Comment va La Joconde ?

La Joconde de Léonard de Vinci du musée du Louvre voit défiler, chaque jour 20 000 visiteurs par jour…Car La Joconde est LE tableau le plus connu du monde ! Mais comment a-t-elle fait? Cette passion des peuples pour sa petite personne va-t-elle continuer? Voilà pourquoi aujourd’hui nous tenterons de répondre à deux questions :

1-Comment une œuvre atteint-t-elle la notoriété ? Pour quelles raisons? Pourquoi un artiste devient-il  célèbre, plutôt qu’un autre, qui vous semblerait mériter également cette notoriété?

2-Ensuite, on peut aussi s’interroger sur les types de renseignements que souhaiteraient connaître les visiteurs sur ce tableau , ces 20 000 personnes en moyenne qui la regardent chaque jour, soit plusieurs millions par an.

– Pour répondre à la question 1, un super séminaire de réflexion aura lieu la semaine prochaine, le Colloque international : “Reconnaissance et consécration artistiques” / “Recognition and consecration in the arts” les 7,8 et 9 Novembre 2012, à la MSHS de Poitiers, à l’Espace Mendès-France et à l’Hôtel Fumé. Présentation : le développement de l’analyse de la reconnaissance et de la consécration artistiques est essentiel pour comprendre ce qui fait le prix et la valeur artistique des œuvres. Avec l’intervention de chercheurs  de différents pays et de plusieurs domaines (sociologie, histoire et histoire de l’art, études littéraires, sciences de l’information et de la communication, économie, etc.) et des acteurs institutionnels de l’art et de la culture. Le programme est  ici!

I-OBSERVER LES VISITEURS DE LA JOCONDE – Pour répondre à la seconde question, « Quelles questions se posent les visiteurs devant la Joconde ? », rien ne vaut l’observation directe de leurs comportements lorsqu’ils sont en face du tableau ; et cette observation peut durer deux ou trois heures, jusqu’à ce que les résultats soient pertinents. Ensuite, après l’observation, nous pouvons approcher des visiteurs et leur demander « Quels sont les principales questions que vous vous posez devant le tableau, car nous voulons améliorer l’aide à la visite ?».

a) Ma petite expérience au Louvre : à l’ouverture du Grand Louvre, la Joconde était si difficile à trouver que beaucoup de visiteurs n’y arrivaient pas, d’où leur frustration et celle des gardiens. Il y en avait même qui ne voulaient plus ni avancer, ni reculer, furieux de leur échec, bloqués par l’angoisse en haut des escaliers…C’est vrai que plutôt que de la placer dans le hall, sous la pyramide – vous imaginez 20 000 personnes/jour  en file indienne, en ce cas ? – il fallait emprunter tant de couloirs et d’escaliers que c’était compliqué. Bref, nous – une équipe américaine et moi- avons passé trois jours avec  la Joconde, dans sa salle, et voici quelques conclusions de cette observation des visiteurs:

b)Le temps passé est très court : 15 secondes en moyenne. La majorité des visiteurs, qui sont très rarement seuls, regarde pourtant très intensément le tableau ; les petits groupes  partagent des commentaires, à voix haute  « Mais je la croyais plus grande !»…”Moi aussi !».

– Sur 98 visiteurs qui ont été observés, seul un homme et deux femmes ont eu des comportements atypiques. Tout d’abord cet homme, handicapé, qui est resté un peu plus d’une heure sur son fauteuil roulant. Dès son arrivée il demanda à des jeunes filles de le rapprocher du tableau. Puis, dès qu’elles furent parties, ce qu’il vérifia en tendant le cou vers l’ouverture de la salle suivante, il demanda à d’autres jeunes filles de l’aider à prendre du recul…Il se fit ainsi déplacer sept ou huit fois, et ce  petit ballet dura environ une heure. Ensuite, deux femmes étaient toujours en contemplation et en conversation, très animée,  au bout d’une demi-heure, en face du tableau, soit beaucoup plus de temps que la plupart des visiteurs. Etaient-elles des historiennes d’art? Des conservatrices de musées? Nous nous sommes rapprochés et nous avons entendu « Ma no, non si mette il vino rosso nel’osso bucco, soltanto un po di vino bianco, davvero ! ». Les deux italiennes parlaient parlaient donc « cuisine », en face de la Joconde, et pas de Leonardo ou de son« sfumato ».

Vincent Peruggia, qui vola la Joconde pendant 2 ans (1911-13)

 

c)Les questions que se posent les visiteurs ne sont pas toujours celles auxquelles les guides, audioguides répondent! En effet, à notre demande « Quelle est la première question que vous vous posez et pour laquelle vous souhaiteriez une réponse devant la Joconde ? » nous avons recueilli les résultats suivants. Un premier groupe de réponses très majoritaires, avec ce  « Combien coûte-t-elle? ». La seconde question prioritaire pour les visiteurs était « Mais c’est impossible que ce soit un homme! Elle a l’air d’une femme ! (+ demande de notre avis)» ;  à égalité avec « C’est vrai qu’elle a été volée? C’est peut-être un faux, alors ? ». Le troisième groupe de questions posées à La Joconde  portait  sur sa notoriété : « Pourquoi est-elle si célèbre  ? Depuis quand ? ». Et après seulement on notait  de « bonnes » questions, enfin « bonnes » pour les  historiens d’art : son authenticité ; son style ; le « sfumato » ; l’histoire du tableau, sa place dans l’histoire de l’art, dans l’œuvre de Vinci ; l’engouement des artistes pour Leonardo et la Joconde ; les restaurations, celles du cadre ; sa protection, ses prêts; ses voyages;  l’impossibilité de la prêter, aujourd’hui ; sa « fortune critique » au cours des siècles,  etc…

d)Nous avons alors envisagé de répondre aux questions des visiteurs, en faisant l’hypothèse souvent vérifiée que « ne pas répondre » à leurs priorités les empêchaient de bien regarder, de s’intéresser à ce que la Joconde avait d’unique. Puis, nous avons écrit les réponses à leurs questions prioritaires sur des panneaux qui furent placés dans la salle voisine, peu fréquentée. Le test s’avéra problématique  : les visiteurs regardaient textes et photos longuement, s’interrogeaient entre eux, mais il y avit un problème : les visiteurs passaient l’essentiel de leur temps dans notre salle – entre 20 et 30 minutes, est il écrit sur mes notes –  mais, hélas, à peine plus de temps qu’avant devant la vraie Joconde, dans l’autre salle.

e)Cependant, en les interrogeant, à la sortie de cette salle pédagogique-test, les visiteurs étaient très satisfaits, et voulaient tous revenir une autre fois au Louvre!

f)On voit donc qu’ il est préférable, avant de donner une information « d’en haut », de prendre connaissance de ce que les visiteurs souhaitent connaître. Dans cette petite évaluation, les visiteurs auraient tous souhaité certaines informations, qui ne figurent que rarement sur les guides, les applications ou dans les présentations des guides érudits. Voir aussi, sur le registre de l’évaluation des contenus  l’expérience,en ce moment(23-28 octobre) avec  MUSEOMIX aux manettes au musée gallo-romain de Lyon, mais en plus, avec les technologies du numérique.Voici la définition de l’action en cours de Muséomix sur son site Internet:   “1 musée + 3 jours + 150 participants sur place (codeurs, bidouilleurs, médiateurs culturels, créateurs, conservateurs, designers, amateurs de culture…) + des museomixeurs en ligne + co-creation + 10 équipes & 10 prototypes = Nouvelles expériences au musée”.

II-LES NOUVELLES PÉRIPÉTIES de la Joconde

Quatre nouvelles aventures cette année! Et pour commencer, deux nouvelles bien pratiques : la Joconde est disponible en photo  HD sur wikimedia, et un nouveau livre numérique, « La Joconde, un portrait vivant », est en vente depuis le 17 octobre pour votre iPad ! (9,99€- Éditeur : Les Editions du nuage).

1-Une deuxième Joconde? La Mona Lisa Foundation a présenté à Genève ce jeudi 27 septembre 2012,  Mona Lisa Isleworth , une Joconde qui serait plus ancienne de 10 ans que celle du musée du Louvre. Le tableau a été conservé pendant une quarantaine d’années dans un coffre en Suisse et  appartient aujourd’hui à un consortium international, dont les membres veulent rester anonymes. Contrairement à Stanley Feldman, auteur de “Mona Lisa, la version antérieure”, pour qui l’authenticité de la toile ne fait aucun doute, certains  experts comme Martin Kemp, professeur à l’université d’Oxford, restent très sceptiques en constatant l’absence du sfumato et de repentirs ainsi que la mauvaise qualité du paysage. Le musée du Louvre n’a pour le moment émis aucun commentaire pour éviter la polémique. En attendant, vous pouvez comparer les deux Joconde, si cela vous amuse, ici , ou avec ces deux photos:


2-La plus ancienne copie de la Joconde a été retrouvée ! Le musée du Prado à Madrid a découvert dans ses réserves, une copie de la Joconde – voir la photo ci-contre- qui aurait été exécutée à la même époque que le célèbre panneau conservé au Louvre.La spectrométrie infrarouge, dit « Connaissance des arts »,  a notamment révélé un dessin sous-jacent identique à celui de la Joconde. En dégageant le badigeon, les restaurateurs ont mis au jour le paysage d’origine, quasi identique à celui présent sur le panneau du Louvre.Ce tableau, moins éblouissant que l’oeuvre du Louvre mais montrant une étape particulière dans la réalisation du portrait de Mona Lisa par Léonard, est une découverte capitale pour comprendre la Joconde. Ma source ici.La copie est attribuée à  à Andrea Salai, Francesco Melzi, Hernando de los Llanos ou à Fernando Yáñez de la Almedina.

3-Si la Joconde n’était  plus Lisa des Giocondo mais Pacifica  Brandani? L’historien Roberto Zapperi l’affirme et s’appuie sur le compte-rendu d’une rencontre entre Léonard de Vinci et le cardinal Louis d’Aragon, rédigé par le secrétaire de ce dernier. L’artiste aurait expliqué que cette œuvre avait été commandée par Julien de Medicis et représenterait Pacifica Brandani, l’une de ses maîtresses, dont il avait eu un fils illégitime, avant qu’elle ne décède peu après.L’historien reconnaît que cette source est largement connue de tous les chercheurs, “mais presque toujours ignorée”, en raison de la trop grand confiance accordée au livre de l’Italien Giorgio Vasari, qui avait identifiée le modèle dès 1550 comme étant Lisa del Giocondo

Photos diffusées par les quotidiens de Toscane "Est-ce La Joconde ?"

 

4-Des fouilles en vue…hélas ! Malgré la nouvelle hypothèse « Pacifica », les instances officielles de l’archéologie italienne poursuivent les fouilles archéologiques de la seconde crypte (1625-1709)du Couvent de Sant’Orsola à Florence, pour retrouver les restes de la Joconde. Le professeur Mallegni, paléo anthropologue,  Giovanni Roncaglia de la Surintendance archéologique de la Toscane et  Silvano Vinceti, Président du Comité pour la Valorisation des Biens Historiques dirigent le projet. Brrrrr….

– Ici, photo d’un crâne lors des fouilles archéologiques (Source : Huffington Post du 5 octobre 2012).

III-LES NOUVELLES !

1) Le Réseau de Veille en Tourisme de la Chaire de Tourisme Transat ESG UQAM (Canada) a proposé une nouvelle méthode pour le calcul des retombées économiques, lors du  Symposium sur les mesures de performance et les contributions économiques du tourisme de la Chaire de tourisme Transat, à Montréal, le 24 septembre 2012. Les conférences sont en ligne et vous pouvez les visionner ici ( Jean-Marc Bergevin, «Impact économique – théorie et pratique au Québec»-Larry Dwyer,  «The calculation of economic spin-offs: an essential exercise, a necessary evil or a bubble waiting to burst?»- Sébastien Gagnon,  « Le modèle intersectoriel du Québec»).

2-Comment choisir un musée avant de partir à la Toussaint, ou sur place ? Avec l’Internaute!  : un très bon site avec des entrées par villes ou par artistes. De façon générale, la rédaction des informations de l’Internaute est toujours très soignée  et son invitation au voyage culturel est, je trouve, excellente!
3-Éducation artistique, les arts et la réussite chez les jeunes à risque : résultats de quatre études longitudinales.Les Rapports examinent l’éducation artistique aux États-Unis, en Angleterre et en Australie, notamment des données sur l’impact des arts sur les jeunes à risque, les liens entre les expériences artistiques pendant l’enfance et à l’âge adulte, l’impact des partenariats entre les organismes artistiques et les écoles, les façons d’améliorer l’éducation artistique dans les écoles américaines et des renseignements sur un centre d’information sur les études sur l’éducation artistique. Recherches sur les arts  Volume 11, no 5 October / Octobre 2012 Arts Ed Search – Arts Education Partnership, accessed October 4, 2012 (Egalement sur : The Arts and Achievement in At-Risk Youth: Findings from Four Longitudinal Studies) National Endowment for the Arts, mars 2012 –
4-Un nouvel observatoire dans les pays de la Loire pour y suivre les évolutions du  Spectacle vivant. Etat des lieux en chiffres : 1 160 entrepreneurs de spectacles en Pays de la Loire, soit : – 430 équipes artistiques ayant créé au moins un projet et- 27 500 représentations organisées en 2010- 4 065 salariés permanents- 2350 intermittents du spectacle indemnisés en région- 33 000 bénévoles et 1 million de praticiens amateurs- Une filière du Spectacle vivant qui pèse 446 millions d’euros en Pays de la Loire.

5-Une étude sur les publics des salles de spectacle d’Ile-et-Vilaine (Centre culturel de Cesson-Sévigné qui fait partie des structures, avec les salles de Bruz, Noyal-Sur-Vilaine et Chartres-de-Bretagne). Les premiers résultats sont « classiques », avec des spectateurs plus riches et plus cultivés que la moyenne, mais si l’on cherche d’autres publics, mieux vaut prendre connaissance du profil actuel des visiteurs. Et mutualiser les enquêtes pour ce département de Bretagne est une très bonne idée !

KEN LE TOURISTE PARFAIT « Comparez heure par heure ce que vous faites…Avec ce que vous pourriez faire ! ». Ken avait demandé à Barbie de faire un saut au Maroc, en visionnant les petites vidéos rigolotes sur le sujet sur Youtube. Bien qu’il « ne fasse pas de politique », comme disait Laurence Parisot ce matin à la télé, il devait faire une pause avant l’élection de Barack pour arriver en forme ! Que voulez-vous, ses voyages permanents autour  du monde, ses sauts en jets privés, ses nuits dans les palaces… Bref, ce Job de Touriste Parfait l’épuisait. Il demanda une coupette de champagne à l’hôtesse avant que l’avion ne commence sa descente sur Marrakech.

Notre photo : Ken et la nouvelle campagne du Tourisme du Maroc : «  Non à l’automne, oui à l’été ! »

NOTRE CADEAU / UNE GALERIE DE PHOTOS : LEONARD DE VINCI,  ET APRES?

Vers 1868 – 1870 Camille COROT (Paris, 1796 – Paris, 1875). La Femme à la perle. – H. : 0,70 m. ; L. : 0,55 m


1887 Sapek , Mona Lisa à la pipe – Les Incohérents, mouvement parisien, (1882-1893), était  formé en grande partie par des illustrateurs et fut l’une des étapes artistiques de la fin du 19ème siècle.


1919  Marcel  Marcel Duchamp– L.H.O.O.Q.- Ready-made. Carte postale (19,7 × 12,4 cm)


1930 Fernand Léger – La Joconde aux clés, Huile sur toile- 91 x 72 cm


1952 Salvador Dalí, son Autoportrait en Mona Lisa

1959 Fernando Botero Mona Lisa, Age Twelve -. Huile et tempera sur toile, 212 x 195,5 cm. Museum of Modern Art, New York.L’artiste colombien Fernando Botero se fit connaître aux États-Unis en partie grâce à cette peinture achetée par le Museum of Modern Art dès 1961 et reproduite la même année dans le New York Times. Cette « Mona Lisa à douze ans » appartient à une série de six tableaux, parodies de la Joconde de Léonard de Vinci, à des âges différents.

1963-Andy WARHOL (1928-1987) la Joconde sérigraphie et acrylique sur toile, 319,4 x 208,6 cm, Blum Helman Gallery, New York(Documents extraits de : Andy Warhol, rétrospective, catalogue d’exposition, éditions du centre Georges Pompidou, 1990 pour l’édition française)

 


1974-Rita Greer Mona Lisamouse 1974.

2012 – Exemple actuels de « Souvenirs » de La Joconde
Nous n’avons pas trouvé de photo des tongs à l’égérie de La Joconde, qui avaient fait un petit scandale  mais aujourd’hui la RMN propose toutes sortes de carnets, cahiers, jeux, livres d’enfants et autres objets à son effigie, dont ces magnets ou ces limes à ongles. Vous condamnez ?Pourtant, lesquelles préférez-vous dans vote sac, les 1 ou les 2 ?

1- Limes à ongles...

 

 

 

La Joconde dont on rit encore…, que l’on copie (Voir la vidéo : comment se maquiller en Joconde ici:  Mona Lisa Make-up Transformation ), alors qu’elle est tout simplement  belle!

La Joconde, ou Portrait de Mona Lisa, tableau réalisé à la peinture à l’huile sur un panneau de bois de peuplier de 77 cm × 53 cm. Léonard de Vinci a  réalisé ce tableau entre 1503 et 1519. Il  représente la florentine Mona Lisa del Giocondo. Acquise par François Ier, cette peinture est exposée au musée du Louvre à Paris. La Joconde est l’un des rares tableaux attribués de façon certaine à Léonard de Vinci, artiste né à Vinci le 15 avril 1452 et mort à Amboise le 2 mai 1519. L’oeuvre est la propriété de l’État français, affecté à la collection du Département des peintures du Louvre (INV 779).

UNE GRANDE EXPOSITION LEONARD DE VINCI A LA CITE DES SCIENCES, du 23 octobre au 18 août 2013!

Le peintre Léonard de Vinci était aussi un ingénieur, un scientifique, un scénographe, un musicien et un homme de cour accompli.Au fil d’un parcours présentant une quarantaine de ses machines. L’exposition propose de découvrir les sources d’inspiration, les centres d’intérêts et le mode de pensée de cet observateur de la nature et chercheur universel.

Une exposition réalisée en collaboration avec le Museo Nazionale della Scienza e della Tecnologia Leonardo da Vinci di Milano et le Deutsches Museum de Munich. Exposition en trois langues : français, anglais et italien, accessible aux publics handicapés.

Un site dédié, ici, préparer la visite, . Un carnet de visite en famille est distribué à l’entrée de l’exposition les mercredi, samedi, dimanche et petites vacances scolaires.Tarifs et billets : Plein tarif : 11 € et Tarif réduit* : 9 € (moins de 25 ans, 60 ans et plus, étudiants,  familles nombreuses et  personnels de l’Education Nationale)et gratuit pour les moins de 6 ans.


__________________________________________________________A la semaine prochaine!

Les Mystères de La Baule

Manifesta-Genk(Limbourg, Belgique)-Igor Grubic "THE ANGELS WITH DIRTY FACES" à voir sur www.manifesta9.org

I- COMMUNICATION, promotion, marketing et positionnement de l’offre : comment faire?

Il me semble que la plus grande rupture entre la France et ses concurrents soit là, dans ces quatre mots du titre. Car nous avons en France une offre culturelle exceptionnelle, plus de 20 000 monuments historiques, musées, itinéraires ouverts à la visite et toutes les régions proposent des festivals, des expositions temporaires, des petits concerts toute l’année. Et cette offre s’accroît chaque mois! Bientôt le Louvre à Lens, la Fondation Louis Vuitton au Bois de Boulogne et Marseille 2013! Nous avons aussi des offres plus globales, durables, celles du Tourisme urbain ou encore des itinéraires en milieu rural. Grosso modo, toutes ces offres sont “en ordre de marche”, ouvertes aux publics selon les règles. Bien sûr tout n’est pas si simple : les gros monuments concurrencent les petits, partout en France; et  Paris concentre la majeure partie de l’offre;  les pros de la Culture, le nez dans les livres ou sur “leurs” oeuvres, remettent quatre pages au lieu de quelques lignes aux pros du Tourisme  pour faire passer leurs messages aux visiteurs touristiques et  n’envisagent jamais de “re-positionner” leur site culturel  🙂

Mais l’essentiel est là, pour accroître la fréquentation : un pays démocratique, des transports et des routes, des hôtels et autres hébergements, des restaurants, tout cela est bien organisé et les visiteurs y sont en sécurité. La diversité de nos paysages, qui changent tous les 150 km, complètent le tableau.  Ajoutons enfin que le Tourisme et la Culture font des efforts considérables pour adopter les trois tendances majeures d’un  “nouveau ” tourisme culturel” :

– Faire de bons usages des technologies, du numérique, pour ce visiteur mobile et interconnecté en permanence : partage, avis, réseaux sociaux et cocréation des contenus, réservations et vente en ligne  bouleversent les hiérarchies du passé mais c’est sans doute tant mieux!

–  Préparer  l’accueil de visiteurs inattendus il y a encore 10 ans, mais qui prendront le relais de ceux d’une Europe vieillissante; Brésil, Inde, Chine, Russie et tous les pays émergents;

–  Créer des “destinations culturelles”, ce qui demande un travail collectif, de réelles compétence en ingénierie, avec l’aide d’élus avertis et d’excellents professionnels que nous  vous présentons  dans ce blog à travers leurs  réalisations .

II- POURQUOI  N’ OSONS-NOUS PAS? Pourquoi la France fait-elle moins bien  que l’Espagne ou le Royaume Uni, pour présenter ces offres culturelles inestimables?  a) Question de timing et de cohérence : en juillet dernier, impossible de trouver un accueil pro à Marseille pour l’évènement Marseille 2013. ” Pas encore, me dit-on à l’Office de Tourisme…Voyez à la Bourse, je crois qu’ils ont peut-être ce que vous cherchez“Le “peut-être” a le don de décourager… Par contre, dès janvier dernier, San Sebastian (Espagne) , qui sera Capitale Européenne de la Culture en 2016 avait déjà pignon sur rue depuis quelques mois, avec un centre d’accueil très intéressant, la programmation disponible et une spécialiste des BRIC pour “mes” clientèles chinoises  et  des petits Tshirts annonçant l’évènement, que je me suis empressée d’enfiler pour faire femme-sandwich et ambassadrice!) b) Question de ton :  on vous présente sur les sites web la “magnifique église romane, l’une des plus belles de France, classée aux monuments historiques “, alors que nous en avons plus de 10 000,en concurrence avec celles de l’Italie, de l’Angleterre ou de l’Espagne. c) Question d’offre culturelle classique : sur le site de l’Espagne, l’esprit “Movida” l’emporte sur la description de chaque musée,  et Londres vend avec humour (Museum of London) son image culturelle.Et  ces deux pays croisent systématiquement la culture classique, celle du passé et celle d’aujourd’hui. La Culture ET autre chose (Gastronomie; balade urbaine; dégustation de vin; shopping; sport, etc…). Ce que fait depuis quelques mois l’Allemagne. Bref, on ne communique plus exclusivement sur le passé, car les Fans de culture classique trouveront de toutes façons le chemin seuls, mais on communique sur la “façon de vivre de habitants, une rencontre possible avec eux, à travers leur histoire, bien sûr, mais aussi leurs façons de faire, façons de penser, de créer ou… de bien manger, aujourd’hui!

III-LE MEILLEUR EXEMPLE DE L’ANNÉE!

Enfin, l’année n’est pas terminée, mais comme je reçois environ 10 dossiers de presse/jour, et que je les lis tous, j’ai eu la surprise tout à l’heure de trouver EXACTEMENT, dans le projet Mystère à la Baule, les réponses à ces préconisations. J’ai donc filé sur le site du Tourisme de la Ville, et lui aussi était très bien! Voici donc le Dossier de Presse commenté:

a) Bon, ce qui est intéressant c’est le graphisme, pas “années 60”, comme trop souvent, avec ce “jeune couple avec enfant qui sourit”, et qui commence, depuis 30 ans, à nous lasser. Nous=moi mais sans aucun doute tous les visiteurs potentiels…Par parenthèse, comme j’ai eu une famille nombreuse, je sais que ces petits qui sourient tout le temps, eh bien, ce n’est pas possible! Et puis cette accroche : UN EVENEMENT ORGANISE PAR LES BAULOIS, voilà qui me tente, côté “vie, authenticité, fin du décor classique” de la Baule ( Plage et casinos, superbe plage avec palaces et population un peu noyée dans le volume des touristes (+ de 15ooo habitants contre 150 000 touristes l’été…).

b)Les coulisses! Mais aussi un petit-déjeuner face à la mer, une balade en forêt et cette Rencontre alléchante avec Danièle…Ce que j’adorerais, c’est de faire le “marché avec un chef!”.

c) C’est quand, où, qui l’a fait, comment réserver? Combien cela coûte-t-il? Toutes les réponses sont là. Un petit problème pour réserver en ligne, mais bon, c’est le seul point faible, et à mon avis cela doit pouvoir se faire via le N° de téléphone que l’on me propose.

d) Dernière page : les contacts . Ah chic! Le Directeur de l’OT accepte de mettre son nom – c’est très très rare! –  et je vois que s’il n’est pas là j’ai 4 autres téléphones et adresses e-mails. J’appelle!

EN CONCLUSION

Ce que je trouve particulièrement intéressant, c’est que La Baule, qui n’est pas une ville d’art et d’histoire avec monuments/musées ou  sites culturels remarquables, fasse cette offre de culture. Une  culture vivante,  ” immatérielle”, pour parler comme les officiels : gastronomie et marchés; rencontre et dialogue; envers du décor…Offre de niche? Dira le Tourisme, toujours très sévère…Mais non, car une niche+une niche+ une niche ( nos 36000 communes…) ça fait quoi, mes amis? Un tourisme de masse intelligent, à condition, comme à La Baule, que la surprise, le plaisir, la  poésie, la création et la rencontre soient au menu!

Et merci à Sylvie Huron pour l’envoi du Dossier de Presse! La semaine prochaine, c’est promis, je vous raconte la vie tourmentée de La Joconde! 20 000 visiteurs/jour, mais comment fait-elle?

Cutlog - Paris FIAC- 18-21 oct.2012-Bourse de Commerce

KEN LE TOURISTE PARFAIT Ken était à Londres,  à la Foire d’art contemporain FRIEZE, car c’est là qu’il faisait le plus beau chiffre d’Affaires de son année! Car si son job de Touriste Parfait lui permettait de voyager en permanence, de dormir dans des palaces et de voler en jet privé dans le “Ken Airforce One”,  la médaille avait un revers: l’exigence du Tourisme de fabriquer le plus  de retombées économiques possibles, et le panier moyen de Ken frôlait, à chaque étape, 100 000$. Son iPhone vibra, et il lu discrètement le sms de Barbie “Come to Paris/ Visit FIAC § buy a lot!/Artworks =free taxes since today in France/Love!”. Il n’avait pas trop envie de rencontrer tous ses amis traders qui allaient, du coup, acheter comme des petits fous, mais bon, il tapota rapido un “Yes!”enthousiaste : voir Barbie suffisait à son bonheur…

 

 

Lille est fantastique!

Expo été 2012 Studio Blumenfeld-Musée Nicephore Niepce de Chalon-sur-Saône

Après l’avenir des villes en 2030, revenons sur terre, où le Tourisme culturel connait en ce moment un formidable développement, dont la ville de Lille (1) est l’une des rampes de lancement depuis les années 90! Le développement culturel, souhaité par ses élus et sa population a commencé, comme à Bilbao, par l’intercommunalité (1967), la reconversion de quartiers plus ou moins sinistrés, la construction d’un nouveau quartier (Euralille) et l’arrivée du TGV et de l’Eurostar (1993 et 1994). Puis un pôle universitaire et la Culture ont fait des merveilles pour la démographie et son image de ville très attractive pour les jeunes (2). Aujourd’hui, l’ancien appareil productif, à commencer par l’industrie textile  et celle du bassin minier  a fait place à de nouveaux métiers et emplois (3), et Lille, après avoir été désignée début 2000 comme capitale européenne pour 2004, surfe encore aujourd’hui sur cette divine vague culturelle. Son parti-pris est donc développement de la culture actuelle, des industries créatives, celles qui utilisent des compétences les plus pointues et hop ! Une ville tout aussi créative est née, qui propose depuis le 6 octobre un nouvel évènement d’envergure, Fantastic (6 octobre-13 janvier 2013) que nous vous présentons ici.

(1) Lille Métropole Communauté urbaine regroupe 85 communes (environ 1,1 million d’habitants). Elargie aux villes de l’ancien bassin minier du Nord-Pas-de-Calais l’ » aire métropolitaine de Lille » compte plus de 3,5 millions d’habitants. La construction du nouveau quartier d’affaires Euralille à partir de 1988, l’arrivée du TGV en 1993 et de l’Eurostar en 1994, le développement d’un pôle universitaire qui accueille au début des années 2000 près de 100 000 étudiants, les manifestations de Lille 2004, Capitale européenne de la culture, constituent les principaux symboles de ce renouveau. (2) 3ème agglomération universitaire française, Lille compte 65 000 étudiants,11 grandes écoles, 4 écoles d’ingénieurs et 250 laboratoires regroupant 5400 chercheurs (2012). (3) 157 000 emplois, dont plus de 20% de cadres et professions intellectuelles supérieures. 69% des emplois à Lille sont occupés par des non lillois.

I-PRESENTATION DE FANTASTIC 2012

Le voyage continue, du 6 octobre au 13 janvier 2012, comme celui  du  Grand Tour, avec un nouvel évènement organisé par la structure « Lille 3000 », qui a succédé avec brio à Lille 32004, Capitale européenne de la Culture (Précision pour les petits nouveaux sur le sujet!). Plus de 300 00 personnes le 6 octobre, soir de la  Parade, et deux cents évènements annoncés pour les trois prochains mois : le programme est richissime,  avec 30 expositions à Lille et aux alentours. La mise en place de dispositifs pour une participation de tous les sites culturels, des commerçants et, au fond, une participation très ouverte  grâce en particulier  à un dispositif d’ambassadeurs efficace. Fantastic a été conçu comme une grande fête à voir autant qu’à vivre,  pour voir la ville différemment : une maison inversée tombée du ciel, une soucoupe volante dans la gare Lille Flandres ( photo), un géant échevelé dans celle de Lille Europe, un nuage de brume mouvant et des banquets hors normes aux quatre coins de la ville. Et ce programme prend aussi place  dans les  incontournables culturels, déjà très nombreux, de Lille.

II-4 PROPOSITIONS POUR UNE VRAIE PARTICIPATION DES VISITEURS

a) Se préparer à l’évènement, avec un « Dress code » : Tous les week-ends de septembre, à la Gare Saint Sauveur, on pouvait acheter son costume fantastique dessiné par Jean-Charles de Castelbajac en édition limitée. Pour seulement 2 € et en quelques minutes. Stylistes, designers, costumiers, maquilleurs :  Nick Cave, ESMOD, la Chambre des Métiers la Manufacture des Flandres, ESMOD, les Villes de l’Eurométropole, tous étaient partenaires, entre autres, pour cette opération. Ce que j’aime : pas de papier crépon, pas de maquillage amateurs, pas de bouts de ficelles, d’à peu près. A Lille on a pris un grand pro pour vous aider, Jean-Charles de Castelbajac, accompagné d’une équipe pro. Les enfants des écoles, vous et moi sommes tous « bon public », certes, mais nous préférons toujours les très belles choses, il ne faut jamais l’oublier, à la médiocrité! Voir en détail l’appel du Dress code  ici.

b) Les Ambassadeurs : j’ai testé, car le concept étant à la mode, il se multiplient et sont souvent décevants. A Lille, ce n’est pas le cas, vous disposez d’un super kit « Fantastic », vous avez votre espace personnel sur le site et un référent en cas de panique ou de projet urgent ou compliqué. Car vous pouvez aider à l’accompagnement et l’accueil des artistes, devenir acteur de la préparation des grandes manifestations. Votre contact : Juliette Dumont Equipe des Relations Publiques, 105 Centre Euralille F-59777 Euralille (F)T +33(0)3 28 52 30 00.

c) Les commerçants associés Le Grand Lille compte 15 000 commerces de détail et 45% des salariés de la région sont dans le secteur. 500 d’entre eux (commerçants, artisans, restaurateurs, hôteliers de Lille et de la métropole lilloise)sont  déjà « Commerçants adhérents Fantastic » et prennent part à l’aventure. Relais d’informations, acteurs de l’événement, leurs vitrines sont transformées  par l’artiste lilloise Knapfla. Ils proposent des  pâtisseries merveilleuses, des coiffures fantastiques, des expositions de « Cabinets de curiosités », des concours de masques Fantastic, comme dans un conte.

d) Votre propre collection exposée ! Vous avez une collection étrange à mettre en valeur ? PARTICIPEZ À FANTASTIC ! dit la Communication qui précise la proposition  : COLLECTIONNEUR : tous les habitants de la métropole lilloise qui possèdent une collection personnelle peuvent participer à une série d’expositions. Tire-bouchons alambiqués, timbres de pays méconnus, fers à repasser anciens fantasques, tracteurs étonnants et autres objets étranges, l’éventail est large, à vous de nous dire ce qui vous passionne. OÙ ET QUAND? Que ce soit chez vous ou dans un équipement municipal ou culturel, selon vos souhaits et vos disponibilités, nous trouverons, avec l’aide de l’équipe municipale de votre commune, un site et une période pour l’ensemble des collections qui composeront ce Cabinet de curiosités intimes que le public découvrira à l’automne 2012. PARTICIPEZ !Indiquez votre nom, le style de collection que vous êtes prêt à montrer durant la manifestation, le nombre d’éléments qui la composent, et nous vous aiderons à sélectionner les objets et à les mettre en valeur. Contactez-nous en précisant votre nom (ou celui de l’association), votre adresse et la nature des objets collectionnés (nombre, taille approximative, par email à  sherpa@lille3000.com.

III – LE BUDGET Plus de soixante-dix communes de la métropole participent aux financements de leurs propres projets : inaugurations, expositions artistiques, performances, spectacles de théâtre et de cirque, concerts, cinéma, rencontres littéraires ou ateliers pendant plus de trois mois. Mais Didier Fusiller, directeur de  Lille 3000,  organise, coordonne  et dirige la manifestation . Le budget de l’événement est de douze millions d’euros au total , soit 4% du budget Culture « dont une grande partie aurait été dépensée de toute façon (saisons des différents établissements culturels qui participent à l’évènement notamment) », précise Martine Aubry, Maire de Lille et Présidente de Lille Métropole Communauté Urbaine. Martine Aubry préfère mettre en avant le chiffre de “5,8 millions d’euros de commandes réelles, en plus de ce qu’on aurait faitnormalement“. Fait important :  40% de ce budget net est financé par le mécénat.. “Nous sommes parfois critiqués pour notre accès à l’argent privé. Je ne le comprends pas. Nous ne tenons pas une sébile (…) A chaque fois, nous essayons de trouver les valeurs de l’entreprise“, répond Martine Aubry. Photo : le budget de la Ville de Lille est en ligne sur Internet(!!!) et celui de 2012 n’a pas bougé pour la culture par rapport à celui de 2011, chapeau! Car on sait que de nombreuses villes ont, à cause de la crise – prétexte ou réalité? – fortement diminué leurs budget culturels ces trois  dernières années.

IV- TOURISME ET CULTURE TRAVAILLENT ENSEMBLE Et de façon intensive, en témoignent ces cinq services qui n’ont pu être conçus qu’avec un calendrier de travail partagé, suffisamment tôt pour que tout soit prêt en septembre dernier, et avec une forte concertation pour lier les différentes stratégies, actions des deux filières.

1) Un forfait FANTASTIC qui comprend : – 1 (ou plusieurs) nuit(s) d’hôtel en catégories 1 à 5 étoiles – 1 Pass Journée lille3000 (entrée gratuite au Tripostal, au Palais des Beaux-Arts, aux installations du Musée de l’Hospice Comtesse, tarif réduit sur les autres sites Lille3000, transports en commun gratuits dans toute la métropole lilloise…) – 1 kit de documentation touristique En option : – le FANTASTIC Tour : visite guidée des métamorphoses, les vendredis ou samedis à 17h30 (attention : visite en français uniquement). Le tarif réduit vous est accordé dans le cadre de ce package ! – le City-Tour (visite guidée de Lille en bus panoramique et décapotable pendant 1h – système audio-visuel disponible en 9 langues : départ à chaque heure entre 10h et 17h). Le tarif réduit vous est accordé dans le cadre de ce package ! – le catalogue Fantastic (tarif préférentiel) Pour voir les différents prix et réserver ce petit forfait, c’est ici !

2) Une stratégie web extrêmement efficace, qui renvoie du site web culturel   (Lille 3000 ) à l’autre, celui du Tourismede façon subtile, grâce aux pages spéciales qui ont été créées. Je ne peux ici vous en faire une longue analyse, mais généralement on a un horrible « renvoi à l’office du tourisme » sur le site culturel, et un abominable « Voir l’évènement » sur le site touristique que vous devez quitter avant de vous décider, alors que pour cet évènement vous pouvez trouver où vous loger, où déjeuner, les moyens de transport sans aucune difficulté.

3) Une application Smartphone qui fonctionne très bien – j’ai testé !- avec laquelle, dès septembre , on pouvait suivre la programmation en temps réel, se repérer-vous sur la carte de la ville, consulter les bons plans et jaugez le « degré » de Fantastic avec le Fantasticomètre… (Application proposée par SFR) et les incontournables présences et animations sur les réseaux Facebook, Twitter, Google + et Foursquare : suivez Fantastic au jour le jour. Infos inédites, photos insolites, surprises et bons plans, follow us !

4) Un Pass classique et un Pass spécial pour l’évènement, selon que vous désirer séjourner uniquement pour voir Fantastic ou bien en profiter pour découvrir toute la ville et ses voisines.

5)Visite Guidée dans Lille : “Découvrez d’étranges apparitions aux fenêtres de la Vieille Bourse, parcourez la célèbre Rambla (rue Faidherbe) parée de mille lumières et faites une rencontre du troisièrem type à la Gare Lille Flandres”. Les vendredis et samedis à 17h30 (à partir du 12 octobre)Durée : 1h Tarif : 7€ / 5,50€ – Inscription au préalable à l’Office de Tourisme

ET CE N’EST PAS FINI ! Lille lance une consultation urbaine pour la friche ferroviaire Saint-Sauveur, en centre-ville, soit 20 hectares très convoités. Le conseil municipal de Lille vient d’adopter une délibération donnant mandat à la SPL Euralille de porter le dialogue compétitif permettant de choisir une maîtrise d’œuvre urbaine Stanislas Dendievel, conseiller municipal délégué aux grands projets urbains, veut ici un projet novateur, “singulier, que l’on n’a vu nulle part ailleurs” . La programmation n’est pas totalement fixée, mais la ville veut ici un quartier mixte, alliant habitat, bureaux, commerces, activités économiques et culturelles. Les ambitions sont très fortes, notamment sur le développement durable. L’appel à candidatures doit être publié fin novembre et le lauréat de cet accord-cadre de neuf ans sera en charge de la conception urbaine, de la coordination architecturale et de la maîtrise d’œuvre des espaces publics.(Info du 5.10.2012- Le Moniteur, Bureau de Lille, article signé par Maxime Bitter).

CE WEEK –END, Futurotextiles3, 2012-2014 ouvre ses portes au nouveau Centre européen des textiles innovants de Lille, le CETI. Lille3000 a conçu  une exposition sur 1500 m2  qui, après  FANTASTIC,  ira  à la Cité des Sciences à Paris avant de devenir un module itinérant. Les thèmes de l’expo : nouvelles matières, mode, design, art contemporain et objets industriels. Un focus sera mis sur les smart textiles, le recyclage et les matériaux composites. Avec un parcours des secteurs concernés : les équipements, l’architecture, les transports, l’habitat et le mobilier, le sport et la protection, la médecine et le bien-être…Le Design en lien avec Lille Design et Futex y tiennent une place importante.

Un appel à projets est en ligne, car Lille3000 recherche de nouveaux prototypes et produits pour illustrer les dernières applications, recherches et développements autour des textiles innovants.

COMMENT CONCLURE, alors que la fête vient juste de commencer? Dire tout simplement que Lille met en oeuvre une politique culturelle innovante, qui crée du lien entre les habitants, comme disent les discours officiels, mais  pas seulement, et pas de n’importe quelle façon. Faire appel à une organisation experte,  de l’ingénierie touristique aux des créateurs qui ne sont pas des stars mais des valeurs sûres de l’innovation,  est en soi  un programme très ouvert qui peut donc intéresser des visiteurs du monde entier. L’expression “Villes créatives” et “Tourisme créatif” sont tellement galvaudés ces temps-ci qu’il est bon, de temps en temps, de revenir aux fondamentaux, au delà des effets de mode et des tendances du marketing international. Et Lille fait partie de ces fondamentaux, où la culture est un atout de longue date, patiemment construit et très bien organisé, pour notre plaisir. Si l’image de Lille y gagne, en plus, et  si les retombées économiques du tourisme ou l’attractivité de la ville se renforcent pour accueillir de nouvelles  entreprises, ne boudons pas notre plaisir : quand le développement urbain et culturel vont de pair, c’est le paradis!

Prochain billet : la vie trépidante de la Joconde ! Au XXIe siècle, elle est devenue l’objet d’art le plus visité au monde, juste devant le diamant Hope1, avec 20 000 visiteurs qui viennent l’admirer quotidiennement.Le tableau doit-il sa notoriété au vol de 1911, au fait qu’elle soit avec certitude  l’oeuvre de Leonard de Vinci? Est-elle une femme ? un homme ? Depuis quelques mois le milieu de l’art a repris le buzz : Le Prado a retrouvé une copie de l’époque ; on aurait découvert une autre Joconde, son aînée! Et des archéologues se préparent à retrouver…ses os !Brrrrrr….

Maquillage "Homage to Roy Lichteinstein, 2010"- Beaux Arts Magazine

KEN LE TOURISTE PARFAIT Très drôle, pensa Ken devant les résultats de l’étude Carlson Wagonlit Travel. D’après l’étude sur le stress des voyageurs d’affaires, comme lui, l’absence de connexion Internet, le retard d’un bagage ou une langue autre que l’américain devraient le stresser. « Cette étude établit un cadre de travail qui nous permettra de formuler une mesure globale du stress et d’évaluer son impact sur la productivité au sein de l’entreprise […] En quantifiant le stress et ses coûts cachés, notre objectif est de donner de nouvelles clés aux entreprises pour ajuster pertinemment leur politique voyages », précisait Vincent Lebunetel, directeur de CWT Solutions Group Europe, Moyen Orient et Afrique ? Sans doute un concurrent de Ken côté Business avant tout. Mais l’important était , ailleurs, pour Ken, car l’étude faisait un constat alarmant : « Les femmes déclarent un niveau de stress supérieur à celui des hommes »!Il appela illico son ex, Barbie Chérie, car, bien que totalement oisive, Barbie était donc plus FRAGILE que lui. Il s’en doutait…