Espaces publics et convivialité!

I – De quoi ont besoin les villes, villages ou hameaux pour créer de la convivialité ? D’espaces publics et d’objets de convivialité, comme un simple banc pour se reposer! Ces espaces sont en effet  les premiers que  traverse dans un quartier ou une ville, et ce sont eux qui leur donnent leur caractère, leur style de vie et, plus ou moins, leur attractivité. Il y en a de toutes sortes : des places historiques ou des espaces pour se repérer, se reposer, se distraire, se restaurer ou se rencontrer, entre habitants, pour mieux « vivre ensemble » ! Nous en priver, par exemple en nous confinant dans des lieux clos, est terriblement frustrant et chahute notre « espace-temps » !
♦ A mi-chemin entre Urbanisme, Sociologie et Bien-être, voici de quoi mieux comprendre comment fonctionne la convivialité de ces des espaces publics, et avec quels mobiliers urbains prioritaire ? Comment, aussi, transfigurer des espaces moches en lieux utiles, grâce à leur co-construction avec des usagers, pour ne pas se tromper.
♦ Ces espaces libres sont essentiels dans tout projet culturel et touristique. Grâce à l’Institut Paris Région, qui fait toujours tout bien, voici de quoi apprendre, en 15 minutes, de quoi sont faites les améliorations et la diversification des espaces communs. Je vous présente cette notre rapide, en la résumant. Merci pour ce bon document, Pascale Leroi, économiste-urbaniste au département Économie dirigé par Vincent Gollain – l’Institut Paris-Région(Paris).

⇒ Les points fortss’appuyer sur ce qui fonctionne déjà comme les initiatives citoyennes, les points forts du quartier pour les valoriser; requalifier les lieux qui fonctionnent bien.


Car les espaces publics actuels ne sont pas toujours agréables : trop minéraux, encombrés de voitures, ils manquent souvent de tout ce dont on a vraiment besoin (Accueil, restauration, toilettes, fontaines). Parfois, ils sont même hostiles, tristes, « morts », et on y prend peur ou l’on s’y perd. Pourtant, et Le Voyage à Nantes l’a magnifiquement prouvé, des lieux improbables, insignifiants, peuvent devenir inoubliables si on y vit des moments exceptionnels

I- DIX UNIVERS PORTEURS DE CONVIVIALITÉ Les objets de convivialité ont été répertoriés dans dix univers qui participent à la convivialité des espaces publics:
1. L’ART, qui renforce ou souligne l’identité du territoire, apporte des repères spatiaux, donne un supplément d’âme, et crée une forme d’émerveillement. L’art développe le sentiment d’appartenance, honore la mémoire des lieux, fait monter en gamme le paysage urbain, renouvelle le regard, anime, amuse, fait découvrir.
2. LE COMMERCE, Certains commerces répondent à des besoins essentiels, animent et sécurisent. Le lien avec les commerçants est apprécié pour les conseils, l’échange et le dialogue, notamment en zone rurale, où ceux-ci entretiennent un lien social très appréciable, en particulier pour les personnes isolées.
3. L’ÉVÉNEMENTIEL, Recouvre une multiplicité de propositions et d’échelles pouvant créer des opportunités de divertissement et de rencontres sur l’espace public. Crée des aménités nouvelles, enchante les friches, fait découvrir le territoire et ses acteurs, constitue un canal d’appropriation de l’espace public par les citoyens.
4. LE FONCTIONNEL, Cet univers recouvre essentiellement du mobilier urbain répondant à des usages essentiels, quotidiens, comme se reposer, boire de l’eau, jeter ses déchets, aller aux toilettes, mais aussi à des usages festifs, ludiques comme piqueniquer, suivre un parcours culturel.
5. LA MOBILITÉ ACTIVE, LA MARCHE ET LE VÉLO sont des modes de déplacements bénéfiques pour la santé mais également utiles pour réduire la pollution, le bruit, l’encombrement de l’espace public. Potentiellement, ces mobilités favorisent les échanges humains, réduisent l’usage de la voiture, libérant de la place pour des usages conviviaux.
6. LA NATURE, Élément essentiel de la qualité de vie en ville, sa présence est une nécessité et une plus value pour l’attractivité. Elle apporte des aménités par la présence d’arbres, d’une flore et d’une faune diversifiées, par des jardins temporaires, la végétalisation du bâti, le jardinage sur l’espace public.
7. NUMÉRIQUE. Disposer d’une couverture wi-fi sur l’espace public, recharger son portable, profiter de services coordonnés (transports, tourisme, culture, commerce…), développer l’information sur la mobilité, la vie locale… facilitent la pratique quotidienne des territoires.
8. PARTAGE. Si tous les univers de convivialité tendent à favoriser les rencontres, cet univers est directement lié à l’échange, au partage des expériences et des biens, à la solidarité, au collectif. Trois axes d’action: faciliter des échanges spontanés, accompagner les initiatives citoyennes, développer l’emploi sur l’espace public.
9. SENSORIALITÉ. Les perceptions sensorielles participent du ressenti et du bien-être des individus dans l’espace public, lors des déambulations ou des pauses. Il est donc intéressant de considérer la présence et l’accès à l’eau, la lumière, au soleil et à l’ombre, les sons, les couleurs, les odeurs, les ressentis de température.
10. SPORT-JEU. La présence d’équipements sportifs et ludiques, la possibilité de pratiquer sur l’espace public ont un impact positif sur les pratiquants mais également sur l’ambiance générale d’une rue, d’une place, car ceux-ci animent et sécurisent les sites. Le sport participe pleinement de la convivialité des espaces publics, en interaction avec d’autres


BANC : Des usages sont attachés à ces différents objets, comme par exemple se reposer, boire, se détendre, bouger, se divertir, échanger, etc. Un banc, par exemple, permet de se reposer et de partager des moments avec d’autres. Ces usages se complexifient parfois : équipé d’une prise USB, le banc servira à recharger un portable ; réfrigéré ou intégré dans un îlot de fraicheur, il fournira un abri en période de chaleur

 

 

 

 

 

 

10 PROPOSITIONS POUR INTERVENIR
Prendre en compte les usages, s’interroger et interroger sur les attentes réelles des publics, notamment en fonction du motif de présence sur l’espace public.
Penser aux publics vulnérables sur l’espace public en raison de leur âge, de leur sexe ou de leur handicap.
Aménager léger. Les commerces mobiles, l’immobilier léger (container, chalet) apportent des solutions pour développer les services et l’animation, tester des usages, abriter des collectifs.
Mixer les univers de convivialité. Les univers se complètent, se renforcent, se composent en raisonnant sur des parcours à partir d’un lieu moteur, sur des tranches de vie.
Adopter une attitude responsable dans le choix des matériaux employés, minimiser la dépense d’énergie et l’impact environnemental.
Privilégier la présence humaine par rapport aux systèmes automatisés pour favoriser l’emploi et le contact humain, diminuer le coût énergétique.
Prévenir les conflits d’usages par une meilleure lisibilité des espaces de voirie et pour une meilleure cohabitation des différents publics.
Expérimenter. Tester des aménagements, confirmer ou infirmer des usages présupposés, affiner les propositions.
Équilibrer les ambiances. Proposer par exemple une ville festive, nocturne sur certains quartiers, mais également calme, poétique et apaisée sur d’autres.
Ces propositions ouvrent de nombreuses fenêtres sur ce que les collectivités, les entrepreneurs, les citoyens imaginent pour une pratique plus conviviale et agréable de l’espace public, du point de vue de la personne et de ses aventures quotidiennes. Chaque projet est unique et doit être conçu avec les acteurs de terrain, au plus près des usagers et du contexte.
Pascale Leroi, économiste-urbaniste, département Économie (Vincent Gollain, directeur) Juin 2020.


POUR EN SAVOIR PLUS
1) NOTE RAPIDE DE L’INSTITUT PARIS-REGION ÉCONOMIE Juin 2020 • www.institutparisregion.fr N°850 Lien de la Note Rapide, en accès libre : ICI Et en pdf, ici !
• Gollain Vincent, Wided Batats Le mieux-être territorial au cœur des stratégies expérientielles, Note rapide, n° 815 , L’Institut Paris Region, août 2019. • Gosselin Camille, Mangeney Catherine, Soulard Odile, «Approches sensibles», revue Urbanisme, Hors-série n° 71, p. 30- 31, décembre 2019. • Lecroart Paul, «Urbanisme tactique, projets légers, grandes mutations» dans Les Cahiers– Les villes changent le monde, n° 176, L’Institut Paris Region, 2020. • Leroi Pascale, L’économie éphémère, une opportunité pour renforcer l’hospitalité des territoires, L’Institut Paris Region, novembre 2017. • Leroi Pascale, Carnet d’inspiration pour des espaces publics conviviaux, L’Institut Paris Region, juin 2019.
Directeur de la publication Fouad Awada Directrice de la communication Sophie Roquelle Maquette Jean-Eudes Tilloy Infographie/Cartographie Pascale Guery Médiathèque/Photothèque Inès Le Meledo, Julie Sarris Fabrication Sylvie Coulomb Relations presse Sandrine Kocki 33 (0)1 77 49 75 78 L’Institut Paris Region 15, rue Falguière 75740 Paris cedex 15 33 (0)1 77 49 77 49 ISSN 1967-2144 ISSN ressource en ligne 2267-4071
2) Voir aussi les projets européens Urbact et User ! Les nouvelles tendances dans l’utilisation des espaces publics, les besoins des nouveaux utilisateurs, les dysfonctionnements croissants et les conflits d’usages, etc., remettent en cause la manière dont la ville est généralement «produite», conçue et gérée ». Au sein du réseau européen Urbact, plusieurs villes se sont réunies à partir de 2015 autour de projets pilotes visant à faire évoluer les modes de programmation et de conception des espaces publics. La Méthode URBACT repose sur trois concepts clés: Intégration / Participation/ Action-Apprentissage (2015 )
3) USER : Améliorer l’usage des espaces publics dans les villes européennes (photo )

 

—————————

KEN LE TOURISTE PARFAIT, tranquille au bord de sa piscine, profitait des dernier jours de l’été pour prendre son apéro avec Barbie Chérie après une dure journée avec des hackers (notre photo, volée!). « Alors, tu repars faire des tours du monde, Ken? », lui demanda Barbie, avec une certaine véhémence… « Mais non, ma Chérie, ce Covid empoisonne tous nos déplacements, je vais encore bosser en ligne, à distance, et faire mes conférences en ZOOM« ! Barbie répondit , un peu énervée: Mais nan… Tu n’as pas le « Banc connecté de ce billet, Kenou? » C’est certain pensa Ken,  Barbie avait un amant…

 

Des artistes…vus du train! !

J’ai la chance de modérer le groupe « Tourisme Culturel » du magazine  Tourmag, et j’ai publié cette intéressante offre culturelle, présentée dans une vidéo . Elle est à la fois curieuse et amusante, et , en ce moment, et elle redonnera le moral à tout le monde!
UN SPECTACLE « vu du train », pour les voyageurs, en inversant le schéma classique. Les champs et le paysage deviennent des scènes pour des ballets, des happenings d’acteurs et de danseurs, bénévoles, habitants et sans doute quelques pros pour les chorégraphies! Bien assis dans leurs wagons, les voyageurs du train s’amusent à les regarder, à en découvrir de nouveaux, en regardant ces « champs animés » et leurs saynètes éphémères !
Plus sérieusement, je pense que le tourisme culturel, qui sera encore à l’honneur ce week-end avec les journées Européennes du patrimoine, à tout à gagner s’il invente aussi de nouvelles offres, de nouveaux formats, en particulier pour les jeunes européens, et voici quelques avantages que je vois dans cette spectaculaire improvisation :
– On sait que près de 70% des touristes étrangers sont nos proches voisins, les italiens et les Belges, les allemands et les Espagnols ou les européens du nord.
Tous aiment le spectacle, comme les voyageurs français, s’ils ne sont pas « obligés d’y aller », si on les prend par la main ou si c’est en plein air ! Les gâter avec ces improvisations qui sont de vraies surprises, est aujourd’hui réjouissant et sera sans doute demain un impératif dès que le tourisme et la Culture auront repris des forces.

>
Lien de la vidéo, au cas où : https://www.youtube.com/watch?v=kr6hlMubGJU. Durée de la vidéo: Une minute!
PRÉSENTATION DU PROJET, ALLEMAND, qui date de 2017! :
Le projet artistique « Bewegtes Land » a transformé dès 2017  la vallée allemande de la Saale en une scène de 30 kilomètres de long, divertissant les passagers dans les trains qui passaient. Quelque 500 résidents et bénévoles ont pris part le long de la route Jena-Naumburg.(Voir ici)
CONCLUSION PROVISOIRE !
Après tout, le Street art ne s’est pas construit en un jour, et les Arts de la Rue, non plus.
– Cependant, si un jour ou la SNCF voulait se lancer dans l’aventure, je pense qu’un Paris-Roubaix aurait enfin du chien, en train, et que tous les trains nous mèneraient joyeusement à Avignon!

– Aujourd’hui, les Transports, comme cette compagnie ferroviaire, peuvent apporter à la culture une visibilité réelle et des moyens nouveaux, une « vitrine » inédite et exceptionnelle . Le tourisme participe ainsi à donner une impulsion aux activités culturelles, lorsqu’elles s’associent à ses démarches.
« Enfin, le tourisme culturel est d’abord une rencontre, qui, lorsqu’elle a lieu, est source de plaisir, d’éducation ou de surprise pour les visiteurs, et mieux les accueillir, assurer les conditions nécessaires au déroulement de cette rencontre, telles sont les missions conjointes des deux secteurs », comme je le dis dans mon livre, Le Tourisme Culturel, et tente de vous en apporter, chaque semaine, une belle preuve ! Et merci à tous mes amis qui m’envoient des très bons exemples, et aujourd’hui, merci à Christophe de Chassey (ATOUT France) qui a pensé à moi et à vous, en nous faisant cadeau du bel envoi de cette vidéo !)

Je vous conseille, si vous aviez envie de monter de telles surprises,  aussi de relire ce billet de 2015 où je vous présentais des formes d’interventions originales, pour la culture, et disait tout le bien que je pensais de Laurent Kilani, qui dirige La Cellule et dont j’estime énormément le travail! Voir ce billet, ici: http://www.nouveautourismeculturel.com/blog/2015/05/07/festivals-numerique-neuf  et ses coordonnées dsur LinkedIn, ici!


LES JOURNÉES DU PATRIMOINE CE WEEK-END TOUT LE PROGRAMME SUR CE LIEN, ET SUR VOUS JOURNAUX LOCAUX!

 

 

 

KEN LE TOURISTE PARFAIT  était tout pensif :  « et encore ce Christophe , qui lui volait la vedette!« , ruminait-il en lisant ce billet, aujourd’hui….. Barbie entra, superbe, et s’inquiéta « Mais tu as l’air triste? » Non-non, mentit Ken, juste un Cri-Cri d’amour qui m’agace….

Prêts pour Fairbnb?

Italia – Bologna – Piazza Maggiore

Qu’est-ce que Fairbnb.coop? Juste  une nouvelle plateforme coopérative de réservation d’hébergement qui va vous épater. Elle est très différente des autres plateformes que vous connaissez (Booking.com, Trip Advisor ou Airbnb, etc..). Car en réservant sur cette plateforme, vous pouvez participer au changement local, à un projet, à des initiatives que proposent les habitants : Fairbnb reversera 50% de sa commission sur des projets sociaux sélectionnés par les riverains du lieu que vous habiterez quelques jours.
Comme toutes les autre plateformes de location de courte durée, Fairbnb facture une commission pour son fonctionnement, mais elle se différencie des autres plateformes en termes d’utilisation de cette commission, et par sa gouvernance, qui vise la transparence, et la décision plus démocratique : tous les utilisateurs peuvent contribuer à la vie de la plateforme, plutôt que des investisseurs anonymes comme habituellement .Utopie ? Pas du tout ! Plutôt une excellente alternative, et, surprise de la semaine:  Fairbnb sera bientôt en France!(À Voir ci-dessous en 2- les villes pilotes!). 

I- LES TROIS BONNES RAISONS pour que cette plateforme, dont le siège social est à Bologna, en Italie, soit aujourd’hui à l’honneur sur ce petit blog !

1- RESPECTER LE LIEU, SON AUTHENTICITÉ  ET SES HABITANTS Ce n’est donc pas parce que ces projets, que vous financerez, seront des projets culturels, que j’ai choisi aujourd’hui de parler de Fairbnb, mais parce que la relation entre « habitants et touristes » est d’ordre culturel : pouvoir être plus solidaires des gens dont vous adoptez le territoire est un nouveau marqueur fort du tourisme. Cela veut dire que vous respecterez sans doute davantage le lieu, que vous comprendrez mieux l’histoire et la vie des populations qui y vivent, et que vous serez plus motivés pour leur apporter de l’aide. Par exemple, Sito Veracruz, le fondateur espagnol de Fairbnb.coop, a annoncé le choix d’Amsterdam : l’argent de la commission ira à un projet de jardinage communautaire dans le nord et à un projet d’agriculture urbaine pour les femmes migrantes dans le sud-est, les deux quartiers les plus pauvres de la ville ».(Photo : Barcelone, entrée du Parc Guell, de Gaudi).
2- Les villes –pilotes de l’expérience Fairbnb sont toutes des villes très fortement culturelles, avec un passé riche mais aussi une expérience et une réflexion sur le « mauvais tourisme », celui qui pollue et les a souvent envahies, peu à peu. Ce « surtourisme » industriel, où les touristes ne « font que passer », souvent en groupes, avec l’objectif d’« avoir vu » Venise, Amsterdam ou Barcelone. Amsterdam s’en est rendue compte à temps, a élaboré une Charte éthique pour que les habitants reprennent la main sur leur ville. Venise n’as pas encore réussi, mais espérons un jour un maire qui évitera que la ville ne soit louée presqu’entièrement et que la grande majorité de ses propres habitants aient dû la fuir..
• Amsterdam
• Barcelone
• Bologne
• Genova
• Grenade
• Valence
• Venise

  • Et bientôt la France! Les Oiseaux de Passage, que nous avons  tous encouragés, (ici pour le petit blog), viennent de signer un accord de coopération avec Fairbnb.coop, pour ouvrir de nouvelles destinations en France, avec la participation des communautés d’hospitalité  existantes. La première serait celle de Marseille (Coopérative Hôtel du Nord)!

3- Ma conviction qu’un tourisme authentique, équitable et conscient des excès  peut exister, que faire croire que c’est une utopie est insuffisant, car les preuves sont là !
Si se débarrasser du tourisme de masse (surtourisme) est difficile, il n’y a aucune fatalité, aucun « modèle économique imposé » qui empêche un tourisme plus équitable. La Charte d’Amsterdam rend compte de ce choix des touristes que chaque ville peut faire. C’est vrai au niveau des touristes étrangers (selon que vous ferez, ou non, des campagnes réussies vers les Belges ou les Anglais, ils arriveront… ou pas !) ; au niveau des modes de visites (Transports ; en famille et entre amis…) mais aussi des activités proposées. Dans la Charte d’Amsterdam, le choix fut fait de demander des avis aux habitants pour Perspectives 2030 : Destination Les Pays-Bas, une nouvelle vision de la destination qui profite aux habitants , en   élaborant une stratégie 2030.  (Voir aussi mon billet  sur ce blog qui présente cette stratégie) qui  priorisait l’intérêt commun.

II- NOUS PRÉFÉRONS LES GENS AU PROFIT !
Ecrit en clair sur la plateforme, et expliqué dans un Manifeste, le souhait de la plateforme est le suivant « Nous offrons le potentiel d’expériences de voyage authentiques , durables et intimes tout en facilitant le développement de projets socialement pertinents au sein des communautés du monde entier. »
•L’ objectif de Fairbnb était d’éviter les défauts des plateformes classiques d’hébergements  chez l’habitant : « Les habitants peuvent compléter leurs revenus tout en partageant leur culture. Mais ce modèle peut avoir un coût, faisant grimper les prix de l’immobilier, fragmentant les communautés et ruinant souvent des entreprises locales. Dans des dizaines de villes, le tourisme axé sur la technologie rend plus difficile pour les habitants de vivre et de gérer leurs propres quartiers. » On pourrait aussi parler des nuisances de valises à roulette dans les rues des celles des aller/venues dans certains immeubles entièrement dédiés à la location éphémère. (Photo: Genova, en Italie- Aquatinte, 1810-Ambroise Louis Garneray (1783–1857) 

III- COMMENT EST NÉ FAIRBNB ? The Guardian rapporte que l’idée de Fairbnb.coop est née il y a environ trois ans, lorsque M. Veracruz vivait à Amsterdam, a observé la forte augmentation des locations de vacances et l’impact négatif que cela avait sur son quartierEn 2018, commence la réflexion collective, définie comme « Une organisation ouverte où dans un proche avenir nous prévoyons d’accueillir tous les acteurs de notre écosystème. […] D’autres groupes de toute l’Europe ont rejoint notre débat et nous ont aidés à façonner le modèle final que nous cherchons à mettre en œuvre ». Même les remboursements sont possibles à 100% dans les 4 jours si des circonstances d’urgence entraînent une annulation pendant que les hôtes et les projets sociaux reçoivent leurs fonds.
1- LE MANIFESTE ! Nous avons maintenant basé notre siège social à Bologne, en Italie.une nouvelle façon d’envisager le tourisme qui se concentre enfin sur les intérêts des communautés touchées par cette cette industrie.
Je vous laisse découvrir le Manifeste, ICI,  très intéressant, ainsi que le site qui informe sur les stratégies et objectifs, dont celui de la Durabilité sociale : afin de reconstruire la communauté, les bénéfices seront réinvestis dans des projets sociaux qui participeront à contrer les effets négatifs du tourisme quand il est trop invasif. Des sections locales seront réunies sur la base du volontariat, pour soutenir les projets qu’elles veulent voir dans leurs quartiers: coopératives alimentaires, terrains de jeux, projets verts, cafés communautaires. Il est aussi question de Propriété collective, de Gouvernance démocratique, de Transparence et de responsabilité.


2- QUI PEUT PARTICIPER ? VOUS ÊTES INVITÉS
Devenez Hôtes ! Nous invitons tous les voyageurs et citoyens concernés par les effets négatifs d’un tourisme incontrôlé à se joindre à nous pour co-créer une plateforme communautaire qui promeut des voyages extraordinaires… et éthiques.
Vous gérez ou souhaitez gérer une location à court terme légale?
Vous êtes gérant d’un petit hôtel, d’un camping, d’une ferme ou d’un B&B dans votre ville natale?
Créez une entreprise durable pour vous et vos voisins en répertoriant votre espace sur Fairbnb.coop. Nous sommes une plate – forme sans commission qui offre de grands avantages pour les hôtes et qui demandera à vos invités de financer un projet social dans votre propre quartier.
Devenez un Keypartner au niveau local : les entités commerciales, coopératives et de la société civile peuvent devenir des partenaires locaux officiels. Ces partenaires sont chargés d’effectuer des tâches administratives, de gérer les opérations locales et de créer une main-d’œuvre engagée dans leur région. Si vous êtes intéressé, vous pouvez demander des détails en contactant info@fairbnb.coop .
Nous recrutons! Voulez-vous travailler avec nous?Nous élargissons notre équipe et nous prévoyons une croissance rapide dans les prochains mois. https://fairbnb.coop/get-involved/
info@fairbnb.coop +39389 0931063

EN CONCLUSION : bien sûr, le capitalisme classique est plus puissant, a des ruses inouïes pour récupérer ces mouvements actuels, plus solidaires, plus empathiques avec la société où ils vivent . mais, et ce texte l’explique très bien, Fairbnb connait bien cette histoire, a anticipé la plupart des difficultés et est en train de trouver une vitesse de croisière !
Personnellement, je lui souhaite longue vie et j’espère, mes amis, que vous rejoindrez, à l’occasion, la communauté FAIRBNB en cours de développement!

POUR EN SAVOIR PLUS
Le lien de Fairbnb  et celui d’un contact :  info@fairbnb.coop , avec  un téléphone au cas où : 39389 0931063 et, à nouveau, le Manifeste.

Un excellent article, dont je me suis beaucoup inspirée pour résumer les idées et l’histoire de cette aventure FAIRBNB !
– AIRBNB et d’autres sites comme Booking.com, ont démarré en trombe, puis été tout aussi vite critiqués, non seulement parce qu’ils prenaient des clients aux hôtels, mais surtout parce leurs offres ont fait disparaître celles de locations pour les habitants résidents des grandes villes, entraînant une forte augmentation des prix des loyers et donc des prix des logements .Car beaucoup de faux « hôtes », en réalité des loueurs professionnels multi-propriétaires,  qui ont acheté et aménagé de nombreux logements pour les louer de façon saisonnière. À Londres, un quart des hôtes répertoriaient plus de cinq propriétés sur Airbnb, selon un rapport spécial du Guardian .Barcelone a connu une augmentation de 50% des prix de location au cours des cinq dernières années). La pression du tourisme fut alors incontrôlable car rien n’était régulé. Le directeur général de la société Airbnb, Brian Chesky, est en train de corriger tous ces défauts (évasion ficsale ; prqtiques de travail abusives, etc…)  d’ici décembre 2020.
Autre très bon article sur les modèles économiques des coopératives, sur « Jacobin »  Pourquoi nous avons besoin de coopératives pour l’économie numérique, qui démontre point par point que Aibnb a été créée pour « maximiser les profits » (Auteurs : James Muldon) .  Damiano Avellino, l’un des fondateurs de Fairbnb.coop,dit  «nous sommes une coopérative de travailleurs mais nous voulons devenir une coopérative multipartite» – permettant à d’autres parties prenantes d’avoir plus de propriété et de contrôle sur l’entreprise
– The Guardian : Fairbnb.coop se lance, offrant de l’aide pour des projets sociaux . Voir aussi Janelle Orsi – 5 façons de reprendre la technologie : « Assez de malheur et de tristesse! Voici quelques grandes idées pour une révolution numérique qui nous enrichit tous, pas seulement les riches. « Ce serait comme si les utilisateurs de Facebook possédaient et contrôlaient Facebook, ou si les conducteurs Uber possédaient Uber » l’estimation de 20 milliards de dollars d’Aibnb repose en grande partie sur la fidélité des utilisateurs. Elle ne possède aucune chambre, aucun lit…(Janel Orsi)
– une plate-forme municipale qui pourrait être développée entre plusieurs grandes villes pour gérer les services d’hébergement de courte durée (Voir cet article, ICI).
– Merci aussi à LinkedIn !

NOS PHOTOS                                                                                                                                                                                                                     – PHOTO BOLOGNE 27 mai 2006 – Auteur : Steffen Brinkmann, Szs
– PHOTO AMSTERDAM – Amsterdam – Rijksmuseum Pris sur 12 septembre 2016
https://web.archive.org/web/20161103134623/http://www.panoramio.com/photo/133594021 – Auteur Nikolai Karaneschev

– GENOVA (GENES) eduta di Genova – acquatinta, 1810 – 19 août 2007-fichier mio
Auteur Ambroise Louis Garneray (1783–1857)
– PHOTO BARCELONE Français: Maisons à l’entrée du Parc Güell, réalisé par Antoni Gaudi, Barcelone, Espagne , 9 mai 2014, 13:10:22 – Auteur Jean-Christophe BENOIST- #FairbnbCoop #BeTheChange #PlatformCoop


KEN LE TOURISTE PARFAIT   commençait à avoir un peu le tournis. Après tous les Palaces du Monde, qu’il fréquentait assidûment pour son job car c’était pratique pour ses Affaires  grâce aux rencontres qu’il y faisait, il DEVAIT, disait Barbie Chérie, passer ses vacances ou quelque week-ends « chez l’Habitant, » grâce à Fairbnb… »Diantre! », pensa Ken (en vieux français).Mais Barbie était très persuasive, et puis cela lui donnerait l’occasion, rare, de rencontrer un peu le petit peuple et de voir comment il vivait….