Réinventons nos festivals !

Réinventons nos festivals ! Pas facile, mais tel est le souhait de  Jan Goossens, Directeur du Festival de Marseille , dans le Journal Libération du 26 août, qui nous  explique pourquoi, à son avis, il faut que nos festivals européens  évoluent. Pour résumer : tout va bien pour nos festivals …Et pourtant ils se ressemblent trop!Ils ne sont plus assez humains et ont perdu de vue leurs territoires. Est-ce la fin de la convivialité entre un festival, ses artistes, un territoire, ses habitants et leur(s) histoire(s) à partager? Voyons cela de plus près, mes amis!(Ci-contre: Affiche du Festival Dream City de Tunis, Art et lien social- 2015).
Tout va bien…
Les Festivals marchent très bien, au sens le succès est au rendez-vous ; le prestige des créations artistiques est récompensé, les élus sont ravis par la notoriété, l’attractivité et donc la visibilité qu’ils apportent à un territoire, ainsi que par les retombées pour les festivals importants. Les bilans seront sans doute excellents pour les chiffres de la fréquentation de l’été 2018 et pour les artistes de toutes les disciplines, comme le Cinéma, le Théâtre, la Musique,ou la Danse !
Bref, tous les VIP sont contents : « A Bruxelles, Vienne, Amsterdam, Avignon ou Berlin, les premières mondiales des grands noms de la création contemporaine se succèdent, la presse en parle abondamment, les VIP comme le grand public se retrouvent nombreux sur des sites de plein air enchanteurs ou dans des salles locales réputées »écrit

Jan Goossens, que je citerai avec des mots en italique dans ce billet.

I – POURQUOI LES FESTIVALS SE RESSEMBLENT-ILS TOUS ? Des « normes » font que les festivals commencent à tous se ressembler, en France et en Europe. Pas des normes techniques, ou adminsitratives, et financières, mais des normes dans leurs programmations artistiques. Précisément là où l’on attendrait plutôt de la différence entre eux, ils nous proposent trop souvent les mêmes auteurs ou font appel aux mêmes musiciens, chefs d’orchestre, à des metteurs en scène ou des acteurs brillants et appréciés du milieu professionnel et des programmations «exigeantes».Jan Gossens évoque surtout le résultat, qui conduit à une uniformité : « On coule l’uniformité internationale dans le moule des artistes que tous ensemble nous coproduisons : aussi les festivals finissent-ils par se réduire à des marchés de la création internationale en tournée », écrit Jan Goossens.
 – Des Festivals hors -sol!  Jan Goossen reproche surtout aux Festivals d’avoir, peu à peu, perdu le lien avec les habitants du  territoire où ils ont lieu. Le sens de la fête et de la convivialité est pourtant, historiquement,  ce qui les avaient fait naître et grandir, quand , par exemple, Jean Vilar s’appuyait sur les « forces vives », comme on disait à l’époque, celles qui avaient envie de se rassembler autour d’un spectacle et de le partager avec d’autres- experts ou simples amateurs – venus de la région et du monde entier.

  • Avignon fut donc longtemps un modèle, d’autant que le lieu était aussi, comme Cannes, le rendez-vous des professionnels  et des artistes ou  des partis politiques  et syndicats qui voulaient changer le monde!  Bref, un Festival enrichissait son territoire par des liens,  alors qu’aujourd’hui, c’est vrai que l’on évoque davantage les « retombées économiques » que le développement de liens humains retrouvés. .
    En conclusion « Des signaux clairs montrent que l’actuel modèle festivalier européen s’essouffle(…)Les publics vieillissent et ne se diversifient pas, les programmations deviennent interchangeables, détachées des contextes des villes, et les pouvoirs publics instrumentalisent facilement les événements culturels ».

II- TOURISTES, ARTISTES, HABITANTS, des liens rompus ? « Des ovnis : c’est souvent en ces termes que des festivals sont décrits par les populations locales qui n’y participent pas – dans la lignée de la liste interminable des biennales d’arts plastiques déployées de par le monde.  Bien entendu, ce commentaire a un accent populiste : il est impossible de toucher tout le monde ».
Pourquoi la Culture ne devrait-elle  jamais perdre de vue le lien avec les habitants ? Vous savez comment nous insistons régulièrement, sur ce petit blog, sur le lien nécessaire entre habitants et touristes, plus exactement sur le fait que les Touristes culturels deviennent très exigeants et ne veulent plus seulement visiter un pays, aller à un festival, le consommer passivement, mais ils veulent comprendre ce pays, ce Festival, qui l’a fait, qui sont ses artistes. Très largement, les touristes vont préférer vivre une expérience, faire des rencontres chez ou avec les habitants, éprouver l’énergie créative d’un site, plutôt que d’être « hors sol ».Car, faity-il le rappeler aussi, les touristes sont des gens comme les autres, comme vous et moi, puisque leur définition est un espace/temps: « Toute personne passant une nuitée au plus hors de son domicile habituel » (Définition de l’OMT, Organisation mondiale du Tourisme.).
UN CONTRE EXEMPLE : la visite et balade culturelles  !
Si les Festivals se sont éloignés des habitants, depuis une dizaine d’année, au point qu’il pourraient s’en passer et n’avoir que des spectateurs étrangers ou venant de loin, il existe une pratique qui a fait exactement le chemin inverse, en se rapprochant le plus possible des habitants . Il s’agit des balades culturelles. Une nouvelle forme de visite, au plus près des habitants, a vu le jour. On l’a encore vu cet été en lisant les centaines de propositions de nos Offices de Tourisme ou de sur Airbnb et ses « expériences » : on nous propose, de plus en plus de :
visiter « avec un local » comme, par exemple, avec un Greeters, cet
visiter « autrement et  sortir des « sentiers battus » du tourisme habituel pour faire des visites « insolites », voir du « jamais vu » par… les autres touristes! Car vous, vous n’êtes pas un touriste! Notre petit blog regorge de cette très intéressante tendance du tourisme culturel : passer du spectacle (un Festival ou une expo, un parcours historique) au vivre et comprendre ensemble, entre touristes et entre touristes et habitants ! Il y avait déjà le partage de maisons (Airbnb) ,  voitures (Blablacar) , de repas, voici le partage entre Touristes et Habitants(Greeters) , très culturel, au sens de la culture immmatérielle : partageons nos façons de faire, de vivre, de penser, d’habiter!Partageons nos expériencesn, dit Airbnb  !

Bref, même si nous sommes encore bien loin du « militantisme » et de l’engagement social, du rassemblement citoyen, du soutien des démocraties évoquées par Jan Goossens, nous constatons un premier désir de se rapprocher et d’échanger, de comprendre et de « faire ensemble » , et  c’est déjà un grand pas!

III- UN FESTIVAL DOIT DEVENIR UN MOMENT PARTICULIER, à la fois « moteurs avant-gardistes de la création et de l’émancipation citoyenne », comme dit .Jan Goossens, qui a trouvé d’excellent « nouveaux modèles de Festivals » reste optimiste : Forts de leur riche histoire, de leur énorme visibilité médiatique et de leurs larges publics, de nombreux festivals européens pourraient se révéler sous un angle artistiquement et politiquement plus courageux, indiscipliné, et réellement novateur

  • Si de nombreux Festivals ont encore cette fibre à la fois créatrice, innovante avec un engagement social très fort, aujourd’hui une forme de « mondialisation » obligatoire emporte tout particularisme local, qui semble ringard : « Plus on est global, mieux c’est. Quitte à perdre tout enracinement local, tout lien avec la ville. »
    – Ne nous trompons pas et sachons reconnaitre les « bienfaits de la mondialisation culturelle » : large visibilité pour les artistes ; nouveaux horizons pour des spectateurs avides de connaitre les créations étrangères, « Mais on ne dépasse guère l’idée du fancy international shopping ». De plus, ces événements sont moins « exceptionnels puisque les théâtres programment toute l’année des spectacles internationaux. Or, dans un paysage scénique où, dans les grandes capitales européennes, beaucoup de théâtres programment déjà toute l’année des œuvres internationales, on peut s’interroger sur la nécessité de chercher une nouvelle spécificité pour les festivals, qui leur permettrait de renouer avec leur mission émancipatrice initiale.
    EN CONCLUSION Certes, le modèle de festivals imprégnés d’humanité et qui produisent du lien entre habitants existent encore, et en particulier dans les régions fortement identitaires, comme la Bretagne ou le Nord, la Corse ou les DOM TOM. Mais souvent, ailleurs, ils « survivent ».
    Terminons sur une notre plus gaie, avec par les belles questions de Jan Goossens, directeur du festival de Marseille , qui, à mon avis, a le cœur taillé pour Marseille.  Lors de la présentation de l’ ’édition 2018 du Festival de Marseille il renouvela son souhait : mettre toute une ville en mouvement, en route vers un avenir partagé, un avenir plein d’amour. Voici les belles questions : 
    Comment faire émerger des créations nouvelles, qui ne considèrent pas nos grandes villes multiculturelles et leurs populations comme un décor ou un public potentiel, mais qui les envisagent sérieusement en tant que matière et sujet de création ?
    – Comment créer des conditions, des méthodologies et une économie qui permettent aux artistes de s’imprégner d’un territoire, en profondeur, sur un long terme et d’en nourrir leur travail ?
    – Comment la production internationale que nous programmons peut-elle dialoguer avec ces «créations contextuelles», et mobiliser de nouveaux publics ?
    Et terminons ce billet avec, les modèles de bons exemples  de Festivals qui associent les populations locales, exemples que nous propose Jan Goossens :
    – En Tunisie, à Tunis, une méthodologie a été inventée dans le cadre de Dream City pour permettre aux artistes d’intégrer leurs pratiques dans la réalité de la ville.
    – A Cap Town , Infecting the City, c’est la ville contaminée par de nouvelles pratiques et contenus.
    – A Bamako, le tout jeune festival Les Praticables voit le plus ancien quartier de la ville comme plus qu’un décor : il devient le sujet, ses habitants les acteurs.
    – Et à Ramallah, Under Construction invente un narratif culturel pour une société sous occupation. Autrement dit, il existe des initiatives indépendantes qui misent radicalement sur des créations contextuelles, des échanges entre artistes et villes, et la mobilisation de nouveaux publics dans des rangs qui ne sont pas contrôlés par l’establishment politique. Ces initiatives, c’est en dehors de l’Europe qu’on les trouve. Et si nous en prenions de la graine ?, conclut l’article avec énergie !                                                                                                                                                                                                                         -Et un petit dernier pour la route, proposé par mon amie Sylvie Huron, le Hellfest ! Mention Spéciale pour ce festival Hellfest (métal) qui se tient tous les ans à Clisson (Pour mes amis canadiens: petite ville de 7000 habitants, dans l’ouest de la France dans la région des Pays de la Loire) et a été créé par un clissonnais, Benjamin Barbaux. Hellfest fait la part t belle à ds intitiatives locales : Bar à Muscadet (le vin local), visites du site avec des bénévoles (locaux, ils adorent y participer depuis le début du festival, qu’ils soiet fans de « métal » ou non…). Un beau succès, de la convivialité , alors que le thème du festival aurait pu ëtre mal accepté par la population, nous dit  aussi Sylvie Huron. Et merci Sylvie pour cet excellent exemple!A voir ici sur Facebook et bien sûr il y a un site Internet.
  • Un grand merci à Jan Goossens pour cet article et merci aussi à mon ami Gilbert Ceccaldi pour me l’avoir transmis et fait découvrir la semaine dernière!
  • Et vous, mes amis, comment voyez-vous l’avenir des Festivals, aujourd’hui?  Dites-le nous, partageons nos idées! Merci de commenter, vos avis sont toujours intéressants!

POUR EN SAVOIR PLUS :
QUI EST JAN GOSSENS ? Né en 1971, Jan Goossens étudie la littérature et la philosophie en Belgique et à Londres. En 2001, il est nommé à la tête du Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles, où il a commencé à tavaillé en 1991, théâtre installé provisoirement à Molenbeek, quartier multiculturel de Bruxelles. Il réinvente les missions de l’institution flamande en l’orientant vers la création contemporaine, multilingue et pluridisciplinaire. En 2004, le KVS a un public renouvelé et un projet profondément attaché au dialogue citoyen ouvert sur la ville et le Monde.En mai 2015Jan Goossens  devient directeur artistique du Festival de Marseille, puis Directeur le 31 juillet 2016.Source  :  Festival de Marseille

1- Un petit point d’histoire, quand les Festivals étaient des lieux de création et d’émancipation sociale (Sans remonter au Moyen-âge ou au théâtre Grec !)
« Qu’il s’agisse des grands festivals européens qui ont vu le jour dans l’immédiat après-guerre, tel que le Holland Festival ou le Festival d’Avignon, ou de projets plus récents comme le Kunstenfestivaldesarts à Bruxelles : leur vocation initiale était empreinte d’une portée émancipatrice. Artistique mais aussi sociale. Il s’agissait de contribuer à une société plus équitable et plus démocratique. Qu’on parle d’une Europe déchirée d’après 1945 ou d’une Bruxelles tiraillée à l’extrême en 1990, quand néerlandophones et francophones cohabitaient sur le pied de guerre : là où il y avait crise et fractionnement, lesdits festivals ont joué un rôle clé dans la création d’espaces de solidarité et de dialogue. » écrit  Jan Goossens dans so article.
A Lire aussi  :interview de  Vincent Carry,Fondateur d’Arty Farty, association créatrice des Nuits sonores à Lyon et conseiller artistique à la Gaîté Lyrique, autour de l’avenir des festivals, des médias et de la troisième édition des Nuits sonores à Tanger, et une autre interview de Vincent Carry sur sont parcours .

  • L’article de Libé qui nos a inspiré! http://www.liberation.fr/debats/2018/08/26/reinventons-nos-festivals_1674625
    NOS PHOTOS : Festivals de Ramallah entre Flandres etRamallah : , Under Construction se base sur la réciprocité et vise à promouvoir la coopération culturelle, le dialogue et les échangesUnder- Construction : les eux organismes Connexion vzw (Bruxelles) et Fondation AMQattan insistent sur la coopération flamande-palestinienne dans le domaine des arts et de la culture.Voir ici : /#
    – Plusieurs directeurs de grandes manifestations culturelles appellent à plus de dialogue et d’ancrage territorial . Avec les contributions d’ Olivier PY, Pour le Festival d’Avignon , Bernard Foccroulle , Pour le Festival d’Aix-en-Provence , Sam Stourdzé , Pour les Rencontres de la photographie d’Arles et Jan Goossens, Pour le Festival de Marseille — 28 juillet 2016 à 19:31
    http://www.liberation.fr/debats/2016/07/28/des-festivals-exceptionnels-et-graves_1469157
  • – FESTIVAL DE MARSEILLE https://www.facebook.com/FestivaldeMarseille/

DIRECTION JAN GOOSSENS
17, rue de la République- 13002 Marseille – France – +33 (0)4 91 99 00 20- info@festivaldemarseille.com festivaldemarseille.com- #FestivaldeMarseille
LA MINISTRE A DIT! Si 2000 festivals ont été dénombrés par le ministère de la culture, on peut tripler ce chiffre facilement en y ajoutant des petits Festivals ou des Festivals amateurs qui ne demandent qu’à grandir. Mais de vraies menaces existent, dont l’arrivée de gros opérateurs comme Live Nation, véritables « industriels » internationaux du secteur. La ministre de la Culture Françoise Nyssen, a nommé Serge Kancel référent permanent pour régler, en particulier, ces problèmes liées à cette nouvelle concurrence et pour assurer une veille sur tout le secteur.(20 juillet dernier , lors du Festival des Vieilles Charrues de Carhaix),
Quelle sera la politique de Françoise Nyssen à l’égard des Festivals ? Un article de la Gazette des Commune, toujours excellente !
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KEN LE TOURISTE PARFAIT était aux anges  à Los Angeles, où il habitait avec son ex, Barbie Chérie. Oh, ils avaient bien eu un « petit », mais comme les lecteurs du blog n’avaient pas râlé quand il avait disparu, devinez quoi? Le « petit  » n’était plus jamais ré-apparu, eh oui! Ainsi va la vie, pensait Ken,  car il à défaut de faire plaisir à tout le monde, il faut contenter ceux qui vous aiment, non? Soudain, Barbie, qui nageait tranquilou dans leur piscine, prit peur : 1- Son Ken pensait! et 2- Il était devenu philosophe! Notre photo : hommage au belge Jan Goossen du Touriste parfait avec ce Place to .be !

Tourisme international : le pitch!

Chaque année je vous propose de faire un point sur la croissance du tourisme dans le monde avec quelques chiffres-clés. Les voici, et merci à  l’organisation mondiale du Tourisme, UNWTO, qui a consacré l’année 2017 au Tourisme Durable et, à regarder les chifffres, on comprend pourquoi…
– Le Résumé : en 2017 , avec une croissance de +7 % , les arrivées de touristes internationaux dans le monde ont connu la progression la plus forte depuis 2010.  Plus d’un milliard de touristes internationaux ont voyagé (1,323), soit 84 millions de plus qu’en 2016. Les  exportations générées par le tourisme ont  atteint 1,6 milliard de dollars EU en 2017, faisant du tourisme le troisième secteur d’exportation du monde.
Rappelons la perspective du tourisme à l’horizon 2030 , qui serait de 1,8 milliard de touristes!Voir l’ensemble des  tendances 2017 sur le Rapport UNWTO, que l’on peut résumer comme suit:  : 
« Le tourisme international reste en forte croissance à travers le monde, ce qui se traduit par des créations d’emplois dans de nombreuses économies. Cet essor nous rappelle la nécessité de renforcer nos moyens de développer et de gérer le tourisme sur un mode durable, en construisant des destinations intelligentes et en tirant le meilleur parti de la technologie et de l’innovation » a déclaré le Secrétaire général de l’OMT, Zurab Pololikashvili., pour L’organisation mondiale du tourisme
2017, année des records ? Les faits marquants de l’OMT le confirment.

 

….
I- RECETTES, FRÉQUENTATION et DESTINATIONS : Les pays du sud de la méditerranée sont les grands vainqueurs, portés par la Turquie, l’Espagne et l’Italie ; ils ont connu une croissance de 6 millions d’arrivées par rapport à 2016.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les recettes du tourisme international ont augmenté de 5% en 2017. Outre les recettes de 1,3 billion de dollars EU que les destinations ont reçues, le tourisme international a généré 240 milliards de dollars EU supplémentaires provenant du transport international de passagers par des non-résidents. Cela a porté les exportations touristiques totales à 1,6 billion de dollars, soit 4 milliards de dollars par jour, ce qui correspond à 7% des exportations mondiales.

1- Ces bons résultats de 2017, précise le Communiqué de presse, sont dus à une forte demande de voyages pour des destinations dans toutes les régions du monde, y compris une reprise solide de ceux qui, comme la France, avaient souffert en 2015 et 2016 ou une forte demande des pays émergents, comme le Brésil et la Russie. plus d’un milliard de touristes internationaux ont voyagé, (1,323), soit 84 illions de plus qu’en 2016.(Le nouveau Rapport d’UNWTO souligne aussi les évolutions du tourisme des chinois qui ont dépensé 258 milliards de dollars EU en 2017 pour le tourisme international, soit près d’un cinquième des dépenses touristiques mondiales en 2017 et 94 milliards de dollars de plus qu’en 2016 !
2- Parmi les principaux marchés et destinations au monde, l’Espagne est devenue en 2017 la deuxième destination la plus visitée au monde en termes d’arrivées internationales, après la France. Après six années consécutives de croissance à deux chiffres, le Japon s’est classé au dixième rang des recettes touristiques. La Fédération de Russie a réintégré les dix premiers au classement mondial au huitième rang.

 

 

 

 

 

 

 

POUR EN SAVOIR PLUS :
Faits saillants du tourisme de l’OMT: Édition 2018 Publié en août 2018
eISBN: 978-92-844-1987-6 | ISBN: 978-92-844-1986-9 – Télécharger le Pdf de présentation des principaux résulats(20 pages)  . Et le Rapport complet (106 pages)! Avec vos trois chiffres-clefs  ci-dessous:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

II- JANVIER AVRIL 2018, nouveau record, aussi !
Pendant les quatre premiers mois de 2018, les arrivées de touristes internationaux ont augmenté de 6 % par rapport à la même période l’an dernier. Ces chiffres prolongent la tendance observée en 2017 (+ 7%), dépassent même les prévisions de l’OMT pour 2018 (+4 % à +5 %).
Comme pour 2016, l’Asie-Pacifique (+8 %) et l’Europe (+7 %) sont en tête mais l’Afrique (+6 %), le Moyen-Orient (+4 %) et les Amériques (+3 %) ont également de très bons ré »sultats. .(Info : Communiqué de Presse Communiqué de presse UNTWO , Madrid, Espagne, le 27 juin 2018) –
L’Asie et l’Europe en tête de la croissance début 2018
De janvier à avril 2018, les arrivées internationales ont augmenté toutes régions confondues. C’est l’Asie-Pacifique (+8 %) qui a pris la tête de la croissance, portée par les résultats de l’Asie du Sud-Est (+10 %) et de l’Asie du Sud (+9 %).
L’Europe, première région touristique au monde, a également enregistré des résultats solides au cours de ces quatre mois (+7 %), grâce au dynamisme des destinations de l’Europe méridionale et méditerranéenne et de l’Europe occidentale (+8 % dans les deux cas).
La croissance dans les Amériques est estimée à 3 %, l’Amérique du Sud (+8 %) affichant la meilleure performance. Les Caraïbes (-9 %) sont la seule sous-région à connaître une baisse des arrivées au cours de la période, certaines destinations subissant toujours les effets du passage des ouragans d’août et de septembre 2017.

III- ET LE TOURISME CULTUREL , DANS TOUT ÇA? Lisons les statistiques des Belges, car nous n’en avons pas en France, au niveau national.
1) VIVE LA BELGIQUE ! Le quotidien belge Pagtour annonçait cette semaine que leurs habitants étaient de très bons touristes culturels ! Ils les surveillent dans un très iténressant Baromètre, l’ ABTO Travel Trends Report , qui illustre par l’analyse de 43 paramètres le comportement de voyage des Belges. « Cet été, la canicule n’a influencé que partiellement le choix d’activité des Belges pendant leurs vacances.
L’activité la plus populaire ? 62% des touristes belges indiquent visiter au moins une ville ou un village important pendant leurs vacances. Autre chiffre remarquable : 77% des Belges planifient au moins une activité culturelle : lieux ou de sites à visiter (35 %), musées, représentations théâtrales, expositions ou galeries d’art (27 %) ou participation à un événement culturel local (18 %) ». On rêverait de telles statistiques en France !

2) ET VIVEMENT DES ÉTUDES EN FRANCE ! En France nous avons régulièrement des études sur à peu près tout : le vélo, le tourisme vert, le tourisme d’affaires ou Sportif, le tourisme de montagne, balnéaire ou urbain, l’Hôtellerie, la restauration rapide, le Tourisme en famille, bref, tout mais rien de sérieux sur le tourisme culturel). Pourtant, comme nous sommes très nombreux à le déplorer, les agence et directions centrales du tourisme et de la culture avec leur satellites e ou financeurs (Caisse des Dépôts, ministère de l’économie, DGE, Sous-direction de la prospective, des études et de l’évaluation économique…) ne se regroupent jamais pour réaliser une étude nationale sérieuse, annuellement, sur le nombre et les motivations des touristes culturels et le marché que ce tourisme représente.

On feint de  déplorer cette absence de statistiques depuis au moins 10 ans, comme encore cette année avec ce type de phrase « officielle » car trouvée dans une étude officielle : « Le patrimoine et la culture constituent des éléments essentiels du produit touristique « destination France » en termes d’attractivité et de pratiques touristiques. » Néanmoins, l’analyse des profils de clientèles touristiques au sein des sites patrimoniaux est caractérisée par un manque de données précises et d’outils de statistiques au niveau national. Les données quantitatives restent parcellaires et insuffisantes pour avoir une image précise du marché (page 15) » et « la connaissance précise et nationale des monuments historiques mis en tourisme et de leurs activités marchandes fait défaut » en France. (Page 10) de l’Étude de faisabilité relative au développement d’équipements touristiques marchands au sein des sites patrimoniaux en France, étude que je ne vous recommande vraiment pas effectivement, gloser sans chiffre n’a  aucun d’intérêt et, en plus, on y livre des chiffres de… 2006 en vous faisant croire que ce sont des chiffres d’aujourd’hui ! (Ex : 15 milliards de retombées économiques,  chiffre datant de 2006 paru dans une étude en  2007! Une belle étude (Étude nationale des retombées économiques et sociales du patrimoine) qui ne fut d’ailleurs pas non plus poursuivie pour étudier les évolutions et faire des progrès.
POUR EN SAVOIR PLUS /
1) Vous vous sentez un peu perdus ? Relisez donc, sur ce petit blog, Le Tourisme International pour les Nuls de juillet 2017! LE billet qui fera que les pros du tourisme apprécieront que vous sachiez tant de choses !
2) Contacts pour les Programmes Communication et publications de l’UNWTO qui siège à Madrid
Tél. : (+34) 91 567 8100 / Télécopie : +34 91 567 8218 / comm@unwto.org
Suivez-nous sur Facebook, Twitter, Instagram, YouTube, LinkedIn et Flickr.
3) Télécharger le PDF du Baromètre 2018 ICI et  ICI 

4) NOS PHOTOS sont extraites de Faits saillants du tourisme de l’OMT,  (Année 2017 dans édition 2018) et du Baromètre mondial du tourisme de l’OMT, édition juin 2018 (extrait).

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Ken et Barbie, à l’expo TEENAGERS ARE ALWAYS RIGHT, Rueil Malmaison, 15 fév.18 avril 2010

KEN LE TOURISTE PARFAIT faisait des additions dans sa tête : ce n’est pas possible, se disait-il, il y a plus de Touristes que d’humains sur cette terre. Ne les compte-t-on pas deux fois, comme en France ? Mais non, répondit Barbie, son ex, toujours ravissante « Ken, tu sais bien qu’un touriste peut voyager plusieurs fois… ». Bien sûr qu’il le savait, avec ses huit voyages par semaine et  ses douze repas et nuits dans des Palaces à tester entre deux réunions d’affaire, en Bon Petit Touriste Parfait! Mais bon, c’est choueeette, Barbie savait compter, Ken était ra-vi!

Vive la rentrée!

Grâce la Rentrée,  avec ou sans vacances, on retrouve ses amis, on peut leur raconter nos expériences estivales ou faire des projets. Pour le Tourisme Culturel, voici ce qui vous attend, orienté aujourd’hui vers la Culture, ce qui pourra être utile à tous les acteurs du Tourisme. Et, à ne pas rater, je vous propose, comme promis la semaine dernière,  mon résumé de l’article sur Réseaux Sociaux et Patrimoine, de la toute dernière Revue de la Demeure  Historique!

I- CULTURE : LES 6 INTERROGATIONS DE LA RENTRÉE étaient cette semaine proposées par la Gazette des Communes, toujours et encore la mieux informée, et dont nous aimons une certaine dramaturgie, qui rend la lecture…haletante! « Rarement une rentrée s’est faite dans un environnement aussi instable. Un contexte qui touche beaucoup de professionnels : archivistes, bibliothécaires, responsables de festivals, professionnels du patrimoine, porteurs de projets solidaires… Voici les principaux points d’interrogation », que nous vous résumons et que vous retrouverez, si vous le souhaitez, au grand complet dans l’article in extenso, ICI !
1 – Mission Stéphane Bern : Y aura-t-il assez d’argent pour sauver le patrimoine en péril? Cet été, Stéphane Bern souvent dit, car il est très interviewé, que son action était une goutte d’eau dans l’océan des crédits nécessaires, alors, que se passera-t-il pour les heureux élus ? Nous en reparlerons dans ce petit blog lors du bilan du Loto organisé par Stéphane Bern et la Fondation du Patrimoine, après les 15 et 16 septembre (Journées du patrimoine).
2 – Comment l’Etat va-t-il réorganiser sa gestion du patrimoine ? Début juillet, l’Elysée, Matignon et Françoise Nyssen ont demandé à à Philippe Belaval, président du Centre des monuments nationaux, un « audit » pour évaluer l’organisation de l’administration du patrimoine par l’Etat : « Aïe »! ou « Tout va très bien ? Devinez ! Là encore nous vous résumerons la réponse de Philippe Belaval lorsque nous aurons des nouvelles.
3 – Les postes stratégiques de la Rue de Valois vont-ils rester vides? Depuis février dernier, le ministère de la Culture a perdu perd un à un ses directeurs comme celui des Archives de France, de la création artistique (DGCA), des Musées de France, de la direction générale des patrimoines. Que va-t-il se passer ?
5 – Quels seront les festivals éligibles aux subventions publiques ? Serge Kancel, nommé « référent permanent pour les festivals » auprès de la ministre de la Culture, lui a proposé une grille de critères pour déterminer quels événements – tous champs culturels confondus – relèvent du soutien public (2).
6 – L’Etat prendra-t-il des mesures pour lutter contre la concentration dans le spectacle vivant ? Une mission interministérielle Culture-Finances examinera ce sujet à l’automne. La concentration grandissante dans le secteur du spectacle vivant est actuellement l’une des préoccupations majeures des professionnels : « la survie économique des festivals les plus fragiles et la préservation de la diversité culturelle sont en jeu », face à de gros opérateurs privés installés en France, comme Live Nation. Cela concerne directement les élus, et aussi l’industrie touristique, très dépendante de cet « événementiel », nom « touristique »  de  toute manifestation temporaire.
Ces sujets dont donc en débat, à voir aussi ICI dans La Gazette .

– Enfin trois questions concernent moins directement le Tourisme culturel, car leur public est français et de proximité, mais les voici pour   information : Comment l’Etat va-t-il faire évoluer la collecte des archives? Un projet de loi sur les bibliothèques sera-t-il élaboré ? L’Economie Sociale et Solidaire culturelle va-t-elle pouvoir décoller, grâce à un nouveau plan qui sera annoncé en septembre ?

II- ET VOICI CE QU’IL NE FALLAIT PAS RATER cette semaine : Réseaux sociaux et Patrimoine !
Suite à notre billet sur la demeure Historique Numéro 209, la semaine dernière, qui présente les différents enjeux et défis pour la patrimoine en France, voici un complément indispensable avec le petit article sur les réseaux sociaux, rédigé par Eléonore Coutau Bégarie pour donner envie à tous les gestionnaires des monuments et sites patrimoniaux privés de se doter de stratégies !

LES RÉSEAUX SOCIAUX COMMENT OPTIMISER CETTE STRATÉGIE DE COMMUNICATION ?

Cet article est, à mon avis, tout à fait remarquable car on oublie trop souvent que tout le monde ne s’est pas mis aux réseaux sociaux et qu’il faut une réelle pédagogie, beaucoup de patience, pour faire avancer ces nouveaux usages. Par exemple plus de la moitié des adhérents de la Demeure historique n’ont pas commencé cette approche et ce type de dialogue avec les visiteurs. L’auteure présente, pour donner envie aux lecteurs, la puissance des réseaux, avec d’abord les chiffres éloquents, que l’on peut trouver, comme vous le savez, dans le fameux Blog du Modérateur : https://www.blogdumoderateur.com/
Eléonore résume aussi bien les avantages : accroître le dialogue, partager, communiquer et acquérir non seulement une nouvelle notoriété mais aussi des encouragements des visiteurs. Par exemple des initiatives classiques seront plus faciles à mettre en place grâce aux réseaux sociaux : « Associations de sauvegarde, chantiers de bénévoles, sensibilisation dues visiteurs aux difficultés et atouts d’un site« .

TROIS BONS EXEMPLES  !
Vous ne doublerez pas votre fréquentation, mais vous pourrez communiquer votre offre à plus de visiteurs, (presque gratuitement) et surtout les sensibiliser à vos problèmes, les associer à la vie de votre monument ou demeure, écrit Eléonore, en donnant trois exemples :

  • Le Château de Meauce (Nièvre) . Ce château réunit une communauté de 19 000 abonnés sur Facebook et « touche » 60 000 abonnés chaque mois. Cédric Mignon, jeune propriétaire qui gère la restauration de du Chateau, utilise donc au mieux l’histoire et al vie de cette restauration depuis 2016.
  • Le château de Vaux-le -Vicomte (Seine et Marne)  Ce château évidemment d’une toute autre dimension, ancienne propriété de Nicolas Fouquet, le surintendant de Louis XIV dont on fêtait en 2015 le 400e anniversaire et qui est aujourd’hui le plus grand château privé classé de France, avec 33 hectares de jardins dessinés par Le Nôtre, 2,5 hectares de toitures et 500 hectares clos de murs…
    –  Ce château a plus de 70 000 abonnés sur Facebook. Les frères de Vogüe « ont rapidement réalisé le fort impact des réseaux, mais aussi « le soin chronophage que nécessite cette approche privilégiée du public ». Car ses propriétaires doivent trouver, disent-ils, 9 millions par an pour entretenir le château (Chiffre 2015). (Photo ci-contre,  communication du Château de Vaux le Vicomte).  
    – « Un métier, une expertise et des règles ! « résume Alexandre de Vogüe à propos des réseaux sociaux . Il a donc décidé, avec son frère Jean – Charles,  d’employer une professionnelle, Hortense Alland , et le succès est au rendez-vous ! Il faut dire que l’on vous fait vivre « au plus près » l’ambiance du XVIIéme siècle, comme le montrent ces deux exemples:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Le jardin botanique de Vauville (Manche) est aussi fantastique pour les curieux : des photos éblouissantes de plantes invraisemblables ( leurs, arbres,arbustes…) vous attendent sur les réseaux en permanence, et 1800 utilisateurs les consultent régulièrement. Voir son site ICI!
    …Enfin, l’article sur les Réseaux se termine par trois conseils : soigner les photographies ; bien choisir ses hashtags et garder une régularité pour les publications. L’avantage des jeux –concours, (avec l’exemple de Vauville) est aussi évoqué.
    A NOTER! le Dossier pour Dynamiser les visites  (voir ci-dessous) propose aussi beaucoup d’autres pistes pour assurer une présence sur les réseaux sociaux avec sincérité, afin de ne pas décevoir les visiteurs, mais aussi avec la fierté de faire mieux connaître tout ce que l’on organise.

POUR EN SAVOIR PLUS ! Toutes les réferences du Dossier d’Annie Gondras  dans le billet précédent, ( notre photo)  sur des analyses, synthèse et exemples pour vous aider à dynamiser vos visites culturelles dans le   Numéro 209 de la Revue Demeure Historique.

CONTACTS :  Annie Gondras, que je remercie encore pour son très beau travail, ici :   <annie.gondras@wanadoo.fr> . Un très grand merci aussi à Marguerite Natter pour l’envoi des photos qui m’a bien facilité la tâche! Elles sont d’ailleurs toutes très belles.                                                                                                                                                                                                                          La Demeure Historique , Rédaction : Hôtel de Nesmond, 57 quai de la Tournelle, 75005-Paris. T.: 01 86 95 53 03 /08 ou revue@demeure-historique.org. Et leur  site internet, très beau et excellent pour les contenus : http://www.demeure-historique.org

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KEN LE TOURISTE PARFAIT Ken se disait que la Rentrée, c’était cartable neuf et chemise impeccable, mais c’était compter sans son ex, Barbie Chérie, qui voulait… l’accompagner à son bureau ce jour-là ! Ken lui rappela que, en Bon Touriste parfaitement Parfait, il n’avait ni rentrée, ni bureau ni horaires, seulement des voyages,des hôtels et des pays à visiter et beaucoup de réunions d’Affaires pour gagner ses millions de dollars. C’est bon, répondit Barbie un peu vexée, c’était juste pour te faire vivre une nouvelle « expérience », un escape game, un come back vers ton enfance !