La Demeure Historique et son Dossier parfait!

Ce nouveau  numéro de la Revue des Monuments Historiques,  La Demeure Historique , avec un Dossier consacré aux nouvelles tendances de la visite culturelle  est un « Collector »! Tous les vrais sujet y sont abordés, les études  et expertises de cas y sont nombreuses,  en France comme à l’étranger! Un régal! Ravie d’y avoir participé, j’ai découvert aussi  en lisant les autres articles une vraie volonté de ne pas céder à la sinistrose ambiante des politiques actuelles officielles,  d’aller de l’avant, d’analyser des exemples étrangers, de sortir des sentiers battus et de proposer une ingénierie qui convienne à tous les châteaux et demeures privés.

Donc, si je vous présente aujourd’hui mes réponses au questions posées sur le Tourisme Culturel par Annie Gondras,  la semaine prochaine je vous  présenterai  d’autres  sujets de cette Revue, dont celui sur les réseaux sociaux pour « communiquer le Patrimoine » ou celui sur  les résultats du  Loto pour le Patrimoine  des anglais. Mais mon conseil est que vous achetiez si vous le pouvez ce Numéro, 12 euros pour une trentaine d’articles, conseils, études de cas, bibliographies… et de magnifiques  photos, ce n’est pas si cher!

DYNAMISER UN PARCOURS DE VISITE, CARNET DE TENDANCES : le  beau Dossier réalisé par Annie Gondras,   Experte  reconnue par tous pour la Valorisation économique et touristique du Patrimoine Historique.  Annie Gondras est aujourd’hui Consultante et a publié aux Editions de l’Harmattan La Valorisation touristique des châteaux et demeures historiques, un ouvrage remarquable!(En savoir plus à la fin de l’article! Sur la photo à gauche,, c’est Annie !)

L’INTERVIEW! Comprendre le Tourisme culturel : 3 Questions à Evelyne Lehalle fondatrice du blog « Nouveau Tourisme Culturel »

Les demeures historiques sont confrontées à l’évolution d’un marché : celui du Tourisme Culturel. Et nous avons affaire à un public aussi sollicité qu’averti. Evelyne Lehalle décrypte pour nous les comportements et attentes de ces visiteurs.
A.G – Quelles sont les grandes évolutions du tourisme culturel ?
E.L – Un voyageur expert ! C’est la grande tendance à laquelle nous devons aujourd’hui répondre. Il est informé et n’est pas facilement dupé. La profusion de destinations, la forte concurrence et un touriste interconnecté en permanence ne permettent plus de tricher, ni d’enjoliver une offre banale. Il faut donner du sens à la visite sans l’isoler de son contexte (histoire locale, environnement, authenticité des lieux, habitants de proximité, vie quotidienne). C’est un terrain sur lequel les demeures privées bénéficient d’atouts !

A.G – Quels axes de réflexion suggérez-vous aux propriétaires ?
E.L – Il leur faut profiter de tous les partenariats possibles (hébergement, transports, Greeters…). En ce sens, les échanges entre professionnels du Tourisme et acteurs du Patrimoine doivent encore se développer. Il s’agit de tendre vers une cohérence de nos actions. Voilà la première recette qui permet de dynamiser le Tourisme Culturel. Elle peut être la source de nombreuses retombées positives, tout en veillant à la qualité et la visibilité de l’offre pour un public que l’on espère large.

A.G – A vous écouter, la professionnalisation des acteurs semble être l’un des sujets clé…
E.L – Il est désormais impossible de parler de Tourisme Culturel sans un minimum de professionnalisme et de concertation. Nous avons beau marteler le fameux «Tourisme et culture -travailler ensemble », il reste du chemin à parcourir pour rassembler au lieu de diviser. La professionnalisation des acteurs est un facteur indispensable au développement d’une destination. De nombreuses compétences des métiers de la culture sont d’ailleurs liées à l’objectif de fréquentation. Le choix des animations devrait aussi faire l’objet de concertations unissant Tourisme et Culture. En ce sens, mettre un terme à la guerre stérile entre « tourisme populaire » et « culture élitiste » serait une très bonne chose.

Petits conseils d’Evelyne Lehalle
Bien communiquer, réserver le meilleur accueil avant, pendant et après une visite, fidéliser les publics tout en donnant un ancrage et du « sens » à l’offre culturelle… Et, ne pas hésiter à faire appel aux pros de la Culture, comme le font nos voisins anglais et espagnols !

Un regard sur nos voisins européens
Il peut s’avérer utile d’observer ce qui fonctionne, sans forcément chercher à réinventer de bonnes pratiques. En ce sens, les actions collectives permettent d’entrouvrir les portes de nouvelles dynamiques. Et certains de nos voisins ne manquent pas d’idées…

L’ESPAGNE  Comme pour les Chemins de Saint Jacques, l’expertise de l’Espagne permet de mieux valoriser de très précieuses Demeures Historiques et leur environnement (Vallée viti-vinicole de la Rioja). Ce pays sait conjuguer la vie privée des propriétaires et l’accueil touristique. Le « modèle » des « Paradores », sites patrimoniaux d’exception devenus hôtels à l’après-guerre, a sans doute initié cette forme de tourisme haut-de-gamme ou sur mesure en Espagne. Plus récemment, pendant la crise, les grandes familles de Barcelone ont accueilli dans leurs appartements des hôtes en prenant soin de leur laisser une impression insolite, celle d’un « nous venons juste de partir », et de leur proposer des surprises* : un pianiste au Salon, un apéritif entre amis, etc… (*Casas Singulars).
L’ITALIE a l’habitude d’actions collectives, comme la fête des Villages cette année (Anno dei Borghi) ou cette « nuit des mas historiques » (Masserie sotto les stelle) dans toute une région, les Pouilles, évènement annuel inédit. Le plus drôle est que les propriétaires des mas historiques, après s’être réunis, ont décidé de « copier la nuit Blanche de Paris » en pleine campagne, et en Italie ! Cette nuit-là, ils reçoivent sous le double signe de l’hospitalité et de la fête ; ils font goûter les produits locaux, intervenir des artistes ou organisent des Escape Games. Une nuit d’été, chaque année, connait des moments inoubliables, à partir de leur patrimoine le plus précieux (leurs demeures…) dans leurs paysages (http://www.masseriesottolestelle.com).
ET ENFIN LES REPRÉSENTATIONS DE NOTRE PATRIMOINE PAR LES VISITEURS ÉTRANGERS/ N’oubliez pas que : pour les visiteurs étrangers, comme l’avait montré une grande étude sur les « représentations de notre patrimoine par les des visiteurs des pays émergents »*, les trois premiers personnages cités quand on parle de la France sont : « Napoléon », « Victor Hugo » et « Alexandre Dumas» ! C’est dire si la France a une image culturelle orientée en priorité sur son patrimoine, son histoire et les Arts. (*Etude ATOUT France/CMN/Direction des musées, 2008) !

 

 

 

 

 

 

 

A lire / LE TOURISME CULTUREL – Editions Territorial,  en juin 2018 (Groupe Le Moniteur La Gazette des Communes). – Evelyne Lehalle fondatrice du blog Nouveau Tourisme Culturel (www.nouveautourismeculturel.com/blog) , plusieurs fois cité sur Patrimoine-en-blog, y présente une somme pratique de bonnes idées et de bons comportements des acteurs d’un Tourisme Culturel innovant et moderne, en France et à l’Etranger.

POUR ALLER PLUS LOIN
L’OUVRAGE d’Annie GondrasPréface de Denis de Kergorlay ; postface de Roger Couffin : LA VALORISATION TOURISTIQUE DES CHÂTEAUX ET DEMEURES HISTORIQUES (Editions de l’Harmattan, 2012) :  l’ouvrage  s’interrogeait sur le devenir économique de ces monuments. Les propriétaires gestionnaires sont-ils appelés à entrer dans une nouvelle ère ? La reconversion touristique d’un héritage aussi sublime qu’encombrant peut-elle être une solution ? Valorisées, dynamisées, les demeures historiques ne pourraient-elles pas prétendre être une valeur ajoutée pour nos territoires ?
– format : 13,5 x 21,5 cm- ISBN : 978-2-336-00307-8 • 1 novembre 2012 • 300 pages  – Le Lien pour le commander:  http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=38559&razSqlClone=1
ANNIE GONDRAS est aujourd’hui Consultante, après avoir consacré une partie de sa carrière à la Maison de la Pierre, au développement commercial du domaine de Chantilly et à l’administration et au développement du château de Champlâtreux. Diplômée de l’école du Louvre et d’ un Master 2 « Tourisme culturel et territoires, Ingénierie de projets », elle est aujourd’huiConsultante et, en plus, si je puis me le permettre, c’est très agréable de travailler avec elle, tout fait charmante, qui comprend tout très vite et connait  parfaitement le patrimoine et ses différentes mises en valeur, en France et à l’Etranger! !

Le SOMMAIRE DU DOSSIER D’Annie pour la Revue de la Demeure Historique, Juin 2018: « DYNAMISER UN PARCOURS DE VISITE, CARNET DE TENDANCES »:

 

 

Ken en chemise verte!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

KEN LE TOURISTE PARFAIT était tout impressionné par cette Annie qu’il regardait en haut du billet!Après une semaine bien remplie, sept Palaces entre  entre Hong Kong et l’Australie, des réunions d’Affaire réjouissantes, des revenus mirobolants, quelques jets privés et un retour confortable à Los Angeles, Ken ne comprenanit pas pourquoi  les français  appelaient du même nom, « Patrimoine »,  ses revenus d’une vie entière de milliardaire et un petit château en péril dans une vallée de leur  Dordogne.Dès que son ex, Barbie Chérie ouvrit la porte il lui proposa d’appeler Annie, pour se faire une amie in France et en savoir plus!

 

 

 

 

 

 

 

Des Villes Google, Facebook et Microsoft

QUELLES VILLES POUR DEMAIN? La question interroge toutes les sociétés, et voici quelques solutions avec le prisme Numérique, Culturel et  celui du Tourisme urbain. Aujourd’hui, entre villes et campagnes, trois nouvelles villes vont éclore, pensées par des géants du Web : Google, Facebook et Microsoft. Villes hyper-connectées et Smart Cities  modèles ? Non, plutôt des quartiers pour y vivre et y travailler. Etre connecté y est évidemment une priorité, mais l’urbanisme fait aujourd’hui des pas de géant en donnant dans ces trois projets une priorité aux usages, aux liens entre les hommes et à leur mobilité. Nous verrons enfin, avec un formidable urbaniste qui a remodelé Vancouver pendant 20 ans, Brent Toderian, comment créer des villes pour l’homme et non pour les voitures! Et notre conclusion sera simple :  l’Urbanisme peut, plus que jamais, nous passionner encore depuis celui des Romains et la Renaissance, car il touche à tout, et ce n’est pas forcément un défaut!
I- LA VILLE EN TRAIN DE SE FAIRE… Que ces trois entrepreneurs  du Web décident de créer leur ville, rien d’étonnant : les villes ont toujours été créées par de fortes volontés politiques, évidemment mais aussi des désirs et des utopies, à partager (Phalanstères et autres lieux de « vie ensemble ».) Ce qui est nouveau c’est plutôt leur détermination à réaliser des villes « adaptées » au temps présent, plutôt que des lieux de pouvoir. On pourrait avoir peur de l’omni-surveillance des entrepreneurs sur leurs habitants, surveillance autorisée par l’arsenal des stratégies habituelles  (Surveiller, filmer, ficher, cadrer, punir…). Car ces projets font surtout penser aux modèles du Patronat qui, au XIXème siècle, avait pensé des villes pour  rapprocher travail et logements, mais aussi pour avoir, de façon paternaliste, les ouvriers à portée de main.  On vit ainsi la famille Schneider construire Le Creusot, les Crespi, en Italie, construire Crespi d’Adda ou William Lever (Lessivier) construire Port Sunlight en Angleterre et Cadbury construire Bourneville !
1- FACEBOOK CITY : MARK ZUCKERBERG, le PDG du réseau social, veut construire depuis 2015 une ville sur 80 ha à Menlo Park, où est installé le siège de l’entreprise,  près de San Francisco, au cœur de la Silicon Valley en  Californie. «En travaillant avec la communauté, notre objectif pour le Willow Campus est de créer un village intégré et mixte qui fournira des services nécessaires, des solutions d’hébergement et de transport, ainsi que des bureaux « , explique John Tenanes, vice-président pour les installations mondiales et l’immobilier de Facebook.(Source : Genération Nouvelles Technologies du lundi 10 Juillet 2017 )
-Cette « ville nouvelle», actuellement nommé Campus Willow, accueillerait les 13.000 salariés pour qu’ils y vivent en plus d’y travailler. C’est un projet  à 200 milliards de dollars, confié le projet à Frank Gehry qui, avant de signer le musée Guggenheim de Bilbao et la fondation Louis Vuitton à Paris était l’enfant doué de la nouvelle architecture de Los Angeles et de la Californie (Années 80). Et, aujourd’hui, Franck Gehry est devenu un architecte star.

Au programme, pour l’instant : 1 500 habitations, 11 000 mètres carrés de surfaces commerciales, (magasins, services du quotidien mais aussi restaurants, hôtels…) et plus de 150 000 m2 de bureaux pour accueillir d’autres entreprises et développer l’emploi.
La construction de cette ville-quartier est prévue pour 2021 et les premières réalisations dès 2023.
en rouge : Libé En savoir plus Libération du 10 juillet . En voir plus avec la vidéo (59 secondes) ICI!  (Photo de Mark Zuckerberg – Wikipedia Ce fichier est sous licence Creative Commons).

2- LA VILLE de GOOGLE ! La ville ultra-connectée d’Alphabet pourrait voir le jour dès 2020 à Toronto au Canada, sur Quayside, 5 ha de friches industrielles au bord de l’eau  pour un coût final de plus d’un milliard de dollars .Le comité de direction de Waterfront Toronto, organisme public chargé du réaménagement des quartiers au bord de l’eau, a donné son accord en juillet à l’entreprise chargée du projet, Sidewalk Labs. Peu de détails , sauf que là aussi ce sera une ville construite à partir de rien, a annoncé le directeur Dan Doctoroff dont l’agence développera « un projet audacieux qui relie une approche avant-gardiste en matière d’aménagement urbain aux nouvelles technologies afin d’améliorer la qualité de vie » (Tweeté par Sidewalk Labs)
– Comme toutes les villes du futur, on y retrouvera des Smart buildings connectés, des capteurs de circulation pour réguler les flux et stationnements des voitures, qui seront évidemment sans chauffeur car autonomes. Les conférences de presse évoquent un coût bien moindre que ceux de la Facebook City, avec un investissement d’un milliard de dollars pour cet aménagement urbain avant-gardiste.(Source : Les Echos,Alphabet va pouvoir construire sa ville du futur à Toronto , un article de JENNY CHE du 04/08/2018 )

3- La VILLE de MICROSOFT de Bill Gates, ville baptisée Belmont, serait construite dans le désert de l’Arizona, et cela pose déjà quelques problèmes dans la région, selo le journal Suisse Le temps où nous avons trouvé ces ifnormations.
– La «smart city» de Bill Gates devrait coûter 80 millions de dollars pour une ville High tech qui serait construite à 60 kilomètres de Phoenix,dans une zone assez désertique, aujourd’hui. Les promoteurs annoncent « une ville de la superficie de Paris avec une population de 180 000 habitants et 80 000 logements ». La ville, construite sur un terrain peu cher, sera évidemment équipées de :
– réseaux internet à très haut débit, de
– voitures autonomes,
– centres de données et plateformes logistiques autonomes. En d’autres termes, une smart city.L’Arizona, Etat qui voudrait être une seconde Silicaon Valley .   « Doug Ducey, le gouverneur de l’Arizona, a déjà fait part de son soutien. Car cet Etat cherche à devenir l’un des centres de l’innovation dans le pays » dit l’article du Temps. Uber, Waymo et Intel y sont déjà présents  pour tester leurs technologies dans le domaine des voitures autonomes.
– Brent Todorian , qui dirige UrbanWorks (voir ci-dessous) et a regénéré la ville de Vancouver pendant 20 ans de responsabilité à l’Urbanisme,  est très sévère :  » Pour les ressources en eau, l’endroit est presque inhabitable. En plus, il est déconnecté du centre urbain. C’est doublement idiot». Brooks Rainwater, directeur du Centre de recherches appliquées à la National League of Cities (voir aussi ci-dessous) va plus loin « Plusieurs nouvelles villes ont été construites pour quelques privilégiés et pas pour le plus grand nombre. Dès le départ, cette ville doit donc chercher à créer des logements, des écoles et des services pour toutes les catégories sociales
– Même si Le marché des technologies des smart cities pourrait représenter 34 milliards de dollars par an en 2020 (33 milliards de francs) selon la Consumer Technology Association, il faut se méfier des modes, affirme aussi Brent Toderian. «La tendance a malheureusement été de définir les smart cities par l’application de la technologie ou la collection de données», regrette l’urbaniste. Cela vous rend bien informé, pas plus intelligent. Il faut respecter les fondamentaux: l’utilisation des terrains, la mobilité, le développement durable. La technologie aide, mais elle ne remplace pas les fondamentaux.» Brent Toderian trouve d’ailleurs le projet développé par Google plus pertinent que celui de Microsoft parce qu’il se trouve déjà en zone urbaine.
En CONCLUSION
A mon avis il est trop tôt pour se prononcer sur les projets qui ont livré très peu d’information. Mais ces trois villes du futur reposent des  questions d’avenir pour nos sociétés avec  l’occasion de tout redéfinir : le rôle de la ville; la place de l’humain ou l’avenir du travail ; les transports ou l’accueil des jeunes. Bref, réfléchir à la ville et à ses connections ouvre à peu près toutes les portes des mutations actuelles, et en cela elles apportent beaucoup sur la connaissance des comportements ou sur les idées que toute autre exemple de transformation. Par exemple les réfugiés font partie, pour beaucoup d’urbanistes-architectes d’un urbanisme à développer où l’on pourrait «Venir et Partir »;car plus d’un milliard d’humains doivent fuir des guerres ou d’autres catastrophes comme le réchauffement climatiques en permanence. Comment concevoir  une ville à habiter pour ceux qui ne feront que  « Venir et partir » , deux  actes qui, quand ils sont volontaires, changent de nom pour s’appeler « Tourisme » ?
– «Une smart city est un lieu connecté, technologiquement avancé, tourné vers l’avenir», définit Brooks Rainwater, directeur du Centre de recherches appliquées à la National League of Cities (voir aussi ci-dessous) , qui va plus loin : «Si  elle doit par exemple aider à diminuer les temps de transport, optimiser la consommation énergétique ou réduire la pollution, elle doit surtout rester centrée sur les gens. La technologie ne doit pas effacer le facteur humain», ajoute-t-il. (Le Temps, Journal Suisse).

  • LA RENAISSANCE DES VILLES ? L’attitude de ces trois créateurs de villes, patrons de Facebook, Microsoft et Google, est plutôt une volonté semblable à celles des princes de la Renaissance : marquer son temps en construisant un lieu de vie essentiel, une ville, dont le modèle s’épuise peu à peu et est assez rétif aux changements numériques. Rien à voir avec d’autres modèles d’urbanisme précédents, comme celui des romains ou de New-York qui, avec 20 siècles de différence, ont les mêmes  rues à angle droit, sans doute  pour que les armées (Rome) ou les voitures (NYC)  s’y retrouvent rapidement! Ces trois modèles n’ont rein à voir, non plus,  avec nos  « villes nouvelles » de quartiers périphériques destinés à accueillir l’afflux d’un exode rural vers les villes puis le boom des naissances de l’après-guerre ou encore quelques centaines de milliers de travailleurs et rapatriés de nos anciennes colonies.
  • Non, ces trois villes seront bien le « fait des Princes » du Web, mais avec les tendances de leur époque : diluer les frontières entre le travail et les loisirs ; observer et répondre aux mobilités douces ; construire durable, vert, écolo-compatible. Choisir les meilleurs (Franck Gehry pour Zuckerberg). Ces nouvelles villes et quartiers seront surtout conçus comme des lieux de mobilité et de liberté, ceux qui animaient les premiers campus américains. Du moins peut-on l’espérer car la surveillance permanente que nous craignions dans notre indroduction  a bien eut lieu et se poursuit, mais par d’autres biais que celui de l’urbanisme.

  • POUR PROLONGER CE BILLET DU BLOG :
    1– Voir en vidéo ( En Anglais ou en espagnol) l’urbaniste Brent Toderian @BrentToderian City planner + urbanist at @TODUrbanWORKS. Former Vancouver chief planner. / – Il habite et travaille à Vancouver, British Columbia
    « Une ville est faite pour les gens, pas pour les voitures. Et ne pensez pas que les véhicules automatisés peuvent sauver les villes. Ils ne le feront pas:La voiture-type, en Europe, est au parking 92% de son temps et un tiers de son temps de trajets est dédié à la recherche d’une place vide pour se garer. Ses cinq places assises se transforment en 1,5 place dans les faits. Le gros de l’énergie va au transport de la voiture, pas au transport des passagers ». Voir sa vidéo  ( en anglais et en espagnol) où il explique le « modèle « Vancouver », ici:  https://www.youtube.com/watch?v=35gETHT1u6s et sur notre photo.
    2- VOIR LE CENTRE DES SOLUTIONS POUR LA VILLE
    La Ligue Nationale des Villes (National League of Cities) est une mine de ressources si vous « débutez en Smart Cities ».
    – Son  Centre for City Solutions est à la pointe des connaissances sur les villes et l’innovation et aide les villes qui le lui demandent à préparer leur avenir.Le Centre dispose de services de recherche, de ressources et bonnes pratiques, d’assistance technique et peut aussi former les professionnels ( Rose Center for Public Leadership ; Sustainable Cities Institute et des étudiants ( NLC University).
    RESSOURCES : ces PUBLICATIONS de la NLC , avec les photos des Rapports dans l’article. 
    1)L’avenir de l’équité dans les villes, 15 novembre 2017
    2) L’Avenir du travail dans les Villes : https://www.nlc.org/resource/the-future-of-work-in-cities
    Lien du Rapport , ICI.
    3) Villes du Futur Technologies et Mobilités (2016) :
    4) Relier l’Urbain et le Rural (28 pages, )
    REVOIR l’article de LinkedIn qui nous sa mis sur la route pour écrire ce petit billet ! ICI :  Bientôt des villes Google et Facebooket Microsoft
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KEN LE TOURISTE PARFAIT hésitait, aujourd’hui. En sortant de la piscine, lieu idéal pour jouer avec son ex, Barbie Chérie, il ne savait répondre à sa question «Oh, Ken, pour nos ,vacances, préfères –tu commencer par l’Arizona, Toronto ou la Silicon Valley ? » En fait de vacances, il s’agissait juste d’un week-end, car Ken ne prenait jamais de congés, tout entier à ses Affaires, ses Voyages, ses Hôtels et son extrême attention à bien laisser des retombées économiques partout sur son passage…Nobody is Perfect ? Mais si, votre ami Ken le Touriste !

(Notre photo volée : Ken en Bretagne, avec une nouvelle Petite Chérie, et  Chut! N’en dites rien à Barbie!).

Le Tourisme contre la Censure!

Voici la réponse du Tourisme Flamand à Facebook, avec cette vidéo vraiment drôle, car Facebook a supprimé une oeuvre de Rubens que le site du Tourisme avait mis ssur son compte.
Oui, Facebook a encore censuré un tableau, de son propre chef. Non pas « averti » le responsable de la mise en ligne  qu’il valait mieux enlever sa photo, non!Facebook, qui sait une fois de plus ce qu’il est bon ou non de voir, a tout bonnement supprimé la photo du tableau  du  compte « Tourisme en Flandres ». Par manque de connaissance, car c’était un chef-d’oeuvre de Rubens, l’un des grands maitres de la peinture du 17 éme siècle.
– L’office de tourisme flamand et son directeur, Peter de Wilde, ont aussitôt écrit une lettre ouverte à Mark Zuckerberg, PDG de Facebook, signée aussi par de nombreuse institutions culturelles. Et, pour se moquer de cette incroyable censure, ils proposent à tous les internautes du monde, cette vidéo très drôle, ci-dessous! Elle met en scène une brigade de policiers arrêtant les visiteurs qui regardent les nus, dès lors qu’ils sont inscrits sur un réseau social… ” (Infos RTBF)

I- LE SCÉNARIO DE LA VIDÉO : des hommes arrivent dans la salle de la Maison de Rubens déguisés en Policiers (Décidément,c’est à la mode…). «FBI, Inspecteurs des réseaux sociaux », est-il écrit sur leur tenue, comme vous pouvez le voir sur notre photo ci-dessus…Notons au passage que le « I » de FBI peut aussi s’entendre « eye« phonétiquement,  l’œil de Facebook, qui décidément voit bien trop souvent tout de travers…Les policiers s’approchent des visiteurs qui sont en train de regarder les tableaux, et, dès qu’il y a un tableau avec un nu en face d’eux, les policiers leurs masquent les yeux avec leurs mains puis les font circuler en en reteannt que ceux qui sont sur « un » réseau social:  «Excusez-moi, mais Madame, avez-vous un compte sur un réseau social? Non ? Merci beaucoup, Madame. Et vous, Monsieur, vous en avez certainement un, alors nous devons vous éloigner des peintures de nus, pour vous protéger de la nudité dans l’art, avec ses corps, fesses ou poitrine.. » Facebook n’est jamais cité, seul ses initiales  figurent   sur les tenues des policiers avec le FB(I).

LE TABLEAU CENSURÉ
Le site du Tourisme flamand  voulait, avec cette photo du tryptique  de « La Descente de Croix » de Rubens sur Facebook ,  promouvoir ses visites d’Anvers.  Peter Paul Rubens  a peint ces panneaux de bois en 1616 ou en  1617 pour la cathédrale Notre-Dame d’Anvers en Belgique (Histoire du tableau ici, sur Wikipedia). Le Christ , censuré par Facebook pour son corps dénudé, est au centre. Les deux autres panneaux  sont la Visitation de la Vierge Marie, à gauche, et la présentation de Jésus au Temple, à droite. Cette exposition de chefs d’oeuvres  sur les réseaux sociaux fait  partie du plan 2018-2020 de  l »Office du Tourisme flamand   pour mettre en avant la vie et l’héritage de Rubens, Bruegel, Van Eyck et des autres peintres flamands des 15e, 16e et 17e siècles.
« Malheureusement, la promotion de notre patrimoine culturel unique n’est aujourd’hui pas possible sur le réseau social le plus populaire« , a constaté le directeur du Tourisme flamand, Peter De Wilde, sur RTBF

 

 

 

 

 

 

 

 

LA VIDÉO de VisitFlanders et des musées en réponse,à la censure de Facebook , publiée le 21 juillet 2018 sur Youtube


Liens de la vidéo si elle disparaissait ici  et ici. vidéo sur Youtube

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II- UNE ŒUVRE CENSURÉE PAR JOUR ?
C’est ce qui se dit et c’est peut-être  vrai, car le règlement de FACEBOOK ne fait pas dans le détail ; pour résumer,  tout ce qui est orienté sexuellement, comme les nus, y compris des fins pédagogiques ou artistiques, sera censuré. Facebook a d’ailleurs listé les « abus standards ». Seuls les bébés qui ne marchent pas semblent pouvoir être nus. Sont censurés les « contenus incitant à la haine ou à la violence, menaçants, à caractère pornographique ou contenant de la nudité ou de la violence gratuite« . (Article 7 de la « Déclaration des droits et responsabilités« , qu’il faut compléter, nous dit  Gawker.com, par un Manuel de 13 pages de critères précis. )
– Rappelons que La Venus de Willendorf (ci-contre) a été censurée au début de l’année, mise en ligne sur le compte du Musée d’Histoire de Vienne . . En mars dernier, la France a failli condamner Facebook à 25 000 euros de dommages et intérêts pour avoir censuré l’Origine du Monde de Gustave Courbet (1866). . Même notre très célèbre Liberté guidant le Peuple  de Delacroix (1830) fut attaquée par Facebook, 1830)(Source Artnet).

UNE CONCEPTION DE LA CENSURE étrange ? Rappelons qu’un milliard de personnes participent au réseau social et mettent en ligne, chaque jour, 350 millions de photos. Parfois, certaines d’entre elles sont retirées directement par le réseau social. Et on peut constater, comme Konbini dans son article  que « Facebook semble avoir une conception de la censure bien à lui. Alors que les images de nu offusquent le moindre modérateur, des vidéos de viol ou de décapitation se retrouvent en ligne, parfois plusieurs jours durant. Chaque jour ou presque, une nouvelle histoire de ce type vient entacher l’image du premier réseau social au monde. La censure Facebook, est-elle sensée ? »
Le Mot de la fin ? Comme le précisait un porte-parole de Facebook, interrogé par Le Monde en 2013
« Certains de nos modérateurs manquent de culture, alors ils censurent sans savoir. »
(Le Monde, « Chaste Facebook », par Frédéric Joignot – Le Monde Culture et Idées | 09.05.2013). Depuis et malgré les modifications de leur règelment, l’inculture des modérateurs continue? Curieux.

EN SAVOIR PLUS
1- PETER PAUL RUBENS (1577 – 1640)
reconnu pour ses talents d’artiste, Rubens, qui parlait de nombreuses langues, fut aussi  diplomate et grand  collectionneur d’art. En 2018, Anvers célèbre son patrimoine culturel baroque  et présente tous les artistes de la scène flamande, avec , en particulier, Rubens. A voir ICI  et en 3) ci-dessous.
Voir aussi  les photos de toutes les œuvres de Rubens  ICI sur Wikipedia (Avec les dates, format du tableau, etc..)

2- VISIT FLANDERS! LE SITE DU TOURISME est vraiment excellent, à découvrir  ICI! Bien loin des clichés habituels du tourisme classique, tout respire la culture aujourd’hui : le graphisme, les entrées et les conseils concernent une vision d’aujourd’hui , y compris pour voir le passé. La Belgique contemporaine est aussi à l’honneur, avec les choix d’une Belgique  Place do Be qui serait, comme on peut le lire sur la photo ci-dessous : Design, Trendy, Foodie, Arty, Groovy, Cyding, Free !La Gastronomie y croise le street-art, et l’architecture compose avec les Maîtres flamands, qui  ne sont pas réservés aux fans d’histoire de l’art. Un beau progamme, à voir plus en détail sur les réseaux sociaux et sur le site Internet du Tourisme Flamand,  ICI !  En attendant, voici  « 4 Flamands dans le vent », à l’anglaise, en quelque sorte !

Enfin le slogan de Visit Flanders c’est State of Art, avec le même jeu de mot que pour nous « Etat de l’art », donc une promesse de bonheur !
3- CET ÉTÉ, VISITEZ ANVERS et LA MAISON DE RUBENS !   Rubens est l’hôte d’honneur du festival culturel urbain ‘Antwerp Baroque 2018. Rubens inspires’. La ville a mis au point un programme autour du baroque d’hier et d’aujourd’hui et la Maison de Rubens est le point de départ des festivités. L’ancienne maison de  Rubens et de sa famille, où l’artiste a beaucoup peint, est devenu un musée qui a une belle collection et on y voit comment l’artiste y vivait et travaillait. (Notre photo : Autoportrait de Rubens, Photo Sigrid Spinnox
Les Maîtres flamands vous souhaitent la bienvenue  en Flandres et vous invitent et vous pouvez aussi, sur leur site du Tourisme en Flandres,  choisir un Guide de visite  selon vos goûts!

 


4- HUMOUR BELGE, ou plutôt lucidité et courage des Belges des Flandres  ou de Wallonie! Cette petite histoire de Facebook face à ses censures prouve une fois de plus que l’humour est Belge, définitivement. J’ai aussi une petite histoire,  quand la Direction de la Stratégie touristique de Wallonie, cette fois, m’a demandé fin 2016 de rédiger un article pour leur belle Revue du Tourisme.J’ai vraiment cru à une blague, au début, car il s’agissait de réconcilier les acteurs du tourisme avec certaines difficultés qu’ils rencontraient dans les musées wallons.  J’ai donc rédigé un article pour leur excellente revue, puis vous l’ai présenté quelque semaines après sur ce petit blog,  pour les encourager ( Tourisme et Musées : Kit de survie!)en janvier  2017. Voici les références de leur excellente Revue (et l’article, à nouveau) :
5- TOURISME et ATTRACTIONS , un très bon sur ce sujet classique est à votre disposition, en ligne et gratuit, dans ces, Cahiers du Tourisme I N° 14 du Commissariat général au Tourisme Wallonie Belgique – Direction de la Stratégie touristique,publié en décembre 2016 ici ! (Et voici le pdf de mon article dans la revue, ICI).
6- La Belgique, folle d’art contemporain, Journal des Arts si vous êtes abonnés!
– NOS PHOTOS
La Descente de Croix ,  1612 huile sur panneau 420 × 310 cm(centre) Cathédrale Notre-Dame d’Anvers Pierre Paul Rubens, La Descente de croix, 1616-1617, huile sur toile.
Photo Wikiart- Adam et Eve, Huile sur bois 182 × 141 cm d’après Raphaël1599 Musée [archiveRubenshuis, Anvers- Venus von Willendorf Utilisateur: MatthiasKabel – Travail personnel Détails de l’autorisation Travail personnel, attribution requise (Multi-licence avec GFDL et Creative Commons CC-BY 2.5). Les autres : indiquée ou « copies/écrans ».


Le rêve de Ken…

KEN LE TOURISTE PARFAIT  Ken était si content, aujourd’hui, qu’il en oubliait que la censure existait! Toujours  en voyage dans ce grand monde, fréquentant les plus grands palaces et les jets privés plus que tout autre « être » au monde, Ken allait enfin pouvoir se reposer. Mais non, pas en « vacances« , car de quelle « vacance » de son business parlez-vous? Les vacances, c’était bon pour vous, ms lecteurs chéris, pensait Ken aimablement. Non, il évoquait simplement une petite pause  de 5 minutes avec son ex, Barbie Chérie, au bord de leur  piscine de L.A, avec le nouveau vin français tout bleu et bien frappé! Tchin! Bonne journée mes amis! Bleu pour les filles, et Rose pour les garçons, pensa Ken….