Quand la SNCF déraille…

nouveau_festival 123Aujourd’hui nous vous présenterons deux chefs-d’oeuvre! Le premier est celui d’un acteur majeur du Transport en France,  la SNCF et sa branche Immobilier, qui a lancé le 5 mai  une campagne de communication hors pair pour  faire un Appel aux  artistes, en faisant la plus belle bourde que nous n’ayons jamais vue! Les artistes, en effet, sont invités à travailler pour revivifier des projets de la SNCF,  mais… gratuitement!  Ce n’est pas grave, a dû penser la SNCF, est-ce que les artistes ont besoin de se loger, de manger chaque jour ou de se faire soigner? Ont-ils des enfants à nourrir?  Mais non, les artistes, c’est bien connu, ont fait  voeu de pauvreté et vivent d’amour et d’eau fraîche : seul leur art compte, voilà pourquoi la SNCF leur a promis de leur donner une vraie « Visibilité » et non de l’argent. C’est ce que pense aussi, sans doute, la Ministre et les agents du  Ministère de la Culture, car  le Concours de la SNCF a une place de choix sur leur  site Internet (Voir ICI). Même la Presse s’est  réjouie de cette nouvelle (Le Figaro, mais aussi les Inrock, le Parisien, Localtis Info…). Le second chef-d’oeuvre est aussi une performance, mais, contrairement au premier, ce texte sur les Droits d’auteur est un petit bijou d’intelligence, de générosité et de connaissance. Son auteur, sur le site  Scinfolex, décrypte, pour qui en a « envie de savoir », tout ce qui se passe, se trame, se joue en ce moment sur le Droit d’auteur des artistes, dans le monde, en Europe et en France. Réjouissant!

I – QUAND LA SNCF DÉRAILLE …Le concours lancé début mai par la SNCF s’appelle- et ce n’est pas un gag!-  l’AMI, Appel à Manifestation d’Intérêt .Ça sonne bien, comme toute la campagne de communication aux mots choisis (1, en Annexe) . Mais on découvre, en cliquant une pièce jointe, que si un artiste accepte de réaliser une intervention pour l’une des 14 friches (abandonnées, non ouvertes au public), de la SNCF, son projet devra avoir trouvé, au préalable, un financement complet (Honoraires,production,hébergement, transport...). La SNCF ne l’acceptera que s’il est entièrement gratuit pour elle et ses services.Et en disposera totalement, jusqu’à sa destruction si elle le souhaite! Florilège d’ extraits du Cahier des Charges de l’AMI :

CRITÈRES DE SÉLECTION DES CANDIDATS

« Le coût des prestations engagées par les candidats pour répondre à la présente consultation, restera à
leur charge exclusive. En outre les candidats ne pourront prétendre à aucune rémunération ou
indemnité, au titre de l’élaboration de leur proposition, y compris pour le candidat dont l’offre de projet sera
retenue. » Les Conditions de « recevabilité des offres de projets » précisent donc  qu’il faut  :Présenter un projet attestant d’une viabilité financière certaine[…]. L’Engagement des candidats comprend aussi la cession de tous ses droits, la possibilité, par la suite, de détruire son oeuvre ou encore une redevance pour occupation du domaine public :

– Le Candidat retenu s’engage à formaliser auprès de SNCF IMMOBILIER, par la signature d’un
contrat de cessions de droits, la cession de la totalité de ses droits patrimoniaux relatifs aux œuvres
qu’il serait susceptible de réaliser..[..]Le candidat déclare être parfaitement informé du caractère éphémère de l’occupation et par conséquent de sa création et accepter expressément la destruction de cette dernière.[…]le Candidat dont le projet porte sur une dépendance du domaine public s’engage à déposer une offre de projet comportant une proposition de redevance en  adéquation avec ce principe de non gratuité.téléchargementII- …ET LA RÉACTION DES ARTISTES! Quelques jours après le lancement, une PÉTITION a été mise en ligne sur le bien pratique Change.org, et nous vous invitons à la signer, si vous voulez, ICI !   La presse a commencé aussi a réagir, grâce à Arrêt sur Images , ICI.  Sur les réseaux sociaux, les artistes et leurs amis ont souvent préféré en rire, comme cette reprise de l’affiche de l’AMI détournée en tract  (2, en Annexe), ou  cette contribution (USA)  de Pierre-Yves Plateau, une formidable lettre-type :

LA PROCHAINE FOIS QU’ UN RESTAU TE DEMANDE DE JOUER GRATOS…

– ANNONCE : Nous sommes un petit restaurant en centre-ville et nous recherchons des musiciens solo pour jouer dans notre restaurant pour leu permettre de promouvoir leur musique ET de vendre leurs CD.Ce n’est pas u job quotidien, mais seulement pour les occasions spéciales qui pourraient devenir une activité quotidienne le soir ou si nous recevons une réponse positive. Votre musique doit être plutôt Jazz, Rock, World, voire métissée. Vous êtes intéressés pour promouvoir votre musique? Merci de répondre dès que possible!

– RÉPONSE DU MUSICIEN AU RESTAURANT : Je suis n musicien doté d’une grande maison à la recherche d’un restaurateur qui viendrait chez moi pour promouvoir son restaurant en faisant le dîner pour mes amis et moi-même. Ce n’et pas un job quotidien mai seulement pour des occasions spéciales qui pourraient devenir une activité quotidienne le soir si nous recevons une réponse positive. Plutôt des dîners raffinés et exotiques avec une cuisine de type ethnique ou internationale. Vous êtes intéressé pour promouvoir votre restaurant? Merci de répondre dès que possible!

III- MAIS AU FOND , C’EST QUOI LE DROIT D’ AUTEUR, et  où en sommes nous? Cette navrante affaire d’utilisation des artistes pour  se donner, gratuitement, une nouvelles image « sympa, d’jeun et arty« , tombe au plus mauvais moment, celui d’un recul de notre pays pour permettre aux auteurs – et non aux entreprises qui récupèrent leurs droits-. Mais rien n’est jamais perdu, et un article vient ici dire la vérité, toute la vérité, en décryptant ce qui se joue et surtout le chemin à suivre.

– LE CHEF D’OEUVRE DE SCINFOLEX! Le site est le meilleur qui soit et nous l’avons souvent recommandé, dans ce blog, en particulier lors de la querelle sur la Photographie dans les musées car il indiquait votre droit, celui …de photographier! Depuis, youpi! Le ministère a changé d’avis, nous a encouragé à photographier et a rétabli notre droit au Musée d’Orsay! Mais en ce moment ce ministère et les politiques  font  à nouveau la sourde oreille, complètement paralysés par les intérêts en jeu, soit le lobbying des « majors » qui récupèrent les droits depuis des décennies :   

« Les grandes manoeuvres autour de la réforme européenne du droit d’auteur continuent et même s’amplifient. Ce week-end notamment, un colloque sur le droit d’auteur a été organisé en marge du Festival de Cannes, au cours duquel ont défilé à la tribune Fleur Pellerin, Manuel Valls et Günther Oettinger, le commissaire européen en charge des questions d’économie numérique.

Depuis la parution du rapport de l’eurodéputée Julia Reda en janvier dernier, nous avons assisté à un véritable déferlement d’actions de lobbying conduites par les titulaires de droits pour s’opposer à la réouverture de la directive de 2001. La coalition pro-copyright qui s’est nouée pour abattre le rapport Reda est la plus puissante que l’on ait vue depuis les années 90 et les arguments employés dans cette campagne ont parfois atteint – il faut bien le dire – des sommets d’outrance et de malhonnêteté intellectuelle. »

Suit, dans l’article, la  liste  des  arguments employés ainsi que leur décryptage et, surtout, des solutions. Mais, comme pour le « droit de photographier dans les musées », nous devons nous mobiliser, sans quoi de graves blocages se profilent à l’horizon . Pour ne pas « mal » paraphraser l ‘article des Juristes de Scinfolex , voici l’article, que vous pourrez déguster à l’aise, en entier!

  « Droit d’auteur et marchandisation de la culture : mais de qui se moque-t-on ?
Publié le 21 mai 2015 par Calimaq, ici :  http://scinfolex.com/2015/05/21/droit-dauteur-et-marchandisation-de-la-culture-mais-de-qui-se-moque-t-on 

original.81036.demiEN CONCLUSION,  cet article sur les déraillements de la SNCF  concerne tout aussi bien les acteurs de la culture que ceux du tourisme, car les acteurs institutionnels du Tourisme organisent des festivals, concerts, Fêtes, expositions ou visites culturelles toute l’année! Le droit des artistes est donc précieux et  leur place, souvent précaire, ne peut l’objet d’aucun abus. Alors, comment mieux appliquer le droit, mieux en  connaître l’actualité et les évolutions au gré des changements de la société? A dire vrai, l’arbre ne peut cacher la forêt, et la grosse bourde de la SNCF ne devrait pas non plus faire écran au débat de fond et à l’opacité des  décisions des Princes qui nous gouvernent. Il y a des problèmes sans solution, et là, avec Scinfolex, nous avons des solutions. A nous de nous en emparer! Même, et surtout, si ça n’est pas notre coeur de métier, à nous, sans doute aussi, de nous  tenir au courant et de prendre part  au débat en cours sur le Droit d’auteur des artistes!   

– NOS PHOTOS 

Photo du haut : Affiche du Nouveau Festival CGP 2012 – © photo © Todd – White- Marnie Weber, The Truth Speakers (Girl with eggplant dress and burgundy trim) detail, 2009, mixed media. Courtesy Simon Lee Gallery, London- Photo de l’ancienne gare d’Elboeuf sur Seine et photo du Viaduc d’Otterswiller(67) de © Lionel Boulanger. La Liberté guidant le peuple, oeuvre d’ E.Delacroix, Musée du Louvre, wikimedia  commons.

– POUR EN SAVOIR PLUS sur SNCF Immobilier  : 12 MILLIONS DE M2 de bâtiments industriels et tertiaires, d’activités sociales – 20 000 HA de foncier, dont 2 000 hectares urbanisables dès à présent – 100 000 LOGEMENTS dont 90 % de logements sociaux- 3000 LOGEMENTS CONSTRUITS OU ACQUIS – 2000 LOGEMENTS RÉHABILITÉS en 2014
– 450 MILLIONS €/AN de contribution au cash flow du Groupe SNCF
+ DE 600 COLLABORATEURS (hors les 1965 salariés ICF HABITAT)

Just ArtKEN LE TOURISTE PARFAIT était abasourdi de bonheur!  Lui qui n’avait de cesse de voyager, d’aller d’hôtels en Palaces, de faire ses affaires sur tous les continents du monde, cette semaine,  avait enfin trouvé une mission à sa mesure : se reposer.Il s’efforçait, tous les six mois, de prendre un petit quart d’heure de repos. Pas au spa, qu’il fréquentait surtout à L.A, mais avec un ou deux artistes! OUiiiii! A vrai dire,quand il discutait avec eux, leurs point de vue, leurs idées, même leur langage lui semblait si..Heu..Si « différents » , si lointains de son monde des  Affaires que, invariablement, il reprenait la parole, évoquait ses problèmes et là…MIRACLE! Ils lui apportaient  toujours des solutions!

ANNEXES

1- COMMUNIQUER EN  MENTANT OU MENTIR EN COMMUNICANT?

Quand nous parlions de petit chef d’oeuvre de la communication, dans l’introduction, c’est que les termes du Cahier des Charges et ceux de la Communication  sont tellement « emballants » qu’ils méritent toute notre, et sans doute « votre »  admiration (les mots en gras le sont par nos soins ). Jugez un peu « sur pièces »:
– « La SNCF vous invite à vous approprier son patrimoine (halle marchandise, château d’eau, jardin, arches,
viaducs, etc.) pour quelques heures à quelques jours ou quelques mois afin de le valoriser à travers des
initiatives culturelles, artistiques, ludiques ou autres.

– Contribuez à transformer des sites, hier ferroviaires, en nouveaux morceaux de ville de demain. Un
regard neuf, des idées innovantes, de nouveaux usages et des démarches collaboratives sont les
bienvenus ! C’est l’opportunité de réaliser une expérimentation sur un nouveau concept et une garantie
de rendre vos œuvres visibles par tous.

– Inscrivez-vous en quelques clics sur la plateforme et participez à cet Appel à Manifestation d’Intérêt,
inédit en France, sur du patrimoine ferroviaire. Vos projets seront soumis à un comité de sélection
composé de personnalités du monde de la culture et du mieux vivre la ville.

Redonnons ensemble vie à notre patrimoine !

Bref, pour être « parfait » il manque juste, dans ces textes,  la « Co-création de contenus » et sans doute l’Intérêt général » , mais nobody is perfect! 🙂

2- LE DÉTOURNEMENT DE LA COMMUNICATION DE LA SNCF!  Par Jeff MUGNIER

 

Versailles et ses trois surprises!

Galerie des glacesChâteau, Musée, Jardins et Ville…Versailles est un monde, né au XVIIéme siècle, et aujourd’hui l’un des sites culturels les plus visités en France avec sept millions de visiteurs. Mais, ce qui est très réjouissant, c’est que Versailles ne se contente pas de cette place royale : chaque année le Château propose de nouvelles surprises, de nouveaux aménagements, de nouvelles créations artistiques. Ce printemps, pas moins de trois nouveaux sites entièrement rénovés vous attendent : un jardin contemporain, le Bosquet du Théâtre d’eau, qui vient d’ouvrir le 12 mai 2015; un nouvel accueil pour les visiteurs,vraiment royal! Et enfin, un nouveau quartier, dans la ville de Versailles, signé par l’architecte Jean-Michel Wilmotte, inauguré le 16 avril. Partons pour cette visite, ensemble.

 

promenade_dansantelI- UN BALLET D’OR ET DE LUMIÈRE : le « bosquet du Théâtre d’eau » rénové est inauguré!

Un jardin contemporain! Conçu dans les Jardins par André Le Nôtre entre 1671 et 1674, le bosquet du Théâtre d’eau était à l’origine l’un des plus riches et des plus complexes des jardins de Versailles. Il a été restauré depuis des mois par le paysagiste Louis Benech et le plasticien Jean-Michel Othoniel et sera ouvert en permanence aux visiteurs des jardins. Les essences choisies – hêtres, chênes verts, etc. – ne dépasseront pas les 17 mètres de hauteur voulus par Le Nôtre, permettant ainsi au bosquet de demeurer invisible depuis le château. Louis Benech a aussi conçu un banc : « Versailles XXI ». Quant à Jean-Michel Othoniel, il a créé une sculpture
fontaine avec ses matériaux favoris, ces perles de verre de Murano qui captent la lumière du ciel et les reflets de l’ eau. Les formes d’entrelacs et d’arabesques des « colliers » de perles s’inspirent directement, dit l’artiste, des ballets donnés par Louis XIV et de l’Art de décrire la danse ( Feuillet de Raoul-Auger de 1701). L’ensemble, tout à fait contemporain, est donc un très beau contrepoint qui fait écho aux parterres des Jardins voisins, tout en « broderies », eux aussi. Le visiteur est attendu pour une « promenade dansante » qui le conduira à une grande clairière de lumière et d’eau! (En voir plus sur notre vidéo en fin de billet)
Ce projet a été imaginé dans une volonté permanente de respect des lieux et de leur histoire. En effet, cette création sera totalement réversible : tous les ouvrages maçonnés et hydrauliques encore présents ont été conservés et tous ceux conçus aujourd’hui sont réalisés en « sur-œuvre ».(Photo © Jean-Michel Othoniel – Le jeu des perles de verre)

Chantier du pavillon DufourII- L’ACCUEIL DES VISITEURS au Pavillon Dufour est le plus important chantier que le château de Versailles ait connu depuis deux siècles, dans le respect absolu de ceux qui l’ont bâti. »Ouvrir le château de Versailles au monde, au plus grand nombre,  c’est une de nos missions essentielles » écrit Catherine Pégard, Présidente du Château de Versailles dans le document très complet qui présente la rénovation  de l’Accueil (Bâtiments; billetterie et flux) du Château de Versailles ce printemps.

Le schéma directeur du Château de Versailles, lancé en 2003 définissait l’organisation qui permettrait de répondre à cette impérieuse nécessité. Mais sans altérer l’histoire des lieux, en réconciliant le château de Versailles avec son histoire, puisque les pavillons Gabriel au Nord et Dufour au Sud avaient été conçus au XVIIIe siècle par l’architecte Ange-Jacques Gabriel, comme les deux entrées. Le château de Versailles retrouve donc aujourd’hui sa logique de fonctionnement initiale , grâce à la nouvelle réalisation de l’architecte Dominique Perrault.Les objectifs du Schéma directeur étaient les suivants :

1. Simplifier l’entrée des visiteurs dans le château
2. Créer un seul tarif d’accès
3. Donner aux visiteurs des clés de compréhension supplémentaires
4. Offrir des services de qualité
5. Mieux accueillir les scolaires
6. Mieux accueillir les personnes handicapées
– Deux entrées… Avant la rénovation,le château comportait 6 entrées possibles, selon une organisation complexe et peu compréhensible du grand public. Aujourd’hui il n’y a plus que deux entrées : le pavillon Gabriel au nord,réservé aux groupes, et le pavillon Dufour, son symétrique au sud, réservé aux individuels. Ces deux entrées donnant l’accès respectivement aux appartements du Roi et de la Reine. Leur
… et un enjeu : la gestion des flux :  » Comment aménager au sein d’un pavillon à la géométrie contrainte les conditions optimales d’accueil pour près de 6 millions de visiteurs annuels, de tous horizons et évoluant à des vitesses différentes? ». Les premières évaluations nous diront, dans quelques mois, si le pari est réussi!

Versailles _bâtiment JMWilmotteIII – L’HÔPITAL ROYAL DE LA VILLE DE VERSAILLES

– La construction de l’hôpital royal de Versailles, situé à un kilomètre tout au plus de la place d’Armes du château, avait débuté en 1781 sous la direction de l’architecte Darnaudin suivant des plans initialement dessinés par Gabriel et son confrère Gravois.

– Trois années de chantier ont été nécessaires pour sauver le site de l’Hopital Richaud à l’abandon pendant une dizaine d’années. Sa réhabilitation, inaugurée le 16 avril dernier, a permis la création de logements dans ce monument du XVIIIe siècle mais aussi la construction de nouveaux immeubles d’habitation et de commerces sur ses flancs. L’opération – 28 000 m2 et un budget de 90 millions d’euros- surtout, a permis d’ouvrir le bâtiment sur la ville.
« Richaud était devenu l’exemple même de la mauvaise gestion de l’Etat »,dit François de Mazières, maire de la ville depuis 2008 et qui a réussi cette opération d’urbanisme après ces longues années de négligence de ce patrimoine.   « Il tient une position stratégique, au cœur de la ville. Il ne fallait donc pas qu’il se transforme en enclave. »
Le H de l hopital Richaud– Le grand chantier a commencé en 2011, conduit par l’agence d’architecture de Jean-Michel Wilmotte et l’architecte en chef des monuments historique Frédéric Didier, de l’agence 2BDM. Il s’agissait en effet de restaurer le « H » historique de l’ancien hôpital pour y aménager 66 logements, des bureaux et une crèche tandis que l’ancienne chapelle est destinée à accueillir un centre culturel municipal.
– Dans le même temps, des ensembles neufs ont été construits sur les flancs est et ouest du monument pour y accueillir 317 habitations dont une résidence étudiante de 82 places et neuf autres logements sociaux, ainsi que des  commerces. « Nous avons donc là une véritable opération d’urbanisme, où sont présentes toutes les composantes de la ville », assure François de Mazières. Pour l’architecte Jean-Michel Wilmotte, qui milite depuis longtemps déjà pour la réutilisation du patrimoine pour des usages contemporains, « l’opération est un exemple à suivre pour les milliers de châteaux et autres lieux magnifiques qui sont à l’abandon en France. Ce site a été rendu aux habitants et il est devenu transparent ».(Notre photo, le « H » de l’Hôpital royal, ©JM.Wilmotte).

En conclusion, le chantier a rendu le lieu plus perméable, en a fait un petit quartier intégré au reste de la ville. Ainsi l’ancien hôpital et ses jardins peuvent être traversés par le public tandis que les nouveaux bâtiments ont été organisés autour de deux grands mails ouverts et piétonniers. « Nous sommes en secteur sauvegardé et les dimensions, la silhouette des toitures, le rythme des fenêtres nous étaient imposés », rappelle en effet Christian Oudart, chef de projet à l’agence Wilmotte & Associés.La vedette du site devait demeurer l’ancien hôpital, les immeubles neufs sont donc restés poliment conventionnels.MERCI au Journal Le moniteur, Service architecture et urbanisme – LE MONITEUR.FR – Publié le 11/05/15 lire l’article complet ICI!

jeff Koons LobsterIV- CONCLUSION : Même les plus beaux monuments, musées ou jardins ont besoin, en permanence, de revoir leur organisation. Mais le font-ils tous? Les visiteurs sont-ils leur objectif premier? On peut en douter, notamment en lisant le beau dossier du Journal des Arts, cette semaine, sur l’accès souvent compliqué des visiteurs aux différents châteaux-phares de l’ Île-de-France. Ce qui nous frappe, à Versailles, que ce soit le Château ou sa ville, c’est la modernité de leurs projets.Pour nous, cette modernité prend trois formes:
– 1- Des projets qui relient le passé au présent : obsession très présente dans les deux projets que nous venons de voir – Le Bosquet et l’Accueil-, mais que l’on retrouve aussi dans la volonté d’être les meilleurs acteurs du développement numérique : œuvres en ligne; partenariat avec Google Art; site multimédia qui est sans doute le meilleur de France… Le Château de Versailles n’avait pas « besoin » de faire tous ces efforts vers le numérique : il est déjà bien doté, si j’ose dire,  avec son énorme fréquentation, son immense notoriété et ses lieux prestigieux! Et pourtant, comme disait Galilée, les professionnels du Château  tournent, agissent, cherchent , inventent et  expérimentent en permanence.
XVM66d38938-f730-11e4-908c-f66e197407be– 2- Des projets qui font appel à de très bons artistes, architectes, urbanistes ou jardiniers. Cette recherche puis cet appel aux compétences est loin d’être systématique, en France ou à l’étranger, pour de très nombreuses raisons. Nous ne croyons pas à celle, souvent invoquée, du  « Les grands sont souvent célèbres et trop chers! » , car, au final, les ratages de la médiocrité peuvent coûter bien plus cher. Par contre cela demande beaucoup plus de travail en commun, de « lâcher prise » des élus, face à des caractères forts et de courage pour justifier ses choix. Choisir Lil Buck, par exemple, pour danser à côté du nouveau bassin, est une excellente idée! ( Notre photo)
Rappelons quelques grands artistes accueillis ces dernières années au Château de Versailles: Lee Ufan (2014), Giuseppe Penone (2013), Johanna Vasconcelos (2012) Bernard Venet (2011) Philippe Cognée(2011), Xavier Veilhan et ses carrosses!Et rappelons-nous aussi les querelles et les indignations lors de la venue de Jeff Koons en 2009, auxquelles le succès de l’exposition rétrospective de cet hiver à Paris (CGP-MNAM) ; ou encore la présence, si rare en France, de  Murakami en 2010!
-3- Des projets qui s’appuient sur vision large (Urbanisme; flux; mobilité; Passé/présent; Ephémère/Permanence ...) plutôt que sur des éléments ponctuels (Un bâtiment;une nouvelle tarification; un mémorial pour les Rois …)
Et cela, vous me l’accorderez, est aussi possible pour des sites ou des villes plus petits, moins fréquentés, car c’est plutôt une question de méthode et d’organisation que de capacité financière.

imageproxyEN SAVOIR PLUS
– SUR LE BOSQUET DU THÉÂTRE / Voir le site Internet du Château, ICI

SUR LE NOUVEL ACCUEIL DU PAVILLON DUFOUR, voir le dossier de presse, très complet , ICI

– SUR LA RENOVATION DE L’HOPITAL RICHAUD
Fiche technique: 
Maîtres d’ouvrage : SCI Le Carré Richaud, SCI Les Allées Richaud et SCI les Allées Foch
Maîtrise d’ouvrage déléguée : OGIC
Maîtres d’œuvre : Wilmotte & Associés, architecte ; 2BDM architectes, architecte en chef des monuments historiques ; Neveux-Rouyer, paysagiste ; Elan et Artelia, maîtrise d’œuvre d’exécution.
BET : Scyna 4 (structure), SETU (VRD), AVLS et MMS (acoustique), M.B. E. et Prelem (fluides et thermique), Fugro (sol), DAL (économiste), Batiplus (bureau de contrôle).
Constructeurs : Eiffage construction et Outarex.

greeters– LA VISITE DE VERSAILLES ET LE TOURISME CRÉATIF! A découvrir dans Versailles Insolite, des activités de Tourisme Créatif : ateliers d ‘artisanat de luxe (Art de la feuille d’or; fabrication de reliures de livres.. .); découverte du Parfum dans tous ses états à l’Osmothèque, le Conservatoire international des parfums, où vous pourrez créer votre propre parfum en fonction de votre personnalité; ou encore balade dans le quartier de la Geôle dont les antiquaires hors pair sont installés dans de très beaux hôtels particuliers. Versailles n’est pas exclusivement une ville des XVIIe et XVIIIe siècles, dit l’Office du Tourisme avec juste raison, car l’architecture moderne et contemporaine sont bien représentées  (André Lurçat, Auguste Perret; Claude Parent…) et l’art contemporain actif (Centre d’art de la Maréchalerie). Et si vous voulez « vivre une expérience  » en n’étant plus des Touristes, contactez les  Greeters de Versailles qui pourront vous faire vivre la « vie d’un vrai Versaillais »!

– QUI SONT LES VISITEURS DU CHÂTEAU? Plus de 7 millions, mais encore? Une jolie clientèle,  cet été 2014, et cela «  »Malgré une toute petite baisse par rapport à 2013, compensée par un plus grand nombre de touristes étrangers pour qui la météo est un non-événement. Ainsi, alors qu’auparavant nous avions 20% de visiteurs français et 80% de visiteurs étrangers, ces chiffres sont cet été de 15 et 85%.» Sur ces 85%, 39% viennent d’Europe, 17% d’Amérique du Nord, 12% d’Asie et 13% d’Amérique latine, ces derniers étant de plus en plus nombreux. », dit l’office de Tourisme. Quelle chance, tous ces visiteurs étrangers et cette belle représentation des visiteurs venus de très loin!

Ke et Sofia CoppolaKEN LE TOURISTE PARFAIT! Ken arrivait tout juste au Festival de Cannes après douze jours harassants mais glorieux pour son titre. Jugez-en vous-même : une semaine et cinq palaces, douze avions privés et sept villes d’Asie, où il faisait des affaires mirobolantes! Enfin un tapis rouge et la plage, se dit-il en téléphonant à son ex, Barbie chérie : «  »Mais que fais-tu en Allemagne, après tes sauts à Cuba, à La Guadeloupe, au  Qatar etaux  Pays du Golfe avec ce « François », alors que  je t’attends à Cannes? »

–  J’arriiiiive, Ken, mais je ne suis pas seule….

– Moi non plus, je suis avec Sofia!

Notre photo (volée,comme d’ab…) : Ken et son amie Sofia Coppola, réalisatrice américaine de très grand talent, juste avant la montée des marches du Palais, à Cannes, hier.

 

NOS CADEAUX AUJOURD’ HUI!

UNE VISITE-EXPRESS DU CHÂTEAU! par Mathieu, jeune guide qui ne fait pas de chichis!

UNE VISITE EXPRESS DES JARDINS

Bosquets, Salles de verdure, visite avec Mathieu et Alain Baraton, le jardinier en chef Visite des jardins donnent leurs dernières impressions avant l’ouverture au public du bosquet du Théâtre d’Eau, le 12 mai 2015

UNE VISITE DU BOSQUET par les deux artistes, Louis Benech et Jean-Michel Othoniel : avant la visite – 9 mai 2015

PHOTOS Galerie des Glaces du Château( Site Ressources du Musée); Jeff Koons Versailles, 10 septembre 2008-4 janvier 2009 Lobster 2003 Aluminium polychrome, acier, vinyle 264,4 x 47,9 x 94 cm- Takashi MURAKAMI – Flower Matango (d) – 2001-2006- Fibre de verre, fer, peinture à l’huile et acrylique – 315 x 204,7 x 263 cm
– Louis XIV, un roi qui aimait l’innovation,  par le peintre Rigaud (Site Ressources du Musée) ;
– Florian Kleinefenn – Galerie des Glaces / Château de Versailles
– © Vincent Fillon – Légende : les bâtiments neufs, comme ici côté avenue Foch, ont dû respecter très sagement les prescriptions du plan de sauvegarde. Edifiés de part et d’autre du monument historique, ils bordent deux mails piétons ouverts au public.

Lil Buck, danseur photo Le Figaro.

Festivals et Numérique, quoi de neuf?

Australian Dance TheaterLes grands musées du monde ont très souvent saisi l’innovation pour améliorer leur audience, et aujourd’hui la « participation » des visiteurs, mais qu’en est-il du spectacle vivant et des événements qu’il organise? Théâtre, Cinéma, Musique, Danse, Cirque ou marionnettes? Nous ne parlerons pas ici des grands Festivals majeurs dans le monde mais de plus petits formats, ceux de notre hexagone,  avec des apports du numérique pour leur contenus et  leur promotion.  Nous avons interviewé Laurent Kilani, grand spécialiste de la programmation d’événements à la fois très inventifs et qui plaisent à tout le monde – Oui! Ca existe! – pour nous aider à vous proposer le meilleur et pas forcément ce qui est le « plus connu »  des usages du numérique par le spectacle vivant. L’été approche, les spectateurs aussi, alors recevez-les comme des princes, vous ne le regretterez pas!
L’INTERVIEW de LAURENT KILANI!
Lorsque Evelyne Lehalle m’interrogea en toute humilité (parce qu’elle croit beaucoup à l’intelligence collective) sur cette question du numérique et de sa place dans le spectacle vivant, j’ai tenté d’y répondre sur le même ton, non pas en spécialiste de la question, mais en directeur artistique qui situe sa ligne dans l’Art du décalage, de ce qui se veut « différent » et le plus souvent parmi l’Art de l’espace public ou pour espaces insolites. Je donnerai donc ici six exemples très concrets.

Marciac et son maire _CPOlivier Lejeune1- JAZZ IN MARCIAC, le FESTIVAL PARFAIT?

Jazz In Marciac, festival de renommée internationale installé dans un petit village du Gers de 1250 habitants, a  accueilli 225 000 spectateurs en 2014 et affiche plus de 9 millions d’euros de retombées économique dont, 8.2 millions auprès des professionnels du Tourisme.  Monsieur le Maire,  Jean-Louis Guilhaumon,  est l’ancien proviseur du lycée, président et directeur artistique du festival; il est  aussi  vice-président chargé des politiques territoriales, de l’économie touristique et du thermalisme à la Région Midi-Pyrénées.(Notre photo, J.L Guilhaumon à sa fenêtre!).

Jazz in Marciac– Sur le site Internet du Festival, dès la page d’accueil, figure une invitation à organiser votre séjour, preuve que le festival prend place dans un contexte ( le village, y dormir, y manger, se balader..) et nécessite une petite organisation (réserver, se repérer, prévoir des activités, se loger, etc..;).(Notre photo, capture d’écran).Et, toujours sur cette page, LA bonne surprise :le site est traduit en anglais , allemand et en  espagnol, mais aussi en japonais (Capture d’écran ci-contre) , ce qui veut dire en clair, à tous les habitants de ces pays : Venez! On vous attend!

Jazz in Marciac a évidemment une application numérique, qui affiche le programme, le plan de situation et les horaires et vous permet de réserver en direct vos billets auprès de la FNAC, vous dirige vers s une bio complète pour chacun des artistes et leurs sites, et vous propose une play-list Deezer.

viva-cite-20132- FESTIVAL VIVA CITÉ

La 21ème édition du festival Viva Cité de Sotteville-lès-Rouen, dédié aux arts de la rue, a réuni 24 compagnies associées pour 66 représentations et accueilli 50 compagnies pour près de 200 représentations. Bilan : 90 000 spectateurs ont participé à ce festival des arts de la rue qui a créé une application iPhone, développée par la société SoWhat !
QUELS CONTENUS POUR LES APPLICATIONS ?Les contenus de l’application de Viva-Cité vous donnent une petite idée, si vous voulez en créer une, d’un « cahier des charges » de base pour une application:

-1- Information complète : programmation, horaires, durée des spectacles, précisions d’accessibilité pour tous types de handicaps, plans, descriptifs des spectacles, contacts pratiques,  concernant les points de restauration et de convivialité où les horaires du Métrobus. Différents emplacements étaient aussi indiqués : point d’accueil public et presse;espace enfants; parking; poste de secours ; toilettes, etc…

-2- Mises à jour faciles : les concepteurs de l’application voulaient que l’ actualisation des programmes du festival soit possible en cas de modification (changement d’horaire, annulation de spectacle…) .L’équipe municipale a donc pu télécharger les modifications en back office afin de permettre aux utilisateurs d’avoir les modifications en temps réel.

-3- La géolocalisation a également permis de déterminer le temps de trajet nécessaire à un spectateur pour se rendre d’un site à l’autre par exemple, avec, en plus des renseignements nécessaires pour accéder à la ville, quel que soit le point de départ.

– COÛT DE L’OPÉRATION de l’application de  Viva Cité 
Moyens humains et financiers : un chargé de mission de la Direction de la communication a travaillé sur cette application. Budget total : 5560 euros. Bilan de la réalisation :  15 jours avant l’édition du Festival, l’application a été téléchargée près de 800 fois.

Les Inouis PdeB 20153- LE PRINTEMPS DE BOURGES
Le Printemps de Bourges propose aussi la programmation complète sur son application ainsi que les informations pratiques (billetterie, transports, restauration,  plan de l’événement et géolocalisation des salles, bars et restaurants…) et  d’autres fonctions ont été ajoutées :
1- la possibilité de créer son propre agenda grâce à la fonctionnalité « Favoris »,et de partager sur Facebook & Twitter;
2- la fonction « What’s on ? » : cliquer sur On Air qui permet de découvrir les artistes en temps réel, ceux qui jouent ou qui vont bientôt jouer;
3- écouter la radio du Festival et lesdifusions de Deezer
4- des recommandations d’artistes suivant vos précédentes;
5- la possibilité de tester ses connaissances musicales avec le blind-test;
6- une galerie multimédia (photos, vidéos,…).
4- ADT AUSTRALIAN DANCE THEATER
Cette compagnie australienne   est bien connue  pour  une danse engagée, très physique,  de haut niveau et une passion pour les nouvelles technologies et la robotique. Habituée des grandes scènes européennes, elle fait intervenir notamment un français Thomas Pachou, sur le dernier spectacle Proximity. Thomas est un  ingénieur formé à l’IMAC,la seule formation publique d’ingénieur alliant Arts et Sciences! Il a  travaillé également avec Blanca Li, pour  son dernier spectacle, en 2013,   « Robot » , dont il fut le programmeur pour   NAO,  intégré pour l’occasion aux différentes chorégraphies.

humanoides_fr_robots_blanca_li_nao_danse_35- ROBOT  est un spectacle de Bianca LI,  multimedia,qu’elle a réalisé  en collaboration avec le collectif d’artistes plasticiens et musiciens japonais Maywa Denki et avec l’entreprise française Aldebaran Robotics. Le spectacle met en scène huit danseurs, un orchestre de dix instruments automatisés jouant leur partition en direct sur scène et sept robots NAO, humanoïdes craquants et émouvants, chacun doté de personnalités multiples.Voir les dates de tournées de « Robot » les mois prochains en France et aux au Pays Basque en Espagne  (San Sebastian), Etats-Unis et au Portugal, ICI  . Voir aussi la petite vidéo de « Robots » en tout fin de notre article! 

6 – NO AD de JORDAN SEILER À NEW-YORK
Pas spécialement « spectacle vivant », mais très intéressante , voici une expérience New-Yorkaise , pour terminer : pour redécouvrir New-York, et visiter la ville autrement, Jordan Seiler a contacté des artistes plasticiens qui ont accepté de lui confier une ou plusieurs de leurs œuvres. Avec celles-ci, il a réalisé l’application suivante qui s’appuie sur la « réalité augmentée »  : l’artiste  invite les passants  à flasher les publicités qui recouvrent leur parcours dans le métro New-Yorkais, via leur smartphone et son application. Et, lorsqu’ils flashent les images de pub, les passants voient, à leur  place,  une œuvre d’art et  le nom de son auteur ! Pas mal, non? Jordan Seiler réfléchit actuellement à développer ce projet dans d’autres capitales…Si le coeur vous en dit, pour vos « entrées de villes »! 🙂


Alors oui, le Nouveau Tourisme Culturel sera lié au développement du numérique et des NTIC mais il sera aussi et surtout dans la transversalité, la transectorialité, dans l’innovation sous toutes ses formes, et la coopération, mais cette discussion, nous la reprendrons lors d’une autre occasion !
VOICI LA VIDEO  de NO AD :

NO AD: NYC from The Heavy Projects on Vimeo.

IMG_0518 (1)– MAIS QUI EST LAURENT KILANI? Un magnifique organisateur de spectacles, conçus  » au plus près des habitants » avec d’excellentes propositions  artistiques.  Je vais aussi vous le présenter, d’autant que Laurent aime travailler avec les entreprises, a tout compris au lien « Tourisme et Culture »  et contribue avec énergie à sortir  la Chapelle Culture de son isolement. Si vous recherchez, amis du Tourisme, un prestataire qui ressemble à ce profil, voici de quoi vous satisfaire aussi, avec ces  références:

-1-   Marseille-Provence Capitale européenne de la Culture 2013, pour laquelle  Laurent, 42 ans,  fut  Chef de projet et directeur de production de la  « La Folle Histoire des Arts de la Rue », une coproduc-tion Marseille Provence Capitale Européenne de la Culture 2013 et  CG13, (80 représentations en 3 semaines, réparties sur 5 communes du département et 3 week-ends sur Marseille. Budget 2,3 millions d’euros, 484 000 spectateurs; projet porté par Karwan. Quelques exemples de programmation de cette Folle Histoire :
• Cie Carabosse, Entre Flammes et Flots, installations de Feu sur le Vieux port de Marseille
• Dream City, biennale d’art contemporain tunisienne accueillie sur le quartier de L’Estaque, 240 bénévoles
• Le Ballet National de Marseille, avec « Sport Fiction »
• Les Batteurs de Pavés, avec la 1ère du spectacle « Les Trois Mousquetaires » 6H de représentations
• Motionhouse avec Traction, un ballet pour 3 tractopelles et 6 danseurs (Nos  photos ci-dessus et dessous, avec la foule qui regarde les trois tractopelles danser sur la plage!). 
• Artonik, 1ère de Color of Time, déambulation dansée et participative avec 230 bénévoles

11202684_10205740935315292_764463421_o2- Le Jardin des Délices, que j’avais beaucoup aimé, dans son principe – un maire avait un jardin public où personne ne venait, que faire? – Et dans sa réalisation, une forme de Balade artistique pour public déambulant (art contemporain, arts de la rue, arts à déguster), impliquant les habitants et permettant à chacun de redécouvrir des espaces de pleine nature peu ou pas fréquentés, grâce à des surprises! Bien moins rasant que la tradi « Chasse aux Trésor », car les publics, habitants ou touristes, y sont traité non pas comme des enfants, ou des petits chiens renifleurs avides de trésor (snif…snif…) mais comme des humains souhaitant vivre une  belle et mémorable expérience, pour la partager  avec leurs amis ou leur famille .(Notre photo ci-contre du joli petit cheval, merci Laurent! ).

3- Pour contacter Laurent  : Laurent KILANI , Courriel : laurent.kilani@gmail.com et Tél. :  06.73.11.35.91. Voir son CV ICI!

CONCLUSION : ET L’ AVENIR du numérique pour le spectacle vivant ?

Merci à Laurent pour ses découvertes, et merci à vous tous, si vous connaissez d’autres expériences « Tourisme et événements culturels » réussis, de nous les faire connaître pour les partager! Laissez vos petits mots ou vos images sur les commentaires du blog ou sur la page Facebook de Nouveau Tourisme Culturel!  Nous ferons une conclusion plus générale pour que les pros du secteurs vivant, très concentrés sur leurs créations, passent un peu de temps sur la « mise en tourisme » de leurs productions car, les années passent et il y a encore deux handicaps pour le Spectacle vivant : son « calendrier de travail », d’une part, et une nécessaire entrée dans les usages numériques naissants, comme ceux de  l’open  data.
Mercè21- Accueillir les publics du monde entier…
Ces expériences témoignent toutes des différents usages du numérique et de l’évolution très rapide des applications pour « accompagner » les visiteurs culturels, pour leur éviter de perdre du temps, sur place, et pour leur permettre d’échanger leur expérience. On pourrait ajouter à cet aspect très positif l’immense force virale des avis de spectateurs sur Internet (Résaux sociaux) qui peuvent produire un buzz important pour attirer les spectateurs (ou au contraire un flop si les avis négatifs s’accumulent).
Pourtant, au delà des restrictions budgétaires qui frappent actuellement le secteur du Spectacle vivant, l’avenir des événements semble surtout dépendre de l’organisation des manifestations qui conditionne   la « commercialisation » de séjours culturels.

– Pour ma part, je pense qu’il est dommage que la très grande majorité des festivals souffre encore de deux défauts dans leur organisation, par rapport à nos concurrents européens : une absence de communication vers les touristes, d’une part, et une absence, largement partagée avec les autres secteurs de la culture, de l’utilisation de l’open data (Ouverture des données via le numérique).
– L’absence d’anticipation pour la promotion culturelle vers la France et l’étranger : tout est fait, dans les exemples que nous venons de présenter, pour le spectateur une fois qu’il est arrivé sur place ». Mais, à part les gros festivals, il n’y a pas de promotion à l’étranger ou à l’autre bout de la France, via Internet, pour faire connaître ces expériences avant leur création, c’est à dire suffisamment tôt pour que les spectateurs prévoient un séjour.
– Les sites Internet, par exemple, ne sont pas traduits en langues étrangères et, à part notre miraculeux Jazz à Marciac, il n’y a Mercè People festivalpas de lien dédié aux « Touristes » sur leur page d’accueil lien vers les pros du tourisme pour aider les spectateurs à préparer leur séjour – se loger, se restaurer, circuler et prévoir d’autres activités. On le sait, la période « Avant » de rejoindre une destination est la plus importante, car c’est celle où le touriste culturel choisit sa destination.
La programmation, toujours très tardive, ne peut-elle être anticipée  huit ou dix  mois avant l’ouverture d’un Festival? Ce temps serait nécessaire aux acteurs du Tourisme pour faire un vrai travail de promotion à l’étranger (Salons; Tour Opérateurs; Work shop agences de voyages, etc…).Et cette promotion permettrait à bon nombre d’entre-eux, de grande qualité, de se transformer en « véritable destination » , à la grande satisfaction de tous.

2) – L’utilisation de l’Open data commence à être bien utilisée pour les très grands festivals du monde entier, et, plus proches de nous, en Espagne et en Suisse.
a) EN ESPAGNE , plus exactement en Catalogne,l’organisation d’un festival à partir des datas a permis de meiux prévoir l’ensepbmle des aléas, et, pour l’avenir, de réorganiser les plannings et les responsabilités:
BARCELONE ET LE FESTIVAL DE LA MERCÈ Afin de simplifier la planification du plus grand festival annuel d’Espagne, La Mercè, et de tester la possibilité d’utiliser des masses de données sur le terrain, Barcelone a collaboré avec Bismart, partenaire de masses de données Microsoft pour créer le service La Mercé. Il fournit aux personnels de la Ville un aperçu des données structurées et non structurées associées au festival, afin de pouvoir améliorer les services fournis par la ville, améliorer la fluidité, éviter les incidents et la surfréquention de certains lieux et améliorer le travail des organisateurs. Les données recueillies concernent les lieux de restauration et de divertissement du festival, la satisfaction et l’intérêt des citoyens, la mobilité des personnes et la détection d’incidents. En savoir plus ICI et .
b) EN SUISSE En Suisse, un atelier « Culture et tourisme » aura lieu le 22 mai prochain sur le thème « Réinventons le tourisme en ouvrant nos données ! »
La HES-SO Valais-Wallis organise le 22 mai 2015 un atelier Open Data sur le thème « culture et tourisme ». Informaticiens, designers et professionnels du tourisme se retrouveront à Sierre au TechnoArk afin de concevoir des services touristiques et innovants et ainsi démontrer l’utilité d’ouvrir ses données au public.
Pour de plus amples informations? VOIR ici 

thumbPOUR EN SAVOIR PLUS :
– Depuis 2004, l’AADN  œuvre pour le développement des Arts et Cultures Numériques. Ils créent des passerelles, accueillent en résidence, produisent et accompagnent les curieux de la Région Rhône-Alpes sur la question du numérique comme outil de lien et de développement social et local.

-Pour Marciac, voir le très bon article de Jean-Luc Pouts et Fabrice Thuriot, « Une Vallée, une économie, un festival« , dans l’ouvrage  »  Culture, tourisme et développement, les voies d’un rapprochement », Editions de l’Harmattan, 2011.

– ARS ELECTRONICA : Ars Electronica, LE festival Art et Numérique en Autriche à LINZ depuis 1979.
Festival Viva Cité de Sotteville les Rouen , c’est ici ! Contact :Christelle Chaussat, chargée de communication- Tél. 02 35 63 62 43 Courriel : c.chaussat.com@mairie-sotteville-les-rouen.fr

arton8752-f10adFabrice Jallet, Database Manager de la fabuleuse base de données de l ‘IRMA (Irma, le centre d’information et de ressources pour les musiques actuelles), nous a informés sur LinkedIn de la nouvelle rubrique  Starting-blocks. Cette rubrique présente et analyse  les nouveaux usages, nouveaux services, nouveaux produits, qui viennent réinventer, bousculer ou simplement compléter les usages et besoins des entreprises traditionnelles du secteur de la musique. Chaque 15 du mois, la nouvelle rubrique présente aussi une nouvelle startup.
Vous lirez dans Starting-Blocs  d’excellents Dossiers sur « Musique et Numérique » , dont voici trois exemples:
1- LA BILLETTERIE DU FUTUR : Un marché en croissance pour le spectacle, avec une très bonne analyse de la diversité des nouvelles solutions numériques de billetterie. Très réglementé, le marché de la billetterie numérique (E-ticket, ticket mobile..) multiplie des solutions en self service et les progiciels intégrant des modules d’analyse de données… Avec la dématérialisation, la billetterie se refait une jeunesse. Marché d’innovation en pleine expansion, il impacte l’économie de l’événementiel et pourrait constituer un levier de croissance pour le spectacle vivant. Dossier réalisé par Romain BIGAY. A lire ICI!
2- LES STARTUPS, PIONNIÈRES DE LA FILIÈRE MUSICALE DE DEMAIN ?
Précurseur dans les bouleversements engendrés par la révolution numérique, la musique voit émerger un foisonnement de startups, qui apparaissent comme le moteur du changement.  Entre effets d’opportunisme et révolution profonde, ces nouveaux acteurs sont-ils les pionniers de la filière de demain ? Un Dossier très complet réalisé par Romain BIGAY et Fabrice JALLET, à lire ICI! (Notre photo, la couverture de l’ouvrage de Philippe Manoeuvre, Rock français, en vente sur le site de l’IRMA).

3- LA MUSIQUE EN 2025 VU PAR LES START UP: Il y a 10 ans, le streaming n’existait pas, le crowdfunding s’appelait encore souscription et aucun parterre de smartphones ne filmait les concerts. Aujourd’hui, à l’heure du tout connecté, des services aux fans, du tracking et de la data, nous avons demandé aux startupeurs de la musique comment ils imaginaient le business de la musique en 2025;

msn-83778MUSIQUE ET STRATÉGIES NUMÉRIQUES  de Virginie Berger sur le marketing numérique. Disponible en livre et en e-book (version française ou version anglaise, ICI ).Préface de Dave Kusek, vice-président du Berklee College of Music et coauteur de The Future of Music  .Le livre répond aux questions : Comment se servir du marketing numérique pour optimiser la promotion et la distribution des oeuvres ? Comment créer une stratégie musicale innovante dans un environnement numérique complexe ? Comment développer les relations entre artistes et fans ? Comment « monétiser » et rentabiliser les activités de l’artiste dans un monde qui change de modèle économique ?

Spectaclevivant et numériqueSPECTACLE VIVANT ET NUMERIQUE : UN OUVRAGE ! (mars 2016), à lire en ligne et gratuit,  ICI  !

Le réseau européen IETM a publié en mars 2016 une étude intitulée : « Le spectacle vivant à l’ère du numérique : un tour d’horizon »

Le « tournant numérique » représente l’une des questions centrales au sein des sociétés du monde entier ; il concerne donc naturellement les arts du spectacle. Ce mapping explore la façon dont les technologies numériques sont utilisées dans les différentes étapes du processus artistique (création, production, diffusion, archivage, etc.) et dans quel but (inspiration, engagement et développement du public, marketing, partage, etc.). Présenté sous la forme d’une partie théorique solide associée à de nombreux exemples venus d’Europe ou d’ailleurs, ce mapping offre une vue d’ensemble de la situation du spectacle vivant à l’ère du numérique.

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Musée des Arts ForainsKEN LE TOURISTE PARFAIT Ken avait décidé d’être créatif et choisi un lieu de travail très sympa : un cirque! Un joli chapiteau festif, pour ses réunions, plutôt que les Salles des grands hôtels oudes Centres de Congrès qui se ressemblaient toutes : même accueil poli-mais-sans plus à son arrivée; mêmes chaises « avec la tablette », – même si elles ne convenaient guère aux portables, ayant été concues pour des cahiers/crayons; même moquettes beige chiné ( pas salisssant, le chiné »…); même musique dans les ascenseurs… Et puis, chaque semaine, entre douze réunions d’Affaires, dix avions et autant de palaces, notre voyageur infatigable, avait, pour la première fois de sa vie pro de « Touriste Parfait », envie de s’amuser…

 

 

 

NOS PHOTOS / Première photo Australian Dance Company : [Photo © Lois Greenfield Photography] et les trois  dernières photos : Festival de la Mercè, Barcelona et Jury du Festival de Cannes , Photo© FDC / KV .

VOIR LA VIDÉO DE ROBOT DE BIANCA LI :