Les Greeters

 
 
 
 
 
 

 

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 – La saison d’été sera-t-elle bonne,  malgré la crise? Quelle incidence aura la baisse de la TVA sur le CA des restaurateurs en 2009 ? Combien auront « joué le jeu », baissé leurs prix et/ou  embauché ? Les nouveaux hôtels 5 étoiles auront-ils bien été bien remplis cet été ? Le panier moyen des visiteurs et  leurs façons de dépenser  auront-t-ils varié? Qui va acheter le Crillon ?, etc…etc…
–  Faut-il un aéroport international à Nantes ? Et tous les autres aéroports, très nombreux et souvent de petite ou moyenne capacité, en France, vont-ils aussi disparaître dans certaines régions , au profit de plus gros, plus “hub”?
La  future  loi sur une nouvelle organisation territoriale et  la décentralisation va-t-elle mieux définir et répartir, pour le tourisme, les compétences entre OT, CDT, CRT ?  Et les métropoles, que vont-elle mutualiser, pour le tourisme ? Les compétences des départements et celles des communes ? Mais quelles compétences, de façon précise, et  comment? A quand la liste des zones touristiques et  la règlementation, pour les territoires concernés, du  travail du dimanche?
Voilà les questions de l’automne, les vraies, les sérieuses, de l’économie touristique.
Mais comme nous avons pris le parti, dans ce blog, d’encourager toutes les nouvelles pratiques du tourisme culturel, parce que la culture agit à 80% sur les motivations des touristes, nous allons nous occuper aujourd’hui d’un « must » : comment faire visiter une ville aux touristes ?
1 – Les nouvelles tendances du tourisme culturel urbain
D’après les toutes dernières études sérieuses, dont celle d’ODIT France en 2008  sur le Tourisme urbain, l’offre culturelle de tourisme urbain est un peu….conventionnelle, dirons-nous. Beaucoup de patrimoine religieux, de monuments, de rues principales avec shopping. Le tourisme urbain est conçu pour les primo- visiteurs, en France, et l’offre classique est abondante. Peu de « contemporain », que ce soit l’architecture ou les arts plastiques, ou une fabrique de théâtre ou de cinéma, de musique. Peu d’entrées thématiques, innovantes…Pratiquement pas d’entrée sur la vie des habitants, leurs ce qu’ils jugent importants, eux, dans leur ville…Pas d’entrées ludiques, surtout des entrées “On va apprendre la Culture en écoutant un guide, au moins on ne se perdra pas”.
2 – Les NTIC, nouvelles technologies de l’information et de la communication, vont, pour de simples raisons économiques, coller le mieux possible aux nouvelles pratiques des visiteurs : Wi Fi, visites sur MP3 ou sur téléphones portable, GPS pour ne pas se  perdre, informations  qui vous suivent avant et pendant la visite! Pour la culture,  on peut attendre le meilleur des TIC, et en particulier de pouvoir choisir, avant la visite, une destination .  En plus, l’ouvrage, qui va vite devenir un best seller et un incontournable, sur la e-visite culturelle et touristique, paraîtra très bientôt ! ( Etude réalisée par Xavier Dalloz Consultants).Nous vous informerons dès que possible de la parution de cette Bible!
De tout cela nous reparlerons, mais le sujet du jour, ce sont les Greeters, ces habitants qui sont d’accord pour faire visiter leur ville, gratuitement et avec passion !
3 – LES  HABITANTS  GUIDENT LES TOURISTES!
La meilleure façon de visiter un lieu, un site culturel !
Inventé en 1992 par Chicago (Illinois), le principe « les habitants font visiter aux touristes «  a de très grands atouts, et a produit les meilleurs effets.
Sur la base du volontariat, et du bénévolat, des habitants de tous âges peuvent donc s’inscrire pour faire visiter, expliquer, présenter un sujet qui les passionne.
Les avantages :
Pour la ville, ou le territoire concerné :
 Une évaluation, quasiment en temps réel, de son offre ! En effet les habitants sont des relais efficaces entre l’offre et sa réception, entre l’offre et la demande. Ils peuvent faire du reporting et la Commune ou le département seront prévenus de ce qui est bien (en bon état, facile d’accès) ou de ce qu’il faut améliorer ;
– Une étude des clientèles gratuite pour mieux investir et créer de nouvelles offres;
– La notoriété, un positionnement : la communication par les habitants, qui deviennent ses ambassadeurs,  est souveraine pour communiquer les atouts d’un territoire : retours de blogs, bouche-à-oreille, inofrmation et passion : les  guides-habitants  produisent tout cela. De retour chez eux, les touristes raconteront leur visite comme « une expérience » particulière, objectif permanent du  Tourisme. Le Tourisme sait informer, certes, mais  souvent par voie de dépliants, sites Internet ou Salons, et il y a de la concurrence sur les destinations culturelles ; ce nouveau principe positionne donc la ville qui met en place ce type de visite comme exceptionnelle.
– Une vraie synergie entre la visite culturelle et son environnement économique, les hôtels, la restauration, les autres activités ! Ne pas isoler la visite culturelle est, vous l’aurez compris, l’une de nos obsession. C’est à cette condition qu’elle sera moins élitiste, plus riche, plus ouverte sur les enjeux du monde actuel.  Grâce à la visite par les habitants, dont les directeurs des lieux de séjour, il sera plus facile à un « Touriste d’affaire”, toujours pressé,   de faire une petite visite  après son séminaire, ou à un randonneur de découvrir les sites insolites avec un  fan de rando  local !
– Une fidélisation de la clientèle touristique, française ou étrangère, hors du commun, car les groupes d’intérêt se forment, et les visites entre tribus, qui partagent les mêmes intérêts, sont la meilleur façon de créer des groupes d’amis !
Certes, les visiteurs sont des visiteurs « de niche », moins nombreux que le tout-venant, qui vient avec des TO qui ont leurs  propres visites, guides, etc.… mais ce sont des visiteurs choyés, qui reviendront, en parleront, car rencontrer les habitants n’est, jusqu’à maintenant, que l’apanage des VIP ! 300  volontaires accueillent les touristes à  New-York, emmenant les visiteurs dans les environs proches, et 30 volontaires ont été recrutés dans un Bureau spécial du tourisme de la Ville! Certains se consacrent à l’évènementiel, comme ceux de Nantes, par exemple, qui font visiter la fabuleuse exposition d’art contemporain entre Nantes et Saint Nazaire cette année. 88000 touristes ont été ainsi pris en charge et accompagnés à New York, depuis la création des greeters, représentants de 50 Etats , 124 pays, en  22 langues

Nous nous réjouissons donc, personnellement,  que ce mode de visite existe déjà en France, et du principe  de ces visites « participatives », d’échange, de découvertes.
4 – Pourquoi les visites du type Greeters ne sont-ils pas plus nombreuses en France ?
Si ces visites tardent à se généraliser en France, c’est aussi parce que nous avons choisi d’autres systèmes, dont ces guides officiels, qui ont des diplômes et une connaissance « scientifique » validée par un ministère, mais rien ne garantit qu’ils vont communiquer au mieux, et il n’entre pas dans leurs missions de passionner les touristes par le biais de la connaissance e ou de la rencontre des habitants de la ville, du pays ou de la région. Comme ces systèmes (Ville et Pays d’art et d’Histoire, par exemple) sont en plus très coûteux et contraignants pour leurs territoires-adhérents, nous suggérons aux élus de passer directement à la case « Greeters »,  qui correspond,  sans aucun doute, à la visite culturelle et touristique d’aujourd’hui
5 – 10 ADRESSES POUR EN SAVOIR PLUS :
Tous les sites Internet que nous présentons expliquent leurs offres, leur méthode, comment devenir Greeter, etc…Que ce soit en France (Nord, Nantes, Paris…) ou à l’étranger, la méthode est toujours un peu la même, simple, évidente, et l’attractivité des visites proposées très forte ! Seuls les modèles économiques semblent différents, les anglo-saxons faisant appel, grâce un onglet, à des contributeurs qui feraient un don à l’organisme support, les français ne le faisant pas. A tort ?a qualité de la visite s’en ressentirait ? Nous somme  persuadés du contraire.
Alaska  http://www.explorefairbanks.com/
Argentine http://www.cicerones.org.ar/index_spa.php
Australie  Adelaïde, www.cityofadelaide.com.au et Melbourne www.melbourne.vic.gov.au
Canada : Toronto www.toronto.ca/tapto
Chine ( Lien souvent infructueux, hélas). Shen Zhen : www.shenzhengreeter.org
FRANCE
Nantes www.greeters-nantes.com ; Pas-de-Calais :  http://www.greeters62.com/, Paris http://www.parisgreeter.org/home/ et www.parisiendunjour.fr
Lyon www.lyoncitygreeter.com/EN/index.php, et  http://www.lyon-france.com/
Royaume Uni
www.visitthanet.co.uk/greeters/
Kent, England : www.visitkent.co.uk/greeters/
Pays Bas: www.denhaaggreeters.nl  The Hague GreetersCity of The Hague, www.denhaaggreeters.nl
USA : Chicago, www.chicagogreeter.com,  Houston www.houstongreeter.org, New York : www.bigapplegreeter.org

KEN, Greeter, accueille une touriste!

KEN, Greeter, accueille une touriste!

KEN A VOTRE SERVICE !

Cette semaine du 15 aôut Ken vous fait un petit cadeau! Car vous n’avez pas le moral. Comment  le sait-il ? Parce que lire ce Blog la semaine du 15 août, celle où, exception française, tout le monde, même les patrons, sont  en vacances :  soit vous êtes au bureau et vous vous ennuyez ferme, soit vous êtes en vacances et n’avez pas de Love Affair cet été …Triste. Je vous plains. Mais voici, avec toutes ces jolies adresses des Greeters du monde entier, de quoi vous régaler  et trouver une amoureuse, quelqu’un qui a les mêmes goûts que vous, par desssus le marché!  Partez vite à New York, rencontre la “Greeter” de vos rêves, ou en Alaska!

Culture, tourisme et développement

KEN EN VACANCES

KEN EN VACANCES

Voici, tout chaud, le point sur la question du tourisme culturel et du développement des territoires. Par le meilleur du meilleur : Rémy Knafou, Président de l’ADREST, et notre très chère Claude , Claude Origet du Cluzeau, la plus savante d’entre nous, la plus militante pour que le tourisme culturel se développe, la plus respectueuse, aussi, des acteurs des deux domaines, qu’elle connait très bien. Jean-Michel Tobelem s’est associé à la réalisation de cet ouvrage, autre Grand Prêtre, Jean-Michel, celui de la gestion et de l’avenir des musées , sur lesquels il a beaucoup réfléchi et publié.
1 – Trois parties, donc, dans l’ouvrage :
 Les fondements (Où j’ai signé, d’ailleurs, l’article sur la  Stratégie du Tourisme culturel en France)
 Les applications, avec un article exceptionnel de Jean-Luc Pouts, avec la collaboration de Fabrice Thuriau, qui abordent LA question importante, soit celle du développement d’un festival ( ici, de jazz) sur un territoire( ici, les Pyrénées).Avec une entrée réellement originale ( les retombées économiques, mais surtout comment les artistes, les organisateurs, le projet apporte une énergie à la ville organisatrice, à touts ses acteurs. Une très bonne analyse, aussi, du rôle du politique, des élus, avec, une fois n’est pas coutume, la présentation de l’ensemble de ce que peut – et ne peut pas- faire un élu. Le contexte, « la montagne aujourd’hui », est aussi très bien analysé. Car il y a un petit côté « polar », dans ce texte ! Comment le jeune du pays n’a d’autre choix que de devenir acteur du tourisme, une fois grandi ? Comment Marciac a gagné ? Quels sont les problèmes de l’organisation d’un festival ? Tout y est, je vous le dis !
– Les perspectives
Claude Origet signe, selon moi, le meilleur texte, « Retombées économiques : les villes en pointe ». Attention, petit chef d’œuvre ! En tous cas, ne vous lancez jamais dans le tourisme culturel sans avoir lu ce petit texte, qui contient aussi une leçon magistrale, mais très concrète, de la « mise en tourisme » de ce que vous voulez, un monument, un Mon conseil : vite, achetez ce livre !
Je sais, je vous en conseille peut-être un peu trop pour vos moyens financiers…Alors mettez-vous à plusieurs, demandez à votre bibliothèque de l’acheter, épousez l’un des auteurs, que sais-je ? Inventez ce qui vous plaira, mais lisez-le. Et même en vacances, vous ajouterez du plaisir à celui de vos vacances !
– Editions de l’Harmattan, Culture, tourisme et développement. les voies d’un rapprochement. Préface de Rémy Knafou. Coll. Gestion de la culture, 2009. ISBN : 978-2-296-09981-4 . 24,50€

Les Barbies sont folles ce matin : elles se sont ruées à la FNAC pour acheter des places ( deux concerts de 500 places, le 13 août) pour voir leurs Princes. Le vrai, Prince, pour lequel elles se damneraient !
Le leur, Ken, grand pote de Prince, comme vous le savez.
Je vois d’ici la tête des garçons qui lisent ce blog…Super crise existentielle, à la façon « garçon » : Et moi, elles ne m’aiment pas les Barbies, et pourquoi ?
Voilà, c’est vrrrrai que Ken est hyper sexy, hyper gentil et hyper pratique, puisqu’il est très riche. C’est vrai aussi que Prince est hyper doué, sait jouer de tout ( hé …hé…), est une bête de scène, vient d’un milieu populaire ( sniff…larme d’amour des Barbies pour son triste passé). Mais les deux ensemble, vous imaginez !?!?Ken et Prince :  inutile de vous aligner sur ce coup-là, perdu d’avance, mes chéris 🙂
TOUT SAVOIR SUR PRINCE
1) Prince se moque pas mal d’HADOPI, il diffuse depuis des années hors-Hadopi! 

Son histoire de musique gratuite: Prince se prépara également à la distribution directe de ses œuvres auprès de son public. Dans un premier temps, il ouvrit des magasins (les NPG Stores, en 1993), puis il proposa un système de vente par catalogue (1993), puis par téléphone (1994), pendant ses concerts (1995), puis par internet (1999), jusqu’à actuellement diffuser ses nouveaux morceaux en avant première sur le Musicology Download Store, un site de téléchargement ouvert depuis 2003.
D’une façon incontestable, Prince a profondément modifié les rapports entre artistes et maisons de disques, créant un nombre important de précédents notamment dans le domaine de l’auto-production.
Informations extraites du site :
http://www.cduson.com/prince/ où vous pourrez, après avoir mis votre CD de Prince dans votre ordi  en fond sonore, vous mettre sa vie en tête.

PRINCE ET KEN A MONACO!

PRINCE ET KEN A MONACO!

KEN VOIT son ami PRINCE A MONACO

2) Actualité récente
Prince est descendu à l’Hôtel à  Monaco, hôtel
 que je connais, mais je ne vous dirai pas où, of course. Vient ce soir prendre l’apéro avec moi, des news dans Twitter demain, promis/juré. 
Le 4 février 2007 il exécute le spectacle du « halftime show » du Super Bowl 2007 devant environ 130 millions de téléspectateurs américains.

3) Le concert du 13 août annoncé dans  Nice Matin ( il n’y a que Nice Matin pour écrire “Un deuxième Prince à Monaco”…)
Un deuxième Prince à Monaco : tout un (love) symbole, en quelque sorte, pour une programmation carrément royale, puisque l’éternel kid de Minneapolis se produira dans les fastes de la salle Garnier, par deux fois… le même soir. Jeudi 13 août, à 20 h et à 23 h, Prince devrait ainsi embra(s)ser la scène de ces « Kiss », « Purple Rain », et autres « Girls and boys », des titres ayant depuis bien longtemps dépassé le stade du simple tube pour s’inscrire dans la grande histoire de la musique.
A la Salle Garnier de l’Opéra de Monte-Carlo, jeudi 13 août à 20 h puis à 23 h.
Capacité : 1000 places (deux fois 500).
Tarif unique : 200 euros. Mise en vente dans les billetteries FNAC, uniquement à Monaco, Nice et Cannes, ce matin,  jeudi 6 août à partir de 10 h, et sur le site
www.fnac.com à 11 h.
Ouverture des portes : 1er concert 19 h 15 2e concert 22 h 15

Protection du patrimoine, question d’actualité

 

PROTECTION DU PATRIMOINE : l’avis “conforme” des Architectes des Bâtiments de France supprimé en ZPPAUP ( juillet 2009)

Ses amis, le vrai patrimoine de Ken le touristeSes amis, vrai Patrimoine de Ken le Touriste

L’Assemblée nationale et le Sénat ont voté dans les mêmes termes le 23 juillet un article nouveau du projet de loi Grenelle I, introduit par la commission mixte paritaire, sur proposition de Christian Jacob député-maire de Provins, qui supprime l’avis conforme de l’Architecte des bâtiments de France (ABF) dans les ZPPAUP, zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager. (Voir la définition des ZPPAUP à la fin de ce billet.)
Bien que le tourisme culturel s’attache davantage à la valorisation des sites patrimoniaux qu’à leur conservation, en principe, nous souhaitons donner ici aux acteurs du tourisme le maximum d’informations sur la protection du patrimoine.
Il est en effet plus facile de  dialoguer avec la culture si l’on connait ses us et coutumes, et la conservation est, pour la culture, un plat de choix.
1- Les différentes protections en France
Le meilleur site que nous ayons trouvé est celui consacré aux opérateurs de la conservation du patrimoine, les ABF, Architectes des bâtiments de France  Les autres sites Internet sont soir trop détaillés, soit trop expéditifs. La présentation des différentes mesures, procédures, est, dans le lien suivant, juste et accessible : www.culture.gouv.fr, http://www.culture.gouv.fr/culture/regions/sdap/sdap.htm
2 – La suppression des avis des ABF est-elle une catastrophe nationale ?
Eh non ! Il faut bien comprendre que, à l’Assemblée nationale, pendant un an de discussion sur le sujet  (Dans le cadre de la loi sur l’environnement, le fameux Grenelle II, qui succède au Grenelle I, déjà adopté), c’est de décentralisation dont on parlait. La vraie. Celle où les collectivités locales demandent à l’Etat de lui octroyer des compétences qu’il estime devoir garder.
Les arguments de l’Etat : les lois de protection du patrimoine sont dictées par le souci d’Intérêt Général. La plupart du temps, cet argument fait en général mouche dans les assemblées parlementaires. Suivent des arguments en effet très centralisateurs : les élus, d’accord, mais lorsqu’il y a « alternance », un élu pourra revenir sur le choix de son prédécesseur. L’Etat se présente alors comme le garde-fou de toutes les dérives à venir. Mais, pour le débat sur les ZPPAUP, il semble qu’il n’ait  pas été suffisant.
Les arguments des collectivités territoriales : pouvoir décider de son avenir en toute connaissance de cause. La règlementation est « trop » nationale, en quelque sorte, et les situations sont tellement différentes d’un territoire à l’autre ( De l’île de La Réunion à Paris-centre..) qu’il vaut mieux laisser les responsabilités et la décision aux territoires, aux élus, qui connaissent parfaitement leur territoire, ses contraintes, ses atouts, ses habitants. Et ont en charge son développement, son avenir. Ils peuvent donc affirmer que  l’alternance est une preuve de la démocratie. Les élus sont adultes, pourquoi feraient-ils des bêtises ? Pourquoi, eux qui font le tourisme culturel, négligeraient-ils l’attractivité du patrimoine et ses retombées  économiques ? Ne serait-ce que pour cette raison, les élus tiennent aussi à leur patrimoine, et l’Etat n’est pas le seul garant (des connaissances, d’un traitement équitable des territoires) pour la question du patrimoine. 
3 – Le pot de fer contre le pot de terre ?
Avec ce type de débat,on pourrait dire que nous sommes encore au XIX siècle…La grande loi sur le patrimoine, qui régit notamment toutes les protections, date de 1913 ! Souvent reliftée, avec un Code du Patrimoine qui la résume ( Mais il est payant, dommage), son histoire récente est donc celle des coups de boutoirs des collectivités territoriales, qui souhaitent se développer, contre un système très étatique, il est vrai, fait d’une multitude de prescriptions.
L’archéologie préventive est le plus le exemple de cette prédominance de l’Etat sur tout l’appareil législatif de la  conservation, même « préventive », donc. On ne compte plus, dans les débats publics, notamment ceux de nos deux assemblées parlementaires, les requêtes visant à amoindrir l’archéologie préventive. Le cas-type, caricatural mais réel,  étant, évidemment, assez simple : la ville (ou le département, ou la région…) avait un super projet de développement, on y fait des fouilles, les opérateurs mandatés par l’Etat y trouvent quelque chose d’Intérêt Général, ou susceptible de le devenir, et paf, le projet de développement prend plusieurs mois ou années de retard et peut même finir dans les oubliettes.
4 – Poser autrement le problème ?
Dans cette lutte, il y a les « bons » et ses « méchants » : l’Etat serait le bon,  qui lutte contre tous les abus des  installateurs de supermarchés, contre des élus qui ne verraient que le court terme, irresponsables, à l’ « esprit de clocher », promps à la démagogie, obnubilés par leur réélection.
Alors,  pour décrisper la situation, il faut poser une question : mais qu’a fait l’Etat, depuis 1913, pour former à la conservation du patrimoine, pour que d’autres acteurs, très bien formés, mais  pas forcément labellisés « Etat », puissent aussi décider ? Pourquoi en sommes-nous arrivés à ce face à face Etat/collectivités territoriales ? Pourquoi, lorsqu’une décision est contestée par des élus, faut-il des jours, des mois, des années de discussions entre l’Etat et ces collectivités ?
Comment en sortir, autrement que par des CMP au beau milieu de l’été, qui donneront inéluctablement des réactions « pour » et « contre », au lieu de repositionner calmement, ne serait-ce que par des « expérimentations », la question du Qui décide, sur quels critères, est-ce clair, à quoi ça sert ?
5 – POUR EN SAVOIR PLUS…
Meilleur article sur le sujet : le site Internet du journal Le Moniteur, www.lemoniteur.fr, article du 27 juillet 2009, de Jacques-Franck Degioanni.
L ’archéologie préventive face à son destin  :
L’Etat, prescripteur, fait de plus en plus appel à des opérateurs agréés : au début de 2008, sur les 66 opérateurs (hors Inrap) agréés, on en comptait ainsi 48 relevant de collectivités territoriales, soit 73% de l’ensemble. Mais la répartition géographique des opérateurs publics ou privés est très déséquilibrée (8 en région Paca, mais 2 en Rhône-Alpes, par exemple). Entre 2002 et aujourd’hui, le pourcentage des dossiers instruits par les directions régionales des affaires culturelles (Drac) donnant finalement lieu à une prescription archéologique a été divisé par deux, passant de 13,83% des dossiers examinés à 6,67%, ce qui témoigne d’une sélectivité accrue de la part des services instructeurs alors que le nombre de dossiers instruits a doublé au cours de la période.
Un bon lien pour suivre l’actualité du devenir de l’archéologie préventive :
http://www.localtis.info/servlet/ContentServer?c=artVeille&pagename=Localtis%2FartVeille%2FartVeille&cid=1206345748084
Le Sénat grignote les fouilles d’archéologie préventive, publié le 22 octobre 2008
« Dans le parcours très chahuté du projet de loi de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion, un amendement est passé inaperçu. Il est vrai qu’il ne concerne qu’indirectement le logement social, mais a beaucoup plus à voir avec la préservation du patrimoine archéologique. Présenté par Daniel Dubois, sénateur de la Somme, et adopté sans difficulté, il complète l’article L.531-6 du Code du patrimoine, en y insérant un alinéa prévoyant que “si dans les six mois qui suivent l’arrêté d’autorisation de fouilles sur des terrains destinés à la construction de logements sociaux aucune opération de fouilles n’a été engagée, l’autorité administrative prononce le retrait de l’autorisation”. »
A lire aussi sur Localtis.info, les péripéties de la loi qui a supprimé l’avis conforme des ABF :
• 26/05/2009
Grenelle 1 : la commission des affaires économiques de l’Assemblée adopte une cinquantaine d’amendements
• 28/01/2009
Plus besoin d’un avis conforme de l’architecte des bâtiments de France pour les travaux en ZPPAUP
• 26/01/2009
Le Sénat raccourcit encore les délais des chantiers d’archéologie préventive
• 12/01/2009
Une nouvelle contrainte pour les chantiers d’archéologie préventive
• 22/10/2008
Le Sénat grignote les fouilles d’archéologie préventive
• 11/06/2008
Périmètres de protection des sites : pas d’exception pour les petites communes
• 13/05/2008
Les zones de protection du patrimoine n’ont pas la valeur d’un document de planification
ZPPAUP définition CAUE http://www.archi.fr/URCAUE-IDF/abcdaire/imprimer.php?fiche=314
• Sur proposition ou après accord du conseil municipal des communes intéressées, des  zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) peuvent être instituées autour des monuments historiques et dans les quartiers, sites et espaces à protéger ou à mettre en valeur pour des motifs d’ordre  esthétique, historique ou culturel.
Plus souple que la procédure de secteur sauvegardé, la ZPPAUP est un document qui délimite un secteur plus particulièrement sensible sur le plan architectural et paysager, il est élaboré après délibération du conseil municipal, enquête publique et avis de la commission régionale du patrimoine et des sites.
Créée par arrêté préfectoral après accord du conseil municipal, la ZPAUP constitue une servitude  annexée au PLU (POS) et s’impose aux opérations de construction et d’aménagement menées dans son périmètre.
La ZPPAUP est un outil de protection ou de mise en valeur du patrimoine qui ne se limite pas au seul patrimoine bâti. 
6 – KEN  AU ZENITH !ken-au-zenith
Comme de très nombreux  touristes, Ken a pris pas mal de décisions, cet été,  au tout dernier moment. Il a aussi beaucoup consommé de « proximité », a logé chez des amis plutôt qu’à l’hôtel. Il a aussi discuté à l’occasion avec les propriétaires de restaurants,contents de la baisse de la TVA .
Non, ce qui chagrine notre Ken, c’est la baisse du tourisme international, cet été : moins d’américaines, d’anglaises et d’irlandaises… Un grand malheur, en quelque sorte, pour ses soirées VIP  et jet set. Moins de sublimes russes richissimes, aussi, sur la Côte ou à Monaco.
Enfin, convenons-en, il a tout de même l’air de se refaire une petite santé, malgré ces très mauvaises nouvelles, et il a décidé d’aller voir l’expo La Splendeur des Romanov à Monaco, histoire d’avoir un bon sujet de conversation avec ses petites chéries, dès leur retour en France.