il en est ainsi : aujourd’hui vous ne partez plus en voyage.Trop simple, trop bête. Non, aujourd’hui, et c’est  l’industrie touristique qui le dit, vous n’êtes pas dans un train pour aller revoir votre famille, vous êtes en train de vivre de vivre une expérience, ce qui change tout! Les destinations mais aussi les études du marketing touristique nous annoncent  chaque jour une nouvelle expérience à vivre. Voyez nos photos !
Evidemment, vous avez d’autres priorités que cette promesse d’expérience : vous êtes  morts de fatigue et voulez plutôt vous reposer ; ou encore vous partez en famille retrouver vos marques. Alors, pourquoi ce slogan ?
Nous avons voulu en savoir un peu plus, savoir ce que le Tourisme, ses pros, ses experts disaient de l’impact de la révolution digitale sur l’avenir du tourisme, et voici quelques réponses dans cette vidéo ! Comme tous nos billets, celui-ci  permettra aux aux professionnels de la culture  de « traduire » cette « expérience » dans leurs offres dans un contexte qui n’a pas fini de changer!

I- QUELLE EXPÉRIENCE ? En apparence, l’industrie touristique tient ses promesses, en matière de tourisme expérientiel, ou d’intelligence émotionnelle et  chaque destination propose des choses différentes. Grosso modo,on peut regrouper en trois groupes  les centaines d’expériences touristiques qui vous proposent une « expérience » :
Vivez des choses extraordinaires, hors du commun, voire dangereuses! Les catalogues touristiques sont remplis des moments de sport de l’extrême, de randonnées, d’escalades vertigineuses ou de courses en tous genres. Objectif : réenchanter votre quotidien, révéler le héros qui dort en vous et vous surpasser en dépassant la peur. L’offre sportive est d’ailleurs celle qui correspond le mieux à ce premier groupe.
Vivez comme un local! Le message est simple et beaucoup plus « culturel » : vous venez d’ailleurs, vous rêvez d’une autre vie, de partager celle des hôtes. Comme vous détestez les touristes qui butinent des block-busters ou des lieux communs, la promesse est de  vous intégrer dans la communauté des « habitatns du coin ». C’était le message des Bourguignons en 2012 (notre photo ci-dessous) mais surtout, si on cherche des pionniers, des Greeters depuis 1995 : « Nous ne sommes pas de simples guides pour touristes, nous sommes aussi des habitants qui accueillons et rencontrons des habitants venus d’ailleurs pour partager nos passions avec eux. »
Voyagez Autrement ! là encore, la déclinaison des propositions invite au voyage insolite, par son organisation (dormir dans des yourtes ou au musée (notre billet) ou à tout ce que vous aurez le privilège d’y découvrir (le caché, les coulisses, le « jamais-vu »…)

II- TOURISME ET TECH, Nouveau couple gagnant pour la France : une vidéo
Pourtant, ces expériences ne sont que la face cachée d’un travail plus important, qui consiste à mobiliser, actuellement, toute l’innovation pour enrichir l’industrie touristique avec…l’ « expérience utilisateur »,UX,  pour les intimes et fans de Tech! Les américains ont commencé, l’Europe et la France suivent, la Chine est challenger.
Quel est l’impact de la révolution digitale sur l’avenir du tourisme? Sur BFM, Frédéric Simottel et ses invités analysent l’état des lieux et proposent leurs solutions. Avec: Guillaume Poulain, rédacteur en chef de TOM. Alexandre Jorre, directeur marketing & communication d’Amadeus France. Francois Bourquin, chief digital officer chez orange. Serge Pilicer, président-fondateur des entretiens de Vixouze

LA VIDÉO : Emission l’Hebdo, présentée par Frédéric Simottel, sur BFM Business. Vidéo mise en ligne le 14/07/2017. Durée : 30 minutes (Oui, c’est un peu long, je sais  mais vous pouvez l’écouter comme une radio, vous n’êtes pas bobligés de regarder!

 

ANALYSE RAPIDE DE LA VIDÉO
–  Serge Pilicer (Entretiens de Vixouze) évoque un « changement de moyens » et de nouvelles collaborations, face aux évolutions du marché. Et tous les participants citent ces évolutions : avec les usages numériques, l’industrie touristique a revu et corrigé toutes ses relations avec ses clients ( Traduction en langue Culture: sa connaissance et ses relations avec les visiteurs/spectateurs).L’ensemble des pays européens mais aussi du monde ont fait face  aux mutations brutales qui chamboulent nos anciens  modes d’organisation, comme  l’utilisation des big data, la personnalisation de l’offre mais aussi les voitures sans chauffeur, l’intelligence artificielle, les Robots ;  tout cela, à des degrés divers, change radicalement la façon de penser le tourisme, et tous les acteurs devraient, ensemble, se coordonner pour agir,  souligne Guillaume Poulain, rédacteur en chef de TOM. Tous les participants citent aussi l’urgence, en conséquence de tous leurs constats,  de produire différemment les offres et les revenus de la commercialisation.

III- VIVRE UNE EXPÉRIENCE : l’impact de la révolution digitale sur l’avenir du tourisme
Les particiapants s’accordent aussi sur un constat : L’Europe n’a pas, et de loin, créé ces dix dernières années les premières entreprises du monde qui sont toutes digitales et toutes américaines, « avant que les chinoise ne déboulent », dit Alexandre Jorre, le représentant d’AMADEUS . Or notre pays, on le sait, est en retard pour la digitalisation des entreprises, et doit donc recréer un écosystème plus efficace (60% entreprises sont digitalisées alors qu’au BENELUX et en GB ce chiffre est de 80%).
– Par exemple AMADEUS dit  « On ne vend plus du voyage on vend une expérience depuis la maison jusqu’au point d’arrivée. Il faut donc offrir le meilleur service possible au bon moment ». Orange, avec ses multicapteurs, sait analyser votre environnement et quand on peut, ou non, vous proposer quelque chose (data).
– Ce que confirme François Bourquin, (Orange), quand il dit se mobiliser pour « améliorer l’expérience utilisateur » grâce aux « nouvelles formes d’algorithmes ». Il faut donc bien comprendre ce dont a besoin tel ou tel touriste pour « améliorer son expérience », en analysant le touriste « en situation », avec les données sur son environnement.
« Le client n’a pas simplement acheté un voyage, il a acheté quelque chose d’exceptionnel, un moment de vie, une tranche de vie, il va acheter une expérience », dit en résumé François Bourquin.

CONCLUSION : Vivre une expérience fait référence aux  différentes utilisations de l’ensemble de l’innovation, à un moment donné, dans le monde. S’il semble, dans la vidéo, que les acteurs du tourisme aient tous décidé de prendre leur destin numérique en main et d’anticiper les ruptures (Cf.les désagréments de l’UBÉRISATION de l’économie touristique…), les professionnels de la Culture en sont très éloignés. Il semble, par exemple, dans la centaine d’études et de News de la Presse culturelle que je lis chaque mois, que  le milieu culturel focalise ses énergies sur les « applications » et la réalité virtuelle mais beaucoup moins sur d’autres innovations, comme le traitement des Big data, les algorithmes ou l’intelligence artificielle. Pourtant, ces innovations et celles à venir forment déjà depuis quelques années  le contexte du développement futur. Où l’on retrouve, comme solution à ces cloisonnements,  la bonne idée de travailler entre acteurs de la Culture, du Tourisme et de l’Innovation, pour s’enrichir mutuellement de connaissances et de nouvelles pratiques!

POUR EN SAVOIR PLUS !
– LA VIDEO « TOURISME ET TECH nouveau couple gagnant pour la France », le lien ICI. 
– Un article d’Usbek & Rica cette semaine ( Merci Frédéric Dufau !) : QUAND LES GAFA CONTRÔLERONT LE MONDE , avec trois scénarios hallucinants ! 1- La Silicon Valley, nation numérique et terre d’asile ; 2- Le monopole de la guilde spatiale ; 3- La caste des immortels.

  • Bienvenue dans la « TechPlomatie prophétise Anders Samuelsen, ministre danois des Affaires étrangères, qui croit nécessaire une nouvelle diplomatie discutant d’égal à égal avec les grandes entreprises de la tech. « Dans le futur, nos relations bilatérales avec Google seront aussi importantes que celles que nous avons avec la Grèce ! ». Le 13 février 2017, la capitalisation boursière d’Alphabet (maison mère de Google) dépassait les 577 milliards de dollars. Et celle d’Apple flirtait avec les 700 milliards de dollars. Soit plus que le PIB de la Suisse ou de la Belgique en 2015, et plus du double de celui du… Danemark. Le coût du nouveau campus d’Apple, qui devrait ouvrir en 2017, avoisinera les 5 milliards de dollars.Un autre monde? Non, le nôtre, et si possible un monde à partager.

D’autres vidéos de BFM sur des sujets semblables (Numérique, Tourisme..- Le 24 juin, stratégie digitale du groupe Barrière ; -le 17juin, Intelligence artificielle: quelle place dans la relation client ?- Sécurité, digitalisation des entreprises (les « instapreneurs »)-Comment recruter des geeks ? -Le 10/06 : Intelligence artificielle et robotisation: Qui seront les gagnants de cette révolution ?- Comment les TPE et les PME peuvent-elle tirer parti des réseaux sociaux ? 17 juin : Intelligence artificielle et la robotisation. Qui seront les gagnants de cette révolution ?
– Pour les débutants, notre dernier billet sur le petit Guide et les notions clés pour la valorisation numérique des patrimoines (16p.)

 

 

 

 

PHOTOS PHOTOS Éditeur : XP DIGIT
Vivre une Expérience pr Seine-Maritime Tourisme © 2015 XP DIGIT / VITTRE EXP¨2REICNE BLEU KLEIN
21 Expériences  » Canada, À Vivre pour vrai » en Chaudière-Appalaches Bureau d’information touristique / Tourisme Chaudière-Appalaches
– Expériencio Experiencio est une plateforme qui vous permet de vivre des expériences plus fantastiques les – -Spotted by Locals; Rendez-vous en France; Charleville/Sedan Tourisme; Rouen Tourisme; Baie de Morlaix Monts d’Arrée (Bretagne Tourisme).

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KEN LE TOURISTE PARFAIT  « Quel était le problème? » avait demandé Ken à la CGT? « Voilà, lui avait répondu le Syndicat de la Police, notre Bon Président ne nous répondra que si nous passons par une grande vedette internationaaaaaaale! ». Nous avions pensé à un People genre Julien Doré, mais il a refusé. Alors Rihanna nous a conseillé de nous adresser à vous,  Ken le Touriste Parfait ». D’accord, répondit Ken, ça marche! Mais pas avant septembre, là, je bosse car mon métier, vous le savez peut-être, c’est de fréquenter des palaces, prendre de nombreux vols et  participer à des réunions d’affaire sur les cinq continents.Aucun problème, répondit le Syndicat de la Police, en attendant nous avons beaucoup de travail : repérer des spots pour les Selfies, préparer un petit bain de foule pour notre Bon Président et trouver une musique solennelle pour son arrivée, genre symphonie de Bethowen, si vous voyez….

A mes amis Lecteurs : si vous cliquez sur le lien de « notre Bon Président… », en bleu ci-dessus, vous verrez que c’est une histoire vraie :  la CGT envisage réellement de passer par la case « People » pour attirer l’attention de  notre Président et obtenir, enfin,  un rendez-vous. 

Notre photo : Ken très « arty » lors d’un petit spectacle de Découflé, en 2012

Juil 20

Le Patrimoine UNESCO en questions

Commençons par une devinette : qu’ont en commun l’Art de la plaisanterie en Ouzbékistan, le Langage sifflé de l’île de la Gomera aux Canaries et le Rituel pour amadouer les chamelles en Mongolie? Réponse : ces coutumes sont toutes inscrites sur la liste du Patrimoine Immatériel de l’UNESCO !

Nous profitons aujourd’hui de la toute dernière réunion UNESCO en Croatie, avec de nouveaux sites inscrits la semaine dernière,  pour faire un petit tour d’horizon du Label, qui se porte bien. Quels sont les sites éligibles ? Que rapporte ce classement, grand ami du Tourisme aujourd’hui? Quels sont, enfin, les dangers de toute ville ou zone naturelle qui veulent inscrire un site sur la liste de l’ UNESCO?( Nos photos sont des sites en péril! Voir les 5  légendes en bas  du billet, et relire notre billet sur tous les autres Labels, ICI)

I- LES 21 NOUVEAUX SITES INSCRITS le 12 JUILLET 2017 !
La grande majorité de ces 21 sites ne sont pas Europe mais en Chine, Inde, Iran, Inde, Japon, Amérique Latine. Dans les années 80, l’Europe avait encore prééminence, et en 1981 ce sont, par exemple, 5 sites qui avaient été inscrits pour la France. Pour l’Europe, notons d’ailleurs, cette année, deux extensions du périmètre pour des biens déjà inscrits (Le Bauhaus et ses sites à Weimar, Dessau et Bernau)  et  qu’un groupe de trois pays a été incrit pour le même ensemble : les Ouvrages de défense vénitiens du XVIIème siècle. Ces trois pays sont la Croatie,l’Italie et le Monténégro.
Pour la France :  deux nouveaux sites ont été inscrits le 12 juillet: Strasbourg : de la Grande-Ile à la Neustadt, une scène urbaine européenne, qui est  extension de « Strasbourg –Grande Ile », partie du centre-ville déjà inscrite en 1988. La Neustadt est la ville nouvelle réalisée sous administration allemande (1871-1918) avec un style haussmannien pour l’urbanisme mais l’architecture est allemande. Et Taputapuātea sur l’île de Raiatea, dans l’océan pacifique, qui est un espace « politique, cérémoniel et funéraire » témoignant de mille ans de civilisation ma’ohi.
– La France est aujourd’hui l’un des pays qui compte le plus de Biens naturels et/ou culturels de la Liste avec 44 biens depuis qu’elle a ratifié la Convention UNESCO en 1975. Rappelons la diversification progressive de cette liste, souhaitée par l’UNESCO, qui a consisté, progressivement,  à  ne plus donner la prééminence à l’Europe ; à créer trois listes (Culture, nature, et « mixtes ») ; puis, en 2003, à  valoriser le patrimoine immatériel pour protéger et assurer la transmission des traditions et savoir-faire : « Dans les pays asiatiques, latino-américains ou africains, la culture ne s’exprime pas en laissant une trace matérielle. Il fallait rétablir le déséquilibre », dit Tim Curtis, chef de la section du patrimoine immatériel (Cf. article des Echos dans notre PESP). Sur quelque 50 dossiers « immatériels » présentés chaque année, 80% sont inscrits… Résultat, 365 pratiques figurent dans cet inventaire!
– VOIR La liste complète des 21 nouveaux sites ICI , inscrits, donc, en juillet 2017 lors de sa 41e session du Comité depuis la création de la Liste en 1972.

II- LES CRITÈRES DE SÉLECTION DE L’UNESCO
Pour figurer sur la Liste du patrimoine mondial, les sites culturels doivent avoir une valeur universelle exceptionnelle et satisfaire à au moins un des six critères de sélection :
1- représenter un chef-d’œuvre du génie créateur humain ;

2- témoigner d’un échange d’influences considérable pendant une période donnée ou dans une aire culturelle déterminée, sur le développement de l’architecture ou de la technologie, des arts monumentaux, de la planification des villes ou de la création de paysages ;
3- apporter un témoignage unique ou du moins exceptionnel sur une tradition culturelle ou une civilisation vivante ou disparue ;
4- offrir un exemple éminent d’un type de construction ou d’ensemble architectural ou technologique ou de paysage illustrant une ou des périodes significative(s) de l’histoire humaine ;
5- être un exemple éminent d’établissement humain traditionnel, de l’utilisation traditionnelle du territoire ou de la mer, qui soit représentatif d’une culture (ou de cultures), ou de l’interaction humaine avec l’environnement, spécialement quand celui-ci est devenu vulnérable sous l’impact d’une mutation irréversible ;
6- être directement ou matériellement associé à des événements ou des traditions vivantes, des idées, des croyances ou des œuvres artistiques et littéraires ayant une signification universelle exceptionnelle (Le Comité considère que ce critère doit préférablement être utilisé en conjonction avec d’autres critères)
Enfin rappelons la définition officielle du patrimoine mondial de l’UNESCO : un ensemble de biens culturels et naturels présentant un intérêt exceptionnel pour l’héritage commun de l’humanité, actualisé chaque année depuis 1978 par le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO, Organisation des Nations unies pour l’Education, la Science. Le Comité établit, depuis 1979, une liste du Patrimoine mondial.
Pour en savoir plus sur l’histoire et les évolutions du Label, voir sur le  site Internet du patrimoine mondial , ICI. 

III- À QUOI VOUS ENGAGEZ-VOUS?
1- Si vous posez votre candidature
– Huit ans de travail ! Le chemin pour décrocher le Label est long – en moyenne huit ans- et l’obtention éventuelle du Label est très coûteuse car, sans une personnalité reconnue à la tête de la candidature, sans une équipe très qualifiée et de nombreux voyages pour travailler puis faire connaître votre projet, sans l’ accueil d’innombrables experts internationaux, dont ceux de l’UNESCO, sans dossiers coûteux et artistiquement présentés (multimédia) et des équipes de Relations Presse et Comminication dédiées,  vous n’avez aucune chance d’être inscrits. Et encore je passe sous silence les actions « politiques » et diplomatiques » évoquées ci-dessus, moins « chiffrables ».
2- Si vous êtes inscrits :
– Vous jouez dans la Cour des Grands: «  Obtenir l’inscription sur la liste indicative dressée par l’État était simple il y a encore quinze ans, mais cette tâche s’est considérablement alourdie. La dimension politique, au niveau français, est devenue importante« ,  dit la journaliste Nathalie Silbert dans son très bon article des Echos de la semaine dernière. – Puis les jeux diplomatiques, comme pour les J.O ou l’Expo Universelle, entrent en jeu pour les étapes suivantes,qui visent essentiellement à séduire tous les experts pour obtenir une  Reconnaissance internationale
– Vous devrez protéger  l’ensemble de votre patrimoine, et pas seulement un monument ou un paysage remarquable.  En signant la Convention, vous devrez promettre que  vous disposerez  de moyens humains, scientifiques et financiers. Enfin il vous faudra établir que les habitants adhèrent  à vos projets et que le site inscrit a bien une   « fonction  dans la vie quotidienne » des habitants de proximité. Ce dernier critère a été ajouté suite à des dérives, lorsque les habitants n’étaient pas consultés, faisaient de la figuration ou encore  ne bénéficiaient pas des retombées du classement. Le Programme et les critères UNESCO ont pu être, dans le passé,  « imposés » par des dirigeants politiques à leur population, ou imposés à des centres historiques de villes dégradés par le tourisme de masse comme nous le verrrons ci-dessous.Ces critères d’adhésion de la population locale et  d’appropriation du Label et des actions à conduire pour le conserver sont en effet très importants aujourd’hui.

– A tout financer !
Vous n’aurez pas de subvention, car le Fonds du patrimoine mondial ne dispose que de 5 ou 6 millions de dollars/an pour organiser toutes les interventions d’experts dans le monde et fournir une aide d’urgence aux sites en péril : les pays en guerre sont donc prioritaires car de nombreux sites peuvent disparaître (Nos photos montrent toutes des sites en péril de l’UNESCO, maginfiques! ). La puissance de l’UNESCO pour lever de fonds en solidarité avec les pays dévastés par des guerres ou catastrophes naturelles est aussi reconnue et son  efficacité est bien réelle (Le Mali et la Syrie récemment).
– A participer à de futures campagnes pour la protection du patrimoine mondial : l’événement qui a suscité une prise de conscience internationale particulière sont  les campagnes internationales de sauvegarde qui ont commencé en Egypte, avec le projet de construction du barrage d’d’Assouan en 1959. Il fallait sauver les temples d’Abou Simbel de l’inondation du site du barrage et les gouvernements égyptien et soudanais lancèrent un appel. Une cinquantaine de pays participeront, au final, au financement des travaux! D’autres campagnes suivirent,  pour sauver Venise et sa lagune (Italie), les Ruines archéologiques de Mohenjo Daro (Pakistan), et pour restaurer l’Ensemble de Borobudur (Indonésie) ou de Palmyre en Syrie l’an dernier.

3- Enfin, pour garder votre titre, préparez-vous à rendre des comptes régulièrement …sur l’état de vos biens, même si seulement deux déclassements furent prononcés depuis 1975.Rappelons qu’après un premier avertissement en 2014 à la Ville de Venise, un second fut décidé en juillet 2016, lors de sa 40e session à Istanbul, et le maire devait proposer une nouvelle planification touristique en février dernier. Ces menaces sont donc le moyen de pression sur les élus car elles sont publiques et nuisent à la réputation du lieu, surtout au niveau national et international. Des évaluations auront lieu si votre site est en danger, et elles seront faites à partir des 5C des stratégies et objectifs de l’UNESCO : Crédibilité ; Conservation ; Développement des Capacités ;Communication et  Communautés.

IV- LES AVANTAGES DU LABEL UNESCO
1- Il apporte  NOTORIÉTE, PRESTIGE et  VISIBILITÉ à votre site culturel et/ou naturel. C’est, de très loin, le plus connu des Labels culturels, qui assurera à votre ville ou site rural une communication vers le monde entier ! La majorité des habitants est d’ailleurs très fière de ce Label car, au delà de la notoriété, le label apporte  une forme de reconnaissance, une évaluation positive de la valeur de leur patrimoine, et donc de leur histoire, et de leurs choix dans le passé ou de leur identité.
Pour les élus, ce sont aussi de nombreuses années de travail collectif récompensées et s’ils espèrent une reconnaissance de leurs électeurs, ils souhaitent aussi pouvoir « rentrer dans leurs frais » de candidature.
2- Il légitime un CHOIX DE QUALITÉ : tout site ou patrimoine immatériel qui a passé une convention avec l’UNESCO vaut « recommandation internationale » et donc, pour les acteurs du Tourisme, un certificat de « qualité et d’authenticité » du bien culturel. Le Tourisme peut donc le recommander les yeux fermés, si j’ose dire, à ses clients. Voilà pourquoi le Label est souvent utilisé comme flagship d’une destination.
– Ajoutons que ce gage de qualité est aussi précieux au niveau « local » car, nous le savons en France, la concurrence entre sites culturels est rude sur un même territoire, et le Tourisme se sent rarement autorisé à « choisir en lieu et place du milieu culturel ». Ce choix de la valeur historique et esthétique d’un site culturel (Monument, château, église, ensemble ou parcours historique, thématique …) ne relève pas des compétences du Tourisme, et le classement UNESCO règle le problème!
Remarque importante  : alors que la Conservation, la sauvegarde et la restauration du Patrimoine étaient à l’origine du projet UNESCO, le Tourisme et le développement local sont donc, peu à peu, devenus des avantages premiers du Label. Lorsqu’un site est inscrit, une convention signée, c’est l’assurance, pour l’Industrie touristique, d’une grande qualité de séjour, de visite et de plaisir pour les visiteurs.
3-La Création de  DESTINATIONS Le Tourisme International a aussi créé, depuis 45 ans, de nombreux voyages , parcours, iténéraires à partir des 1052 sites labellisés UNESCO dans le monde entier. Si chaque site n’est pas toujours le moteur d’une destination touristique, chaque site contribue fortement à l’attractivité d’une destination, d’autant que nombreux sont les sites mixtes « culture et nature ».
4- Des RETOMBÉES ECONOMIQUES Le  »label » Unesco apporterait, d’après les propriétaires de sites labellisés, 20 % de visiteurs supplémentaires et le nombre de visiteurs étrangers serait multiplié par trois. Tous les responsables du Tourisme affirmaient déjà, en 2007, dans cet article du Figaro que la fréquentation était en forte hausse dès l’inscription du site à l’UNESCO. A  Carcassonne (Inscrite en 2000) ; à Provins, inscrit en 2002  (« Dès la première saison touristique, nous avons constaté une hausse de 20 % »)ou à Lyon, qui avait lui aussi constaté un « effet Unesco » après son inscription sur la liste, en 1998:  « Avant, les gens traversaient Lyon sans s’arrêter ».
Pourtant, les experts sont parfois partagés car certains insistent, au contraire,  sur  les coûts supplémentaires qu’occasionne un  label et sur les inconvénients comme la sur-fréquentation, les désordres liés au tourisme de masse et à la spéculation immobilière, qui risquent de dévaloriser une ville, un site rural ou une station balnéaire.

V- LES RISQUES du Label UNESCO
La course au Label peut remplacer une vraie politique culturelle, celle qui est au plus près des habitants, inventive, de grande qualité, faite d’échanges et de liberté. L’inscription, parce que j’ai souvent vécu cette situation, est souvent un projet électoraliste, qui fera plaisir à la CCI locale, aux commerçants , aux acteurs du Tourisme local,bref, à ceux à qui ont pourra vendre des retombées économiques sans trop  évoquer les nuisances. Le choix des élus pour  promouvoir une ville, un site, une région est encore bien trop souvent celui du Tourisme qui pollue le plus, ce Tourisme de masse qui a beaucoup plus d’inconvénients que d’avantages.

– Comme nous l’avons vu, instruire une candidature revient très cher, ne serait-ce que par la durée (Huit ans, en moyenne, et on sait que le mécénat ne peut remplacer les collectivités publiques car il aime la visibilité immédiate). Bref, une ville ne peut pas assumer simultanément les coûts d’une excellente politique culturelle et ceux d’un Label. De plus, et surtout : avec Nantes ou Lyon ou Arles, par exemple, on sait aujourd’hui que les politiques culturelles  sont bien plus efficaces pour attirer les visiteurs, les jeunes professionnels et de nouveaux habitants, et pour fidéliser les travailleurs comme les habitants. Si vous êtes élu.e.s et que vous  voulez que vos Jeunes restent chez vous, peut-être vaut-il mieux construire une politque culturelle forte  et renoncer au Label?
Un afflux de visiteurs et des nuisances diverses, bien connues : bruit et chahuts nocturnes (Cf Barcelone)  ; ou Circulation, Parkings et Hébergement congestionnés; hausse du coût de la vie, de l’immobilier, des loyers,  etc…Au final : détérioration progressive de la ville ou du quartier, impression des habitatnts de ne « plus être chez eux », et de ne plus pouvoir y vivre, en particulier pour les jeunes (plus assez de logements pour les jeunes ou les petits salaires) ou y travailler (Coût des loyers).La dernière ville à se révolter est la magnifque Barcelone!
Une forme de disneylandisation, qui guette de nombreux sites touristiques, pas toujours inscrits sur la liste UNESCO , du Mont-Saint-Michel à Saint-Paul-de-Vence…Car, ayant peur de perdre les touristes, on ne change plus « un modèle qui gagne », on le renforce, on le conforte,on le rend « plus vrai que vrai ». L’objectif est de ne surtout pas décevoir les visiteurs par rapport à l’image promise.
Les grandes difficultés ou l’impossibilité de développement, pour les mêmes raisons : gare aux nouvelles constructions, aux nouvelles infrastructures (routes, ponts…) ou à la modernisation du bâti ou du paysage. Voir comment la Vallée de l’Elbe, en Allemagne, a perdu, son classement pour cause de « nouveau pont » ou comment  l’UNESCO a émis un avis défavorable sur les tours à Paris, dont la Tour Triangle de Jacques Herzog et Pierre de Meuron.

A vous de vous faire un avis, Chers Lecteurs, mais il ne faut pas sous-estimer ces risques, dont celui du tourisme de masse, qui sont aussi graves, à mon avis, que les catastrophes naturelles, le réchauffement climatique dans les pays du Sud ou le braconnage et les trafics qui, selon l’ONG WWF, mettent en danger 30% des sites classés au patrimoine mondial.Par contre, on ne parle pas beaucoup des difficultés liées aux Labels, voilà pourquoi j’ai pensé que faire un petit point était important.

Et vous, Cher Lecteurs, que pensez-vous de ce Label UNESCO? Et des Labels, en général? Merci de partager vos avis, cela nous fait tous avancer! 

EN SAVOIR PLUS

Liste du patrimoine mondial en Péril 

Organisation des Villes du Patrimoine Mondial (OVPM)
– Les Echos Patrimoine mondial de l’humanité : un label convoité Nathalie Silbert / Journaliste | Le 30/062017.
– L’association des bien français du patrimoine mondial (ABFPM).

– DOSSIER LABEL de la Gazette des Communes  :les classements et labels touristiques,comment ne pas les subir ou sont-ils à tous les coups gagnants pour le dévelopement économique / Les labels sont-ils vraiment des leviers de croissance ?, etc…
NOS PHOTOS

1-  HATTRA 1988 IRAK CCB Auteur :  VICTRAW — Travail personnel, Copyrighted free use, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=239514
2- Ville de Sanaa Yemen Par Ferdinand Reus from Arnhem, Holland — cropped version of Yemen, CC BY-SA 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=5962270
3- Tadrart_Acacus_Libye Girafe Roberto D’Angelo (roberdan) — This image was originally posted to Flickr as DSCN3912

4-Complexe du Temple de Bel à l’arrière et l’agora en avant au centre à Par Bernard Gagnon — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=12153794 droite sur le site de Palmyre en Syrie
5- – Les tombeaux des rois du Buganda à Kasubi, dans le district de Kampala, en Ouganda. •
CC BY-SA 2.• File:Kampala Kasubi Tombs.jpg  Création : 13 juillet 2007 https://www.flickr.com/photos/8517358@N08/2064306230/David Berliner et Manon Istasse


KEN LE TOURISTE PARFAIT  réfléchissait : « Touriste Parfait il était, avec ses voyages à fortes retombées pour l’économie locale, ses Palaces et Avions par dizaines chaque mois, sur au moins trois continents du monde, et Touriste Parfait il resterait », pensait-il en sirotant son Americano au bord de sa piscine à L.A… Quand son portable sonna et le mot « Donald » s’afficha sur son écran. « Je te demande de démissionner!!!« , lui dit Donald avec ce petit ton insupportable d’enfant gâté. « Oh, pardon, Ken, continua Donald, j’ai crû que j’avais Emmanuel au téléphone« .. Ken appela Barbie Chérie, elle savait calmer son ami Donald, elle-même étant une excellente copine de la si jolie Melania.

 

Notre Photo : Ken, hier, devant sa villa de L.A (Photo volée, comme d’ab…)

Juil 13

Le Tourisme International pour les Nuls

Deux bonnes nouvelles, cette semaine : le Tourisme français a enfin un ministre, Jean-Yves Le Drian, et notre tourisme international connait une belle reprise après sa baisse en 2015 et 2016.Je vous propose donc une petite balade au pays du Tourisme mondial en six étapes, avec les principaux chiffres-clés expliqués. Pour résumer, c’est le tourisme international qui sera en forte croissance les années à venir (cf.2) et comme c’est aussi celui qui rapporte le plus à l’économie (Transports, Hôtels, Activités, CSP+..), les investisseurs en font leur priorité. Rappelons que le tourisme représente près de 8% du PIB et deux millions d’emplois directs et indirects. La Culture, qui a besoin de nouveaux moyens et de renouveler et fidéliser sa fréquentation, devrait peut-être choyer davantage ces visiteurs étrangers, à commencer par traduire en langues étrangère la préparation de la visite des sites et évènements culturels et, sur place, des aides à la visite. (Graphique  OMT, Organisation mondiae du Tourisme :  Le tourisme à l’horizon 2030 : 1,8 milliard  de touristes!).

1- CROISSANCE DU TOURISME INTERNATIONAL
L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) a publié mardi son dernier « baromètre » annuel. Il fait état d’un total de 1,235 milliard d’arrivées de touristes internationaux – visiteurs ayant passé au moins une nuit dans un autre pays – en 2016, soit une croissance annuelle de 3,9%, contre 4,6% en 2015 -, ou une hausse de 46 millions du nombre de visiteurs. C’est la septième année consécutive de croissance depuis la crise de 2009. Selon l’OMT, il faut même remonter aux années 1960 pour trouver un tel cycle. En savoir plus et nos références, ICI et dans notre Pour en savoir plus. Voici 4 chiffres-clés: 
1 , 235 milliard / nombre d’arrivées des touristes internationaux
46 millions ! +4% de touristes par rapport à l’année 2015
4% par an de croissance depuis les sept dernières années
300 millions de touristes en plus entre 2008 et 2016

2- QUELLES SONT LES RÉGIONS du monde QUI EN PROFITENT LE PLUS ?)
Si le nombre de touristes européens est stable, les habitants des pays émergents se mettent tous au tourisme, dont la Chine et l’Inde qui, ensemble, comptent plus de 3 milliards d’habitants.
L’Asie-Pacifique a enregistré la meilleure croissance avec + 8,4%. L’Afrique a également connu une forte croissance avec +8,1%, et la croissance pour l’Amérique est de +4,43%. Par contre les pays du Moyen-Orient est en repli de 4,1% et l’Europe a connu une croissance limitée à +2%.
-Pour l’Europe, le rythme de croissance du tourisme international tombe à 2%. L’OMT, Organisation mondiale du tourisme, évoque une stagnation pour les pays de l’Europe de l’Ouest, tandis l’Europe du Nord et Centrale connaissent de bonnes progressions (+6% et +4%). En savoir plus sur Les Echos.(Notre Graphique : OMT).

3- LES DÉPENSES DES TOURISTES INTERNATIONAUX (Schéma UNTWO, World Tourism Organisation, 2017)
Selon les chiffres publiés par l’OMT, les dépenses du tourisme international sont en hausse de 4% en 2016. La Chine continue d’être le leader mondial du tourisme international, suivie par les États-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France.
« La croissance économique, la création d’emplois opportunités de développement», voilà les apports du tourisme, disait Taleb Rifai, secrétaire général de l’OMT, lors de la publication du baromètre des dépenses des pays émetteurs dans le monde en 2016.
La Chine en tête Avec 135 millions de voyageurs, le nombre de Chinois voyageant en dehors de leur pays a augmenté de 6% en 2016. Les dépenses touristiques internationales des chinois était de 261 milliards de dollars, soit +12%..L’Asie et le Pacifique, avec le Japon, la République de Corée et la Thaïlande, ont aussi connu de fortes croissances (27 milliards de dollars pour la Corée).

– Les États-Unis et l’Australie (8% de plus en 2016) et Hong Kong (Chine) est entré dans le top 10 après une croissance de 5% des dépenses (24 milliards de dollars).
– Les pays européens : L’Allemagne (3e) a enregistré une croissance de 5% des dépenses touristiques internationales l’année dernière, atteignant 81 milliards de dollars américains. Le Royaume-Uni (4e) a fait front malgré la forte dépréciation importante de la livre sterling en 2016. Les voyages de ses ressortissants à l’étranger ont augmenté de 5 millions (70 millions, + 7%) en 2016, avec des dépenses proches de 64 milliards de dollars.
EN RÉSUMÉ : NOTRE PLUS GROS DÉFAUT POUR LE TOURISME INTERNATIONALest que La France, premier pays du monde en nombre de touristes accueillis (82,6millions en 2016) n’est que 5éme pour leurs dépenses sur place ; même si ce chiffre représente une croissance de 7% des dépenses touristiques en 2016 et 41 milliards de dollars US.

4- OÙ PARTENT LES TOURISTES FRANÇAIS, VERS QUELS PAYS ?
Voici une infographie de l’évolution des destinations préférées des Français lorsqu’ils partent à l’étranger depuis 2006 . les Canaries et les Iles grecques ont fait un bond de géant, le Maroc a perdu des touristes français et la Tunisie a plongé. Et L’Italie reprend du poil de la bête, si j’ose dire, après avoir perdu trois places. Pas étonnant, puisque depuis trois ans c’est la culture qui sert d’étendard au tourisme italien qui  perfectionne son accueil (voir notre billet de la semaine dernière sur la nouvelle Stratégie du tourisme en Italie 2017-2022) !  POUR VOIR Les destinations préférées des français,  CLIQUER ICI .

5- OÙ TROUVER DES STATISTIQUES pour connaître le Tourisme International de MA RÉGION, MA VILLE ?
Dans chaque région, ville ou département des statistiques existent et des stratégies sont conduites. En principe les Offices de Tourisme, Comité régionaux et départementaux ET Offices de tourisme ont des données sur les visiteurs internationaux qu’ils accueillent sur leurs territoires. Certains organismes ont d’excellentes Newsletters, organisent des Formations des ou des rencontres informelles sur les profils, les comportements des visiteurs pour sensibiliser tous les acteurs de leur ville ou région à l’accueil de ces visiteurs. Les sites Internet locaux du Tourisme sont donc régulièrement enrichis pour environ la moitié des régions et des grandes villes. En fait, le vrai problème en France est que tous les échelons territoriaux ont la « compétence Tourisme », comme celle de la culture, d’ailleurs. Si les Régions exercent une sorte de chef-de-filât, en charge des stratégies globales et de la Promotion, certaines collectivités ne créent pas de data et ne communiquent pas bien leurs données. Au niveau national, c’est aussi la vraie galère pour avoir des données très récentes : deux ou trois ministères impliqués, et des données et formations payantes du 4éme organisme national, national pourtant subventionné, ATOUT France.
Encore une « exception française », cet éparpillement des responsabilités et ces coûteux doublons, éparpillement que je ne  rencontre pas dans tous les autres pays européens ou hors-Europe avec lesquels je travaille. Comment faire des progrès sans baromètre? Im-pos-sible !

6- ET CETTE ANNÉE? Les experts sont optimistes pour 2017
– Au niveau mondial : la dernière enquête du Groupe d’experts de l’OMT sur l’avenir du tourisme fait état d’une confiance soutenue en 2017 et d’une croissance égale ou supérieure (63% des quelque 300 répondants à son enquête prévoit des résultats « meilleurs » ou « bien meilleurs » qu’en 2016). « Compte tenu des tendances actuelles, de la vision du Groupe d’experts de l’OMT et des perspectives économiques, l’OMT prévoit une augmentation de 3 à 4% des arrivées de touristes internationaux dans le monde en 2017 » . Cette expansion devrait se situer entre 2 et 3% pour l’Europe, 5 et 6% pour l’Asie et le Pacifique et pour l’Afrique, 4 et 5% pour les Amériques, et 2 à 5% pour le Moyen-Orient où la volatilité est plus élevée mais qui, selon les experts, » connaîtrait une reprise des flux touristiques de 2 à 5% ». Le temps « conditionnel » est employé car le tourisme, comme toute activité économique, communique beaucoup sur les faits posiitifs, style « Tout va très bien, Madame la Marquise. »:-)
LA France ET LES TOURISTES ÉTRANGERS EN 2017
« France: record attendu de touristes étrangers en 2017 », titrait l’AFP hier, le 10 juillet. « Selon nos prévisions, la France pourrait atteindre 88 à 89 millions de touristes en 2017, soit une hausse de 5 à 6% par rapport à 2016 », a annoncé lundi le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian..Le ministre a évoqué à nouveau les 100 millions de touristes étrangers à l’horizon 2020, et espéré 50 mds€ de recettes touristiques internationales en 2020, avec 300.000 nouveaux emplois en France. Enfin J.Y Le Drian a  reconduit l’ancienne politique de « destinations » conduite par ATOUT France et  annoncé une nouvelle politique de « grands projets régionaux » (un projet structurant par région), qui bénéficieraient du soutien financier du gouvernement. Il a notamment cité « la réhabilitation et la création d’hébergements en montagne et sur le littoral« .

CONCLUSION : ET LE TOURISME CULTUREL, dans tout cela ? Le tourisme est un moyen important d’accéder à la culture, comme on le sait depuis longtemps, sans doute depuis la nuit des temps avec les pèlerinages. Rencontrer l’autre, sa façon de vivre et de penser est devenu aujourd’hui Pourtant, ce sont les Américains, aujourd’hui, qui valorisent le mieux et à grande échelle notre tourisme culturel auprès des clientèles étrangères, avec un outils surpuissant, celui d’Airbnb. Nous avons déjà dit comment, dans notre billet, et Airbnb a encore fait des progrès!
Rappelons qu’en France, notre Tourisme culturel n’a même pas de lieu-ressource, même pas un département dans l’un de ses deux ou trois ministères compétents. Aucune étude, aucun Observatoire, y compris des retombées économiques sur les territoires. Aucune expertise du Tourisme n’y est présente, d’ailleurs (Expertise en Economie du Tourisme : Numérique, Transport, Hébergement et Investissements.). Voir ou revoir notre billet sur Airbnb et le Tourisme Créatif en décembre 2016
Par contre, pour les touristes français et leurs pratiques culturelles,  mais ce n’est pas notre sujet aujourd’hui, vous aurez quelques renseignements grâce à de tout dernier « 4 Pages »  de la DGE du Minsistère de l’Economie.
Ce 4 pages a encore confirmé que l’on visite et pratique la culture surtout quand on est en situation de « touriste », ce qu’avait déjà affirmé l’article de Michèle Planel en 2005 (Revue Espaces). Le tourisme fait beaucoup pour la démocratisation culturelle, car si les français n’osent pas toujours pas visiter un musée ou un monument près de chez eux, la visite culturelle fait au contraire partie des loisirs lors d’un de voyage ou pendant les vacances. Et ils visitent rarement seuls, mais en famille et/ou avec des amis.Pour rappel, ci-dessous, le petit schéma du Tourisme créatif (Région IdF- Institut d’Aménagement et d’Urbanisme, organisme très en pointe et qui prépare le Grand Paris).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EN SAVOIR PLUS
– UN EXCELLENT ARTICLE DES ÉCHOS (17 janvier 2017) Le tourisme mondial a poursuivi sa marche en avant l’an dernier
– ORGANISATION MONDIALE DU TOURISME, définition : organisme mondial qui présente les évolutions, de études et des statistiques. Rappelons que l’OM, L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) est l’institution spécialisée des Nations Unies chargée de promouvoir un tourisme qui soit responsable, durable et accessible à tous.
– OMT : Faits saillants du tourisme, Édition 2016 Pour plus de renseignements: Section Faits et chiffres: mkt.unwto.org
LE RAPPORT DU TOURISME 2016 ( la Culture et le tourisme culturel et durable sont page 33) . Voir aussi, au cas où, la page pour télécharger le Rapport
– -Article « Demande continue de tourisme international malgré les difficultés »17 Jan 2017
– Pagtour, « 2017, année record pour le tourisme en France ? »10 juillet 2017
– MINISTÈRE DE L’ECONOMIE (Dont dépend le tourisme, que l’on retrouve aussi au Ministère des Affaires étrangères) Etudes et Statistiques : Le 4 pages de la DGE, Direction générale des Entreprises  : N° 71, juin 1017)
– Article de l’Echo Touristique Tourisme international : des dépenses en hausse de 4%,   24 avril 2017 à 12h 49 par Clément Peltier
-Article Economie Matin : Tourisme étranger, Année record en France – 2017 ? par PAOLO GAROSCIO le 11/07/2017

DES PETITES INFOS AMUSANTES, sur cette infographie : où sont les pays les MOINS touristiques ? Et donc où partir pour ne pas rencontrer de touristes ? Où sont-ils les plus nombreux ? Quels sont les nouveaux pays touristiques ? Les motifs de voyage, etc…
– Culture et tourisme:lire  dernier article de la DGE du ministère des Finances, il y a deux ans.

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KEN LE TOURISTE PARFAIT : « Barbie, 315, ça te fait trop? » –Que faire un 14 juillet? Célébrer, danser, s’amuser! Ken avait un programme d’enfer, avec son amis Diego (Notre photo) mais avant tout il devait…s’acheter une voiture, Yeah!  Il voulait épater son ex, Barbie, et profiter des vacances pour conduire un peu. Les avions, de continent en continent, avec treize hôtels et douze taxis cette semaine, avaient un petit peu fatigué Ken qui SE fit un petit cadeau : la McLaren 570S Spider,  à ce jour la décapotable biplace la plus abordable de la marque, vendue à partir de 210 725€. Sportive, dynamique et performante, sa carrosserie en fibre de carbone et son moteur central arrière vous promettent dès le départ des virées inoubliables. En effet, avec ses 580ch, son moteur peut atteindre le 0 à 100km/h en seulement 3,2secondes et monter jusqu’à 200km/h en seulement 9,6 secondes…gare à votre brushing ! Elle atteint également une vitesse de pointe de 328km/h en toit fermé et de 315km/h avec toit ouvert.« Barbie, 315, ça te fait trop? – Mais non mon Kenou,répondit Barbie Chérie,  et ne t’inquiète pas, j’emporte un foulard au cas où….

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