Jan 18

Financement participatif en Europe!

Une nouvelle étude vient de paraître :  Repenser l’engagement participatif dans le secteur culturel  
A un moment où les financements publics sont en forte diminution pour la Culture, quoi de mieux, pour le Tourisme Culturel, que de trouver des solutions alternatives, qui feront appel à de vrais amateurs qui ont envie de partager les frais avec vous ? Voilà pourquoi nous vous proposons, aujourd’hui, un petit billet sur le Financement participatif, car une étude, en ligne depuis quelques jours, présente une très bonne  synthèse des avantages et inconvénients de ce type de financement pour les pays européens. Parmi les inconvénients, la difficulté des acteurs culturels à travailler sur des modèles financiers. Et si un travail ensemble, entre professionnels de la Culture et du Tourisme, pouvait améliorer cette petite faiblesse? Ce sera ma propre proposition, l’étude proposant à tous les européens un nouveau site Internet et toute une gamme d’outils, pour progresser !

I- DÉFINITION DU FINANCEMENT PARTICIPATIF Le Financement participatif en ligne, pratique arrivée vers 2006 en France, est une solution destinée à obtenir des financements de tout le monde à partir de plateformes , en ligne, spécialisées dans ces levées de fonds.
– Avec ses objectifs, ses outils, ses méthodes, le financement participatif a connu très vite un grand succès, surtout auprès des financeurs traditionnels :«Nous n’avons plus d’argent, depuis la crise, faites donc appel au crowdfunding ! », peut-on très souvent lire ou entendre, encore aujourd’hui. D’autant que les choix des modalités et formes de transactions du financement participatif se sont élargies et tout le mode peut trouver « sa » solution (Dons, avec ou sans contreparties, prêts aux entreprises ou particuliers, financement participatif en capital, etc…)
Enfin le financement partiocipatif a remplacé les anciennes « souscriptions » par lfinancement collectif et volontaire ; il s’inscrit aujourd’hui dans un mouvement plus global : celui de la consommation collaborative et de la production participative, via Internet et les réseaux sociaux. Et depuis plus de dix ans, un train législatif et réglementaire évolue en fonction des demandes et de situations.. (En voir plus sur wikipedia )

II- QUELQUES DONNÉES DE CADRAGE pour l’Europe
75 000 campagnes de financement participatif des secteurs culturels et créatifs (SCC) ont été lancées depuis 2013 en Europe, avec environ 247 millions d’euros collectés pour financer les activités culturelles. Mais ne nous emballons pas : ces 247 millions d’euros ne représentent que 7 % du montant total promis (environ 3,4 milliards EUR), soit un manque de financement de plus de 3 milliards d’euros. Les montants obtenus s’élèvent, en moyenne, à environ 6 200 EUR
QUELS SECTEURS CULTURELS ? COMBIEN DE PLATEFORMES ? Plus de la moitié des financements vont au Cinéma+Audiovisuel (33 % des campagnes et 29 % du volume de transactions) et à la Musique (22 % des campagnes et 17% du volume de transactions).
– Les secteurs qui pourraient progresser sont actuellement sous financés par le crowdfunding : les jeux (2 %), l’architecture (2 %) ou le patrimoine (moins de 1 %) .
– Si toute l’Europe utilise le financement participatif comme moyen alternatif de financement, deux pays sont à l’origine de 66 % de toutes les campagnes et de 63 % du volume total de transactions de la période 2013-octobre 2016 : le Royaume-Uni (36 % des campagnes et 41 % du volume de transactions) et la France (30 % des campagnes et 22 % du volume de transactions).
– Enfin, malgré les 600 plateformes de financement participatif basées en Europe,47 % des campagnes européennes ont malgré tout été hébergées par des plateformes internationales basées aux États-Unis, en particulier par Kickstarter et Indiegogo qui ont une portée mondiale.

III- LE FINANCEMENT PARTICIPATIF N’EST PAS SEULEMENT UNE QUESTION D’ARGENT
– Monter et gérer une bonne campagne de financement participatif est un processus complexe qui exige de la part des organisations créatives et culturelles de multiples ressources (communication, plan d’activités, exposé narratif, marketing, renforcement des communautés, etc.).
80 % des acteurs culturels interrogés dans le cadre de l’étude soulignent qu’ils ont retiré, outre le financement recherché, au moins un autre avantage de l’organisation d’une campagne de financement participatif. Les acteurs culturels ont recours au financement participatif comme outil pour :
–  (co)financer un projet créatif spécifique, à défaut d’un autre financement disponible,
–  compléter d’autres types de financement,
–  le développement des publics,
–  le renforcement des communautés,
–  la stratégie interne et le développement des compétences,
–  la communication et le marketing,
–  l’étude de marché.

IV- UN PAYSAGE FRAGMENTÉ pas toujours transparent et des financements à court terme…
1- Diversité des solutions : le paysage des plateformes de financement participatif est extrêmement fragmenté car la plupart d’entre elles sont spécialisées dans des marchés de niche et opèrent uniquement dans des régions ou des villes déterminées. Ce large éventail de plateformes de financement participatif se différencie aussi « en termes de modèles de gestion, de structures tarifaires, du degré de participation du secteur public, de couverture géographique et des secteurs couverts et services offerts » ;
2- Transparence : si à peu près tous les pros de la culture connaissent le mécénat participatif, les décideurs politiques sont moins renseignés: « Du côté des bailleurs, ce manque de confiance est encore aggravé par le défaut de transparence des porteurs de projet quant à leurs compétences et à leurs intentions, ainsi que par les risques potentiels liés au financement participatif. Le manque de transparence concernant les régimes fiscaux en vigueur et les systèmes de paiement augmente aussi la méfiance à l’égard du financement participatif » ;
3- Et pour le financement à long terme ? Pour que le financement participatif devienne partie intégrante de financements croisés, à long terme, il faudrait lier le financement à court terme basé sur le seul projet à « un financement à plus long terme fourni par une organisation financière (par ex. : par des prêts ou le financement de fonds propres) . Toutefois, évoluer d’un financement de projet ponctuel vers un financement à plus long terme via une organisation financière reste un défi pour de nombreux acteurs culturels, et nécessiterait de leur part de meilleures compétences financières et de meilleurs plans d’activités ».

MA CONCLUSION : LES ACTEURS DU TOURISME COMME SOLUTION à ces trois derniers aléas?
Pour ces trois situations difficiles, nous pensons que la complémentarité des compétences entre Tourisme et Culture pourrait aider des projets à trouver des financements plus certains, plus larges, plus durables. Le Tourisme, myriade d’activités et de métiers relevant du secteur privé (Transport, Hébergement, Activités…) , est souvent bien plus à l’aise pour avec ces questions financières que ne le sont les acteurs de la culture (Dons ou prêts).
RECOMMANDATIONS D’ ACTIONS L’étude propose, quant à elle, que « des mesures politiques » soient prises aux niveaux local, régional, national ou européen, dans champs d’intervention suivants : sensibilisation, création de la confiance, amélioration des compétences, cofinancement et création de liens entre les communautés financières (internationales).
Sensibiliser, en soutenant le maintien et l’expansion d’un portail européen d’information sur le financement participatif et en organisant des évènements.
Promouvoir l’acquisition par les décideurs politiques de connaissances sur le financement participatif, en réunissant les décideurs politiques afin de stimuler l’échange d’expériences.
Favoriser la confiance avec des informations transparentes et comparables
Encourager l’amélioration des compétences par des formations
Soutenir le cofinancement et renforcer les liens entre les communautés financières internationales popur développerplateformes de financement participatif en Europe ».
 L’étude est associée à un nouveau site web CROWDFUNDING4CULTURE.EU  – qui a été développé en tant que centre européen d’information sur tout ce qui a trait au financement participatif de la culture. Le site web contient, entre autres :
une carte de toutes les plateformes de financement participatif culturel d’Europe l’Europe (avec des informations comparatives sur les modèles de financement participatif utilisés, les coûts d’utilisation, etc.) ;
un recueil des études de cas réalisées dans le cadre de la présente étude ;
un inventaire des événements, nouvelles, outils et études intéressants et liés au financement participatif de la culture

POUR EN SAVOIR PLUS : 
1- L’ETUDE Le financement participatif Repenser l’engagement participatif dans le secteur culturel . Une vingtaine de Consultants et directions européennes y ont contribué : IDEA Consult, ECN, Ecorys, Values of Culture. Directorate-General for Education and Culture Directorate D – Culture and Creativity Unit D.1 – Cultural Policy Contact: DG EAC Unit D.1 E-mail: EAC-UNITE-D1@ec.europa.eu European Commission B-1049 Brussels
– ISBN 978-92-79-67974-2 doi: 10.2766/851844 © European Union, 2017
2• LIEN Synthèse de l’étude : ICI
3• LIEN ETUDE COMPLÈTE : 204 pages, ICI, ou
4 – AUTRES ETUDES de l’EUROPE sur le Crowdfunding ; 2014 Crowdfunding and the role of managers in ensuring the sustainability of crowdfunding platforms -2017 Assessing the potential for crowdfunding and other forms of alternative finance to support research and innovation, janvier 2017
NOS PHOTOS :

  • Cathédrale de Reims : CC BY-SA 3.0 – 25 juillet 2012-Photographe : Christophe Camart
    Le château de La Mothe-Chandeniers (Vienne) : photo ci contre et photo  juste au dessus! 25 décembre dernier : un château aux 25000 sauveteurs ! « Le sauvetage d’une romantique ruine du Poitou par rachat participatif a dépassé toutes les attentes. Le château de La Mothe-Chandeniers (Vienne) comptera près de 25 000 fiers et anonymes copropriétaires de 115 pays, qui ont réuni plus de 1,6 million d’euros. « C’est un record en France et sans doute en Europe en termes de fonds levés et de contributeurs» a affirmé ce mardi Romain Delaume, PDG de l’agence de financement participatif (Photo Le Dauphiné et article du Dauphiné ICI.
    (Photos Dartagnans.fr 15:08 – 25 déc. 2017)
    – La nouvelle campagne du Château de Chambord après les Jardins, en 2017, intégralement restitués, sur 6,5 hectares aux pieds du château (photo ci-contre) , une nouvelle  campagne va vous demander d’aider à meubler l’intérieur du château :  » Apportez votre pierre à l’édifice en nous aidant à remeubler le château. Bien plus qu’un don, votre participation contribuera à montrer Chambord sous son plus beau jour, tel que François Ier l’a imaginé en son temps, Il y a 499 ans !Chiffres clés 2017 : 90,4% d’autofinancement et 916 888 visiteurs dans le château (+ 26% par rapport à 2016).
    Adopte un Château, Réseau de châteaux en danger. Association loi 1901 qui aide les porteurs de projets à trouver les moyens pour sauver leurs monuments. Un article de La Tribune : « le crowdfunding au au secours des châteaux en péril 2013.
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KEN LE TOURISTE PARFAIT, hébergé par un petit blog français, avait du mal à cerner l’actualité de ce pays. Par exemple, en ce moment, des jeunes, des agriculteurs et des « marginaux », disaient les infos, habitaient sur une Zone Aéroportuaire Décidée (ZAD) et devaient, avant le printemps, en libérer les accès. Autre surprise, un château ancien avait, depuis Noël, 25 000 propriétaires! Bah, pensa Ken, mieux vaut me concentrer sur mes voyages, mes Palaces et mes Affaires, tout cela n’est peut-être qu’une série de fake news, au fond?

Jan 13

Choisir une exposition en 2018!

LES EXPOSITIONS ET AUTRES ÉVÉNEMENTS CULTURELS renouvèlent leurs programmation et 2018 sera une année très riche, en France, pour la visite culturelle!
– Tout d’abord pour les visiteurs français, les plus nombreux, qu’ils soient des habitants de proximité ou des touristes venus d’autres régions. Pour les visiteurs étrangers, ces événements artistiques ont la capacité à faire bouger tout un public friand d’art et de culture, qui viennent en famille ou entre amis pour voir une exposition ou prennent prétexte d’une exposition pour justifier leur envie de voyage. L’exposition temporaire peut-être, à elle seule, une véritable Destination de voyage! Bien connaître à l’avance les programmations est donc intéressant pour les opérateurs du Tourisme.
– On  voit en ce moment le succès de toute exposition de qualité avec l’exposition Christian Dior du MAD, le Musée des Arts Décoratifs à Paris, exposition qui attire chaque jour des centaines de visiteurs, avec en ce moment 4 heures d’attente…
Attente, salles bondées, tarifs élevés, tels sont les freins à la visite: malgré des prix d’entrées en hausse, on y constate encore des files d’attente, liées à l’impossibilité de réserver, et qui ont pour conséquence une très difficulté de circuler dans des expos bondées où l’on souffre des inconvénients de la foule… Dans d’autres pays, on peut réserver et ces inconvénients n’existent plus. »Comment éviter les files d’attente » est tout de m^me la queqtion la plus posée, alros que, réellement, c’est la plus facile à résoudre (Réservations en ligne; billetteries décentralisées; politiques tarifaires et horaires et hop! Elles  disparaîssent !).

I- LA TYPOLOGIE DES EXPOSITIONS varie peu : on y trouve toujours ce déséquilibre désespérant entre Paris et la province, qui tend même à s’accentuer au fur et à mesure de la croissance de l’offre à Paris ; deuxième tendance : les visiteurs vont  plus volontiers dans les grosses et riches institutions, publiques ou privées (Fondation Pinault ou Musée d’Orsay…) car selles seules semblent capables de faire face à la baisse des subventions publiques et à la hausse continue des coûts d’une exposition (Assurances, transports, emballages…) pour présenter des artistes ou des mouvements importants.
– Enfin on le constate aussi, LA CONCURRENCE est de plus en plus forte entre les différents pays du monde, et chaque année les visiteurs ont la possibilité de découvrir de nouveaux sites culturels qui, à peu près tous, organiseront des expositions destinées à renouveler leurs offres et à fidéliser de nouveaux visiteurs.

II- DE NOUVEAUX LIEUX CHAQUE ANNÉE!  Nous avons  toujours un « vieux monde », Europe et Etats-Unis, où sont disponibles la plupart des chefs d’œuvre, et qui multiplient pourtant les nouveaux lieux d’expositions chaque année. Prenons l’an dernier l’ICA de Miami ou , après la Fondation Louis Vuitton (Bernard Arnault) à Paris en 2014, le projet Collection Pinault-Paris de la Bourse du commerce annoncé pour fin 2018 ou début 2019  près du Louvre (architecte Tadao Ando). Rappelons qu’un an après l’échec de son installation sur l’Ile Seguin, en 2005, la Fondation de François Pinault s’était installée à Venise au Palazzo Grassi et à Punta della Dogana.
– Nouveaux lieux, encore, avec, en 2017, le nouveau Louvre d’Abu Dhabi ou les centres d’art et musées d’Australie, d’Afrique du Sud et surtout de Chine qui continuent à se multiplier et témoignent du « succès » du format de l’exposition. Car l’ événement culturel est aussi un « outil » de SoftPower, qui permet aux pays émergents d’affirmer leur identité culturelle, de créer de nouvelles Marques, de communiquer, d’organiser des Rencontres, bref, de « valoriser » leur pays et d’y attirer talents et compétences (artistes mais aussi ingénierie culturelle et public qualifié).

III- COMBIEN D’ EXPOSITIONS EN FRANCE ? Le Journal des Arts, très expert en calendrier et présentations d’expositions , écrit dans son numéro actuel que leur nombre est en diminution : après un pic de 2200 expositions en 2012, le Journal en recensait 1500 en 2015, 1700 en 2016 et 1450 cette année 2017.  Le Journal dit aussi constater, à ce jour une baisse des expositions de 25% en 2018 par rapport à l’an dernier. (JdA N°492-Cahier 2-5-18 janvier 2018).
COMMÉMORER les anniversaires est sans doute le premier critère du choix de nouvelles expositions. Cette année marquera le 220éme anniversaire de la naissance d’Eugène Delacroix et celle de la disparition de l’artiste autrichien Egon Schiele (Exposition à Vienne 19 octobre 2018-17 février 2019) . Et, évidemment, la fin de la première Guerre sera célébrée dans les villes, sites et musées concernés. On attend aussi la commémoration des 50 ans de 1968 ! Avec beaucoup d’expos (Archives, BNF) et peut être en live?
ART CONTEMPORAIN, MODERNE OU ANCIEN? Toujours selon les statistiques et l’analyse du Journal des Arts, L’art contemporain est le plus exposé, avec 65% des manifestations, suivi par l’art moderne- 18% des expositions, puis l’art ancien, qui souffre de la difficulté d’avoir des prêts d’oeuvres à la fois intéressantes et « majeures ». Si le Grimaldi Forum consacrera son exposition à l’or des Pharaons, cet été, c’est que Monaco en connaît d’avance le succès mais peut aussi en assurer les coûts.
Le « clou » cette année sera peut-être, au Grand Palais Michael Jackson « vu par » des artistes contemporains, exposition montée par les anglais de la National Portrait Gallery de Londres (28 juin – 21 octobre 2018) et qui ira ensuite à Paris au Grand Palais puis à Bonn en Allemagne puis à Espoo en Finlande.Pour Londres, vous pouvez déjà réserver et n’attendrez donc pas de longues heures dehors…
« Une cinquantaine d’artistes de tous les domaines artistiques ont apporté leur « jhommage » à l’artiste Pop, dont David LaChapelle Andy Warhol Isa Genzken Paul McCarthy Rita Ackerman, etc… » explique Nicholas Cullinan, le directeur du National Portrait Gallery, et ancien conservateur de l’art moderne et contemporain au Metropolitan Museum of Art de New York et de l’art moderne international à la Tate Modern.

IV- DES EXPOSITIONS MOINS CHÈRES Cette exposition sur Michael Jackson est aussi un bon exemple de l’indispensable « co-production » des grandes expositions, qui partagent certains  frais et en mutualisent d’autres pour réduire les coûts d’organisation des expositions. Les grands noms d’artistes sont devenus trop chers pour une seule structure, mais à plusieurs on peut y arriver. Sinon, d’autres façons de diminuer les côuts existent : diminuer le nombre d’exposition ( souvent une seule « importante » au lieu de deux auparavant). Et faire redécouvrir les collections permanentes ou des artistes dits « mineurs », petits maitres oubliés, ou amateurs d’art brut : le choix est très ouvert!

V – EN REGARDANT LE PROGRAMME …
– PICASSO, Roi des expos ? Pas moins d’une trentaine d’expositions, Picasso sera partout ou presque en France en 2018 ! Solution de facilité » ou vrai travail, on ne sait, mais ce qui est certain c’est que son nom attirera du monde, quelle que soit la qualité des œuvres (A Evian, qui fait toujours de très belles expositions ; à Montpellier, Paris, Aix-en-Provence ( avec Picabia) , à Antibes, , Marseille, Côte d’Azur ; ou en Suisse, à Martigny, Vevey…)
– LE JAPON A PARIS Pour célébrer l’Année du Japon en France, de nombreuses expositions seront organisées sur le fameux mouvement du Japonisme », qui explique l’influence de u Japon du de grands mouvements de peintures ou des artistes ne particulier. Une expo à Giverny et une vingtaine d’expositions à paris dans des lieux majeurs vont créer un « parcours » magnifique, qu’exploiteront, espérons-le, les opérateurs du Tourisme ca ce parcours « Japonisme » est très rare !
– LES EXPOS INCONTOURNABLES du PREMIER SEMESTRE! Enfin, à mon avis! 
Eugène Delacroix, 28 mars -23 juillet (Paris, Musée du Louvre)
Corot, le Peintre et ses modèles (Päris, Musée Marmottant/Manet, 8 févier, 8 juillet)
Capitale Européenne de la Culture au Pays-Bas : Leueuwarden (Toute l’année) Plaisir garanti, arts plastiques, performances, théâtre de rue, surprises, etc…
– Pont Aven : CoBrA (10 mars-10 juin)
– Londres : Trop Humains (Tate Britain ( 28 fév. 27 août)
– Artistes et Robots (5 avril 9 juillet) (Grand Palais)
L’histoire du monde en 100 Objets (Valenciennes, 19 avril 28 juillet)
Mobilités africaines, Ce n’est pas une exposition de camp de réfugiés (26 avril-19 août)
– L’EUROPE aux Etats-Unis ? En ce mois de janvier, Los Angeles présente « Préjudice et persécution dans le monde médiéval »(Getty Fondation) et « Harald Szeemann : le musée des obsessions »jusqu’au 6 mai. A New York les Chefs d’œuvre de Zurbaran (Frick Collection), à Washington « Un peintre estonien à la cour européenne »…. Puis David Bowie sera exposé à New-York ( 2 mars 15 juillet). Mais une grande Expo itinérante d’Andy Warhol est aussi attendue au Whitney Museum (NYC) en novembre 2018 et, puis, en 2019, à San Francisco et à Chicago.

ET VOUS MES AMIS ET CHERS LECTEURS, que pensez-vous de cette « expositionnite aigüe« ? Aimez-vous aller voir des expositions? Pensez-vous qu’elles sont accessibles à tout le monde? Les acteurs du Tourisme ont-ils les dates suffisamment tôt pour communiquer sur les expos temporaires? Ce petit blog est le vôtre, vous pouvez suggérer des idées de billets, donnez vos avis, partager vos idées! Merci par avance de vos contributions!  

NOS PHOTOS : photos du Journal des Arts N° 492 du 5 au 18 janvier 2018 et Couverture du Beaux-Arts Magazine de janvier 2018 « Les 50 plus belles expos de 2018 » Egon Schiele (détail) Homme debout, (autoportrait), 1914.
Michael Jackson : photo CC BY 2.0 File :Michael Jackson (1988).jpg Création : 1 février 1988; Auteur : Alan Light
Delacroix, Autoportrait Musée du Louvre: vers 1837- huile sur toile-Hauteur: 65 cm . Largeur: 54,5 cm. Photo ase de données Atlas : entrée 8243 Base de données Joconde : entrée 000PE000944

KEN LE TOURISTE PARFAIT n’avait aucune idée du pays où il demanderait sa deuxième nationalité. Il avait le choix, et l’idée de proposer un vote sur Facebook à ses amis,  ce qui fit hurler son ex, Barbie Chérie, qui eut peur d’y voir toutes les signatures des petites Chéries de son Ken à travers le monde…Et pourtant il y avait le feu: son ami Jack venait de décider que Trump était un Président de m…, alors il allait peut-être l’appeler pour demander l’asile politique en France…

Jan 05

Gouvernance contributive et démocratie ouverte!

Gouvernance contributive,  démocratie ouverte, Quésaco?Simplement le nom d’un compte  Facebook , celui de Michel Briand (photo ci-dessous), que je fréquente beaucoup, car on peut y  échanger des données, trouver des expériences de co-création de contenus, de villes, régions, départements « ouverts », où les hiérarchies habituelles disparaissent peu à peu. Ce nouveau vocabulaire  a fleuri depuis une dizaine d’année et pourrait nous faire croire que nous habitons enfin dans un espace bienveillant. Est-ce la fin de la lutte entre dominants et dominés, entre « Haut » et Bas » de la société ou de nos entreprises et de notre système public ?(En haut », les puissants (les chefs) et le bas (Celles et ceux n’ayant pas souvent la parole). Est-ce une nouvelle forme d’ autogestion qui s’annonce pour chaque individu, groupe ou collectivité locale?


– Dans les faits, tout n’est pas si rose, car avec les nouvelles formes de partage des pouvoirs et des décisions, les résistances s’organisent. Le risque semble en effet très fort, pour les organisations classiques,  que ces partages bouleversent leur gouvernance  traditionnelle du monde et du travail. Pour ce qui concerne le Tourisme Culturel, objet de ce petit blog, on notera que les trois filières réagissent différemment :

– Les professionnels du plus récent secteur, celui du Numérique, ont bien compris comment se positionner, friands de ces usages «en toute liberté »qui mettent en évidence  une richesse : on est plus intelligent à plusieurs et on invente plus e chose si l’on est nombreux. Et puis les idées de « nos » jeunes peuvent enfin être prises en compte! …A contrario, la méfiance des organisations et des institutions du Tourisme et de la Culture face à ces nouveaux enjeux de partage et de fin des hiérarchies traditionnelles est réelle. Comment, pourquoi  et que « partager » dans un monde touristique terriblement concurrentiel? Pourquoi « partager » dans un monde culturel débordant de « droits d’auteurs » ou qui s’est arrogé peu à peu le droit de décider de ce qui vaut le coup d’être appelé, ou non, « Culture »? Bilan : dans ces deux secteurs, bien que chaque jour on note des progrès, il y a beaucoup de « faire semblant », de ruses,  et  très peu  de formations.

VOICI DEUX ARTICLES, aujourd’hui,  vraiment intéressants pour éclairer vos choix face à ces mots nouveaux   et vous doter de ressources pour mieux comprendre et comparer toutes ces pratiques contributives, participatives et numériques. Et, pour introduire ces articles, voici une petite carte de voeux du Musée d’art contemporain de Lyon, reçue avant-hier:

 

– Vœux de Thierry Raspail ; Directeur du MAC, Musée d’Art Contemporain de Lyon, reçus en mail le 4 janvier 2017

Le monde a vraiment changé, comme nous l’avons vu encore hier en recevant ce mail , car à la place des « Vœux du Conservateur du musée » qui choisissait auparavant son œuvre préférée d’uen exposition qu’il avait organisée dans l’année,  nous voyons ici, poindre « le goût des visiteurs », y compris pour l’art contemporain : ce sont les photos des visiteurs qui « font » les voeux! « On a adoré les images partagées par nos visiteurs », dit le GIF!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1- Limes à ongles…

I- NEUF PROJETS QUI NOUS DONNENT VRAIMENT VRAIMENT ENVIE D’ÊTRE en 2018….Cet article publié par Medium.com provient d’une agence de Design de Services publiques, « Vraiment Vraiment », agence qui a de très nombreuses (et très bonnes) références. On y appréciera donc et les méthodes (participatives, Post it et cie) et les résultats, bien différents que ceux obtenus par de longues et couteûses études qui reflètent hélas un peu trop souvent « ce que pense la hiérarchie » plutôt que « les nouvelles idées issues de la jeune base ». .

Voici les études de cas qui y sont présentées, avec, pour chacune, les opérateurs, dont les fameuses Agences 27éme région et Le Transfo :

1- Réinventer les services publics dans le Lot avec un droit à l’expérimentation #carteblanche pour réinventer les services publics dans le Lot(Ce doit permet déroger au cadre réglementaire et en vigueur et de crédits pour sa mise en œuvre.
2- Des Halles civiques à Paris en 2018 pour « Réunir, faire travailler ensemble et faire rayonner des acteurs de la transformation démocratique, publique et citoyenne aussi divers que Démocratie ouverte, la 27ème Région, Partie prenante, Débat Lab, Indivisible, la DITP ». Après Superpublic en 2014, ce nouveau tiers-lieu sera dédié à l’innovation publique à Paris.
3- Gers : le premier budget participatif départemental pour faire émerger et accompagner des projets qui comptent pour les Gersois, dans le cadre des compétences du département.
4- Lille Métropole va se préparer dès 2018 à devenir Capitale mondiale du Design en 2020  et au design des politiques publiques.  Via le « Transfo », la 27ème Région, Lille installera un laboratoire d’innovation publique en […], « un démonstrateur grandeur nature de ce que peut le design pour la vie urbaine et pour les services publics ».
5- En 2018, on réanime les centre-ville! Les collectivités ont laissé partir (version indulgente) / chassé (version sévère) la vie et ses différents avatars (commerce, services publics, logements de qualité) des centre-ville, au profit de zones informes ( et autour de supermarchés), zones qui n’en finissent pas de s’étaler au détriment des terres agricoles et naturelles. Le député Patrick Vignal, Président de l’association “Centre-ville en mouvement” a demandé au gouvernement de faire du sauvetage des centre-ville une “grande cause nationale” en 2018.
6, 7, 8, 9… D’autres projets : renouveler le Conseil National du Numérique, qui vient d’exploser en vol, ou redonner vie à un quartier d’affaire à Bruxelles sont aussi présentés, moins certains dans leur bonne conduite. Bruxelles : un quartier d’affaires qui reprend vie est aussi en projet. Par contre les résultats de nouvelles expériences de design des politiques publiques en 2017 sortiront pour Mulhouse, Paris et Dunkerque et nous les attendons avec impatience !

Le musée des Possibles

En France, plusieurs villes ont déjà participé à de telles expériences d’innovation, qui consiste à réviser les politiques publiques du point de vue des usagers avec des méthodes qui permettent d’associer un nombre important de participants et de rendre la parole plus libre, moins dépendante de la hiérarchie. On pense à Strasbourg (La Fabrique de l’Hospitalité : co-création des agents hospitaliers et des usagers); au Labo pour la région Grand Est ou à l’ expérience du département Loire-Atlantique …avec l’Ecole de Design  – A l’étranger on citera les très bonnes formations au Royaume-Uni du Le Labo Policy, le Lab au Danemark, le Laboratoire Para la Ciudad au Mexique ,et les Rencontres ces lab, aux LabWorks- le premier rassemblement international dédié aux laboratoires d’innovation publique organisé par Nesta (UK)en 2015  . Un Rapport raconte leur développement mais tenez compte du fait que les USA et le Royaume Uni ont,comme d’habitude, une petite dizaine d’années d’avance pour les mise en route de ces Laboratoires d’Innovation avec des iteams. (Voir les USA, ICI  ).

II- LA VILLE SMART EST AUSSI UNE VILLE INTELLIGENTE ET PARTICIPATIVE Comment les nouveaux usages émergent-ils dans les villes déjà un peu saturées de réseaux ? Connectées, et même « hyper connectées » avec tous les habitants pouvant communiquer, les « Smart Cities réaffirment qu’elles sont devenues intelligentes ET participatives, dans cet article de Ville Intelligente ! (le Magazine de la Smart City, de l’écosystème numérique et de la e-Santé), rédigé par Yannick SOURISSEAU (Notre photo) ce mardi 2 Janvier 2018 , article dont voici les extraits. On peut  le résumer ainsi, comme le fait l’auteur à la fin de son article : « La ville de demain ne devra pas être le territoire d’un maire et de son conseil municipal, dans un esprit féodal, mais bien la ville de citoyens acteurs de son développement ». 

La ville sera intelligente ou ne sera pas. Et pour cela il semble nécessaire, pour les collectivités qui s’investissent dans la démarche, d’engager les citoyens 
1- « Pour se déployer pleinement et répondre à toutes ses promesses, une ville intelligente doit s’appuyer largement sur ses citoyens, fondement de la réussite d’une telle démarche », explique le think tank numérique « Réseau durable ».
2- « Une smart city doit ambitionner d’être avant tout une ville durable et collaborative, les outils numériques et la connectivité ne sont que des outils pour cela, pas des fins en soi ».
3- « la ville doit être plus efficace, ouverte et participative » déclarait Jean-Luc Sallaberry. La révolution de la ville 2.0 est une chance inédite de changer le mode de gouvernance des territoires »

4– Les évolutions que permet la ville intelligente doivent permettre d’associer les habitants de la ville aux grands enjeux des territoires : consommation d’énergie, transport, eau, qualité de l’air, alimentation, éducation…
5- Les transferts de données doivent fonctionner dans les deux sens », souligne Réseau Durable. Recueillir des informations sur la ville et les pratiques des citoyens c’est bien, mais également dialoguer avec eux et prendre en compte leurs idées et opinions, c’est encore mieux.

« La révolution de la ville 2.0 est une chance inédite de changer le mode de gouvernance des territoires, en basculant d’une logique centralisée à des prises de décisions décentralisées et collaboratives », ajoute le think tank numérique.

POUR EN SAVOIR PLUS ? D’AUTRES RESSOURCES
N’oubliez pas les contenus, tous ces communs mis à votre disposition chaque jour, dont nous vous parlons souvent car là, la Culture a beaucoup progressé avec des millions d’images à disposition en ligne et en HD, comme au Rijksmuseum, toujours et encore le meilleur exemple (Amsterdam, Pays Bas).
1 – SAVOIRSCOM1 est le meilleur site, à mon avis, avec Le temps des Communs mais aussi Open Culture. Les bases de données officielles (gouv) comme Datatourisme et Data culture) sont en cours de constitution et on ne pourra se prononcer que dans quelques mois).
2-LE TEMPS DES COMMUNS  : leur site,  et une émission de radio (France culture) et, très intéressantes, les 
Chartes en 2015 .
3 – OPEN CULTURE , avec son célèbre lien , ICI, 1 300 cours en ligne gratuits dont la liste des 10 cours es plus populaires sur Coursera que vous pouvez suivre à partir de ce mois de  janvier 2018. Plus de 1000 MOOC 1 150 films gratuits 700 livres audio gratuits 800 livres électroniques gratuits 200 manuels gratuits 300 cours de langue gratuits.

  • Photo du haut : Rencontres de L’INET, 2016.Photo de l’article « Neuf projets… » ci-dessus rférencé.  

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Ken et ses amis les Robots

 

KEN LE TOURISTE PARFAIT devait expliquer à un petit groupe de  Présidents  (USA, France, Pays d’Amérique Latine, Afrique, pour commencer…) que le métier allait bientôt perdre son aura et qu’il fallait qu’ils se préparent! Finis les Jupiter, terminés les pas glissés devant le Louvre et l’air sérieux du Chef pensant, comme Sissi face à son Destin! Ils allaient passer directement  au partage de leurs décisions avec leurs citoyens avertis, experts, qui avaient leur petite idée sur tout et pouvaient décider sans eux. Sniff…Soudain il pensa à son couple…Qui était Jupiter? Son ex, Barbie, ou lui-même, extrêmement dévoué à l’ex-idole des petites filles?

 

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